Yrmeline ou le chant des pierres

Autant le dire tout de suite, par goût, je ne suis guère porter à lire du fantastique. Ce livre offert par ma nièce, ne me tentait donc qu’à moitié car si je n’aime pas le fantastique, en revanche, je raffole du roman historique. J’ai traîné quelques temps avant d’ouvrir le roman de Bleuette Diot. Et là, quelle surprise ! Quel émerveillement ! Je m’attendais à tout sauf à être littéralement aspirée par l’histoire bien ficellée de ce petit bijou de roman !

Première chose qui m’a sauté aux yeux en parcourant les premières pages, c’est la plume poétique et superbe de l’auteur. Il est bien rare de tomber sur un livre aussi bien écrit et ça, c’est un régal !

Ensuite, au fil des pages, on découvre des personnages tous aussi étoffés les uns que les autres. Pour ma part, ma préférence va au vieil érudit, un humaniste au grand cœur dont le passé est tenu secret. Son érudition n’a d’égale que sa bonté. Il enseigne à Yrmeline la science oubliée de son peuple venu des étoiles. Car si la belle héroïne a des pouvoirs fabuleux, elle va devoir les retrouver au fond de sa mémoire, une sorte de mémoire atavique qui l’unit à son peuple disparu depuis bien longtemps.

Ainsi, on va découvrir la conjuration de l’Aube. Cette confrérie dont le vieux sage fait partie, détient des secrets fabuleux hérités des anciens Sumériens, un savoir avancé enseigné par les Géants, les Anunnaki cités sur les tablettes d’argile de l’ancienne Mésopotamie.

L’amour sous toutes ces formes anoblit ce roman érudit (qui par certains côtés n’est pas sans rappeler « le nom de la rose » d’Umberto Eco, mais en plus accessible). L’amour romantique avec le beau Lanz, l’amour passion avec Piotr le Slave et impétueux prince de Kiev, l’amour fusion avec le grand méchant de l’histoire, l’amitié et l’amour filiale avec Konwoïon et le petit Petras, ce garçonnet si attachant.

L’intrigue quant à elle va crescendo vers une fin paroxysmique, presque insoutenable ! Une histoire à vous donner le vertige ! Dense, riche, pleine de rebondissements, ce roman est tout simplement étourdissant !

Tous les amoureux de romans historiques devraient adorer cette saga médiévale d’une rare intelligence et qui plus est des plus originales. J’ai pu lire sur certains sites que bien des lecteurs comparaient Bleuette Diot à un Umberto Eco en jupon et bien, je peux vous dire, qu’après cette lecture, je comprends pourquoi ! L’auteur d’Yrmeline est aussi érudite que le vieux sage de son roman !

Une petite merveille à ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez comme moi le genre roman historique.

Rejoindre la conversation

6 commentaires

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  1. Merci à tous pour vos commentaires. Je posterai dans quelques temps, la chronique du tome 2 qui me conforte dans l’idée que B. Diot est un auteur de grand talent.

  2. Il me faut la suite ! Mais comment peut on écrire aussi bien ? Bleuette Diot possède un talent de conteuse incroyable !