Opération Léviathan, de Mark Walden

Merci à J.C. Lattès, Le Masque, et à Livraddict, pour l’opportunité de lire ce livre.

Présentation de l’éditeur :

Alors qu’il tente de déjouer le dernier plan machiavélique de Nº1, à la tête de l’Alliance Mondiale des Entreprises Scélérates, le Dr. Néro est enlevé par une organisation de sécurité. Plus étrange, l’invincible Raven, maître katana, n’a pas refait surface après l’attaque.

Pour tenter de les sauver, et mettre fin au chaos qui agite l’école depuis la nomination du nouveau directeur, Otto va devoir affronter des jumelles tueuses, une armée de faucheuses et, surtout, cambrioler le MI6.

Encore un semestre mouvementé à la Grande Ecole du Mal et de la Ruse, où Otto pourra mettre en pratique ses cours de Mal Appliqué, de manipulation et de combat japonais.
Avec Grande Ecole du Mal et de la Ruse, Mark Walden a créé un univers original et décalé, mêlant parfaitement le suspense à l’humour.

Mon avis :

Opération Léviathan est la suite de Grande Ecole du Mal et de la Ruse et de High School Criminal, mais peut se lire tout seul, comme une histoire à part entière, même si la lecture serait alors facilitée par le rappel de l’objectif de l’école en question, qui n’est pas mentionné dans le livre.

J’ai apprécié la plongée au cœur de l’univers de cette brochette d’adolescents pas ordinaires, venus des quatre coins du monde pour parfaire leur habileté en matière d’escroquerie, de piratage informatique de haute volée, d’évasion, etc.

Le récit est très intense, le rythme soutenu et les événements s’enchaînent les uns aux autres sans répit. Les scènes d’affrontement sont plutôt bien décrite et permettent au lecteur une meilleure immersion dans le cœur de l’histoire. Le roman est parsemé d’humour, plus ou moins subtil, souvent efficace. Certains aspects du dénouement sont très prévisibles, d’autres restent mystérieux jusqu’aux pages qui le précèdent.

On rencontre, ici et là, quelques fautes de syntaxe.

Même si, à mon sens, Opération Léviathan n’a pas l’intérêt que peut avoir, pour les adultes, la lecture d’un ouvrage comme Harry Potter, il s’agit d’un roman d’action original, qui remplit pleinement le cahier des charges d’un ouvrage destiné aux jeunes. Humour, évasions musclées et cybernétique sont au rendez-vous. Une réussite.

Crimes sans châtiments, Thierry Malleret et François Benaroya

Résumé (4e de couverture):

Sergueï Cholotov, l’analyste pétrolier de la première banque russe, est assassiné sur la Place Rouge.

En voulant élucider ce meurtre, Nadia, sa collègue, tombe dans un piège mortel… Son amant, le très influent président de la banque, ne lui sera d’aucun secours… et pour cause !

La jeune femme risque, en effet, de faire échouer un gigantesque montage politico-financier, où se mêlent l’insatiable ambition des nouveaux barons de l’industrie russe, les manoeuvres politiques du Kremlin et les revendications des fondamentalistes islamistes…

Mon avis:

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat entre Livraddict et les éditions Maxima. J’ai tout d’abord été intriguée par son titre et sa référence. J’ai adoré cette oeuvre de Dostoïevski et la Russie est un pays qui m’a toujours fasciné. L’intrigue de ce livre s’y passant, c’est donc tout naturellement que j’ai choisi de postuler pour pouvoir le lire. J’étais d’autant plus ravie d’avoir été sélectionnée qu’il s’agit d’un thriller, genre que j’affectionne particulièrement.

J’ai été « embarquée » rapidement dans l’histoire.
L’intrigue se met en place dès le premier chapitre où on assiste au meurtre de Sergueï, l’analyste de l’Ourakbank. Sa collègue, Nadia, responsable des ventes, assiste, impuissante, à son assassinat. Elle découvre par inadvertance un document, dont elle ne comprend pas, dans un premier temps, pourquoi Sergueï l’avait en sa possession. Puis elle se rappelle que son collègue envoyait certains dossiers sur son mail personnel. Elle va donc les consulter sur sa messagerie. C’est cette consultation, avant même qu’elle ne comprenne les implications de ce qu’elle a découvert, qui va engendrer une chasse à « la femme ».

