Livra’deux pour pal’Addict

LDPA est un challenge inspiré de ce que font déjà deux membres de la team de Livreaddict, Jess et Iwry.

Le principe:
En binôme, chacun choisi dans la PAL de l’autre, trois livres :
* Qu’il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l’avis d’un ami
* Des titres qui vous interpelles pour leur résumé…
Sur ces trois livres, on en choisis un et dans un délai imparti, on le lit et on en fait un avis.

Les dates:
Début des inscriptions, le 5 mai, clôture le 20 mai à 12h00.
Vous avez jusqu’au 25 mai pour choisir votre lecture finale.

Du 25 mai au 15 juillet : Lecture du livre.

Grace au tirage au sort je suis en binôme avec Jeneen, qui a choisi dans ma PAL :

1) « Vent d’est, vent d’ouest » (Pearl Buck)parce-qu’elle aime beaucoup ce roman, un de ses préférés.
2) « La ronce d’or, Tome 1 » (J.V.Jones)parce-qu’elle ne connait pas trop ce genre, et que le résumé lui plait…
3) « A moi pour toujours » (L.Kasischke)parce-que ce livre l’attire et qu’elle aime bien cette auteure !

Je lirai donc « A moi pour toujours » de Laura Kasischke parce que ça fait longtemps que je veux découvrir cette auteure (et que je connais déjà Pearl Buck ou la Fantasy).

Dans la PAL de Jeneen j’ai choisi :

1) « La voleuse de livres » (M.Zusak)
2) « Le meurtre de Roger Ackroyd » (A.Christie)
3) « La malédiction d’Edgar » (M.Dugain)

Les trois parce que j’en ai beaucoup aimé la lecture

L’enfant des cimetières de Sire Cédric

Résumé: Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David. Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière? Est-ce un homme ou un démon? Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable…

Biographie de l’auteur: Né le 24 octobre 1974, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), il a grandi dans un petit village de l’Aveyron, Saint-Geniez-d’Olt.

Après des études d’anglais passées entre Toulouse et les États-Unis, il a travaillé durant quelques années dans le milieu de l’édition, du journalisme et de la traduction.

Les livres sont sa passion depuis toujours. La magie de la narration, le rythme de la langue et toutes les variantes qu’elle permet d’explorer, le pouvoir absolu de l’imagination. Inspiré par les œuvres de Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Stephen King ou encore Clive Barker, il a commencé à écrire durant son adolescence. Il ne s’est jamais arrêté depuis

Il vis aujourd’hui à Toulouse.

En parallèle à ses activités d’écrivain, il est le vocaliste du groupe de death metal « Angelizer »

Mon avis: Ce livre démarre sur les chapeaux de roues avec d’horrible meurtres, un homme qui perd la tête et tue toute sa famille, voilà qui met dans le bain tout de suite!!
Une journaliste et son photographe sont évidemment sur les lieux et cherche à faire un article avec une photo choc, David le photographe n’aime pas ce qu’il est entrain de faire et va regretter de s’être déplacé cette nuit!!
J’ai beaucoup aimé ce livre car on s’attache aux personnages mais l’auteur n’hésite pas à malmener brutalement nos « héros »
C’est un livre qui mêle le thriller et le fantastique d’une manière admirable, des meurtres des suicides inexplicables avec en toile de fond une légende urbaine.
Ce livre est triste, flippant et l’enquête est bien menée, on ne s’ennuie pas en le lisant par contre âmes sensibles s’abstenir, certaines scènes sont assez dures!!
C’est le 1er livre que je lis de Sire Cédric et j’en ai encore 2 grâce au challenge thriller !!
Merci Livraddict, l’inscription à ces challenges me permet pleins de découvertes géniales!!

