L’épopée du perroquet de Kerry Reichs

Avant propos

Je tiens tout d’abord à remercier LIVRADDICT et les Editions Oh ! de m’avoir permis de découvrir ce livre grâce au partenariat mis en place.

Résumé

Une pétillante jeune femme en quête d’elle-même, un perroquet au sens de l’à-propos déconcertant, une vieille voiture bringuebalante… Tous en route pour Hollywood !

Cette fois, la coupe est pleine ! A 25 ans, Maeve est sur le point de craquer. Alors qu’elle vient de perdre son job, ses parents ont décidé de lui couper les vivres pour l’aider à se prendre en charge… Ni une ni deux, Maeve, accompagnée de son perroquet Oliver, part refaire sa vie à Hollywood. Mais c’est compter sans le destin qui s’acharne. En pleine traversée des Etats-Unis, sa voiture rend l’âme au milieu de nulle part.

Voici Maeve coincée avec son perroquet, loin des siens, loin de son rêve, dans une petite ville perdue du fin fond de l’Arizona. Petite ville perdue certes, mais qui recèle bien des charmes, comme Maeve ne tarde pas à le découvrir… Au point de renoncer à rejoindre la mythique Hollywood ?

Mon avis

Ne connaissant pas du tout Kerry Reichs, j’ai été tout d’abord attirée par la couverture de ce roman montrant une jeune femme apprêtée qui semble courir vers son destin, ici représenté par un paysage totalement inconnu et mystérieux…Puis, à la lecture du titre et du résumé, j’ai vu dans cet ouvrage le reflet féminin et moderne du célèbre roman de Jack Kerouac Sur la route.

Dès les premières pages, on s’identifie sans aucun problème au personnage de Maeve Connelly, jeune femme de 25 ans qui a la poisse dans sa vie et qui rêve d’en changer… Elle va, dans son périple (à prendre au sens littéral comme métaphorique d’ailleurs !), rencontrer tout un tas de personnages aussi attachants les uns que les autres. On ne s’ennuie pas un instant malgré les 412 pages du livre ! Tout prend vie autour d’elle jusqu’à sa vieille voiture qu’elle prénomme Elsie – nom qui pourrait tout à fait désigner une jeune femme…

Toujours concernant l’univers de Maeve, il y a son perroquet Oliver qui tient une place importante dans le récit (il figure même dans le titre) et j’ai particulièrement aimé la relation émouvante unissant les deux personnages…Le fait d’avoir choisi un perroquet qui, contrairement à un chien par exemple, est doté de parole, apporte une touche originale et personnelle au récit.

Quand je disais que tout prenait vie autour de Maeve, je voulais bien évidemment également parler du paysage qui ne sert pas uniquement de toile de fond. L’accent est mis sur les noms très originaux que portent les petites villes traversées par Maeve. J’avoue avoir fait de belles découvertes à ce niveau là !! C’est d’autant plus surprenant que les notes de bas de page nous expliquent que ces
villes américaines existent vraiment !!! J’ai bien sûr beaucoup apprécié le charme qui se dégageait de la petite ville de Coin Perdu.

Sans en dire trop, j’ajouterais simplement que ce roman vous réserve également son lot de surprises et qu’il n’est en rien superficiel contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord. La dimension tragique est omniprésente et parfaitement dosée.

En guise de conclusion, je dirais que ce roman a totalement répondu à mes attentes, voire au delà. Je l’ai trouvé très divertissant, émouvant et original, sans aucune longueur ou lourdeur dans le récit. Kerry Reichs a une plume très agréable et fluide. C’est donc un livre qui se lit assez rapidement et surtout avec plaisir. Je tiens à remercier l’auteure pour cette magnifique leçon de vie, tout en finesse.

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