Book Club Livraddict – Le Japon n’existe pas d’Alberto Torres Blandina pour le thème « Pépites méconnues »
Le vieux balayeur qui racOntait des histoires à des Voyageurs dans uN aéroport Ibérique…
Les avis sont très contrastés concernant ce court roman. En effet, nous avons là, outre une pépite méconnue, un livre original inclassable !
Le positif. Cette lecture a été appréciée : les histoires ont fait sourire et ont participées pleinement au rythme de la lecture (bien qu’elles aient été jugées inégales et ont été vite oubliées) ; le style a été jugé drôle et léger ; la narration et l’absence de dialogue nt été mise en avant comme un élément positif. Les critiques que l’auteur fait passer dans ses histoires ont été bien perçues. Salvador, homme social et bavard, « humain dans ses relations éphémères avec les usagers de l’aéroport mais aussi dans ses relations plus durables avec ses collègues » a bien plu.
Le négatif. Salvador a été apprécié au début… mais il est vite devenu lassant. Son caractère de « vieille commère » a été jugé intrusif, trop curieux. Son « incontinence verbale » (pour reprendre les propos de sa femme) lui a donné un aspect exaspérant, pénible et lourd. Certaines histoires ont été jugés dérangeantes, glauques voire malsaines. Les critiques que l’auteur sur la société ont été considérés légères mais, elles avaient le mérite d’apporter de la consistance au récit.
Il y a un côté « Hors du temps » qui a été mis en avant qui correspond bien. L’époque et le lieu ont finalement peu d’importance dans ce livre (sauf le Japon, évidemment…).
Concernant la fin… sur la même ligne que le reste : twist raté, pétard mouillé ou, trouvaille géniale, idée très drôle… A vous de lire cette pépite méconnue pour vous faire votre idée !
En bref : Un livre coup de cœur pour une personne, une lecture légère et amusante pour quelques-uns, un livre difficile à finir pour les autres.
Pour reprendre les propos tenus par la personne qui a eu ce Coup de cœur : « Je pense que ce roman est un peu comme la petite annonce sur le papier jaune : chacun est libre de l’interpréter à sa manière ».
Avec : La3ti, Meadhbh, Julie27, Ichmagbücher, XL, missmolko1, Coper
Pour aller plus loin… :
Dans la veine du livre :
film « Le Terminal » avec Tom Hanks
film « hashtag » je suis là de/avec Alain Chabat
Les Petits Secrets d’Emma, de Sophie Kinsella
L’Histoire la plus incroyable de votre vie de Chitra Banerjee Divakaruni
Coté Pépites méconnues : Feu l’Indien de Madame, de Léonard Wibberley (humoristique)
Book Club Livraddict – L’Epouvantable peur d’Epiphanie Frayeur de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre pour le thème « Album / BD jeunesse »
Une lecture onirique pour apprivoiser sa peur
Globalement, les avis sont quasi unanimes sur le graphisme qui est qualifié de très doux, aux couleurs bien choisis, ce qui contribue pleinement à l’ambiance de la BD qui traite d’un sujet sombre. Une participante est plus mesurée et a été gêné dans cette lecture, ce graphisme, si singulier, la « mettant mal à l’aise ». Mais les couleurs ont, à l’unanimité, plu.
Le graphisme spécifique aux personnages et à leur expression a été sujet à discussion. En effet, certains lecteurs ont perçu de la tristesse, de l’inquiétude dans le visage d’Epiphanie quand d’autres n’y ont vu qu’une forme d’impassibilité, de neutralité et/ou de caricature, nuisant finalement à l’histoire et au rapport de l’héroïne avec sa peur. De même, la peur a été jugé parfois pas assez « effrayante ». Les lecteurs ont interprété cela comme une volonté de l’auteur de rassurer l’enfant lecteur, l’idée de la BD n’étant pas de lui faire peur !
Le coté loufoque des personnages secondaires (certains ont trouvé qu’il y en avait un peu trop…) et leur jeu de mots à amuser les lecteurs. Ces personnages secondaires, hauts en couleurs, structurent la BD et accompagne Epiphanie vers cette fin possible. Les lecteurs ayant apprécié cette lecture ont aussi, à leur manière et avec empathie, accompagné Epiphanie dans sa lutte contre la peur.
