La Ronde des vies éternelles de Nicolas Cluzeau

Première publication VF en 2002
Publication VF de cette édition : 2010

Alors qu’elle est inconsciente, une guerrière de l’armée de la République se voit entraînée dans une étrange ville par une petite fille au visage familier. Alors qu’il donne un cours à l’Académie de magie, un mage s’évanouit et est assailli par la vision d’un cadavre qui lui annonce sa mort prochaine. Fils d’un homme et d’une fée, Eringvard, victime d’une apparition morbide, aperçoit le mot Corollis s’écrire au coeur des arbres. Une prêtresse du dieu des Morts, Cythèle, rêve de funestes prophéties et de fleurs qui saignent. Quatre êtres aux parcours et idées a priori opposés se rencontrent sur le chemin de la ville de Corollis, mystérieuse et depuis longtemps coupée du monde, au sujet de laquelle courent les plus sombres et angoissantes rumeurs. Lentement mais inexorablement, le piège se referme derrière eux.

Tout d’abord je tiens à remercier Livraddict et les éditions Black Book. En effet, j’ai reçu ce roman dans le cadre de mon premier partenariat (cette chronique se trouve à la fois sur mon blog et à la fois sur celui de livraddict).

Donc nous avons un roman qui pourrait être l’archétype même du roman style jeu de rôle. Une prêtresse, une guerrière, un demi-fée et un mage qui se rencontrent dans une auberge pour lever une malédiction (dont ils sont victimes), ça laisse présager des affrontements contre des gobelins, des orcs et autres joyeusetés D&Desques. Mais même si en effet il s’agit d’un groupe et que la libération d’une malédiction pourrait faire un scénario classique, l’auteur a su se démarquer.

En effet, l’auteur travaille surtout les psychologies et l’histoire des personnages. On apprend régulièrement sur leurs passés, leurs souffrances… Sans compter les passages dans les rêves et les cauchemars… Au final, je n’ai absolument pas eu de sensation de « déjà-lu ». En revanche j’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire, à commencer à mieux voir ce que l’auteur voulait faire du roman.

Je dois par contre faire quelques remarques. Il y a parfois des changements de narrateur pour certains chapitres. Ce n’est pas forcément un mal mais du coup ça surprend. Le style d’écriture est parfois assez… difficile. Une surabondance de mots abscons pour les esprits ne maîtrisant pas toujours les méandres obscurs de la langue de Molière. Bref, souvent ce n’est pas du langage courant. Oh rien d’incompréhensible mais autant je comprends que des personnages parlent ainsi, autant le narrateur moins. D’ailleurs, parfois certains termes sont inventés pour coller à l’univers et je ne peux résister à l’envie de demander qu’une définition soit systématiquement donnée, et à la première occurrence du mot. Je dis ça à cause du terme « jhudam ». Le mage explique qu’il est un jhudam en page 43. Visiblement ce terme a un rapport avec la magie mais il est utilisé une ou plusieurs fois ensuite (en page 80 par exemple) avant d’être défini en page 126.  En revanche au niveau des divinités, vous n’aurez je pense aucun mal d’identifier leurs attributions grâce à leur noms parfaitement assumés.

Au niveau de la construction du roman, nous avons : un prologue, sept parties (entre 4 et 11 chapitres) et un épilogue… À ce sujet, je tiens à dire que je n’ai pas vraiment apprécié le prologue. Non pour le texte en lui-même mais parce qu’il n’est vraiment expliqué qu’en toute fin (même si on peut deviner de quoi il retourne). On peut me dire que les chapitres « la damnation de Décyrion » ne sont pas plus expliqués, mais comme il y en a plusieurs, il ne s’agit pas d’un élément isolé dont on se demande à quoi il sert, mais d’une histoire parallèle dont on sait qu’elle rejoindra la principale*.

(Notons il manque une ligne  page 465, vous avez la possibilité d’avoir la page corrigée sur le site de Black Book)

À savoir, ce roman se place dans le multivers de l’auteur. Je ne sais pas si en lisant d’autres romans de cet auteur, certains passages auraient été plus clairs, peut être le prologue ? Enfin même s’il s’agit d’un tome 1, l’histoire se suffit à elle-même.

J’ai aimé
* L’histoire, un peu longue à mettre en place mais une fois tout mis en place, c’est très bien.
* Le multivers, le principe et tel qu’il est décrit.

Je n’ai pas aimé
* Surtout le vocabulaire, ce qui donne l’impression que le roman est plus dur à lire qu’il ne l’est réellement.

Ressenti
Bon. Le roman n’est pas parfait mais au final j’en ressors avec une impression positive. Je pense quand même qu’on apprécie plus ce roman avec un thé ou un chocolat chaud** bien confortablement installé pour de longues plages de lectures que par à-coup dans le métro comme lorsque je l’ai lu.

*Bon parfois il y a des pièges comme dans la saga du Vif-Argent

** Je n’aime pas le café u_u


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