Les gens, de Philippe Labro

« Le sage doit rechercher le point de départ de tout désordre. Où? Tout commence par le manque d’amour. »

(Mo-tzu, philosophe chinois)
Trois destins parallèles s’entrecroisent, trois vies dont le seul point commun est le manque d’amour : Maria, une jeune orpheline californienne d’une beauté rare, Caroline, une Parisienne trentenaire, enfin Marcus Marcus, célébrité de la télévision, mégalo et parano. Autour d’eux, vont graviter toutes sortes de gens : la femme de l’ambassadeur américain en France, une intraitable executive woman, un détective privé, une coach sans scrupule, des loups et des agneaux…

Philippe Labro nous offre, de San Francisco jusqu’aux cercles de pouvoir parisien, une ronde étourdissante. Pour dresser de manière drôle, critique et profondément attachante, un portrait captivant de nos contemporains.

Ce que j’en ai pensé :
* Je remercie tout d’abord Livraddict pour m’avoir sélectionné dans le cadre d’un partenariat avec Folio et la maison d’édition pour m’avoir permis de découvrir ce roman. J’ai choisi de participer à ce partenariat car je connaissais déjà l’auteur, pour avoir lu Les cornichons au chocolat ainsi que Franz et Clara que j’avais beaucoup apprécié. J’ai retrouvé avec plaisir l’écriture de Philippe Labro qui a voulu par le biais de ces trois personnages dresser de portrait des gens tels qu’ils sont aujourd’hui, avec leurs forces et leurs faiblesses. Ils ont tous un point commun, le manque d’amour. Au moment ou l’on découvre les personnages, chacun connait un tournant dans sa vie.

* J’ai particulièrement aimé le personnage de Maria, tout d’abord parce que l’auteur la fait intervenir à la première personne, ce qui la rend plus accessible et plus proche du lecteur. Ce personnage est pour moi, un atout majeur du roman, on la voit évoluer au fil des pages et prendre des décisions auxquelles on ne s’attend pas forcément. C’est ce qui la rend vraiment intéressante ainsi que son douloureux passé qui m’a touché. J’avoue qu’à certains moments, je tournais les pages pour retrouver elle; plus que les autres personnages.

* Caroline m’a paru plus banale mais en même temps correspondant plus à la réalité. Elle se remet doucement d’une rupture pour réapprendre à aimer et faire une belle rencontre avec David, que j’ai trouvé parfois plus présent qu’elle. En ce qui concerne Marcu Marcus, je ne suis pas parvenue à m’attacher à ce personnage. Je l’ai trouvé arrogant et insipide; je n’ai rien trouvé de positif dans ce personnage qui ne voit que par lui-même et vit dans la paranoia à longueur de temps.

* La rencontre entre les trois est plutôt bien amenée et finalement apporte de l’énergie au texte. Un peu lent, un récit qui aurait pu être allégé par des descriptions de la vie parisienne et du show-biz moins longues; car au final ce n’est pas vraiment ce qui nous intéresse. Il y a certains dialogues mondains et des ajouts d’éléments extérieurs aux trois personnages, sur le monde en général dont je n’ai pas saisi l’utilité mais là peut-être que je suis passé à côté de quelque chose.

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1 commentaire

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  1. Je l’ai lu à sa sortie est dans mon souvenir hormis quelques beaux passages il ne m’a pas plu plus que ça, les personnages ne me parlaient pas. J’avais par contre bien aimé les cornichons au chocolat et dans ma PAL j’ai Tomber 7 fois se relever 8.