Le Vestiges de l’Aube de David S. Khara

Résumé: Depuis les attentats du 11 septembre, Barry Donovan est dévoré par le désespoir. Et ce n’est pas son métier de flic, dans un New York accablé par la criminalité, qui lui remonte le moral.
Son seul réconfort : les conversations virtuelles qu’il entretient chaque soir avec un certain Werner Von Lowinsky, aristocrate cultivé et apaisant. Peu à peu, sans s’être jamais rencontrés, ils deviennent amis, se confiant leurs préoccupations les plus secrètes, échangeant sur les sujets les plus intimes.
Mais Barry ignore encore que Werner n’est pas un homme comme les autres…

Biographie de l’auteur: Amoureux de la Bretagne, David S. Khara, né à Bourges (France) en 1969, est installé à Rennes depuis le milieu des années 1980.
Après un passage dans le journalisme à l’Agence France-Presse, il devient concepteur-rédacteur publicitaire, puis dirigeant d’une société spécialisée dans la communication sur les nouveaux médias de 1993 à 2009.
Écrivant pour son plaisir depuis toujours, il se lance véritablement dans l’aventure en 2009 et sort en mars 2010 un thriller fantastique aux Éditions Rivière blanche : Les Vestiges de l’aube.
Sa première nouvelle a été publiée en décembre 2010 dans une anthologie intitulée De capes et d’esprits (Éditions Rivière blanche).
Passionné de littérature classique, il se réclame de la vague des romans d’aventure populaires. Dans Le Projet Bleiberg, paru en octobre 2010 aux Éditions Critic (France) et en août 2011 aux Éditions Libre Expression, il nous entraîne dans les arcanes secrets de la Seconde Guerre mondiale. La suite du Projet Bleiberg sort en novembre 2011.

Par ailleurs, les Éditions Michel Lafon publient une autre série de cet auteur et ont décidé d’en faire le nouveau prodige du polar français en imprimant Les Vestiges de l’aube à 30 000 exemplaires.
David a depuis peu commencé à réaliser un de ses rêves, à savoir l’écriture de scénarios pour le cinéma, en devenant scénariste-conseil pour Alain Berberian.

Mon avis: J’ai beaucoup aimé le style d’écriture de cet auteur!! Une découverte qui m’a beaucoup plu!! On se prend d’affection pour les personnages principaux avec leur passif extrêmement lourd !! Ces deux personnages ont énormément souffert et grâce à leur relation amical via internet vont s’entraider et plus qu’ils ne le croient. Barry ne se doute pas de qui est son interlocuteur! On se retrouve confronter à 2 univers, celui de Barry, flics à New York et Werner vampire! J’ai adoré le mélange du thriller et du fantastique que fait l’auteur !! Des meurtres, de l’humour, de l’action, du sang et pas d’histoire d’amour, j’ai adoré!!

Légende d’une vie de Stefan Zweig

Quatrième de couverture :

Quatre personnages se croisent : Leonore Franck, veuve du célèbre écrivain Karl Amadeus Franck, eur fils Friedrich, Bürstein, le biographe du maître et une mystérieuse femme qui s?avère être l’amour l’enfance du grand écrivain, celle à qui il a écrit des dizaines de pièces enflammées et dédié une pièce de théâtre que tout le monde croyait jusqu’alors perdue. Or cette femme détient les lettres et le manuscrit…Tout le génie de Zweig est de glisser du vaudeville classique à la pièce métaphysique sur la création.
Depuis la mort de l?écrivain, sa veuve, ainsi que le biographe, ont maquillé la réalité. Or quand Bürstein se repent, la légende de l’écrivain s’effondre, mais pour donner naissance à la véritable histoire d’une vie et d’un amour passionné. Légendes d’une vie est consacrée aux relations d’une famille et de l’?uvre que laisse un grand homme disparu. A-t-elle le droit de tout publier? Doit-elle censurer, couper, rectifier ?

