Le Monde des Rescapés de Tarek Souilmi

Quatrième de couverture :

Un rescapé n’est pas un survivant tout court : le simple fait d’être resté en vie là et quand tant d’autres ont péri ne suffit pas. Un rescapé n’est pas un pauvre être ou un coupable : il a le devoir de vivre pleinement pour lui et pour la mémoire de ceux que le souffle de la vie a reniés. Être un rescapé n’est point la fin d’un danger : c’est le début permanent d’un long travail de conscience. Une conscience qui révélera au rescapé que le danger n’est jamais assez loin car c’est bien nous qui le fabriquons à chaque instant. Il se rendra compte que tout un chacun est un rescapé de quelque chose, car la souffrance, quelle qu’elle soit, demeure une douleur éprouvée par un sujet qui l’endure dans une solitude implacable même s’il est bien entouré. Il apprendra que le vrai danger est l’ignorance qui nous vient sous forme d’oubli et l’oubli qui nous vient sous forme d’ignorance. Le rescapé est condamné à se souvenir pour se prémunir contre l’évanouissement qui nous menace tous. Il essaiera de transformer son périple en un document non orphelin qui aura, peut-être, le mérite d’être consulté.

Mon avis :

Tout d’abord, je souhaite remercier les Editions Baudelaire pour cet envoi et m’avoir permis de découvrir ce roman, ainsi que Livraddict pour m’avoir donné cette opportunité.

Lorsque j’ai commencé la lecture des premières pages de ce livre, je me suis dit que si l’ensemble du livre était comme ce premier chapitre, je n’irai pas bien loin. Le livre ne fait que 100 pages, donc je pense que je serais tout de même allée au bout, mais sans plaisir.
Concrètement, je n’ai pas compris ce que je lisais. Des phrases très longues avec des mots compliqués, tout du moins, que je n’ai pas l’habitude de rencontrer dans mes lectures.

Et puis au fil des chapitres suivants, on revient au fur et à mesure dans un « monde réel », je comprends ce que je lis, avec des phrases plus simples. C’est beaucoup plus agréable à lire.

Chaque chapitre est construit comme une courte histoire, mais avec fil conducteur entre chacun.

Le fond général de l’histoire est assez difficile, on rencontre des personnages qui sont persécutés, qui subissent des horreurs dans l’ombre, dans l’impunité totale.

Pour résumer, je dirais que c’est une lecture assez difficile, mais à laquelle il est important de s’accrocher. Je pense que pour en profiter pleinement, Le Monde des rescapés nécessite au moins une seconde lecture.

Tempêtes Solaires de Ludovic Spinosa

Résumé :

Conséquence de tempêtes solaires, l’énergie de la planète disparaît soudainement et totalement, propulsant les êtres humains deux cents ans en arrière. Le dérèglement climatique qui fait suite obligera l’être humain à changer son comportement actuel. Que feriez-vous si, du jour au lendemain, vous vous retrouviez dans le noir total, chaque nuit ? Que feriez-vous si, du jour au lendemain, vous étiez privé de tout votre confort, même le plus minime ? Jack, Steve, Joshua, Jiao, Laura et Thibaut vont le vivre pour vous. Confrontés à plusieurs catastrophes naturelles de dimension mondiale, comment vont-ils évoluer, mais surtout survivre ?

Est-ce l’apocalypse ? Peut-on qualifier ainsi la disparition de notre technologie et des sources d’énergie que nous connaissons de nos jours ? Et si ce jour était demain?

Mon avis :

Etant attirée par la science-fiction, j’ai voulu essayer avec « Tempêtes solaires » de Ludovic Spinosa. J’en ai profité pour le découvrir grâce au partenariat entre Livraddict et les Editions Persée, que je remercie chaleureusement.

Mon avis global est malheureusement négatif. Plusieurs éléments ont en effet perturbé ma lecture, que ce soit sur la forme ou sur le fond.
Pour la forme, je tiens quand même à préciser que je n’ai rien à redire sur la couverture. Elle est vraiment magnifique et la 4e de couverture est bien faite.

