Le baby-challenge bit-lit 2011 sur Livraddict

Livraddict lance une nouvelle formule pour les livraddictiens : le baby challenge. Le but du jeu est de lire le plus de livres possible parmi les 20 livres proposés dans un même genre. Les livres étant ceux qui sont le plus plébiscités à une date notée, je vais tâcher de me rappeler l’intérêt d’attribuer une note pour les challenges de l’année prochaine.
Au menu, vous avez le choix entre contemporain, science fiction, fantasy, classique, drame, bit-lit, thriller, jeunesse, policier, théâtre. Vous pouvez même postuler sur, soyons fous,…. tous les genres.
Si le challenge est atteint vous récoltez une médaille qui peut être d’or, d’argent, de bronze, ou de…chocolat (miam).

Pour moi cette formule présente un double avantage : d’une part, les livres sont regroupés par genre, je peux donc sans hésiter, participer sur un ou des genres que j’affectionne particulièrement (sous entendu, je suis quasi sûre d’arriver à terminer le challenge) ; d’autre part, les lectures préalables au lancement du challenge sont prises en compte.

J’ai donc décidé de me lancer pour l’instant sur le baby challenge bit lit. J’ai mis en gras ceux que j’ai déjà lu, ce qui me permet de démarrer avec… la médaille de chocolat. En italique, un seul livre, celui qui est dans ma pal. Je vais devoir trouver les autres à la bibliothèque, en occasion ou en troc….

1 – Anita Blake, tome 1 de Laurell K. Hamilton
2 – Mercy Thompson, tome 1 de Patricia Briggs
3 – Deux cierges pour le diable de Laura Gallego Garcia
4 – Rachel Morgan, tome 1 : Sorcière pour l’échafaud de Kim Harrison
5 – La communauté du sud, tome 1 de Charlaine Harris
6 – Femmes de l’Autremonde, tome 1 : Morsure de Kelley Armstrong
7 – Hush, hush, tome 1 de Becca Fitzpatrick
8 – La maison de la nuit, tome 1 de P.C. Cast
9 – Les Chroniques de Mackayla Lane, tome 1 : Fièvre noire de Karen Marie Moning
10 – Twilight, tome 1 : Fascination de Stephenie Meyer
11 – La Confrérie de la dague noire, tome 1 : L’Amant ténébreux de J.R. Ward
12 – Les Vampires de Manhattan de Melissa De La Cruz
13 – Jaz Parks, tome 1 : Jaz Parks s’en mord les doigts de Jennifer Rardin
14 – Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ? de Beth Fantaskey
15 – Chasseuse de la nuit, tome 1 : Au Bord de la Tombe de Jeaniene Frost
16 – Prémonitions de L.J. Smith
17 – Kate Daniels, tome 1 : Morsure magique de Ilona Andrews
18 – Une aventure de Vicki Nelson, tome 1 : Le prix du sang de Tanya Huff
19 – L’appel du sang, la seconde vie de Bree Tanner de Stephenie Meyer
20 – Le cercle secret, tome 1 : L’initiation de L.J. Smith

N’hésitez pas à vous inscrire, les inscriptions doivent se faire avant fin 2011…..

Pour s’inscrire et avoir plus d’informations : Livraddict baby challenge bit-lit.

Rouge de Kristin Cashore

Quatrième de couverture:
La contrée de Dells vit des temps troublés. Des seigneurs rebelles lèvent des armées pour détrôner Nash, le nouveau roi. Alors que la guerre se prépare, le roi fait appel à Rouge, une jeune femme à la beauté inhumaine, irrésistible, et qui a d’étranges dons de télépathie. Grâce à ses pouvoirs, Rouge peut lire les pensées des espions et déjouer les plans des ennemis du royaume. Elle devient un enjeu à part entière dans la guerre. Malgré l’aide qu’elle lui apporte, elle est rejetée par Brigan, le frère du roi. Pourtant, elle en tombe éperdument amoureuse.