Sépulcre de Kate Mosse

Résumé de l’éditeur
Octobre 1891 : la jeune Léonie Vernier et son frère Anatole quittent Paris pour le Domaine de la Cade, à quelques kilomètres de Carcassonne. Dans les bois qui entourent la maison isolée, Léonie tombe par hasard sur les vestiges d’un sépulcre wisigoth. Au fil de ses recherches, elle découvre l’existence d’un jeu de tarots dont on prétend qu’il détient les pouvoirs de vie et de mort. Octobre 2007 : Meredith Martin arpente les contreforts pyrénéens dans le but d’écrire une biographie de Claude Debussy. Mais elle mène aussi une enquête sur ses propres origines. Armée d’une partition pour piano et d’une vieille photographie, la voilà plongée malgré elle au coeur d’une tragédie remontant à plus d’un siècle, où le destin d’une jeune fille, disparue par une nuit funeste, se mêle inextricablement à une dramatique histoire d’amour.

Mon avis :
Dans son roman, l’auteure nous fait voyager entre Paris et les environs de Carcassonne et ceci sur deux époques différentes : La fin du XIX et le début de XXIème siècle. J’ai eu une préférence pour les passages se déroulant au XIXème siècle car c’est vraiment là que se déroule le cœur de l’intrigue. Le lecteur suit donc deux personnages : Léonie Vernier pour le XIXème et Meredith Martin pour le XXIème.  Alors que j’ai réussi à avoir de la sympathie pour la jeune bourgeoise, j’ai eu plus de mal avec Meredith que j’ai trouvée trop idéalisée : belle et brillante et ceci malgré un passé difficile. Le comble fut lorsque j’appris qu’elle mangeait tout ce qu’elle voulait sans prendre un gramme. Je suis sans doute jalouse mais j’aime les personnages plus tourmentés, plus fragiles. En ce qui concerne l’intrigue, je suis un peu déçue. Je pense que je m’attendais à autre chose. Claude Debussy et l’abbé Saunière ne sont qu’évoqués. De nombreux passages sont trop longs voir inutiles. Par ailleurs,  la fin est malheureusement sans surprise.

En conclusion, ce fut une lecture passable mais je m’attendais à mieux de cette auteure dont j’avais beaucoup entendue parler.

La ferme des animaux de George Orwell

George Orwell
La ferme des animaux
Folio, 151 pages
Première parution : 1945

4e de couverture
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : « Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. » Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : « Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres.  »

Mon avis
D’Orwell je ne connaissais que le chef-d’œuvre 1984. Heureuse surprise, donc, de trouver dans les deux mini-challenges L@ auxquels je m’attaque cette année un autre roman de lui. Un Classique dans la catégorie Science-Fiction, voilà qui ne pouvait que m’intriguer. Heureuse surprise bis de trouver ce petit livre à la bibliothèque alors que j’y cherchais autre chose ! Cet opus m’a tellement étonnée que j’ai fini de le lire avant de m’en apercevoir !

L’idée de départ est effectivement classique : doter les animaux d’une ferme de la capacité à raisonner, à s’exprimer comme des humains. On se croirait presque chez La Fontaine ! Mais dès les premières pages, l’histoire prend son envol. Voilà des animaux qui se rassemblent, confèrent, votent et décident de prendre leur indépendance ! La suite appartient à la même veine que 1984, chronique d’un monde « idéal » dont seuls les habitants ne semblent pas se rendre compte de tout le totalitarisme.

Orwell a donc choisi, avant de s’attaquer à la peinture des travers humains, de les déguiser en animaux de ferme. Mais sous l’apparence comique, le sujet est grave et les tragédies s’empilent sans pitié. La conclusion n’est guère plus optimiste, voire intrigante : mais que vont faire ces animaux cruellement exploités après avoir compris combien ils étaient manipulés ? Toute ressemblance avec un certain régime apparu au début du XXe siècle sur les cendres d’un empire à cheval sur l’Europe et l’Asie n’est bien sûr pas fortuite.

Un ouvrage à approfondir : comment a-t-il été reçu lors de sa parution ? À l’époque certainement visionnaire, aujourd’hui, après coup, on constate que tout y est, de la genèse à la chute (ou presque). Même l’espèce choisie pour représenter l’oppresseur l’a certainement été à dessein – l’une des plus intelligentes, dont la compatibilité biologique avec l’homme est source de bien des interrogations.

