Compte-rendu du Book Club du Mercredi 23 novembre 2011

Présentation – Le thème du Book Club fut A lire le soir d’Halloween et notamment l’angoisse. Le livre choisi par les membres est L’enfant des cimetières de Sire Cédric. La discussion s’est déroulée le Mercredi 23 Novembre 2011.
La discussion fut animée par pas moins de 21 personnes : Lebbmony, Knit Spirit, Furby71, Cerisia, Nanapomme, Kkrolyn, CherryBomb, Frankie, Petitebelge66, Lisalor, Stellade, Nono in the sky, Lexounet, Strawberry, Seelie, Bebere, Gentiane, Blueverbena, Ayma, Marinier et Avalon.
Les notes vont de 5 à 9 sur 10 pour une moyenne globale de 7.6/10.

Général – L’avis global des participants est plutôt positif concernant ce roman. Seule deux personnes n’y ont pas trouvé leur compte. Tous les aspects du roman ont été, dans une certaine mesure, apprécié, que ce soit l’intrigue, le style d’écriture, la description des personnages et des lieux mais également la légende urbaine, le mélange entre la réalité et le fantastique. Il revient souvent que L’enfant des cimetières est un bon roman avec un suspense qui a tenu en haleine plus d’un. Par ailleurs, certains ont souligné les influences de l’auteur en citant non seulement Stephen King mais aussi Dean Koontz.

La fin a également fait l’objet d’une discussion animée entre ceux qui l’avaient apprécié et d’autres qui ont été plus déçue. Certains la qualifient de trop fantastique alors que pour d’autres, il s’agit d’une boucle au vu du prologue. Les avis sur ce point divergent. Certains ont soulevé d’autres possibilités qui leurs semblaient plus logiques ou sa facilité.

L’angoisse – Qu’avez-vous pensé de la manière dont ce thème était traité ? Le prologue est assez saisissant. Comment l’avez-vous perçu ? Quel a été le summum de votre angoisse ? Avez-vous trouvé que Sire Cédric savait « maquiller » sa plume lors des descriptions, que l’on peut qualifier de « gore », pour les rendre plus abordables ?

Sur ce point, nous retrouvons également des opinions différentes. Certains ont pensé que c’était une lecture parfaite pour le soir d’Halloween (le thème du Book Club étant, pour rappel, A lire le soir d’Halloween, angoisse) alors que d’autres n’ont pas du tout « frémi ». Quelques personnes ont souligné le fait que l’angoisse est également vite retombée, qu’ils ont eu moins peur à la fin qu’au commencement.

Par ailleurs, concernant les descriptions de scènes « gores », une personne avait le « cœur au bord des lèvres », impression qui a été confirmée par la suite. En effet, certaines descriptions sont très détaillées et ont l’air vrai. Le style de l’auteur est assez imagé dans la mesure où le lecteur visualise facilement l’action. Toutefois, ce propos a été nuancé en soulignant que la manière d’écrire était plutôt poétique. En revanche, d’autres personnes l’on ressenti comme étant nullement maquillée mais plutôt très explicite.

Le style et l’intrigue – Ce dernier point a été notamment traité sous l’angle de différentes questions. La magie rituelle vous a-t-elle parue un peu arriver comme un « cheveu sur la soupe » ? Avez-vous trouvé un décalage entre l’histoire et la fin plutôt étonnante ? Comment comprenez-vous le rôle de Kristel ?

Le prologue a fait l’objet d’un long débat et il nous semble important de préciser que, au départ, il était une nouvelle qui, par la suite, a été insérée au roman. Beaucoup l’ont trouvé dérangeant et dégoutant par certains aspects et notamment la présence d’enfants dans la scène de sexe. A la lecture de ce dernier, une partie des participants s’est demandée s’ils allaient poursuivre la lecture ou si le reste du roman allait être dans la même veine. En revanche, d’autres l’ont qualifié d’accrocheur même si provocant. Une lectrice a souligné le fait qu’elle avait trouvé une certaine influence de l’auteur Edgar Allan Poe.

Les scènes concernant les rituels de magie ont également divisé les lecteurs. Toutefois, elle a créé une légère surprise pour certains. D’un côté, nous avons ceux qui n’ont pas été dérangés par ces dernières, qui l’ont trouvé bien intégré au récit. D’un autre côté, pour reprendre l’expression, elles sont arrivées « comme un cheveu sur la soupe ». L’aspect peu crédible le plus souligné est le fait que le personnage de David maîtrise les rituels magiques en deux temps trois mouvements. De plus, il a été précisé qu’elles ne collaient pas avec le reste du roman et notamment avec son aspect thriller. Le problème de la qualification du roman a été soulevé : roman gothique, thriller ou fantastique ?