Finalement, le sujet de la peur est développé de façon très métaphorique et onirique. C’était peut-être le meilleur moyen (pour l’auteur) de ne pas faire passer la peur comme un grand monstre qui oppresse mais plutôt comme quelque chose que l’on craint et que l’on protège en même temps, une connaissance qu’il faut apprivoiser…
Cette interprétation est propre à chacun, et c’est peut-être aussi pour cela que les avis ont été un peu mitigé.
Les participants ont vu, dans cette BD, des références à Alice aux pays des merveilles, Don quichotte, Crocmou, Matthias Malzieu, Tim Burton. Ces références sont appréhendables uniquement par les adultes évidemment.
La plupart des personnes (mais pas toutes) recommanderaient cette lecture aux plus jeunes (dès 7 ans).
Certaines la recommanderaient aussi aux adultes qui trainent des peurs et des boulets… car cette lecture peut faire réfléchir.
A recommander surtout pour la période automnale et Halloweenesque !
NB : Les pages en « annexe » ont été jugés extra, bienvenues et très amusantes ! Le petit + de cette BD jeunesse !
Conseils lecture :
Le tome 2 traite d’un autre sujet, certains participants souhaitent le lire à l’occasion.
Séverine Gauthier pour ses BD Couette, Cœur de pierre et L’homme-montagne
Azimut de Lupano (pour le graphisme)
Clément Lefèvre pour ses BD Le petit Chaperon rouge et Casse-Noisette
Book Club Livraddict – Un manoir en Cornouailles d’Eve Chase pour le thème « Livre dont l’histoire prend place dans un château »
Ce book club a réuni de nombreux lecteurs qui ont, pour la plupart, apprécié leur lecture, la qualifiant de facile et agréable, voire même addictive malgré quelques défauts. On note cependant un abandon.
Revenons sur l’intrigue et la double temporalité proposée par l’auteure. La majorité des lecteurs ont trouvé le découpage déséquilibré : les chapitres du passé sont beaucoup plus développés et intéressants que ceux du présent, présentant finalement peu d’enjeux.
Le décor des Cornouailles, cette nature sauvage au parfum de liberté a beaucoup plu. Le côté dépaysant a vraiment participé au plaisir de lecture, notamment dans cette période de crise sanitaire et de confinements. Certains lecteurs auraient apprécié que les descriptions soient plus poussées.
Concernant les personnages, on retrouve cette inégalité passé/présent. Tandis que les protagonistes du passé ont réussi à plaire et émouvoir les lecteurs, ceux du présent ont semblé moins convaincants, plus fades. Lorna, l’héroïne contemporaine a même été qualifié d’agaçante par quelques lecteurs.
Les personnages secondaires sont moins développés mais les lecteurs ont noté la relation particulière des jumeaux Toby et Amber, surtout l’évolution du garçon suite à la mort de la mère (les adjectifs “torturé” et “flippant/creepy” sont revenus régulièrement). Quelques lecteurs ont trouvé le travail sur le deuil très intéressant et plutôt original dans ce genre d’intrigue.
Un certain consensus se forme concernant les révélations finales : prévisibles assez rapidement dans le roman. Le dénouement est décrit comme (trop) rapide, bâclé par de nombreux participants.
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Pour aller plus loin :
La majorité des lecteurs ont apprécié la plume de l’auteure sur ce roman, sans forcément avoir envie de découvrir le reste de son œuvre ou ses futures parutions. Si l’aspect “secret de famille” est bien mené dans Un manoir en Cornouailles, d’autres auteurs se démarquent plus : Kate Morton semble être la reine du genre (L’enfant du lac, Le jardin des secrets, etc.), Françoise Bourdin a également été cité pour ses romans aux intrigues plus contemporaines.
