Je suis un soldat de la paix de José Frèches

Gandhi (tome 1) de José Frèches : Je suis un soldat de la paix

Le début de l’aventure épique d’un grand homme

Résumé : Biographie de Mohandas Gandhi, né en Inde en 1869, cet homme est mondialement connu pour avoir participé à l’indépendance de l’Inde par ses protestations et manifestations non violentes. Le roman autobiographique a pour point de départ sa naissance, et se termine à l’aube de la première guerre mondiale alors que Gandhi a quarante cinq ans et part vers l’Inde après avoir passé presque toute sa vie en Afrique du Sud où il a mis tous les moyens nécessaires et compatibles avec sa vision des choses pour réduire le racisme et apporter la paix.

Le début de l’autobiographie m’a enchanté, le livre commence comme un roman fantastique, avec son monde et ses codes : le système des castes, les colons, la ville où il grandit, les différents métiers, la personnalité de l’enfant – un peu à part, rêveur et différent de ses frères -, la religion, les contrées lointaines évoquées… Certaines traditions sont expliquées : on croise un guru qui porte un tissu sur la bouche car il croit en la réincarnation et ne veut pas faire de mal à une mouche, quelques pratiques religieuses de la mère qui est très croyante sont abordées : le jeûne, l’abstinence sexuelle… On est comme transportés dans un autre monde avec ses couleurs et sa chaleur, le livre nous fait voyager. Gandhi est marié à douze ans, part à Londres vers l’âge de vingt ans, revient diplômé d’une licence de droit en Inde puis part en Afrique du Sud pour le travail.

Déjà en Inde il est confronté à un racisme auquel il ne se conforme pas, il prend la main d’un Intouchable, un homme faisant partie de la case la plus inférieure dont le travail consiste à nettoyer les latrines, il est défendu de les toucher car c’est « souiller son âme ». Aujourd’hui avec le recul on peut sûrement trouver cette pratique irrationnelle, toucher un homme ne devrait jamais souiller une âme, mais à l’époque ces personnes là travaillaient au milieu des excréments alors heureusement que tout le monde n’avait pas envie comme Gandhi d’aller leur serrer la main. La vie de Gandhi comme elle est racontée donne parfois l’impression qu’elle a été pavée des moments formateurs destinés à lui donner une leçon qui lui servira plus tard. Jusqu’au moment où Gandhi arrive en Afrique du Sud, j’ai trouvé le roman passionnant, enrichissant et inspirant. J’ai été un peu moins emportée par la deuxième partie où pourtant il se bat vaillamment et sans violence contre le racisme du pays où il vit alors. Il prend la parole en public malgré sa timidité pour se faire entendre, publie un journal, rencontre des gens et voyage pour que ses projets de paix aboutissent.

Bonne nouvelle, il y a une suite : « Et l’Inde sera libre » !

Gardiens des Cités Perdues de Shannon Messenger

Titre : Gardiens des Cités perdues – Tome 1
Auteur : Shannon Messenger
Editions : Pocket 2017 (493p.)

Résumé :

C’est l’histoire d’une jeune fille, Sophie, 12 ans, qui se retrouve mêlée à des événements pour le moins étranges. En effet, Sophie s’est toujours sentie différente. Certaines choses en elle et les liens qu’elle avait avec les autres la dépassaient. Mais voilà qu’un jour, une rencontre va tout changer… Cette adolescente de 12 ans va entrevoir un monde qu’elle ne soupçonnait même pas, et qui sait, aura-t-elle peut-être les réponses aux questions qui la font se demander pourquoi elle est comme ça ?!

Ma Chronique :

Tout d’abord, je tiens à féliciter l’auteure Shannon Messenger pour sa brillante histoire qui m’a tenue en haleine tout du long pour ce premier tome. (Vivement la lecture des suivants!)

J’ai pu constater une histoire très bien tournée, remplie de mystères, de questions auxquelles les réponses se font graduelles, voire même se contredisent parfois car partent dans le mauvais sens de compréhension des personnages par exemple. Les personnages sont attachants et passionnants à la fois. Il est intéressant de voir qu’à la fin du premier tome, on ne connaît encore quasiment rien de certains personnages, tout comme d’autres ont encore beaucoup à faire découvrir sur leur passé, leurs aptitudes, etc, et que ceux dont on connaît tellement de choses, ont encore beaucoup à nous apprendre également. Bravo pour ce talent de savoir captiver les lecteurs avec des personnages, une histoire, des mystères, qui se dévoilent au fur et à mesure sans nous faire lâcher une seconde l’envie de continuer à en savoir davantage.