La dernière question se posait sur le personnage de Kristel et son rôle dans le roman. Quelques personnes ont eu du mal à déterminer avec précision son utilité dans l’intrigue. D’autres avaient des positions très intéressantes sur le sujet et notamment des hypothèses qui méritent réflexion. Pour préserver le potentiel lecteur, je ne les aborderai pas ici. Cependant, pour la situer un peu, quelques participants ont souligné qu’elle représentait la touche de tendresse nécessaire au roman qui est plutôt sombre et violent ou qu’elle était indispensable à l’histoire.

Conclusion – Cette discussion a été unanimement appréciée non seulement par les participants mais aussi par l’organisatrice, Nathalie. En effet, ce Book Club a fait l’objet de longs débats de qualité mais aussi de quantité. Beaucoup de points du livre ont été longuement débattus. Autrement dit, il a rencontré un franc succès qui, nous l’espérons, sera renouvelé pour de prochaines éditions.

Compte-rendu écrit par Avalon

Trouver le chemin de Véronique Jannot

Résumé de l’éditeur :

Pour la première fois, Véronique Jannot accepte de se livrer en confiant un secret douloureux : la grave maladie qui l’a privée, à 22 ans, du bonheur d’être mère un jour. Pour la première fois aussi, elle évoque l’accident tragique de l’amour de sa vie, Didier Pironi, le pilote de Formule 1. Ce récit, émouvant, jalonné d’anecdotes, nous fait partager le chemin qui fut le sien, avec la rencontre du bouddhisme qui l’a aidée à guérir, à porter sur l’existence un regard différent, et à s’engager pour la défense du Tibet. Le témoignage passionnant d’une enfant chérie de la télévision, et son parcours vers les hautes altitudes où se trouvent peut-être les clefs du bonheur.

Mon avis :

Voici le livre d’une actrice que je ne connaissais pas bien. Ici, j’ai pu la découvrir un peu mieux et j’ai fait la rencontre d’une belle personne.
Tout d’abord, elle nous raconte ce qu’a été sa vie, quelles ont été ses joies et ses peines et comment elle est devenue actrice et chanteuse. J’ai beaucoup apprécié cette partie du livre car c’est raconté avec beaucoup d’émotions et de cœur. Cette femme a vécu de terribles épreuves et en est sortie plus forte. J’admire son courage et sa volonté.

Ensuite, le reste du bouquin raconte sa rencontre avec le bouddhisme et tout ce que ce dernier lui a apporté et lui apporte encore comme sérénité et  bonheur. On la suit à travers ses voyages et ses rencontres. J’ai bien aimé ces chapitres parce que j’y ai découvert une façon de vivre et de voir les choses que je ne connaissais vraiment pas bien et j’ai beaucoup appris sur l’histoire du bouddhisme et du Tibet. On sent vraiment que Véronique Jannot est concernée par le sort de ce pays et de ses habitants, qu’elle les aime et veut les faire découvrir. Ca lui tient à cœur et la façon dont elle nous explique ce qu’elle a vu et appris m’a touchée.

Ce livre m’a beaucoup plus car il est écrit avec amour et sincérité. Je me suis laissée transportée au fil des pages par une écriture juste et fluide qui m’a fait découvrir beaucoup de belles choses et surtout une grande dame. Elle y délivre un beau message de courage et d’amour qui fait chaud au cœur et donne envie de croquer la vie à pleines dents tout comme le fait son auteur.

Un coup de cœur  pour moi ! A lire ! Merci à magda_31 pour son challenge (Choisir la prochaine lecture de sa PAL) qui me fait lire de très bons bouquins et à Chantilly pour m’avoir fait découvrir celui-ci. Merci aussi à Thalia pour son superbe travail sur le blog.

Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne

Je remercie Livraddict et les éditions Robert Laffont pour ce partenariat.

Présentation de l’éditeur :

Le Pavillon des cancéreux, c’est le quotidien du bâtiment numéro treize de l’hôpital de Tachkent, celui où quelques hommes alités souffrent d’un mal que l’on dit incurable. En s’y installant, Roussanov, haut fonctionnaire du Parti, ne voit pas d’un bon œil d’être contraint de partager sa chambre avec des patients de moindre valeur comme Kostoglotov, un ancien prisonnier du goulag. Mais très vite, il va se rendre compte que tous les titres et les passe-droits dont il usait dans la vie réelle ne lui serviront à rien. Il est mis dans la salle commune et doit se soumettre aux traitements. Comme les autres, il va vivre le combat de l’homme face à la vision de sa mort et son dénuement devant la vanité de sa vie passée. Dans cette salle d’hôpital, on vit désormais de l’intérieur l’angoisse de chacun des sept personnages qui y sont enfermés, qu’on pourrait voir comme un échantillonnage de la société russe au moment dit du  » dégel « , juste après la mort de Staline. Le lieu vit presque en autarcie, pourtant, il est plein des bruits du monde et hanté par la guerre et le communisme. Au-delà des malades, on découvre peu à peu le personnel médical : Zoé, une jeune infirmière, Véra, le médecin, Lioudmila, la chirurgienne et la difficulté de leurs décisions, leur impuissance et leurs interrogations face à des traitements encore incertains. Imaginé en 1955, rédigé dix ans plus tard, Le Pavillon des cancéreux est l’œuvre la plus accessible de Soljenitsyne et sans conteste celle où il est le plus fidèle à la grande tradition du réalisme russe du XIXe siècle.

