L’invasion silencieuse, de Gilles Morris

Synopsis :

Comme beaucoup d’enfants uniques donc solitaires, et profondément imaginatifs donc frustrés de leurs aspirations secrètes par la simple réalité quotidienne, Cédric s’est inventé un compagnon imaginaire plus présent, à ses yeux, que les camarades de son âge.

Mais ce personnage qu’il a baptisé Robbie est-il vraiment imaginaire ? Et s’il ne l’est pas, ou pas tout à fait, qui est-il ? Plus exactement, qu’est-il ? Et que faut-il craindre ou espérer de son existence virtuelle ?

C’est le problème qui se pose aux adultes penchés sur le « cas Cédric ». Le résoudront-ils ? Revivront-ils assez fort leur enfance pour décider s’il faut encourager, ou bien combattre, L’INVASION SILENCIEUSE ?

Tout d’abord je tiens à remercier du fond du coeur les éditions Rivière blanche, ainsi que Livraddict pour cette première expérience qui fut très enrichissante ! ^^

Le premier truc qui m’a sauté au yeux, dès les premières pages, c’est l’alternance entre un style très scientifique et intellectuel et des passages plus… intimistes on va dire, et je ne sais pas pourquoi mais j’avoue que ça m’a un peu mis un peu mal à l’aise, surtout que la transition de l’un à l’autre est assez brute parfois.

Les personnages sont très réalistes, ce qui rend l’insertion dans l’histoire d’autant plus rapide est passionante, d’autant que l’auteur nous encourage à prendre cette histoire pour la réalité lorsqu’il parle d’autres livres qui existent, qu’ils soient écrits de sa main ou non. J’avoue cependant avoir eu quelques accrocs avec Cédric lorsqu’il débat sur la science-fiction, ses propos m’ont paru trop mâture pour son âge.

Sans être encore incollable sur le sujet, j’ai déjà lu un bon nombre de livres de SF, mais j’ai particulièrement apprécié l’ambiance qui se dégage au sein de ce livre, peut être parceque le décor est celui que nous connaissons dans la vie de tous les jours avec ce petit plus surnaturéel.. C’est assez difficile à décrire, mais en tout cas ça m’a bien plu.

Le thème majeur du roman, à savoir les personnages imaginaires que s’invente les enfants est également très bien traité, la façon dont sa mère s’inquiète aussi, tout est parfaitement cohérent et les pages défilent vraiment vite tant on veut savoir si tout ceci est réel.

En fin de compte, le seul point noir c’est que le roman est beaucoup trop court, 150 pages à tout casser.  La fin ouverte m’a aussi un peu déçue. J’aurais voulu en savoir plus sur Robbie (clin d’oeil à Asimov ou coïncidence ?) et le phénomène qui semble toucher les autres enfants, c’était un arrêt assez brutal et sur le moment j’ai cru que le roman était pas fini, ou qu’il était découpé en deux parties…

Mais dans l’ensemble c’est une très bonne histoire et je vais me procurer dès que possible d’autres ouvrages de cet auteur ^^

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