Livra’deux pour pal’Addict 2

 

LDPA est un challenge inspiré de ce que font déjà deux membres de la team de Livreaddict, Jess et Iwry.

Le principe:
En binôme, chacun choisi dans la PAL de l’autre, trois livres :
* Qu’il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l’avis d’un ami
* Des titres qui vous interpelles pour leur résumé…

Sur ces trois livres, on en choisis un et dans un délai imparti, on le lit et on en fait un avis.

Les dates:
Inscriptions jusqu’au 15 aout 2012.
Vous avez jusqu’au 25 octobre pour choisir votre lecture finale.
Publication des avis avant le 31 octobre 2012.

 

Grace au tirage au sort je suis en binôme avec Camille7, qui a choisi dans ma PAL :

1)  » La Reine Margot » d’Alexandre Dumas parce que elle a lu Les Trois mousquetaires et qu’elle a adoré!
2) « Les larmes rouges, tome 1: Réminiscences » de Georgia Caldera parce que la couverture est jolie et qu’elle a  bien envie de savoir si c’est bien ou pas!
3) « Les septs lames, tome 1: l’antre des voleurs » de David Chandler parce qu’il lui fait de l’oeil depuis un petit moment alors avoir mon avis l’intéresse beaucoup!

Je lirai donc « Les sept lames T1 : l’antre des voleurs » de Dave Duncan parce que je n’arrive pas vraiment à choisir et que ce roman est le plus court des trois : une raison bassement matérielle donc dft012

Dans la PAL de Camille7 j’ai choisi :
1)  « Un meurtre est-il facile? » (A. Christie) Parce que j’adore l’auteur depuis toute gamine et que ce titre là est un peu moins connu et que Miss Marple est géniale

2) Des fleurs pour Algernon (D. Keyes) : Parce que c’est un roman coup de poing (qu’on adore ou qu’on déteste)

3) La voleuse de livres (M. Zusak) : Parce que c’est un magnifique roman sur la lecture, l’amitié, une histoire émouvante et inoubliable!!!Les trois parce que j’en ai beaucoup aimé la lecture

Après reflexion et relecture des quatrièmes de couverture, Camille7 a choisi « La voleuse de livres »

Pour ma seconde participation au challenge je n’ai encore pas vraiment apprécié ma lecture : Ecriture trop plate, sans relief, les personnages ne sont rien de plus que ce qu’ils laissent paraitre dés le premier abord, les méchants sont méchants, les gentils gentils, trop de manichéisme et pas de surprise, du coup j’ai trouvé le roman plutôt long  et soporifique. L’univers, médiéval avec existence de magie, est également très classique. Donc non je ne lirai pas la suite et je ne peux recommander cette lecture qu’à des néophytes en fantasy dont ce serait la première lecture dans ce genre. Heureusement ce roman ne m’a couté que 0,99 euros (opération 100 livres à un euros de Bragelonne le premier avril 2012).

 

Bien sur cela ne m’empêche pas de remercier chaleureusement Camille7  qui m’a aidé à faire baisser un peu ma PAL et Galleane pour l’idée et l’organisation du du challenge dft009

Vampire et indigne de MaryJanice Davidson

Résumé: À la suite de la mort de son père et de sa belle-mère, Betsy Sinclair (née Taylor) est devenue – avec son mari Eric – la tutrice légale de son petit frère. Deux vampires, parents d’un enfant tout à fait humain, ça promet ! Pourtant, Betsy se sent prête à relever le défi. Le seul problème, c’est que ses nouveaux pouvoirs mettent les gens mal à l’aise. Et comme si ça ne suffisait pas, elle se retrouve hantée par le fantôme de sa belle-mère, encore plus têtue et agaçante que lorsqu’elle était vivante.

Biographie de l’auteur: MaryJanice Davidson a écrit dans de nombreux genres : romance contemporaine, romance paranormale, érotisme, non-fiction. Elle vit dans le Minnesota.

Mon avis: A mon grand regret, je viens de lire le dernier tome des aventures de Queen Betsy!! Il faut attendre jusqu’en décembre pour le prochain livre et j’avoue que j’ai hâte d’y être !! Queen Betsy m’a encore fait rire!! Cette fois, elle se retrouve confronter aux Monstres de l’ancien roi qui sont de jeunes vampires qu’il a affamé!! Il se passe encore beaucoup de choses dans ce tome et la fin arrive trop vite !! Plus ça va, plus il y a de personnes qui l’entoure mais il y en a malheureusement qui disparaisse, ce qui donne un bon moment d’émotions!! J’adore toujours autant et je ne me lasse pas !! A votre tour de découvrir cette saga!!

Robe de marié de Pierre Lemaitre

Résumé: Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape…

Biographie de l’auteur: Pierre Lemaitre, né à Paris, est un romancier et scénariste français.
Après une carrière consacrée notamment à la psychologie et à l’enseignement des adultes (littérature, culture générale, communication), Pierre Lemaitre entame, en 2006, une carrière de romancier et de scénariste.

Mon avis: J’ai trouvé l’histoire très originale et construite d’une façon inédite pour moi au niveau de la lecture!! Cependant je n’ai pas réussi à accrocher pour plusieurs raisons, d’une je trouve que la façon d’écrire est un peu brouillon, trop saccadée, trop de phrases courtes, qui ont fait que le livre était bien trop rythmé et du coup un peu difficile à suivre.
Je n’ai pas non plus trouvé les personnages attachants ou intéressants malgré leur détresse ou difficultés, je n’ai pas été émue!!
Ce livre dont j’avais lu et entendu beaucoup de critiques positives m’a déçu!!