Ici, je parle plutôt de la forme à l’intérieur du livre. Sans parler des quelques fautes d’orthographe que je peux pardonner, ce qui m’a surtout dérangé c’est l’absence de maîtrise des virgules, et de la ponctuation de manière générale. À de nombreuses reprises, les virgules étaient mal placées dans les phrases. Elles étaient aussi souvent inutiles. À l’inverse, il en manquait aussi beaucoup. Sans mentir, ces oublis et ces virgules en trop représentaient plus d’une centaine de cas. Cela m’a plusieurs fois obligée à relire la phrase que j’avais terminée pour bien vérifier que j’avais compris. L’absence de points a rendu le texte trop lourd avec des phrases qui faisaient en moyenne quatre lignes chacune.Les deux points auraient pû aussi être utilisés quelques fois dans le texte, tout comme les points d’exclamation et les points d’interrogation qui étaient presque aux abonnés absents (alors qu’ils étaient indispensables dans certains dialogues, notamment).

Outre cela, j’ai un avis mitigé sur le style d’écriture. Le vocabulaire employé m’a plu dans l’ensemble. Par contre, l’emploi de la familiarité et de la grossièreté m’a refroidi. On aurait dit que tous les personnages ne savaient parler que de cette façon et que l’auteur se forçait à parler comme eux dans la narration. Ce vocabulaire grossier était inutile, à mon sens ; en tout cas, pas à ce point. Et comme la moitié des personnages l’employait, ça ne permettait pas non plus de les différencier et de leur donner une véritable personnalité.

À cela se sont ajoutés les abréviations (ex : 2 min), des sauts de ligne en plein milieu de la phrase (ex à la page 23, à deux reprises) et la narration à la suite des dialogues (ex à la page 16 : – Fonzy, viens mon chien ! Fonzy, aux pieds ! Il décide donc de prendre sa respiration […]).
Tout ceci m’a empêchée de me concentrer pleinement sur l’histoire.

Pour le fond, l’idée de base était originale. Malheureusement, elle n’a pas été exploitée. J’avais plus l’impression d’être en présence d’un ouvrage moitié essai, moitié documentaire-fiction que l’on peut voir sur Arte, et non d’un roman. Pourtant, il était bien indiqué sur la 4e de couverture qu’il s’agissait d’un roman. Pour moi, c’est mensonger ; ce n’est pas parce qu’il y a des personnages fictifs que ça en fait un roman. À plusieurs reprises, l’opinion de l’auteur transparaissait dans le texte. Ça m’a beaucoup dérangé, d’autant plus que je n’étais pas d’accord avec ses opinions ou allusions qui étaient bien trop tranchées, archaïques et sans fondement. En plus, elles n’avaient absolument aucun rapport avec les tempêtes solaires. De même, il aura fallu attendre la centième page pour enfin savoir comment est l’univers imaginé par l’auteur… Ça faisait vraiment comme si la science-fiction n’était qu’un prétexte.
Les personnages et la construction de l’histoire sont aussi les deux gros points négatifs de l’œuvre, sans doute parce que la nature de celle-ci n’est pas, à la base, clairement définie (roman, essai, etc).

S’agissant des personnages, leur nombre était trop important. On ne suit pas seulement les personnages indiqués sur la 4e de couverture. D’ailleurs, l’histoire de Joshua n’aurait même pas dû exister, tellement elle était invraisemblable et d’aucun intérêt… Au lieu de suivre six personnages, on en suit une dizaine. Et ce n’est clairement pas avec autant de protagonistes que le lecteur arrive à s’attacher. Le seul personnage pour lequel j’avais de l’affectation était le petit garçon que l’on voit au début du roman avec son chien Fonzy. Or, on ne le voit qu’une fois dans le « roman », à mon grand regret… Beaucoup de stéréotypes m’ont empêché aussi d’apprécier les personnages et m’ont fait lever les yeux au ciel, le cas échéant. De plus, certains personnages avaient l’air d’être créés juste parce qu’il fallait les créer. J’ai ressenti ça pour l’Allemagne, l’Australie, l’Angleterre et le Canada. Au lieu de s’éparpiller comme il l’a fait, et de s’attarder sur des personnages qui n’en valaient pas la peine selon moi (j’ai envie de dire tous), l’auteur aurait dû faire comme indiquer dans le résumé. En effet, il aurait dû prendre cinq protagonistes pour faire les cinq continents et prendre UN personnage par pays retenu. Pour la France, on suit pas moins de trois personnages, sans compter les personnages secondaires. Pareil pour les Etats-Unis. Cela m’a embrouillée plus qu’autre chose. Au final, comme on passait d’un personnage à un autre, tout a été survolé en peu de temps.