Bref, un ouvrage qui éclaire d’une manière très originale une période pas si lointaine de notre Histoire contemporaine.

N° 6/26 pour le Challenge ABC2012, 35146 pour les baby-challenges Classiques et SF

A l’abri de rien d’Olivier Adam

Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie.
Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les « kosovars », ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville.
Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours.
Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s’expose à tous les dangers, y compris celui d’y laisser sa peau.
Avec ce roman, Olivier Adam nous rappelle que la violence qui frappe les plus faibles est l’affaire de chacun. Et trace le portrait inoubliable d’une femme dépassée par la force de ses sentiments.

Mon avis

Je viens tout juste de fermer cette tornade émotionnelle. Et si j’ai l’impression que mes idées ne sont pas encore suffisamment ordrées pour donner un avis clair et constructif. Je le fais tout de même car je pense que ce qui dois le plus transparaitre dans cet avis, c’est le trouble émotionnel dans le quel cet écrit m’a plongée.

J’ai bien plus qu’aimé. Olivier Adam a un tallent incroyable, je ne me lasse pas de le lire, j’en redemande.

J’ai retrouvé ici, l’atmosphère qui m’avait conquise dans « Falaises » et dans le recueil de nouvelles « Passer l’hiver » (Il y a aussi des similitudes avec d’autres romans d’Adam, mais c’est à ceux-ci que m’a le plus fait pensé « A l’abri de rien »).

Il ne s’agit pas d’une histoire sur les requérants d’asile. Ils sont bien là dans le récit, mais le roman tourne autour d’une tout autre chose. Nous suivons ici une partie de la vie de Marie et de sa famille, avec certains flashback sur sa jeunesse. Nous la voyons se perdre, glisser au-delà des frontière de la raison. Marie reste hermétique aux supplications de ses enfants et de son mari. Elle les aiment pourtant, intensément, mais elle est comme anesthésiée par la peur et la douleur.

Le style de l’écriture est aussi un point positif. L’auteur a une façon bien à lui de transmettre les émotions des personnages ainsi que les atmosphères des lieux. Une façon un peu froide mais non moins profondément humaine. Nous sommes loin du mélodrame, pourtant le thème s’y prêterai bien.

Une autre caractéristique de la plume d’Adam est sa façon de décrire, que ce soit les personnages ou les lieux. Il le fait d’une façon simple et loin des clichés, très loin de la superficialité. Les lieux par exemple se voient décrits à travers les odeurs, les gouts, l’humidité de l’air, les bruits et le touché. A travers cela nous créons nos propres images, sous forme de brefs arrêts sur image, jamais très net, un peu comme dans un rêve.

J’en reste sans voix. Encore une fois, Oliver Adam sait trouver les mots justes, sans fioritures, ceux qui disent la perte, la peur, la force des plus faibles, et celle de la folie. Adam est définitivement un de mes auteurs favoris, si ce n’ai LE favori…

Extraits

« Papa disait toujours que j’étais un ciel de mer du Nord. Versatile. Imprévisible. Capable de passer en un clin d’œil du rire aux larmes, du gris charbon au bleu azur. »

« Elle me montrait des photos et ça lui faisait du bien. Ca lui faisait du bien parce qu’ils revivaient, ses morts ses fantômes, parce que le pire c’était de les ranger dans les tiroirs. »

« Qui était-il au fond ? Que cachait-il sous ces couches de silence, la bonté de son regard ? Je n’ai jamais su. On ne sait jamais de toute manière. Jamais rien de personne. Du fond des choses à l’intérieur de chacun. Tout n’est toujours que surfaces, orées, lisières. »

« Il se retenait de venir se lover contre moi et ça m’a déchiré de sentir cette retenue chez lui, cette distance. La peur qu’il avait de me perdre. Et cette façon qu’il avait de lire en moi comme dans un livre, de sentir quand ça n’allait plus, que je commençais à dérailler, que la terre se fissurait sous mes pieds. Je crois que la plupart du temps, il sentait le vent se lever bien avant moi.