Journal d’un marchand de rêves d’Anthelme Hauchecorne

Ce livre a commencé à me hanter avant même que je ne débute sa lecture : la thématique me paraissait pour le moins fascinante, et l’illustration de couverture était plus que propice à faire vagabonder mon imagination. Et puis ce titre ! Journal d’un marchand de rêves ! Pour un lecteur comme moi, avide de mystère et adepte de littérature surréaliste, il y avait de quoi saliver ! J’ai attendu patiemment le moment opportun pour me plonger dans ce roman, et je n’ai pas été déçue. L’histoire m’a fait penser à un film de David Lynch, avec un petit goût de Lost Highway … Perte de contrôle, créatures étranges ou inquiétantes, basculement du réel au rêve ou vice-versa… Même les passages en voiture y sont récurrents d’une façon un peu comparable-à mon sens.

Le personnage principal est doté d’un nom qui me semble être fabriqué de toutes pièces, un nom-patchwork comme Marilyn Manson : Walter Krowley, avec pour diminutif « Walt », cela fait penser en même temps à Walt Disney – magicien moderne de l’entertainment- et à Aleister Crowley –plus grand sorcier de tous les temps ( ou alors c’est juste moi qui interprète à outrance ? je ne sais pas). Quoiqu’il en soit, avec un tel nom, Walter me semblait prédisposé à vivre de grandes aventures. J’ai aimé la réflexion sur le personnage principal, qui se trouve parfois mis en abîme, par exemple en affirmant « Je suis un songe orphelin, contraint d’inventer ses propres répliques ».

Le contenu est riche et nous pousse à nous interroger sur nos responsabilités et nous capacités à diriger notre vie et à influer sur ce qui nous entoure ; j’ai notamment noté cette phrase, qu’il serait bien utile de se répéter plus souvent : « Si vous cherchez des responsables, regardez en vous-mêmes. Rien de bon n’advient jamais, quand on confie à d’autres le soin de réfléchir ».

J’ai adoré ce voyage dans l’Ever, ce steampunk décalé, je continue à me rappeler l’ambiance qui y régnait des mois après, et à me souvenir de certaines scènes, exactement comme si je les avais vues dans un film. Une grande réussite à mes yeux que cette expérience de lecture ! Je recommanderais ce roman à tous mes amis sans hésiter.

Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

Synopsis :

« Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.
Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde. »

Ce que j’en pense :

Ce livre m’a été offert avec, en prime, une dédicace de l’auteure, car je m’interrogeais sur le style de lecture qu’il pouvait être. Le titre m’a tout de suite plu mais le synopsis m’a laissé un peu dans l’effet « bof, sans plus… »
Sauf que, grande surprise, on est très vite happé par l’héroïne, qui nous décrit sa vie avec son mari depuis 20 ans, et surtout on a envie de savoir ce qu’il va lui arriver !

Elle s’en va, grâce à des économies faites par l’argent que son mari lui a donné pour qu’elle reste à la maison au lieu d’aller travailler, faire une croisière pour faire le tour du monde en 3 mois.
Elle laisse tout derrière elle : son mari qui la trompe (sans gêne) depuis longtemps et ses filles qui sont suffisamment grandes pour qu’elles puissent se débrouiller seules.

Elle part donc sans regret, même si au départ, elle est assez stressée, car elle ne connait personne et si bien souvent la peur de l’inconnue à tendance à freiner les gens dans leur projet, pour Marie cette peur, elle va justement l’affronter.

L’aventure commence donc, sur ce paquebot, et elle va non seulement découvrir les différents pays de la Terre qu’elle n’a jamais vu, si ce n’est à la télé, mais elle va surtout apprendre à SE découvrir, à savoir qui elle est, ce qu’elle aime vraiment, ce qu’elle veut de sa vie, ses attentes et à travers ses aventures, son caractère s’affirme car elle OSE enfin être elle-même sans que quelqu’un soit là à lui dire « ne fais pas ci, ne fais pas ça, fais comme ci ou comme ça… ».

Elle se fait 2 précieuses amies durant le séjour, amies qui, comme elle, ont des craintes ou des objectifs personnels à atteindre.
En se découvrant à travers ce voyage, elle va réussir à savoir ce qu’elle veut réellement faire de sa vie professionnelle. Elle va également rencontrer l’amour sur ce paquebot… et même si c’est une belle histoire d’amour, je trouve qu’elle passe au second plan, car ce qui est vraiment à retenir c’est la découverte que Marie va faire d’elle-même et qu’au final à partir du moment où elle a décidé de quitter son mari, tout va s’enclencher de façon positive dans sa vie…

A croire que le dicton qui dit que « le positif attire le positif » est vrai !
Un véritable coup de cœur pour moi ce roman, je le recommande +++

L’âme du Gange de Tanneguy Gaullier

Je sors de la lecture de ce livre avec une envie folle de partir en sac à dos en Inde !