La construction maladroite de l’histoire contribue aussi à ce manque de fluidité flagrante. Il n’y avait pas assez de dynamisme. Souvent, en début de chapitre, il n’y avait aucune indication sur le pays concerné. Je ne savais jamais au final quel personnage on suivait à ce moment-là. De même, quand je commençais à me plonger dans l’histoire des personnages, il fallait qu’à chaque fin de passages par pays il y ait soit l’opinion de l’auteur, soit plusieurs paragraphes disant ce qui allait arriver plus tard (utilisation du futur, qui enlève d’ailleurs tout suspense) ou qui reparlaient – encore et toujours – de la catastrophe naturelle qui était, comme on s’en doute, censée être très grave et sans précédent. Il aurait été plus judicieux de consacrer un chapitre entier sur les tempêtes solaires, dire que notre société n’est pas bien, etc. Après ce premier chapitre, on aurait pû enfin pleinement se consacrer sur la vie des personnages, et uniquement sur celle-ci.

D’ailleurs, parlons-en de leur vie ! Les scènes sont presque toutes pareilles : quotidien normal, gros « boum », étincelles, feu ou montée des eaux, appareils électroniques qui ne marchent plus, douche avec eau froide, avions qui se crachent, la panique, tout le monde se rue dans les magasins de nourriture. Au bout de la quatrième scène de ce genre, je me suis lacée, sincèrement. Ça rejoint le fait qu’il y ait trop de personnages. Ça montre également le peu d’imagination de l’auteur. Il s’est « tiré une balle dans le pied » en procédant de cette façon ; ça vaut aussi pour ses critiques. De plus, de nombreuses scènes étaient vraiment irréalistes. Ce qui m’a d’autant plus énervée. De même, j’avais cette impression que l’auteur voulait faire du drame (et des morts) pour faire du drame. Ça en rendait les scènes presque ridicules car peu crédibles, pas suffisamment réfléchies. Quant à la vie des personnages, l’auteur nous la « balance » tout de suite dès qu’on fait leur connaissance, comme pour s’en débarrasser. Or, un personnage, ça se découvre avec le temps. Et, en plus, les explications de leur vie (passé, âge, sentiments, etc) étaient souvent mal placées par rapport à d’autres informations. Enfin, on n’a pas le temps de s’attacher à eux parce qu’on changeait rapidement de pays. Parfois, je commençais à peine à me plonger dans leur histoire qu’il fallait déjà se (re)familiariser avec d’autres personnages, ou encore lire une énième critique de l’auteur, qui était finalement toujours la même mais dite différemment. La fin du livre m’a confortée dans l’idée que les personnages n’étaient qu’une façade : le dénouement se résume en quelques lignes pour chaque pays. Résultat, je me suis dit : « tout ça pour ça ? ».

En résumé, je n’ai pas du tout apprécié cet ouvrage. Clairement, j’ai vraiment cru avoir dans les mains les épreuves non corrigées de l’œuvre… Mais visiblement, c’était bel et bien la version définitive. Ce qui fait d’autant plus peur quand on sait que le livre, de 223 pages, est vendu au prix de 19,30€. La qualité n’était absolument pas à la hauteur de mes attentes. J’espère que ce n’est pas le cas pour les autres livres de cette maison d’édition. Toujours est-il que je vous déconseille ce livre. Si vous voulez quelque chose construit de manière intelligente, qui fait vraiment réfléchir, et où l’on s’attache aux personnages, je vous conseille sans hésiter « Le jour d’après » (film).

