La Caverne de Marina et Sergueï Diatchenko

Résumé

La Caverne : un lieu mystérieux, inquiétant et fascinant. Un monde de rêve qui ressemble étrangement au nôtre. Un univers parallèle où, comme dans la vie réelle, prédateurs et victimes s’affrontent. Jusqu’à la mort. Le roman de Marina et Sergueï Diatchenko, chef-d’œuvre du fantastique russe, véritable phénomène d’édition dans les pays de l’Est, nous confronte, au fil d’une intrigue vertigineuse, à des questions essentielles sur la violence, l’amour et la nature humaine.

Avis

Je tiens tout d’abord à remercier les Editions Le Livre de Poche et Livraddict pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

L’histoire est très originale : le jour, toute forme de violence est proscrite et les hommes vivent dans une paix totale. En revanche, la nuit, les rêves de chacun le conduisent dans la Caverne, lieu où se déroulent des scènes de chasse extrêmement violentes. Sous forme de daine, de stark ou de skroll, chacun doit alors lutter pour sa survie et encourt le risque de ne pas se réveiller le matin. Tout le système est remis en question lorsque Pavla, jeune assistante le jour et daine la nuit, reconnaît durant la journée son prédateur nocturne, Kovitch, un grand metteur en scène de pièces de théâtre.
Le récit est fluide, bien construit et se lit facilement, alternant le récit de la vie diurne et les scènes nocturnes dans la Caverne.

J’ai cependant trouvé dommage que  les personnages de la Caverne ne soient pas suffisamment détaillés, et j’ai eu du mal à me représenter la daine ou le stark.
J’ai également eu du mal à m’attacher aux personnages principaux : j’ai trouvé Pavla extrêmement passive, subissant les évènements sans réellement chercher à lutter, cette passivité la rendant assez agaçante à mes yeux. J’aurais aimé voir une héroïne plus forte et combattive. Le personnage de Kovitch, rempli de haine, colérique, n’attire quant à lui aucune sympathie.

J’ai en revanche beaucoup aimé l’univers du théâtre, omniprésent tout au long du livre. La description des pièces jouées, les répétitions, le jeu des acteurs amènent de la poésie dans le livre.

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2 commentaires

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  1. Je trouve, au contraire, qu’au fil des pages, la personnalité de Pavla et de Kovitch s’épaississent et prennent de l’ampleur. Je trouve que Pavla est un post-adolescente tout ce qu’il y a de commun avec sa timidité maladive et son manque d’initiative mais qui s’épanouit grâce, entre autres, à Kovitch (justement) et surtout à Tritan. Elle n’aurait pas pu être une daine dans la caverne si elle avait eu un caractère plus affirmé le jour; l’une reflétant l’autre.
    Quant à Kovitch, je l’aime bcp parcqu’il est, certes, tyrannique et difficile mais la rencontre avec Pavla le change profondément et c’est ça qui est génial dans ce livre. Rien ni personne n’est totalement bon ou mauvais, comme dans la vie. Certaines rencontres peuvent t’ébranler et t’influencer positivement.
    Par contre, en parlant de Tritan, je n’apprécie pas trop ce personnage … Il est vrai que je n’en suis qu’à la moitié du livre! Il est trop beau, trop lisse pour être honnête…