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Thématiques proches, secrets de famille, trame familiale :
Book Club Livraddict – Les Miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino pour le thème « Roman se situant en Asie »
De manière générale le livre a plu et les participants sont satisfaits de leur lecture. Quelques coups de cœur, d’autres au contraire ont été déçus et imaginaient quelque chose de plus surprenant vu la note moyenne sur LivrAddict. Donc, quelques retours mitigés mais aucun vrai défaut relevé. Il y eu un abandon, qui a trouvé le livre trop gnangnan. Une lecture perçue comme agréable en moyenne bien que plutôt oubliable sur la longueur.
Les personnages ont été appréciés, avec un bémol sur la femme d’affaire matérialiste « le chiot qui doute ». Les lecteurs les ont trouvé bien construits, crédibles et humains. Néanmoins, il a été noté plusieurs fois qu’ils n’étaient pas tous tellement marquants et le fait de changer point de vue souvent a limité l’attachement. D’ailleurs pour les 3 voyous, les lecteurs avaient parfois de la peine à se souvenir qui était qui à part celui qui semblait être le chef. La palette de personnages et leur histoire a permis de découvrir différente facette de la vie et la culture du Japon moderne et cela a globalement plu au lectorat.
A part quelques exceptions, le style de l’auteur a plu. C’est une lecture qui coulait facilement pour tout le monde, même ceux qui sont ressortis mitigés. Cependant, la construction du récit sous forme de différents protagonistes que l’on suit et dont les vies se tissent autour du bazar a beaucoup contribué à l’appréciation finale du livre par les participants. Beaucoup ont été surpris et on trouvé cet aspect original. Plusieurs lecteurs ont eu du mal à se faire à cette construction. En effet, le passage d’un personnage à l’autre a été perçu comme rapide, qui fait perdre le fil quand on commençait à s’y « enfoncer ». Le fait de suivre plusieurs histoires de vie qui s’imbriquent et différents personnages dont le nœud est la bazar Namiya a suscité de nombreuses discussions quant à la classification de ce genre de romans : fix-up, roman choral ou même sortes de nouvelles reliées. Les avis et les perceptions des lecteurs divergent quant la réelle définition à appliquer.
L’ambiance du livre a été qualifiée de chaleureuse, tamisée, rêveuse ou encore bienveillante par les participants. Le parallèle avec les films Ghibli a été fait plusieurs fois. Les lecteurs lui ont trouvé une atmosphère « à la japonaise » et classent ce roman dans la catégorie de leçon de vie humaniste, tendre et touchante avec des bons sentiments sans tomber dans la mièvrerie.
L’intrigue est centrée autour des lettres et des réponses échangées. Elle a été appréciée pour les réflexions apportées sur la notion de conseil/décision et notamment l’aspect de l’interprétation (le fait qu’on peut comprendre « comme ça nous arrange » les conseils donnés). Concernant l’écriture des lettres, leur ton a plu. Le vocabulaire retranscrivait la personnalité des personnages. La différence entre les lettre de monsieur Namiya et des 3 bandits était claire. Le premier a un ton plus philosophique qui pousse les auteurs des lettres à se questionner et à trouver eux même la réponse qui leur convient le mieux en leur apportant des piste de réflexion alors que les voyous sont directifs et ne prennent pas de pincettes pour donner leur avis.
Les lecteurs sont tous d’accord pour dire que l’aspect fantastique / SF reste en arrière plan et n’est pas le sujet principal du livre. Certains lecteurs qui s’attendaient à un livre plus orienté imaginaire ont été surpris de l’exécution, voire déçus. Néanmoins, cela n’a pas empêché d’apprécier la lecture dans la majorité des cas. L’aspect fantastique sert à faire le lien entre les lettres du passé et le devenir des auteurs au temps présent mais n’impacte pas le message global du livre. Néanmoins, la classification contemporain semble aussi trop limiter le roman : feel-good, histoire de vie, SF et Fantastique. Ce sont les genre qui sont le plus souvent ressorti.