Comme pour mon premier partenariat avec Livraddict, mon avis est isolé. J’ai vu certains internautes attribuer de bonnes notes à ce « roman ». Peut-être qu’il arrivera à faire chavirer votre cœur de lecteur.

Le Chevalier-Vampire de Nathy

J’ai lu il y a quelques mois de cela Kiss me deadly, et ce spin-off m’avait vraiment donné envie de découvrir davantage l’univers de Nathy. Mon souhait a été exaucé, puisque les éditions Lune écarlate ont eu la gentillesse de me sélectionner pour la lecture de Dark-side, le Tome 1 Le Chevalier -vampire. Pour cela je les remercie encore chaleureusement ! Ainsi qu’un grand merci à l’auteur, bien entendu !

Avec ce roman, je n’ai pas été déçue. En matière d’ambiance sanglante vampirique et d’érotisme débridé, j’ai été servie. Aucune complainte à émettre. Le ton est cru, la brutalité omniprésente. La vie semble si différente pour les Ichoriens que ce que nous pouvons vivre en tant que simples humains : ils ne font jamais dans la demi-mesure, ne font jamais de concessions, ni de cadeaux à leurs ennemis. Mais on pouvait s’y attendre.

Le thème des buveurs de sangs m’a parfois semblé un prétexte, une toile de fond pour mieux dépeindre l’amour-passion, la dévoration physique non pas uniquement par morsure mais aussi par communion des corps (et des âmes, puisque nos amants sont littéralement fous d’amour l’un pour l’autre). La passion sexuelle est évoquée très souvent dans le roman, peut-être un tout petit peu trop souvent à mon goût. Se mettre à coucher avec son interlocuteur est pour un peu aussi courant que proposer une tasse de thé, dans les cercles des guerriers vampires et de leurs compagnes. C’est un point qui m’a paru surprenant par moments.

L’histoire d’amour entre Nelly et Cathal présente à première vue toutes les caractéristiques de l’amour impossible : un mort de 1800 ans ne semble pas être le candidat idéal pour s’unir à une jeune humaine de trente cinq ans, bien vivante et peu friande de macabre, de sanguinolent ou de morbide. Pourtant, tous deux sont extrêmement attirés l’un par l’autre et ce depuis leur première rencontre. Nelly tente longuement, mais plutôt vainement,  de résister à ses désirs, à cette attraction qui la fait terriblement culpabiliser. Pendant longtemps, elle se convainc que les Ichoriens sont des créatures monstrueuses, à fuir à tout prix ; ce qui crée en elle un conflit intérieur très douloureux. Je dois dire que pour une raison obscure, je suis assez fascinée par les relations compliquées, donc j’ai beaucoup aimé suivre les évolutions de leur histoire d’amour.

J’ai trouvé de manière générale les personnages bien conçus, bien décrits, bien ancrés dans l’histoire. Cathal est très séduisant dans son genre, juste un chouilla trop romantique pour que je puisse réellement m’imaginer qu’il puisse exister –mais c’est toujours agréable de rêver un peu ! Nelly m’a régulièrement agacée par son comportement un peu changeant et capricieux. Tous les personnages secondaires étaient parfaitement crédibles.

J’ai aimé apprendre de nouvelles choses sur la hiérarchie dans le monde des Ichoriens, et découvrir que comme les humains, ils peuvent avoir du mal à concilier les différentes sphères de leur vie (vie amoureuse, obligations face aux supérieurs, etc.). Avec ce roman, il est impossible de s’ennuyer. L’action et les péripéties ne manquent pas, les combats arrivaient juste à point. Les différents ingrédients du récit sont à mes yeux savamment dosés, et je lirais à l’occasion les autres romans de Nathy avec grand plaisir ! Je pense que tous les amateurs de fantastique devraient être séduits. En ce qui me concerne, c’est une lecture que je recommande à tous !

