Freedom de Jonathan Franzen

Quatrième de couverture :

Patty, Richard et Walter. Ils étaient libres. Libres de s’aimer, de se perdre, de choisir la vie dont ils rêvaient. Aujourd’hui, les espoirs l’ont cédé à l’amertume. Patty a épousé Walter et est devenue mère au foyer. Les enfants partis, Walter s’investit dans l’écologie et Patty se laisse submerger par le quotidien. Un jour Richard réapparaît et avec lui la question : avons-nous fait les bons choix ?

Biographie de l’auteur :

Né à Springfield (Illinois) en 1959, Jonathan Franzen s’est imposé comme l’un des écrivains majeurs de notre temps. Il est notamment l’auteur des Corrections, de La Vingt-Septième Ville et de La Zone d’inconfort, disponibles en Points.

Mon avis :

Lorsque j’ai reçu ce livre dans ma boite aux lettres (merci à Livraddict et aux éditions Points pour ce partenariat!) j’étais ravie et quelque peu effrayée par l’aspect « pavé » de Freedom.

Je l’ai commencé sur le champ, et est apprécié le style de l’auteur, sa capacité à nous transporter aisément dans cette Amérique pleine de contradictions. Cependant, si les deux cents premières pages ne m’ont pas posées de problème, il en fut autrement pour les six cents autres…

Ce livre est amplis de longueurs, il est alors difficile de se passionner pour des pages entières totalement descriptives de tout et de rien. Cependant, je pense avoir compris que l’auteur jour de ces longueurs, il essaye, à travers elles, de nous faire comprendre que certains moments de la vie ne sont pas utiles. Parfois certains passages ressemblent à des conversations banales et creuses que chacun d’entre nous peut avoir. Alors oui, certains passages sont creux, insignifiants et banaux, mais je les aient lu en ce sens et cela m’a facilité la tâche lorsque je commençais à m’endormir…

Jonathan Franzen nous parle de nombreux sujets, toujours, je suppose, dans le but de dépeindre un tableau le plus juste possible de la vie de cette famille américaine, mais cela rend tout de même l’histoire parfois assez confuse. Il ne faut pas oublier non plus que le livre fait près de 800 pages, alors il fallait bien que l’auteur ait des choses à dire s’il ne voulait pas être rébarbatif…
L’un des thèmes centraux, s’il ne faut en donner qu’un ce serait celui de l’environnement, très présent, abordé grâce à une passion pour les oiseaux d’un des personnages, Walter.

Pour revenir au texte lui-même, l’auteur propose une idée intéressante dans la construction de son récit. Il fait s’exprimer « l’autobiographe » et propose donc de donner parfois la parole à cette personne, qui n’est autre que Patty, qui parfois apparaît au détour d’une page, en plein milieu du texte, pour nous éclairer sur un fait, un choix.

Voici un extrait qui illustre mes propos : « De retour à St. Paul, elle continua à plonger dans le puits sans fond du mal-être, et il n’y avait plus d’e-mails de Richard. L’autobiographe aimerait pouvoir dire que Patty ne lui envoya plus d’e-mails non plus, mais il devrait maintenant être clair que sa propension à l’erreur, à la souffrance et à l’auto-flagellation était sans limites ».

En résumé, je peux dire que cette lecture fut longue et parfois difficile, mais qu’elle n’en fut pas pour autant déplaisante. Les personnages ne sont ni caricaturaux ni attachants, ils sont tout simplement dépeints avec beaucoup de réalisme. Cela m’a donné l’impression de pouvoir toucher les personnages, de pouvoir les comprendre, car au fond, ils sont comme nous, ce ne sont ni des héros, ni des lâches, ce sont des Hommes.

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