Même si ce récit m’a fait penser au bien célèbre Harry Potter sur plusieurs choses, ça reste une histoire inédite, mêlant des contes et légendes, des créatures de l’imaginaire, des mystères, de la magie, et bien d’autres choses encore… Tous les éléments sont décrits de manière à s’en faire une bonne idée à l’esprit, tout en nous laissant l’opportunité de combler les blancs, je pense potentiellement volontaire, pour que l’on puisse imaginer ce que l’on veut suivant nos goûts personnels en matière de physique et mental de personnages, décors ô combien majestueux, pouvoirs dépassant l’imagination et j’en passe. Je ne tiens pas à vous en dire trop, voilà pourquoi je « tourne autour du pot », pour ne pas que vous lisiez ceci en connaissant déjà tous les tenants et les aboutissants de ce récit, mais pour que vous puissiez le découvrir au fur et à mesure, en espérant qu’il vous enchantera vous aussi au fil de votre lecture… qui, cela ne serait pas étonnant, se fasse d’une seule traite. Pour ma part, je me suis beaucoup retenue pour ne pas lire ce livre d’un bout à l’autre en un rien de temps, tellement il donne envie de lire la suite. Les presque 500 pages ne seront pas un calvaire, au contraire, QUE 500 pages oh nan !

Bon eh bien voilà, je vous ai fais un petit résumé vous dévoilant le genre du livre avec quelques détails, ainsi que mon opinion personnelle sur la qualité de ce chef d’œuvre. Ma tâche est accomplie ! …mais je ne vais pas vous laisser comme ça, sans vous donner quelques indices sur ce que vous pourriez trouver à l’intérieur de ce livre, et qui pourraient vous plaire : de l’aventure, de l’action, de la magie, de la romance, aspect familial et amical, études, choses établies réinventées, de l’humour, des découvertes, mais aussi un travail d’enquête façon policière en collectant des preuves, des informations, etc. Si vous cherchez un livre qui vous émerveillera, c’est celui-là.

Noir Sanctuaire de Preston & Child

Titre : Noir Sanctuaire
Auteurs : Preston & Child
Editeur : L’Archipel

Chronique :

Nouvelle découverte pour moi, cette fois-ci je me suis lancé dans la lecture de « Noir Sanctuaire » de Preston & Child. Et une fois de plus je ne suis pas déçue.

Je vous en dis plus:

Dès le début de cette histoire qui commence sur les chapeaux de roues avec le kidnapping de Constance Greene, et qui s’ensuit donc d’une course-poursuite menée par Proctor pour tenter de la délivrer. Depuis la disparition d’Aloysius Pendergast, Proctor a pris le relai concernant la protection de Constance. J’ai ressenti une telle intensité lors de cette traque effrénée, que je me suis cru en train de lire un nouveau scénario de James Bond.

Pour la suite de l’histoire le rythme est plus lent, l’intensité ressentie auparavant est redescendue d’un cran, mais pour la simple et bonne raison qu’on a un retour en arrière (19 jours plus tôt) qui nous permet de reprendre par le commencement, ce qui va nous permettre de comprendre le pourquoi, du comment des péripéties auxquelles sont confrontés les protagonistes. Et je peux vous dire que certaines situations ne seront pas une mince affaire.

Surtout que Constance ne facilite pas les choses, depuis la disparition d’A. Pendergast, la jeune femme charmante qu’elle était et à l’apparence fragile, pète complètement les plombs et prends des décisions irrationnelles. Elle est devenue totalement imprévisible, malgré son intelligence, Constance, est facilement influençable et un peu trop naïve. On ne sait même plus si on peut lui faire confiance. Particulièrement au moment où elle suit de son plein gré Diogène.

Diogène, est un fou à lier, un psychopathe… Qui plus est doté d’une grande intelligence et il est très malin, capable de vous manigancer un stratagème des plus diaboliques. Et il réapparaît du jour au lendemain, alors qu’on le croyait mort depuis des années. Et d’après ses dire il revient « nouveau », changé avec les meilleures intentions du monde, soi-disant, pour réparer les erreurs commis autrefois mais sa principale motivation est de reconquérir Constance. Celle qu’il a utilisée, maltraitée, rejetée …

Depuis la trahison de Diogène, Aloysius est devenu le protecteur de Constance. A. Pendergast est un inspecteur du F.B.I, c’est un homme courageux, assidu, méticuleux mais également une personne sur qui on peut compter. Il est très doué pour résoudre une enquête mais en ce qui concerne la gent féminine c’est une autre histoire. Les femmes sont pour lui un mystère. Enfin c’est ce qu’il prétend, en tout cas ce qui est sur c’est qu’il m’a totalement séduite. C’est un personnage que j’ai beaucoup apprécier au fil de ma lecture, il me fait penser à « Sherlock Holmes » mais avec ses propres caractéristiques, accompagné de son cher Watson (Howard Longstreet). Les deux forment un chouette duo.

