Entre les murs de Paul Clément

C’est avec une impatience non contenue que j’ai fait l’acquisition des trois nouveaux bébés de Paul Clément, avec ses trois premiers opus de sa saga Les orphelins de Windrasor. J’avais découvert sa plume avec Creuse la mort, qui avait été une lecture très très rapide –moins de 24H- et assez parfaite dans son genre. Cette fois, l’auteur nous offre un univers très crédible – non pas que ça ne soit pas le cas dans ses autres romans hein, ne vous méprenez pas –  une histoire bien pensée et bien construite. Il n’y a aucun temps mort, on entre directement dans l’action, ce qui est très appréciable.

A mes yeux, c’est une sorte de contes de fées  à la sauce Famille Addams ; un récit qui emprunte aussi bien aux orphelins Baudelaire qu’à Oliver Twist, sans oublier une zeste d’Harry Potter et de Maxime Chattam. Pour les deux derniers, il ne s’agit que d’une vague ressemblance, absolument pas d’un copier-coller. Concernant Lemony Snickett et Charles Dickens, sans doute des influences bien digérées au préalable, je ne peux que supposer ici.
L’alternance de points de vue donne une dynamique bien vue et bien pensée à ce roman, et on ne s’ennuie pas une seule seconde.
Les personnages sont attachants : personnellement je suis tout particulièrement sous le charme d’ Iphis –une jeune fille intelligente et courageuse, amoureuse de livres-, sans oublier Spinello –le jeune garçon qui fait tourner en bourrique les surveillants de l’orphelinat.

Les enfants vivent sous la menace de créatures inquiétantes et mystérieuses, les Ignobles.
Dans cet orphelinat, ils sont considérés comme dispensables. Il vaut mieux pour ces enfants qu’ils se rendent utiles, sous peine d’être envoyés ailleurs (Dieu sait où). S’ils ont une chance d’être adoptés, leurs gardiens seront très peu regardants sur les qualités et les intentions des adoptants, l’essentiel étant que les enfants débarrassent le plancher, et aussi vite que faire se peut.
Les descriptions de certains personnages sont croustillantes à souhait ; je pense à la marquise et au marquis, dotés d’un physique dignes de personnages des Noces funèbres de Burton, et de caractères acariâtres.

La fin du livre ne donne qu’une hâte : se plonger dans la suite, ce que j’ai fait immédiatement, d’ailleurs. Je ne chercherai pas à lister les défauts de cette histoire, parce que très honnêtement, pour l’ instant, je n’en vois pas.

Phobos de Victor Dixen

Titre : Phobos – Tome 1
Auteur : Victor Dixen

Chronique:

En tant que retardataire, voilà que je me lance enfin dans la saga Phobos. Quelle pression n’empêche, vais-je faire partie de ceux qui ont adoré où vais-je faire partie de cette minorité qui n’ont pas apprécié ? Depuis le temps que j’en entends parler et principalement qu’en bien sauf quelques personnes à qui j’ai dis que je lisais Phobos – Tome 1 et qui m’ont dit qu’elles n’avaient pas trop apprécié celui là car il était trop long ???
Et bien je dois dire que j’étais étonnée.

Moi j’ai bien aimé ce premier tome, comme tous les premiers tomes c’est une introduction à ce qui va se passer dans les prochains. L’auteur ne peut pas raconter tout d’un coup, sinon dans ce cas là on dirait qu’il a été trop vite et qu’on aurait voulu plus de détails, en apprendre plus sur les personnages ect…

Alors mon avis sur ce premier volet, je trouve que l’auteur pose bien les bases. Il ne faut pas oublier que les six prétendantes et les six prétendants sont confinés chacun de leur côté dans une capsule (qui ressemble plutôt à une boîte de conserve) montée sur 4 étages avec le strict minimum, on peut pas dire que ce soit le grand luxe même si le confort est là. Idem pour les activités, le choix n’est pas énorme. Ce que les prétendantes et les prétendants attendent impatiemment, tout comme les lecteurs sont les speed-datings journaliers.

C’est vraiment ces speed-datings le plus intéressant … C’est a travers ces rendez-vous qu’on apprend à faire connaissance avec chaque personnage, à savoir d’où il vient, quel est son histoire, les raisons de sa candidature à ce projet (même si il y a toujours quelques mystères).

De plus , petit rappel au cas ou vous auriez oublié, le voyage dans ce vaisseau (capsule) jusqu’à la destination finale dure 5 mois, 5 mois c’est quand même long. Les personnages ne font pas que dormir.

