Memoria de Laurent Genefort

4e de couverture :

Il travaille pour le compte des grandes Compagnies qui se partagent l’univers. Il erre de planète en planète au gré de ses contrats. Il est le tueur à gages le plus redouté des mondes humains. Le plus cher, aussi. Nul ne sait qui il est véritablement. Pas même lui. Tel est le prix de son immortalité. Immortalité qu’il doit à un artefact extraterrestre unique et qui ne le quitte jamais. Tout comme les  » crises de souvenirs  » qui le terrassent de plus en plus souvent. Au point d’en menacer ses missions. Des souvenirs dont il ne sait même pas s’ils sont les siens. Des crises qui masquent une terreur secrète, tapie au fond de lui sous la forme d’un cauchemar qui, inexorablement, se rapproche et menace de l’engloutir. Le compte à rebours est engagé…

Mon avis :

J’avoue que je ne conaissais rien de l’univers d’Omale avant de lire ce roman. Contrairement à mon habitude, j’ai plongé dans l’histoire avant de lire les petites lignes biographiques qui donnent souvent un éclairage particulier à l’ouvrage.

L’histoire en elle-même m’a bien plu, mais je reste un peu sur ma faim sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être parce que le héros donne l’impression d’être si détaché des mondes qu’il traverse, de subir ses crises de souvenir avec fatalisme et passivité, sans chercher à comprendre ce qui lui arrive avant que l’explication lui tombe dessus ? Peut-être parce qu’il ne semble pas s’interroger plus que ça sur son origine ? En fait, il me semble que ce roman laisse le lecteur réfléchir aux questions qu’il pose, l’air de rien, sur l’humanité et ce qui la caractérise.

Au fil de ma lecture, j’ai surtout été impressionnée par la construction soigneuse de cet univers, chaque planète avec son écosystème, ses habitants, sa culture et ses traditions… Un sens du détail qui m’évoquait tantôt Dune (une de mes sagas favorites), tantôt Stargate pour ses technologies d’origine inconnue, avec une pincée d’Asimov et ses robots. Après être revenue sur la notice biographique, j’ai un peu compris pourquoi : nul doute qu’après avoir soutenu une thèse intitulée « Architecture du livre-univers dans la science-fiction », l’auteur maîtrise ses classiques ! Dans plus d’un domaine, d’ailleurs, car l’ouvrage est parsemé de clins d’œil dans les noms des vaisseaux spatiaux, des personnages et des lieux – si j’en ai reconnu quelques-uns, comme Uruapan et Kenji Kawai (heart), nul doute que j’en ai loupé d’autres, preuve que j’ai encore bien des lacunes à combler !

Au final, une lecture agréable sans être aussi mémorable pour moi que ses modèles, mais qui m’a donné envie d’en savoir plus sur l’œuvre de Laurent Genefort, qu’il s’agisse de la fiction ou de sa thèse.

Merci beaucoup aux Éditions Folio et à Livr@ddict pour m’avoir permis cette découverte !

Memoria
Laurent Genefort
Édition augmentée

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