L’intrigue est pensée de main de maîtres. Les pistes sur lesquelles Nadia se lance avec l’aide d’Oleg, son ancien amour, s’entremêlent. L’oligarchie russe à laquelle appartient Petia, le banquier, l’amant et patron de Nadia, joue t’elle un rôle dans cet imbroglio? Qu’en est-il de la piste Tchétchène? Jusqu’où s’étendent les ramifications de cette affaire? La mafia russe est elle impliquée? De Moscou, jusqu’à Genève, de Londres à Achkabad, nous suivrons pas à pas les aventures du trio.

Si l’intrigue fonctionne aussi bien c’est que les auteurs connaissent particulièrement bien les milieux financiers et la Russie pour y avoir travaillé. Un oligarque notamment, déchu sous l’ère de Vladimir Poutine, semble les avoir directement inspiré pour un des personnages. Les crimes économiques, blanchiment d’argent, fraudes, ventes d’armes ponctuent le livre, donnant l’image d’une Russie dominée par les affaires. On a la sensation que l’histoire est à peine romancée et que les auteurs ont côtoyés de prêt les dérives qu’ils décrivent dans le livre. Dans tous les cas, le but est atteint et le livre donne envie, aussitôt terminé, de se documenter un peu plus sur la Russie post pérestroïka.


Bilan :

Encore une fois une lecture très positive. Je remercie Livraddict et les éditions Maxima qui m’ont permis de faire cette découverte. Une mention particulière pour le petit mot manuscrit que j’ai reçu avec le livre. C’est le genre d’attention que j’affectionne.

Page de l’éditeur qui présente le livre

Cléo, de Fred Bernard

Je ne suis pas la plus belle
mais pas mal quand même,
je ne suis pas sotte
mais je dis des bêtises,
je ne suis pas folle
mais je dis des sottises,
je n’ai pas trente ans
et je suis une reine.
En amour,
j’ai l’impression d’avoir fait le tour,
mais je cherche mon roi.
Je suis une fille comme les autres ?
Peut-être…

Je n’avais encore jamais lu de roman graphique… Cela n’a rien à voir avec une BD au sens classique du terme. Ici on se rapproche plus du roman que des codes BD traditionnels. Je lis rarement des BD, mais un peu d’ouverture d’esprit n’a jamais fait de mal à personne, d’où ce choix de lecture.

Le contraste entre la couverture colorée avec une Cléo un brin espiègle et l’intérieur du livre, très sombre, est surprenant dans un premier temps, mais l’on s’aperçoit vite que ces dessins crayonnés sont parfaitement adaptés au propos et à l’état d’esprit du personnage principal, le tout dans des cases aux bords arrondis.

Une histoire qui n’est absolument pas destinée aux enfants…
Ce roman est loin d’être tout public en raison de la noirceur des illustrations, mais aussi de l’histoire elle-même. Même si Cléo semble au départ bien dans sa peau et enjouée, cette immersion dans son intimité révèle rapidement des failles. Pourtant, le trait et le ton sont légers, avec de nombreuses pointes d’humour. L’auteur fait toutefois quelques choix résolument gonflés, comme la représentation des parents de Cléo en Thot et Horus…
Les références musicales qui ponctuent les cases sont, quant à elles, excellentes !

D’après la quatrième de couverture, ce roman devait raconter l’histoire d’une trentenaire presque ordinaire en quête du grand amour. J’ai donc été surprise de voir le récit s’articuler essentiellement autour de la vie sexuelle de Cléo, puis au fil des pages, j’ai perçu le mal-être (enfoui) de cette jeune femme, résultant d’une part de son éducation (il faut être casée à 30 ans) et de l’absence de communication vraie avec ses parents et d’autre part de ses « déboires » sentimentaux, qu’elle vit plutôt bien au demeurant. Ce roman est une tranche de vie, racontée en voix off, par une jeune femme qui se parle à elle-même sur un ton paternaliste. Elle se livre à nu (c’est le cas de le dire puisqu’elle est souvent dessinée nue !) et nous révèle ses pensées les plus intimes. D’un côté, elle assume complètement ses actes et de l’autre, elle se sent décalée par rapport aux personnes qui l’entourent et aux codes moraux de la société, d’où un malaise certain. Le dénouement est un grand élan d’espoir vers l’amour et le bonheur de pouvoir faire ses propres choix même s’ils sont un peu fous (partir au Japon). Le physique de l’heureux élu est secondaire, c’est tout le reste qui importe et qui donnera à Cléo ce qui lui manque.

En résumé, je dirais que c’est un roman hors du commun, riche, très bien construit et extrêmement profond, à lire plusieurs fois pour bien en apprécier toutes les subtilités.

Je remercie les éditions Robert Laffont et Livr@ddict pour ce partenariat insolite.

Une vie psychosomatique, de Carl Watson

Merci à Livraddict et aux éditions Vagabonde de m’avoir permis de lire ce livre.