L’auteur, Tanneguy Gaullier, est parti en Inde remonter la source du Gange à pied, sorte de pèlerinage aux sources. Ses motivations sont multiples et il n’hésite pas à livrer ses réflexions au lecteur. On passe par toutes les émotions lors de la lecture, peur lorsqu’il rencontre des hommes armés sur la route, joie devant la gentillesse des indiens qui lui offre spontanément l’hospitalité pour la nuit ou encore tristesse lorsque le pèlerin doit reprendre la route et laisser ses hôtes d’un jour.

Chrétien pratiquant l’auteur nous montre ici que les religions, loin de diviser les individus, sont capables au contraire de les rassembler. On en apprend beaucoup sur l’hindouisme et les brahmanes, le livre est émaillé de citations magnifiques de grands auteurs, indiens comme européens, mais aussi de courts extraits de grands textes religieux indiens qui ont marqués M Gaullier.

Malgré quelques longueurs, on ne lâche pas ce livre rempli de poésie, de voyages, et d’amour de son prochain. L’écriture est fluide et se partage entre actions et réflexions de l’auteur sur la vie, la religion, sa façon de voir le monde. J’ai aimé voyager avec lui et rencontrer l’Inde et ses habitants, ses villes foisonnantes de vie et surtout le Gange, divinité aquatique vitale au quotidien des indiens. On découvre un pays peu connu des occidentaux, avec des coutumes et des modes de vie très différents du nôtre.

Voyage et évasion (par procuration certes) assuré !

Comme une pierre que l’on jette de Hayat El Yamani

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Persée ainsi que toute l’équipe de Livraddict qui m’ont permise de lire ce roman.

De premier abord, ce n’est pas du tout le type de lecture que je lis habituellement, mais j’ai été très intriguée par le résumé de ce livre. J’ai trouvé l’idée très originale : un livre avec un point de départ facebook, quelle drôle d’idée et pourtant…

Pourtant, ça marche très bien ! Ce roman est d’abord écrit comme une lettre adressée par Frida à son ancien amour d’université. Elle ne lui a jamais avoué ses sentiments et lorsqu’elle retombe sur sa photo, sur son profil, une foule de sentiments resurgit. Au travers de sa lettre, elle nous raconte sa vie à l’université, sa rencontre avec Clark, leurs moments ensemble, ses doutes… C’est beau, vrai. Le résumé parle de « douceur » et c’est exactement le mot. Douceur. On est hapés par la sincérité et la douceur de ce qu’éprouve Frida. Ce personnage est très attachant. J’ai d’abord eu du mal à la comprendre, la Frida jeune, je parle, et puis au fur et à mesure, c’est du respect que l’on ressent pour elle.

Quant à la seconde partie du livre, elle est très différente et plutôt inattendue !
Ce roman c’est l’histoire d’une amitié, l’histoire d’un amour, cela parle de trahisons, de doutes… De la vie, quoi. Comme une pierre que l’on jette traite de sujets essentiels mais avec une vraie douceur… Il se lit très facilement et je le conseille à tous ceux qui veulent passer un agréable moment. Il mérite d’être connu !

Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

 

Titre : La passe-miroir, tome 1 : les fiancés de l’hiver.

Résumé : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophelie cache des dons singuliers: elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre dans la CItacielle, capitale flottante du Pôle.

Avis : Ce livre m’a été recommandé par des Livraddictiens et je ne suis pas déçue du voyage. Nous plongeons dans un monde brisé par Dieu en multiples Arches. L’écriture est fluide et se dévore très facilement. J’ai même craqué et déjà commencé le deuxième tome.

Ces fiançailles imposées, emmènent Ophelie dans des contrés lointaines. Elle va devoir affronter le froid , sa nouvelle belle-famille et diverses épreuves se profileront sur son chemin vers la cour.

Les personnages sont attachants, même ce grand Thorn, indélicat et froid. Dans ce tome 1, pas d’histoire d’amour en vue pour le moment. L’atmosphère entre les deux futurs époux est assez pesante.

Heureusement pour qu’Ophélie, sa tante la chaperonne dans cette quête, elle va également rencontrer de nouveaux amis sur son chemin pour l’aider dans ses péripéties. Mais sur la citacielle, il ne faut faire confiance à personne, elle l’apprendra à ses dépends.