Concernant la fin : lien entre le foyer Marukoen et le bazar Namyia reste assez flou pour plusieurs lecteurs alors qu’il est clair que les 2 lieux on une importance particulière dans l’histoire. De même le fait de ne pas savoir d’où proviennent les pouvoirs du bazar a perturbé certains lecteurs qui sont restés dans l’expectative. D’autres n’ont pas été dérangés du tout et ont fait abstraction de cet aspect pour se laisser porter par le message de fond du roman, à savoir comment réagissons nous aux conseils qui nous sont donnés. De plus, cette impression de flou/mystère est « connue » pour certains auteurs japonais, comme une sorte de « signature de la littérature japonaise ». La feuille blanche de la fin a été un procédé apprécié par les lecteurs qui ont eu une sensation de boucle bouclée. Le destin des voyous à la fin a été interprété de manière différente et cela a influencé le ressenti final sur le livre (happy ending, fin douce amère ou fin ouverte intentionnelle).
Et petit plus soulevé plusieurs fois: la très belle couverture qui donne envie de lire le livre.
Les lecteurs recommandent ce livre pour sa douceur et son aspect sans prise de tête. Le fait qu’il rentre aussi dans de nombreux genres littéraires en fait un bon candidat à conseiller à l’achat ou à offrir à n’importe qui sans prendre de gros risques de déplaire.
Pour aller plus loin.
Les lecteurs ont identifié que d’autres titres japonais exploitaient soit l’ambiance du contemporain « rêveur/douceur » avec une touche de fantastique soit le roman choral. Les échanges se sont ensuite étendus aux livres prenant place au Japon et permettant au public de découvrir la culture japonaise.
Mangas (dont l’ambiance rappelle celle du livre): •Les temps retrouvés – Kei Fujii •Le vieil homme et son chat – Nekomaki •De nombreux titres de Jirô Tanighuchi, notamment Quartier Lointain
Autres mangas : Claymore (pour l’action et l’intrigue), xxxHolic (pour le fantastique), Mushishi (pour s’endormir et faire de beaux rêves) et Yamato Nadeshiko Shichi Henge (pour les fous-rires). Monster de Naoki Urasawa, Ghost in Shell de Masamune Shirow, Akira de Katsuhiro Otomo, Asadora de Naoki Urasawa, Kimi Wa Pet de Yayoi Ogawa
Films au Japon ET dont l’ambiance / le thème est proche du roman lu : •L’ensemble de la filmographie du Studio Ghibli, notamment les films d’animation de Miyazaki •Your Name – Makoto Shinkai (2016) •La traversée du temps – Mamoru Hosoda (2006)
Autres films sur le Japon OU sur le thème du voyage dans le temps: •Le dernier Samouraï – Edward Zwick (2003) : film américain mais traitant d’un aspect de l’histoire du japon traditionnel •Mémoires d’une Geisha de Rob Marshall (2005) – Film américain également, adapté du livre Geisha d’Arthur Golden. • Il était temps, par Richard Curtis (2013) : voyage dans le temps • Une Affaire de famille, de Hirokazu Kore-eda (2018) • After life, de Hirokazu Kore-eda (1998) • Lost in Translation de Sofia Coppola (2003) • Battle Royale de Kinji Fukasaku (film Violent, 2000)
Book Club Livraddict – Les Quatre Filles du Docteur March de Louisa May Alcott pour le thème « Classique américain »
Pour le bookclub de Mars 2021, les membres du forum ont choisi de lire Les Quatre Filles du Docteur March de Louise May Alcott.
La majorité des participants a apprécié cette lecture qui pour beaucoup a été une relecture. Certains ont abandonné en cours de lecture et d’autres ont lu « mollement » l’ouvrage, certaines participantes prévoient de lire la suite.
Des quatre soeurs, on parle souvent de Jo La Rebelle, les autres soeurs et les autres personnages sont plus effacés et ne marquent pas autant les esprits des lecteurs.
Le côté moralisateur de l’intrigue et de la vie de la famille en a agacé plus d’une. Certaines ont trouvé le côté suranné profondément insupportable alors que d’autres l’ont trouvé délicieux. Plusieurs ont relevé des incohérences (ex. famille très pauvre qui a tout de même une bonne).
Recommandations : Films et vidéos une websérie The march family letteres un film de 1933 avec Katherine Hepburn » les 4 filles du docteur March » un film de 1949 avec June Allllyson dans le rôle de Jo et Janet Leigh dans le rôle de Meg « les 4 filles du docteur March »