Mon avis :

Les hommes et les femmes qui entrent au pavillon des cancéreux, pavillon numéro treize, ironie du sort, n’ont aucune garantie d’en sortir un jour. A l’intérieur, la tumeur, le cancer, quel que soit le nom que l’on veut lui donner, semble remettre tout le monde d’accord. L’égalité entre les hommes qui constitue l’objectif du communisme paraît enfin atteinte. Toutefois, les hommes qui entrent là y entrent avec un passé, le récit de leur parcours individuel fonde la description, critique, d’une époque et d’une société. Au cœur de l’ouvrage, la liberté bien sûr, tant chérie des hommes et complètement absente du monde construit par Lénine puis par Staline. Cette liberté, elle est aussi absente du pavillon des cancéreux, où un corps médical sincère et sûr de son fait prend les décisions à la place des patients, sans leur communiquer la moindre information sur leur état de santé, et où on envoie les mourants s’éteindre à l’extérieur au profit des statistiques d’un système qui n’admet aucune faille.
Tout au long du roman, l’atmosphère est pesante. Il faut dire que le cancer est dans cette œuvre un personnage à part entière, dont la présence est loin d’égayer l’ambiance. Le pavillon des cancéreux étant un pavé (plus de 750 pages dans l’édition lue), sa lecture a pu parfois s’avérer pénible, tout simplement parce que les sujets abordés ne sont pas réjouissants.
La lecture éprouvante d’une œuvre intelligente, marquante, et admirablement bien construite.

Divergent de Veronica Roth

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une LC organisée par Juliah, et qui est prévue soit pour le 26 novembre, soit pour le 14 janvier(il y a deux sessions).

Synopsis:

Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d’une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu’elle a caché à tout le monde parce qu’elle a été averti qu’il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l’aider à sauver ceux qu’elle aime. . . ou pourrait la détruire.

Mon avis :

Au début, le résumé ne me plaisait pas trop, et je n’avais pas prévu d’achter Divergent. Mais les milliers d’avis positifs sur le forum m’ont fait changer d’avis, j’ai laissé mes préjugés de côté et j’ai acheté ce roman. Et bien on peut dire que je n’ai pas été déçu. J’ai beaucoup aimé ce livre. Je trouve que l’idée des factions est très bonne, et je trouve l’histoire originale, qui ne ressemble en rien aux livres de jeunesse habituels. On s’attache très vite aux personnages, et l’auteur développe avec brio les sentiments dans son livre, ce qui fait que l’on accroche très bien à l’histoire. Pour ma part, je ne pouvais pas m’arrêter de lire, tellement j’avais envie de connaître la suite, car le livre est bourré de rebondissements.

Pour en savoir plus :

En bref, ce livre est pour moi un gros coup de coeur. Je le conseille à tous ceux qui ne l’ont pas encore lus, ou qui aiment les dystopies. Je lui ai d’ailleurs mit un 9.5/10.

Pour en savoir plus :

Le lien vers la fiche du livre
Le lien vers la fiche de l’auteur
Le lien vers la LC organisée par Juliah
Le lien vers le topic qui est consacré à Divergent sur le forum

La Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu

Résumé

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve.
Depuis lors, il doit prendre soin d’en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d’une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve…

Avis

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge « Je vide ma bibliothèque ».

Les premières pages, dans lesquelles le héros nous raconte sa naissance, sont … surprenantes et déstabilisantes. Mais très rapidement la magie s’opère et il devient alors très difficile d’interrompre sa lecture.

Jack, Madeleine, Miss Acacia, mais aussi Méliès, Anne et Luna : tous ces personnages, que l’on croirait tout droit sortis de l’univers de Tim Burton nous entraînent avec ravissement dans leur folle aventure. Ces personnages fascinants et les situations loufoques dans lesquelles ils se trouvent font tout le charme de ce livre, par ailleurs très émouvant.

Comment en effet ne pas être ému par l’histoire de Jack, ce drôle de petit personnage avec une horloge à la place du cœur, prêt à tout quitter par amour, au péril de sa vie ? Malgré les difficultés et les moqueries dont il fait l’objet, en raison de sa particularité, Jack va se laisser porter par cet amour, au demeurant beaucoup trop fort pour lui.

La scène de la rencontre entre Jack et Miss Acacia, avec le véritable coup de foudre éprouvé par Jack est tout simplement sublime. Mais au-delà de la romance, on découvre rapidement que les passions amoureuses peuvent se révéler destructrices. La mécanique du cœur est un conte, mais un conte qui parle aussi de la cruauté de la vie.

Ce livre a été une très bonne découverte et j’ai adoré l’univers de Mathias Malzieu. Une fois ma lecture achevée, j’ai eu envie de découvrir l’album musical de la Mécanique du Cœur, que j’ai également adoré.