 

Ma lecture :

 

Cette pièce de théâtre c’est l’histoire d’un voyage en train trop long pour se satisfaire des bouquins que j’avais emporté. Courir à un Relai lors d’une correspondance, attraper ce livre et se plonger dedans… Se laisser emporter dans le silence d’un wagon, s’en abstraire pour rêvasser devant les lumières glissant sur la vitre, faire durer le plaisir encore, l’étirer jalousement, et puis finalement l’achever devant la gare, en attendant que la ville s’éveille et le café ne s’ouvre.

Zweig, comme Dostoievski, se connaît. Sans complaisance, sans affection, mais sans honte non plus. Et ses personnages sont d’une humanité pure et simple, bien moins pleine de fioritures que toutes les phrases qui vont sortir de ma bouche avec un filet de bave en parlant de lui !

Un théâtre efficace, toujours, qui promène autour des figures phares (dont le père disparu), des personnages « annexes » qui permettent de mettre en relief, de jouer sur les silences, les non-dits, les mensonges réputés habiter toute famille, sans s’attarder en monologues fastidieux pour accéder à la complexité du protagoniste. Même si le lyrisme romantique n’est jamais loin… mais ça, c’est facile à corriger (j’adore corriger les grands auteurs B-) ) en inventant soi-même la mise-en-scène idéale !

Sur le fond… Difficile d’en dire la grandeur sans en dire le déroulé. Sur le phénomène de construction d’une « légende » et de tout ce qui s’y oublie… quitte à en neutraliser l’humanité et la rendre trop froide. Un fils face à l’image du père absent mais étouffant, de la mère bien présente ! un jeune adulte qui cherche à grandir en acceptant une histoire collective pour faire ses propres traces. Zweig psychologue des drames familiaux, Zweig sociologue de la bourgeoisie intellectuelle, Zweig sans mauvaise foi cette fois, et toujours plein de la tendresse qui fait si souvent défaut à l’intelligence (enfin, « défaut » est un bien grand mot !). Et au-delà de la naissance d’un adulte, celle d’un écrivain ; la contextualisation devrait ravir pas mal de livraddictiens, dans cette mise en abyme sensible ou cruelle

Je suis mauvais public. Mais j’ai été touchée. Parce que chacun a sans doute quelque chose à y lire en écho. Parce que j’allais retrouver mon frère. Parce que la sincérité sagace de Zweig rend sublime des êtres imparfaits.

En résumé : le théâtre c’est rapide et pas chiant à lire, et Zweig c’est une valeur sûre pour crâner en société… pourquoi vous en priver plus longtemps ?

Vampire et Casée de MaryJanice Davidson

Résumé: Betsy a des problèmes par-dessus la tête. Pour commencer, elle va fêter son anniversaire : trente ans + un an de sa vie après la mort. En plus de l’organisation du mariage, elle a pris la décision d’arrêter de boire du sang, sans consulter son fiancé, Éric Sinclair, le roi des vampires en personne… En d’autres termes, elle n’a vraiment pas la tête à recevoir des visiteurs, même s’il s’agit de puissants vampires européens qui se sont enfin résolus à lui présenter leurs respects.

 

Biographie de l’auteur: MaryJanice Davidson est une auteure américaine qui écrit de la romance paranormale, mais aussi de la littérature pour jeunes adultes et de la non-fiction. Elle est la créatrice de la série populaire Queen Betsy. Elle est classée sur la liste des bestsellers du New York Times et de l’USA Today.

En 2004, elle a gagné le Romantic Times Reviewer’s Choice Award et est nominée en 2005 pour le même award. Elle vit dans le Minnesota avec son mari et ses deux enfants.