Présentation de l’éditeur : « J’ai vu toutes mes relations d’autrefois devenir des hommes d’affaires, des employés, des artistes, des poivrots et des contremaîtres de l’information. Moi, je ne voulais pas. Je ne voulais pas de ce genre de mort. Mais quelle différence finalement avec ma dévotion d’esclave pour le fantasme ? Je peux penser à toutes sortes de justifications rationnelles. Je peux attaquer n’importe quelle émotion sous n’importe quel angle, mais je ne peux plus juger de la nature de ce que je ressens ou de l’intensité de mes sentiments. »
Le chemin qu’emprunte cette histoire ressemble à celui du mouvement des nuages, ou à celui d’une boule de flipper qui, une fois catapultée, parcourt un chemin indéfini : un homme erre dans les rues, prisonnier de rêves violents, durs et absolus, dérouté ici par une ombre, un souvenir, là par un étrange assemblage de façades. Et il finit par échouer dans un endroit inconnu où il ne songeait pas à se rendre.

Mon avis : Une trentaine de pages, c’est le temps qu’il m’a fallu pour pénétrer le récit douloureux et labyrinthique de Carl Watson. Une fois cette étape franchie, j’ai enfin pu apprécié la poésie trash de ce roman d’une violence rare et pure. C’est la vie et la mort qui nous parlent à travers la libération des mots et des fluides, la haine et l’amour qui jaillissent en même temps dans un mélange de sécrétions à la fois sales et inaltérées, répugnantes et sincères.
Entre élévation et nausée, le lecteur plonge dans une ambiance gluante et fétide. La saleté s’écoule dans les égouts, la violence se déverse dans l’humain à l’image des excrétions et mucosités qui parcourent son corps, les pensées courent au même rythme dans l’esprit.
Un livre dans lequel on se perd, dans lequel on oublie où l’on en est tant les images s’enchevêtrent. On est bousculé, malmené même, d’une scène à une autre. Les séquences s’enchaînent, on n’en retient que les textures et les odeurs, toujours au bord du vertige.
Un livre pour lecteur averti, cristallin et nauséabond, qui sort des sentiers battus pour mieux nous traîner dans la boue.
Carl Watson est un auteur à suivre, Vagabonde, une maison à découvrir… Et chapeau bas pour le traducteur !

Baby Challenge Bit-Lit

J’ai décidé de me lancer et de participer au Baby challenge Bit-lit. Peut-être que par la suite, je participerai à un autre. En ce moment, je suis plus attirée par ce genre-là.

Le but du « baby-challenge » est de lire le plus possible de cette sélection !

Voici la liste retenue à partir des notes dans bibliomania :
1 – Anita Blake, tome 1 de Laurell K. Hamilton
2 – Mercy Thompson, tome 1 de Patricia Briggs
3 – Deux cierges pour le diable de Laura Gallego Garcia
4 – Rachel Morgan, tome 1 : Sorcière pour l’échafaud de Kim Harrison
5 – La communauté du sud, tome 1 de Charlaine Harris
6 – Femmes de l’Autremonde, tome 1 : Morsure de Kelley Armstrong
7 – Hush, hush, tome 1 de Becca Fitzpatrick
8 – La maison de la nuit, tome 1 de P.C. Cast
9 – Les Chroniques de Mackayla Lane, tome 1 : Fièvre noire de Karen Marie Moning
10 – Twilight, tome 1 : Fascination de Stephenie Meyer
11 – La Confrérie de la dague noire, tome 1 : L’Amant ténébreux de J.R. Ward
12 – Les Vampires de Manhattan de Melissa De La Cruz
13 – Jaz Parks, tome 1 : Jaz Parks s’en mord les doigts de Jennifer Rardin
14 – Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ? de Beth Fantaskey
15 – Chasseuse de la nuit, tome 1 : Au Bord de la Tombe de Jeaniene Frost
16 – Prémonitions de L.J. Smith
17 – Kate Daniels, tome 1 : Morsure magique de Ilona Andrews
18 – Une aventure de Vicki Nelson, tome 1 : Le prix du sang de Tanya Huff
19 – L’appel du sang, la seconde vie de Bree Tanner de Stephenie Meyer
20 – Le cercle secret, tome 1 : L’initiation de L.J. Smith

Médaille d’or : 20/20
Médaille d’argent : 16/20
Médaille de bronze : 12/20
Médaille de chocolat : 8/20

Pour l’instant, je ne commence pas très fort mais je vais me rattraper. Ce sera un vrai défi. Je pense que pour un début, c’est pas mal.