Concernant l’histoire en elle-même, j’ai beaucoup aimé suivre l’enquête de Pendergast qui je trouve est très bien menée. Il se passe plein de choses et lorsqu’on ne s’y attend pas il y a quelques rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie pas du tout. Par contre ce que je trouve dommage c’est qu’on n’a pas beaucoup de nouvelles de Proctor. La course-poursuite après Diogène, ne s’est pas très bien passé puisqu’il est laissé pour mort dans le désert à des kilomètres de la civilisation. Or il aurait été intéressant d’avoir quelques pages de temps en temps de son périple.
Le fait que cette histoire fonctionne est avant tout grâce à la plume des auteurs, elles sont d’une compatibilité folle.

En bref, un roman génial ! J’ai passé un agréable moment à suivre cette enquête et ces personnages (principalement A. Pendergast). Et que je vous encourage à découvrir, si ce n’est pas déjà fait.

Ne t’arrête pas de Michelle Gagnon

 

Salut !

Pour cette nouvelle chronique, j’ai choisi de vous faire découvrir le tome 1 de la série »Expérience Noa Torson » intitulé »Ne t’arrête pas ». Ce livre est écrit par Michelle Gagnon.

Allez, on commence tout de suite par le

RESUME :

Noa se réveille sur une table d’opération, une cicatrice en travers de la poitrine. Elle ne sait pas où elle est, comment elle est arrivée là, ni même pourquoi elle a été opérée. Alors elle prend la fuite. Les tueurs à ses trousses confirment vite ses soupçons : rien de tout cela n’est légal.
La jeune fille, hacker talentueuse et solitaire, vit depuis plusieurs années en marge de la société et pense pouvoir semer facilement ses poursuivants. Elle se trompe : pour la première fois de sa vie, si elle veut survivre, Noa a besoin d’aide. Car elle est la clé d’un terrible secret. Et ceux qui la traquent n’ont aucune intention de la laisser s’échapper.

Ce livre, qui a remporté le Prix du Polar 2015 du meilleur roman jeunesse du festival Polar de Cognac, s’adresse autant aux adolescents qu’aux adultes (ce qui est plutôt rare), que vous aimiez l’univers de la programmation ou pas…

MON AVIS :

UN LIVRE ADDICTIF !

Ce livre est vraiment bien écrit avec une intrigue complexe et addictive, mais j’ai trouvé le début trop lent, l’auteur met l’accent sur des détails pas toujours importants, et attend (trop) longtemps avant le début de l’action…

Mais, une fois que c’est parti, c’est parti ! Tout s’enchaîne et cela rend la lecture vraiment agréable.

Je trouve que le fait qu’il y ait 2 personnages principaux, et donc 2 points de vue, rend l’histoire plus vivante, même s’il aurait fallu plus de présence des personnages secondaires.

Ce livre contient ENORMEMENT de références à l’informatique, les fans d’informatique et de prog vont l’adorer, mais cela peut le rendre difficile à comprendre pour ceux qui ne savent pas ce qu’est une adresse IP ou un firmware…

La fin du tome (qui n’en n’est en fait pas une) donne encore plus envie de passer au second.

Moi, j’ai trouvé ce livre et l’ambiance qui s’en dégage vraiment super, pourtant d’habitude je n’aime pas tellement les thrillers.

En conclusion, ce livre contient de bonnes idées, de l’action… mais est plutôt à réserver aux fans (ou au moins connaisseurs) d’informatique, même s’il peut plaire à tout le monde.

A bientôt pour une nouvelle chronique !

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une », Confucius. Lorsque j’ai débuté ce roman, je n’étais pas sûr que cette histoire me plaise. Un récit sur une femme qui recherche le bonheur alors qu’elle a un mari aimant, un boulot stable et des amis, on peut se poser la question, what else ?

Et puis, j’ai constaté que ce récit pourrait être mon histoire ! Après un drame familial, mes quarantes ans arrivants, je me suis reconnue.

Habituellement, je ne suis pas fan de ces ouvrages avec des conseils « bateaux » que l’on retrouve dans les magazines, que je lis peu d’ailleurs, mais cette fois-ci, je me suis laissée guidée. J’ai compris qu’il ne fallait pas être spectatrice de sa propre vie. Désormais, je profite plus. Je tente de lâcher prise. La vie est un cadeau.

Un livre que je conseille aux lectrices qui en ont besoin, curieuses ou cherchant un peu de légèreté. Pour les autres, oui, c’est une compilation de conseils mais cela fait du bien.