Alors pour le choix de dénouement pour cette première partie moi j’approuve. C’est un choix très judicieux, pour ma part je n’y changerais rien. Et puis la plume de l’auteur est très addictive, on ne peut pas poser le livre deux secondes qu’on est obligé de le reprendre pour savoir ce qu’il va se passer, pimenté par les nouveaux rebondissements auxquels on ne s’attendait pas. Avec ce livre on prend un ticket pour avoir plein d’étoiles dans les yeux. Un magnifique voyage dans l’espace au bord du Cupido.

Franchement je ne regrette pas du tout d’avoir commencé cette saga. Et si vous ne l’avez pas encore commencé, foncez ! Mieux vaut tard que jamais. La preuve ????

En bref, un premier tome vraiment top ! Dont on en ressort des étoiles pleins les yeux. Un très beau voyage que nous fait faire Victor Dixen. J’ai hâte de poursuivre l’aventure avec nos six prétendantes et nos six prétendants que ce soit toujours à bord du Cupido ou sur la planète Phobos. Je trépigne d’impatience de savoir ce que réserve le second tome.

Le Livre des Ombres de N. E. Genge

Charmed : Le livre des Ombres, de N. E. Genge, 185p, Edition de 2002.

Bon eh bien, je m’attendais à beaucoup mieux comme livre ! Très déçue. (je n’aurais pas eu de challenge sur ce livre j’aurais abandonné ma lecture dans les 20 premières pages)

En effet, les 20 premières pages étaient les plus dures à lire. Un vrai supplice pour moi. C’est comme si elle prêchait (j’ai pas d’autre mot), pour nous faire adhérer à son loisirs / ses croyances / etc dans la sorcellerie wiccan. Et ça c’est que le début… Je m’attendais à un livre parlant du livre des ombres de la série Charmed, vu que c’est le titre et la couverture du livre, mais non. En réalité, okay ya bien ensuite 3 sections sur les « produits » (herbes, cristaux, bougies, etc) qu’il faut impérativement et optionnellement avoir chez soi quand on veut tel ou tel résultat, ainsi que les choses à faire / réciter / préparer. Mais toute une section 5 qui ne correspond pas au thème du livre tel qu’il devrait l’être à l’origine, et qui correspond qu’à ce que elle-même voulait parler, c’est à dire des choses qu’elles ne trouvent pas justes dans les épisodes, car ne correspondant pas à ce qu’elle a appris sur la sorcellerie, et encore plus fort, dans la fin de section 5 carrément les fautes de tournages qui n’ont absolument rien à voir avec le fameux livre. Puis une petite section 6 mentionnant la filmographie des acteurs principaux. Inutile pour le thème, mais bon, c’est pas gênant, pour les quelques petites pages de fin, comparé aux dizaines et dizaines de pages pour la section 5 !

Pour résumer, elle parle de ce qu’il faut avoir et faire pour faire des rituels, parle beaucoup de la série, mais pour citer de nombreuses fois les mêmes choses (à force le premier épisode c’est… saoulant!), cite ce qui existe dans le monde de la sorcellerie dans « la réalité comparée à la télévision », mais ne s’épanche pas vraiment sur le livre en lui-même, ne cite pas un grand nombre des formules présentes dans le livre, ni ne mentionne quels ingrédients les sœurs ont utilisés pour tel ou tel envoûtement… En gros, elle a pris un titre qui la ferait lire, pour au final ne parler que de « sa » magie et de ce qui ne va pas dans la série, mais aucunement du thème principal : le livre des ombres ! Nan franchement, je ne le recommande pas, en tous cas à ceux qui voudraient en savoir plus sur le livre, car de ce côté-là on en sait moins que dans la série, mais qui au contraire voudraient en savoir plus sur « l’art de la sorcellerie » grâce aux renseignements sur les différentes herbes, manières de faire des rituels, quoi et comment disposer tel ou tel objet, etc…

Wow… je me suis lâchée. C’est pour dire à quel point ce livre m’a énervé !

Question de temps de E. R. Link

Voici un auteur qui mériterait d’être connu davantage, et un roman vraiment parfait pour cet été.  Comme quoi, il y a vraiment des romans qui ne bénéficient pas d’une publicité proportionnelle à leur qualité ! J’ai eu la chance de lire ce livre en partenariat avec l’auteur, E.R Link. Je la remercie très très très fort, parce qu’elle a eu une patience d’ange en ce qui concerne mes délais de lectures, sur ce coup-là. Pourtant, ce roman a tout pour me plaire : histoire de piraterie, équipages pittoresques et la thématique des voyages dans le temps, que j’a-do-re.

L’énorme point fort de ce roman, c’est pour moi ses personnages ! J’ai rarement vu autant de personnages aussi drôles et/ou si sympathiques dans une seule histoire.
J’ai adoré Calixte, qui est drôle, impertinent, plutôt fascinant avec ses nombreux tatouages et autres secrets croustillants (graou).