Le projet Starpoint, Tome 1 : La fille aux cheveux rouges de Marie-Lorna Vacousin

Titre : Le projet starpoint – Tome 1
Auteur :  Marie-Lorna Vaconsin
Genre : Fantasy

Résumé :

Pythagore un jeune garçon de 15 ans et sa meilleure amie Louise sont en classe de seconde. Louise va se lier d’amitié avec Foresta, la mystérieuse fille aux cheveux rouges, qui vient d’arriver dans leur classe et que Pythagore n’apprécie pas beaucoup.
Mais un soir, Louise va disparaite, et Foresta va demander de l’aide à Pythagore. Ils vont alors se retrouver tous les deux dans un monde parallèle, pour y accéder seule Foresta a le secret : passer l’angle mort d’un miroir…

Mon avis :

Etant libraire, j’ai pu lire le livre en avant première et j’ai tout de suite été fascinée par la couverture que je trouve absolument sublime !

Ensuite, en temps normal je ne lis pas beaucoup de livres pour ado et encore moins de la fantasy, mais le résumé qui m’avait été fait m’a complètement donné envie. Je me suis donc lancée dans la lecture et j’ai accroché tout de suite, j’ai été conquise par l’univers de ce roman oscillant entre monde réel du lycée et le deuxième monde imaginaire. Parfois déconcertant et mystérieux, je me suis parfois sentie perdue comme l’est le personnage principal Pythagore.

Tout comme Pythagore, au départ je n’ai pas accroché avec le personnage de Foresta qui semble froide et distante mais on comprend vite pourquoi ensuite et finalement elle est devenue une héroïne que j’ai vraiment appréciée.

Je vous conseille vivement ce premier tome et j’ai hâte de découvrir la suite.

Anaïs

Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman

Résumé :

Qu’avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ?
À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu’elle va hériter de l’empire de cosmétique familial.

Mais, à sa grande surprise, elle ne reçoit qu’un vieux papier jauni et chiffonné : la liste des choses qu’elle voulait vivre, rédigée lorsqu’elle avait 14 ans. Pour toucher sa part d’héritage, elle aura un an pour réaliser tous les objectifs de cette life list… Mais la Brett d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la jeune fille de l’époque, et ses rêves d’adultes sont bien différents.

Enseigner ? Elle n’a aucune envie d’abandonner son salaire confortable pour batailler avec des enfants rebelles. Un bébé ? Cela fait longtemps qu’elle y a renoncé, et de toute façon Andrew, son petit ami avocat, n’en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s’y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que…

Chronique :

Bien que ce ne soit pas mon genre de prédilection (entre chick-lit, romance et feel good book) j’ai apprécié cette lecture bourrée d’humour et d’émotions. Brett l’héroïne est attachante sans être mièvre, les personnages secondaires sont aussi très bien dépeints : ses frères et ses belles-soeurs, le psy, ses élèves et les membres du foyer, Andrew le petit ami, sa défunte mère et surtout Midar l’avocat et Herbert qui sont tout à fait craquants. L’écriture est très fluide et addictive même, nous entraînant page après page à accompagner Brett à la poursuite de ses rêves d’ado. Si le dénouement est prévisible dès le début, d’improbables rebondissements et d’invraisemblables coïncidences s’enchaînent et nous tiennent en haleine.

Le seul bémol (sans doute inhérent à ce type de livre) réside dans le manque total de réalisme et de crédibilité : j’ai du mal à imaginer qu’une mère aimante puisse infliger une telle épreuve à sa fille et soit persuadée de faire son bonheur avec une liste aussi puérile (laquelle d’entre nous n’a jamais rêvé à l’enfance ou l’adolescence de posséder un cheval, d’être instit, de rencontrer le prince charmant ?). Et à l’instar de Voltaire  je lui reprocherai que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ».

En conclusion ce fut une lecture très divertissante et pleine d’optimisme, qui peut nous amener à réfléchir sur nos réels objectifs dans notre propre vie.