Mon avis:
Je dois avouer que lorsque j’ai commencé ma lecture de Rouge, je n’étais pas au courant qu’il s’agissait en réalité du second tome d’une trilogie. Et pour tout vous dire, ce n’est en rien dérangeant! En effet, le deuxième opus de la saga des Sept Royaumes est totalement indépendant du premier.
Pour autant, il m’a été difficile d’entrer complètement dans le roman, en particulier à cause du prologue, qui semble, au premier abord, isolé de l’histoire principale, mais qui prend du sens au fur et à mesure. Puis ensuite, l’évocation de tout un tas de personnages et d’événements antérieurs m’ont empêché de cerner le contexte aussi bien que je l’aurais souhaité. En revanche, une fois les 50 premières pages passées, difficile de m’arrêter! Je n’avais qu’une hâte, retourner avec Rouge, dans les contrées merveilleuses de Dells, peuplées de monstres étranges , quand bien même on pourrait souhaiter plus de détails sur, justement, ces paysages fantastiques.
Rouge est donc une jeune fille comme les autres, si l’on oublie le fait qu’elle est un monstre humain dotée d’une apparence au-delà de la perfection, à en faire chavirer plus d’un, et d’un pouvoir de télépathe particulièrement développé  –  en fait, non, elle ne ressemble en rien à une demoiselle ordiraire!  Elle est amenée à utiliser son don pour venir en aide au Roi et tombe, par la même occasion, sous le charme du Prince. La quatrième de couverture semble prometteuse, proposant une histoire d’amour digne d’un conte de fée, mais, durant ma lecture, j’ai remarqué que l’intrigue amoureuse est encrée dans une aventure bien plus complexe à base de conflits, de maux et de secrets plus ou moins bien gardés.
Ce livre, en plus, magnifique en apparence, est donc une très bonne découverte en ce qui me concerne et je tiens à remercier de tout mon coeur les Editions Hachette et Livraddict qui m’a donné la chance de participer à mon premier partenariat! Merci, merci, mille mercis!

« Marie qui louche » de Georges Simenon

Je remercie les éditions Le Livre de Poche de m’avoir transmis Marie qui louche.

La Quatrième de couverture :

« -Tu dors ? Sylvie ne répondit pas, n’eut pas un frémissement. Elle respira seulement un peu fort, pour donner le change, mais il n’y avait pas beaucoup d’espoir que la Marie s’y laissât prendre. -Je sais que tu ne dors pas. La voix de Marie était calme, monotone, vaguement plaintive, comme la voix de certaines femmes qui ont eu des malheurs. -Tu le fais exprès de ne pas dormir, continuait-elle dans l’obscurité de la chambre. »

Mon avis :

Avec Marie qui louche, Georges Simenon nous livre un récit en deux temps. C’est d’abord la jeunesse des deux amies qui nous est donnée à voir dans une première partie qui met en place leur curieuse relation. Marie n’est pas jolie, pas très fine, parfois trop directe, mais elle est courageuse et dévouée, et au fond, pas si bête. Quant à Sylvie, plus séduisante et décidée, elle rêve de Paris et d’une vie meilleure. L’une s’endurcit, l’autre s’enhardit, et en dépit de leurs différences, elles se comprennent à demi-mot.

La vie les sépare, mais lorsqu’elles se retrouvent des années plus tard, elles n’ont pas changé. Sylvie reste ambitieuse et Marie droite et fidèle. Petit à petit, leur lien se reconstruira, à l’identique ou presque.

Marie qui louche est un récit touchant, qui confronte ces deux jeunes femmes à l’épreuve de la vie. Sa lecture est fluide, la langue est précise et ponctuée de dialogues qui sonnent étonnamment juste. Peu à peu, on se laisse entraîner par les mésaventures de ces filles si différentes, et tellement complémentaires, unie par un lien fort dont la troublante ambiguïté traverse les années et donne à l’histoire toute son ampleur. Une lecture agréable.

« Mariage à l’indienne » de Kavita DASWANI

« Mariage à l’indienne » de Kavita DASWANI. Livre de poche.
Lu dans le cadre d’une lecture commune et du challenge « Bienvenue en Inde ».


