Syr Ynis d’Anna Combelles

Syr YnisSyr Ynis
Anna Combelles
Éd. Sudarènes, 2015 – 408 pages

Résumé :

Nathan, jeune lecteur passionné, est loin d’imaginer que derrière un Voile protecteur, les personnages qu’il crée naissent et vivent de nouvelles aventures. Pourtant, lorsqu’il rencontre Cassiodore et Léandre, les héros de sa dernière lecture, sa réalité devient presque aussi belle que les histoires qu’il apprécie. Mais Irwam, gardienne du Voile, acceptera-t-elle de le laisser vivre et créer d’autres mondes ?

Mon avis :

Au début, le récit pourrait sembler décousu. Plusieurs trames se présentent en alternance : Irwam, gardienne du Voile, Nathan et son amie Coline d’un côté, Léandre et Cassiodore de l’autre, un mystérieux et impitoyable Sorcier… Vite, vite, il faut que j’avance et que je comprenne comment ils vont se rencontrer, parce qu’ils vont forcément se rencontrer – ou pas ! Les indices sont subtils, les histoires s’entremêlent comme les brins de la tresse d’Irwam, et tout s’enchaîne naturellement jusqu’à former une belle histoire fantastique, mais tout en nuances, qui se lit sans qu’on voie passer le temps.

J’ai beaucoup aimé le postulat du Voile, qui enferme les créatures nées de l’imagination humaine hors de portée du monde réel. Quel travail pour les Gardiens !

Le côté aventure laisse la part belle à l’exploration des sentiments humains, avec toute la palette des relations qui peuvent exister entre deux êtres. L’amitié, l’amour, à l’âge où on cherche encore un peu sa place vis-à-vis des autres, les conventions sociales.

J’avoue que j’ai eu un penchant pour Coline, la cartésienne qui se retrouve embringuée dans la magie, l’extravertie pas si superficielle qu’elle pourrait en donner l’impression. Ce n’est peut-être pas elle le personnage principal, mais elle joue l’air de rien un rôle déterminant.

Le récit est ciselé, d’un style recherché, avec un contraste assez net entre les différentes trames, tantôt résolument inscrites dans une ambiance médiévale, tantôt bien plus contemporaines. Ainsi, le choix des mots contribue à transporter le lecteur dans l’un ou l’autre univers. Un seul petit bémol : au milieu de cette écriture soignée, j’ai buté sur deux ou trois cailloux, fautes d’homonymie ou confusions entre deux mots. Un instant de perplexité avant de reprendre le fil, rien de gravissime, mais c’est d’autant plus surprenant que l’ensemble du livre est d’une très belle qualité.

Au final, j’ai passé un excellent moment avec Irwam et j’ai hâte de découvrir ce qu’il adviendra d’elle et de Nathan, Coline, Léandre et Cassiodore dans le second tome. Merci nanet de m’avoir fait confiance en m’offrant ton livre !

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