Le Lamento des Ombres de Les Enfants de Walpurgis

Le 1er à se lancer sur scène est Stéphane Soutoul avec « Maudite Sonate ! ».  Dans cette nouvelle nous allons tout d’abord être amenés en 1810 afin de suivre Joachim, un talentueux musicien qui fera venir la Mort avec ces quelques notes. Puis nous faisons un bon de deux siècles, pour retrouver Amandine, jeune femme enceinte fuyant son mari Cyriaque, mais pas seulement. Le destin va faire réunir Amandine et Joachim, ce dernier pris d’affection va lui permettre  de trouver refuge chez lui. Comment Joachim est devenu un être immortel ? Pourquoi Amandine cherche-t-elle à fuir son mari ? Quel lourd secret cache-t-il ? Vous voulez connaitre les réponses à ces questions ? Alors lisez cette « Maudite Sonate ! »
C’est mon coup de cœur, j’adore vraiment l’univers et les personnages de Stéphane. Même si j’ai eu une horrible frayeur à la fin, je voulais un happy end et Stéphane nous tient en haleine jusque dans les dernières lignes, et quelle fin.

Dans « Requiem pour un songe », notre seconde artiste Céline Guillaume nous explique comment Katherine Küpper découvre sa passion pour la musique, et particulièrement pour le violon. Nous somme en 1950, et Katherine se remémore comment en bravant un interdit elle s’est éprise de cet instrument magnifique.
J’ai un de ses romans dans ma PAL « Le ballet des âmes » et suite à cette nouvelle, je sens que ce livre va vite remonter le haut.

La troisième à se produire est Marianne Gellon, dans « That’s a long way to Hell » elle raconte l’histoire de Hans/Richard guitariste des Guns of Berlin, plus amoureux de sa guitare qui porte le doux nom de Carrie, que de sa petite amie Lisa. Il va peu à peu sombrer dans l’obscurité jusqu’à rejoindre le chemin pour l’enfer (comme le titre l’indique).
Je ne connaissais pas cette auteure et j’ai été agréablement surprise par sa nouvelle.

« Song to the Siren », de Cécile Guillot est la quatrième nouvelle de cette anthologie qui nous plonge dans l’univers de la musique métal. Nous somme courant 2012 et suivons l’histoire de Marion une ingénieure du son. Elle va devenir peu à peu amie avec Aysun, une brillante chanteuse de métal du groupe Song to the Siren. Nous allons revivre avec Marion, les moments qu’elle a passé avec le groupe sur leurs différentes dates. Le groupe va-t-il connaitre la gloire des Within Temptation ? Pour le savoir lisez cette nouvelle.
Cette auteur a vraiment plus d’une corde à son violon (ou arc comme vous voulez), j’apprécie aussi bien de lire ses nouvelles, que ses illustrations. Un joli concentré de talent.

Vanessa Terral, notre cinquième musicienne avec « Les flûtes enchantées », dans cette nouvelle Virginie Gauthier, gardiennes des flûtes de cristal fait appel aux services d’Hélianthe Palisède, consultante en affaires occultes. Elle lui explique ce qu’il s’est passé quelques jours plus tôt lors de la soirée mondaine chez Hervé Lescureuil,  également gardien. Comment il a péri peu de temps après la disparition de sa flûte ? Hélianthe après être entrée en possession de l’une d’entre elle prend contact avec Inch’Allah, une tabhaisver afin d’en savoir plus. Comment va finir cette histoire ?
Cette auteure, pour ma part inconnue jusque là, ne va pas le rester longtemps. Hélianthe est un personnage que j’apprécie énormément et j’espère bien pouvoir la retrouver dans d’autres nouvelles.

Notre sixième virtuose des mots est Ambre Dubois à travers « La choral du temps » nous partons à Bruges avec Eric, étudiant en musique et saxophoniste. Il se fait interpeller dans la rue par un inconnu (on apprendra par la suite qu’il se nomme Hermann), celui-ci lui propose de venir jouer chaque jour chez lui. Après quelques jours de concert privé en soirée, le jeune musicien apprend qu’il ne joue pas pour cet homme intriguant, mais pour une statue représentant sa bien aimée. Pourquoi Hermann souhaite-t-il qu’Eric joue tous les soirs chez lui ? Qu’est réellement cette statue ? Pour connaitre les réponses allez lire ce qui se passe dans La choral du temps.
J’ai une préférence pour sa série Les soupirs de Londres même s’il est difficile de comparer sachant qu’il s’agit d’une nouvelle. Le fait d’avoir deviné la fin y est peut-être pour quelque chose.

Angelique Ferreira dans « Salve regna Stellarum » nous raconte l’histoire de Till, un elfe et fils du chef des soldats, lors de sa première chasse au cerf blanc, afin de devenir adulte. Depuis cet épisode il est devenu soldat, mais Till n’aspire pas à cette vie. Il fuit le destin que son père lui à choisi en quittant sa famille pour Camelot. Un jour de marché, alors qu’il vend ses créations, il fait la rencontre de la jolie Saya, qui comme lui rêve de liberté.  De là sa vie va basculer. Que va-t-il lui arriver ? Till va-t-il revenir chez lui ? Pour répondre à ces questions vous savez ce qu’il vous reste à faire : lire cette nouvelle.
Cette texte m’a parue long, j’ai même du reprendre au début et la lire d’une traite pour bien rentrer dans l’histoire. Pour ma part je trouve qu’elle n’est pas finie, on apprend qu’une guerre se prépare, l’auteur aurait pu ajouter une dizaine de page en plus pour la narrer.

« La clef musicale » de Bettina Nordet est la dernière nouvelle de cette symphonie. Tout débute à Florence en 1474, alors que Leonardo dort dans son atelier il est réveillé par le bruit d’instruments de musique, et voit devant lui un homme se tenant debout : l‘ange de la Mort. Au fil des années une amitié va se créer entre ce peintre et Loriel. Paris, 1782, Aure reçoit un cadeau de son père, une jolie boite à musique. Après s’être assoupie, la fillette se réveille et voit qu’à la place de la cheminée se trouve un rideau de lumière. En grandissant Aure va trouver refuge auprès de sa boite à musique. Comment un ange de la mort peut-il avoir un ami ? Pourquoi Aure a-t-elle besoin de trouver chaque nuit un refuge ? Afin de connaitre ces réponses lisez La clef musicale
Cette dernière nouvelle est ma préférée ex aequo avec celle de Stéphane, il y a ce décalage de temps qui nous embarque dans deux époques totalement différentes et le personnage de Loriel est très attachant.

En conclusion je peux dire que cette anthologie (qui me faisait déjà de l’œil juste avec le nom des auteurs qui la composaient) est une petite merveille. Composée de huit virtuoses francophones des mots qui vont nous faire découvrir au fil de ses pages huit mélodies différentes. A noter qu’un des auteurs (Cécile Guillot) joue deux instruments à la fois, en effet cette sublime couverture est l’une de ses œuvres, mais elle est également présente avec une nouvelle. Je ne sais pas si c’est un hasard ou si cela a été fait exprès mais le personnage fantastique de la première et dernière nouvelle est le même (même s’il évolue dans un contexte et une époque différente). Au fil de ces 8 nouvelles nous allons donc parcourir les époques (du moyen-âge au XXème siècle), les lieux (France, Italie, Royaume Uni, …), mais également les peuples fantastiques (elfes, fantômes, immortels, …) A tous les amoureux d’être fantastiques, cette anthologie est faite pour vous.

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