Anju, une trentenaire, née à Bombay, attachée de presse dans le milieu de la mode à New-york, est tiraillée entre son éducation indienne, son attachement à sa famille, ses valeurs et la liberté qu’offre la vie américaine.
Elle est reconnue dans son travail, a des amis, un appartement et s’est bien intégrée à sa vie new-yorkaise.
Que du bonheur !!!
Sauf qu’il faut qu’elle se trouve un mari selon la culture indienne pour ne pas décevoir ses parents.

Nous sommes transportés dans l’Inde des mariages arrangés. Pas facile de suivre, au début et puis après une centaine de pages, ça y est, l’écriture devient plus fluide.

Et j’ai eu envie de savoir si Anju arriverai à se marier.

Un roman féminin sympa dont j’ai beaucoup apprécié la couverture de la version « Livre de poche ».

Merci à Soukee et Hilde pour l’organisation de cette lecture et à la Team qui fait un superbe travail .

Le fond de la jarre d’Abdellatif Laâbi

Résumé :
Qu’y a-t-il dans le fond de la jarre ? C’est le mystère des vieux pots, ou plutôt du flacon magique : on ne sait ce qu’il contient mais on l’ouvre avec un frisson délicieux. Et qu’en sort-il ? Une vraie cour des miracles, avec ses personnages extravagants, doux marginaux ou folles de Dieu au verbe acéré. Une curieuse nuit de noces, où l’on ne brandit pas le seroual taché de sang. Un oncle fugueur amateur de kif, se transformant la nuit en un auguste Homère. Un pique-nique initiatique où un enfant fait d’un radis une madeleine. Et l’âme d’une ville, ou ses tripes. Fès, en l’occurrence, mais le Fès d’un Maroc disparu, sur fond de protectorat français et de lutte pour l’indépendance.

Au centre de ce théâtre à ciel ouvert, l’enfant, pris dans une tourmente de découvertes ébouriffantes et de déconvenues cuisantes. En ombre tutélaire, Ghita, la mère, jamais à court d’imprécations et de reparties truculentes, une tendre furie, féministe avant l’heure.

Fiction ou autobiographie ? Ce récit brosse un tableau surprenant d’une ville et d’une époque.

Critique :
On découvre les souvenirs d’enfance de l’auteur, dans la ville de Fès, au Maroc. Les histoires et anecdotes se succèdent, et nous font véritablement voyager dans l’espace, mais également dans le temps, puisqu’elles nous font découvrir Fès telle qu’elle n’existe probablement plus aujourd’hui. Les personnages rencontrés, que ce soit la famille de Namouss (surnom de l’auteur), ou les gens de la médina, sont tous pittoresques et savoureux. L’auteur lui-même est très attachant. Leur mode de vie peut paraitre incroyable vu les conditions que l’on a en France aujourd’hui. Pourtant, certains éléments qui nous semblent aujourd’hui un peu étranges (connaitre tout le monde dans la ville, la proximité et l’entraide entre voisins) peut rendre nostalgique.
Le style est très agréable,  très fluide, sans pour autant céder à la facilité. Beaucoup d’images, de couleurs, d’odeurs viennent à l’esprit au fil de la lecture. Les descriptions des repas m’ont ainsi donné particulièrement faim !
J’ai particulièrement apprécié les passages sur la découverte de l’école et du français (l’auteur a grandi à l’époque du protectorat français au Maroc) et sur le ramadan. C’était la première fois que j’en entendais parler du point de vue d’un musulman vivant dans un pays arabe, et j’ai eu l’impression d’un peu mieux comprendre cette tradition. Les mouvements pour l’indépendance du pays sont également racontés du point de vue des marocains. Là aussi, c’était intéressant de découvrir ce point de vue ; bien souvent, l’on n’entend parler en France que de la situation des soldats et colons, sans trop imaginer ce que pouvaient penser les habitants des colonies.

En résumé, un livre formidable, pour découvrir un pays qu’on ne connait tout compte fait pas tant que ça. Les souvenirs d’enfance de l’auteur font voyager, à l’aide d’un style très agréable. Je pense me pencher sur le reste de la bibliographie de Laâbi.
Je remercie vivement le site Livraddict et les éditions Folio de m’avoir permis de découvrir ce livre et cet auteur !