J’ai aussi adoré Joséphine, un personnage féminin avec un sacré caractère, qui n’a pas peur de tomber amoureuse à tout bout de champ malgré son haut rang, qui essaie de se débarrasser de ses obligations en tant que jeune femme de bonne famille. Elle est intelligente et débrouillarde, ça change tellement de ce qu’on a l’habitude de voir !
Sybil aussi est un sacré petit bout de femme, et je ne parle même pas d’Onésime, que j’ai trouvé juste parfait.
Gros-sac m’a énormément fait rire : cet oiseau est à n’en point douter un personnage à part entière, presque aussi intelligent et rusé qu’un humain ! Le gardien de l’arcodex n’est pas un adversaire de petite envergure.

Le roman réserve son lot de surprises, ce qui n’est pas pour me déplaire. A plusieurs reprises, la narration a pris un tour auquel je ne m’attendais pas du tout, et j’ai adoré découvrir le pourquoi du comment, les petites choses tellement importantes qu’évidemment on ne sait pas depuis le début, bref me faire balader par l’auteur ! A présent je n’ai qu’une hâte, lire de nouveaux romans de E.R Link. Donc, vous l’aurez compris, je recommande ce livre à tous, sans modération !

Le Roi Mort-Vivant de Kugane Maruyama

Overlord, tome 1 : Le roi mort-vivant
Auteur : Kugane Maruyama
Éditions : Ofelbe
Nombre de pages : 544 pages
Année de parution : 2017

Résumé :

« Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre jeu de rôle en ligne est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien Mort-Vivant, chef de la puisante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga n’est pas deconnecté et se retrouve propulsé dans un monde inconnu. Prisonnier, le seigneur maléfique part à la découverte de terres hostiles. Pour survivre, une seule solution s’impose à lui : conquérir le monde.»

Ma critique :

Je tiens à remercier Livraddict ainsi que les éditions Ofelbe pour ce partenariat ! Merci également pour ce poster géant !

J’ai choisi cette lecture pour le résumé, mais aussi la couverture. Je suis fan de jeux, alors pourquoi ne pas me laisser tenter ?

Nous découvrons Yggdrasil, jeu qui a été lancé il y a dix ans de cela permettant aux joueurs de créer un personnage mais aussi de pouvoir personnaliser chaque contenu, ou de se « créer une maison ». Ce qui l’a rendu connu, et qui l’a fait s’accroître sont : les nombreuses fantaisies qu’il permet.

On suivra une guilde : Ainz Ooal Gown, avec de certaines exigences : elle ne recrute que des joueurs adultes et ouvriers, le Maître de Guilde exigeant également les personnes à ne jouer aucune classe humaine. Ces exigences ont permis à la guilde de se classer dans le top 10 . Tout joueur aguerrit saurait qu’il n’est pas évident pour une guilde de se classer aussi haut !

Cependant, le jeu a décidé de fermer ses serveurs.

Momonga réunit alors ses joueurs pour leur faire un dernier au revoir, et décide de faire un tour dans le jeu une dernière fois pour se remémorer des souvenirs…Mais tout ne se passe pas comme prévu : en effet, le serveur de jeu ne se ferme pas dans la limite du temps escompté, qui plus est les PNJ se mettent à parler, et à agir en fonction de leur propre volonté. Bien entendu, il est impossible de contacter l’Administrateur du jeu !

La fiction dépassera la réalité.

Momonga est un personnage solitaire, qui n’a pas d’amis, de famille ou de petite amie et se questionnera sur son envie de retrouver son « monde ». Il réunira les gardiens de la grande tombe de Nazarick, en urgence, et chacun lui prêtera allégeance puisque chacun le trouvant apte à les aider à rétablir la situation ! Il deviendra cependant le personnage qu’il a créer : un squelette. C’est tout ce que je peux vous dire (sans en dévoiler davantage).

J’ai aimé que chaque PNJ soit dévoué à leur chef, chacun pouvant penser et exprimer désirs et envie ils agiront différemment de leur programmation

Il n’a personne à qui tenir : pas de famille, aucun amis, ou de petite amie, alors il se questionne sur son envie de retrouver son « monde ». Il reste prisonnier du jeu et devint réellement le personnage qu’il a créé.

Je n’ai pas aimé le roman dans le sens où j’ai préféré l’animé…On a extrêmement de mal à entrer dans l’histoire. Momonga paraît froid, de par son apparence squelettique mais il nous inspire pas confiance, il est égoïste et manque d’empathie.

J’ai trouvé certaines scènes assez chaudes, le sexe est présent. En effet, plusieurs allusions sexuelles sont présentes ! Notamment les situations entre Momonga et la maid qui l’affectionne !En manga ça m’aurait peut-être moins gêné, ça doit être le style..

Je reste sur ma faim, avec le livre. Je pense lui donner une chance, au prochain roman.