 

Mon avis: Ce tome n’est pas mon préféré des Queen Betsy mais il est drôle et ce qui y fait c’est que j’adore ce personnage!! C’est une histoire de vampires original pas cucu, un peu sexy, ça se lit très très vite!! Je tiens à faire une chronique à chaque fois que je lis un livre de cette série car je tiens à la faire connaître, je trouve que l’on en parle pas assez!! Pour ceux mais surtout celles qui aime la chick lit et la bit lit allez y, foncez!!!

Le confident de Hélène Grémillon

Camille vient de perdre sa mère. Sous le choc, elle reçoit les lettres de condoléances sans même les ouvrir. Jusqu’à ce qu’elle reçoive une lettre pas comme les autres, une lettre non signée qui raconte une histoire. Elle croit d’abord à une erreur, mais chaque semaine une nouvelle lettre arrive, racontant la suite de l’histoire. Une histoire à laquelle elle n’est visiblement pas étrangère.

 

Le confident est un des romans les plus originaux et touchant que j’ai pu lire. Je peux même dire que ça faisait bien longtemps qu’un livre ne m’avait pas happé à ce point, à tel point que je l’ai fini en pleine nuit, incapable de m’arrêter, me privant d’une bonne nuit de sommeil mais me transportant vraiment dans une autre vie, à une autre époque. Cette histoire dans l’histoire, sorte de saga familiale sur fond historique, intégrant un suspense psychologique propre aux drames et secrets familliaux et des personnages forts et attachants m’a pleinement convaincue.
La construction du livre est pour beaucoup dans cette originalité : on découvre les points de vue de trois différents personnages : d’abord Camille, qui ouvre une lettre écrite par un homme, qui a lui-même retranscris les propos d’une femme. Cela pourrait sembler brouillon mais non, on ne s’y perd pas, ce premier roman d’Hélène Grémillon est vraiment bien écrit. La forme des lettres nous permet de découvrir la « vérité » au fur et à mesure de la lecture de Camille, en même temps qu’elle. Le suspense est ainsi formidablement bien entretenu, atteignant l’apothéose dans une révélation finale à mots couverts, presque à deviner.
Un livre à lire à toute heure, à tout moment, en faisant attention à chaque mot, chaque détail…

Merci à Livraddict et à Folio de m’avoir offert cette formidable lecture.

De fièvre et de sang de Sire Cédric

Résumé: Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ?

Biographie de l’auteur: Né en 1974 à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), il a grandi à Saint-Geniez-d’Olt dans l’Aveyron1. Il a fait des études d’anglais entre Toulouse et les États-Unis puis travaillé quelques années dans le milieu de l’édition, du journalisme et de la traduction1. Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Stephen King et Clive Barker sont les auteurs qui l’influencent le plus, il a commencé à écrire durant l’adolescence et n’a jamais arrêté depuis1. Il a commencé par publier ses premiers textes au sein de divers magazines et anthologies durant les années 1990 et jusqu’au début des années 20001. Ses œuvres mélangent thriller, surnaturel et personnages décalés2. Il se consacre aujourd’hui pleinement à l’écriture1. En parallèle à ses activités d’écrivain, il est le vocaliste du groupe de death metal Angelizer1. Les créateurs de la ligne Akiza ont sorti un tee-shirt représentant Sire Cédric, comme ils l’avaient précédemment fait pour Amélie Nothomb. Aujourd’hui, Sire Cédric vit et écrit à Toulouse.

Mon avis: Aucune déception avec ce 2ème livre de Sire Cédric lu!! C’est un livre effrayant, diabolique, avec un tueur machiavélique qui croit en la vie éternelle!! Sire Cédric nous  fait découvrir la légende de Elizabeth Bathory qui a contribué au mythe des vampires, la légende dit qu’elle prenait des bains de sang de ses victimes afin de rester jeune!! L’auteur au fin fond de la folie humaine et on en ressort pas indemne !! Une pointe de fantastique qui rend l’histoire encore plus terrifiante!! Les personnages sont troublants mais aussi attachants avec leur côté obscur !! J’ai hâte de replonger dans un de ses livres!