Vampire et flippée de MaryJanice Davidson

Résumé: Avec son mariage qui approche à grands pas, Betsy est complètement surchargée. Heureusement, Betsy n’est pas du genre à perdre son sang-froid. Mais quand Sinclair, son fiancé, disparaît en même temps que ses amis et ses proches, Betsy se met à paniquer. Seule, inquiète pour les gens qu’elle aime, elle ne peut faire confiance à personne pour les retrouver et découvrir qui est derrière tout ça. Et elle ignore encore que son enquête va changer la face du monde des vampires.

Biographie de l’auteur: MaryJanice Davidson écrit principalement de la  » paranormal romance » mais aussi de la littérature pour ados et des essais.
Elle est la créatrice de la série populaire des « Undead » (Queen Betsy).
Elle a remporté le prix Romantic Times Reviewer’s Choice Award en 2004.

 

Mon avis: Un de mes préférés de la série!! Queen Betsy, qui n’a pas l’habitude, va se retrouver seule pour dénouer un mystère qui est Pourquoi le sort s’acharne sur elle ? Sinclair, Garrett et Anthonia ont disparu, Tina est partie en Europe, son père et sa belle-mère sont morts dans un accident de voitures et Betsy devient la tutrice légale de leur fils et sa meilleure amie est mourante, y aurait-il une malédiction qui s’en prend à elle? J’ai beaucoup aimé ce tome car Betsy doit se débrouiller seule, il lui arrive beaucoup de choses et elle est obligée de faire face à ses problèmes au lieu de se reposer sur les autres! On ne s’ennuie absolument pas en lisant ce livre, c’est drôle, ça bouge, c’est un excellent tome! Mon seul regret, c’est que ça se termine toujours trop vite!

Conscience contre violence de Stefan Zweig

Quatrième de couverture

Stefan Zweig finit de rédiger ce texte prémonitoire en 1936, en pleine montée du fascisme : il nous raconte le conflit qui opposa Sébastien Castellion (1515-1563), partisan de la tolérance, à Jean Calvin (1508-1564), le théologien. Le rapprochement entre la ville de Genève au XVIe siècle et l’Allemagne nazie, entre Calvin et Hitler, entre les disciples de Guillaume Farel, qui fit adopter la Réforme à Genève, et les hordes hitlériennes s’impose d’emblée au lecteur. Quelques décennies plus tard, la montée des intégrismes religieux, la résurgence des extrêmes droites sont plus que jamais d’actualité et cet écrit polémique n’en a que plus de force.

Ma lecture

Encore un livre acheté au moment de prendre un train, comme quoi voyager est parfois tout à fait stimulant, et parfois il conviendrait de s’en abstenir.

Après lecture de cet essai qui prend comme toile de fond les guerres de religion et autres débats théologiens, on aurait envie de s’adresser à l’être suprême quel qu’il soit en s’écriant « Eli, eli, lema sabachthani » ou, pour ceux qui doutent de leur accent araméen : « Dieu mais quelle odieuse épreuve m’as-tu envoyée là, z’y-va ?! »

J’ai commencé ce livre au gré des cahotements d’un bus, les 10 premières pages me conservaient enthousiaste (c’était la préface d’Hervé Le Tellier, envers qui je garde une rancoeur inconsolable !), les 20 suivantes me laissaient attentive. C’était l’introduction. Le reste, expédié cette nuit, ne fut que lourde redite moraliste. Bien sûr, j’ai conservé ma triste tendresse à Zweig, comme une mère regarde avec un mélange d’amour et de honte son petit chenapan qui se laisse emporter par un bel engagement, mais le sert par à coup de noms d’oiseaux.

Bien sûr l’auteur ne se laisse pas aller à la simplicité des insultes… mais franchement, il n’en est pas plus subtil dans son exhortation à conspuer l’un et admirer l’autre. Le fond du propos se veut convaincant ; il est lourd. La forme se veut démonstrative ; elle est lourde. Voilà que je me mettrais presque à me résigner à ses procédés et à adopter la bonne grosse répétition pour que l’idiot lecteur ne s’y perde pas… « Eli, eli, lema sabachthani »

Pour vous épargner la lecture voici statistiquement ce qui devrait figurer en bonne place dans le résumé, à propos de Calvin : « il ne tolérerait qu’une volonté à Genève : la sienne », « lui qui était humaniste avec ses proches, il ne reculait devant aucun moyen quand il s’agissait de sa doctrine », déclinés de mille façons (allez-y, lisez deux pages au hasard, puis deux autres…).
Castellion lui, est héroïque, droit, seul et isolé, préférant la vérité à la gloire. Un rôdeur, mais comme aucun livre de fantasy n’en fit de plus caricatural. Pas moyen de lui trouver un peu de profondeur, de lever le manichéisme creux qui rend inutile chaque page une fois que le principe du méchant et du gentil ont été saisis.

A coups de questions oratoires, « Comment ne pas trembler en lisant ces mots qu’il lui adressât ? » Zweig nous propose de nous émouvoir devant un drame qu’il transforme en farce grotesque dont il s’émeut seul, avec force sanglots et hyperboles, trop occupé à espérer pigeonner le lecteur dans la louable intention que les enjeux de la situation ne lui échappent pas.

D’accord Stefanounet, la liberté de conscience c’est important, la dictature c’est dangereux, et les dictateurs fanatiques sont des dangers level 30. Pour des lecteurs de notre époque avec Bonus XP question guerres idéologiques, tu crois pas qu’on a déjà bien compris qu’il fallait donc éviter non d’afficher nos idées, mais de les avoir ?

Rien ne manque au bouquin. Pas même le pti postface de Sylvain REINER qui nous refait le coup du suicide de Zweig, et vas-y que je te mets le témoignage d’un ami, ses lettres à Thomas Mann. On invoque aussi Freud, Aragon, (allez, pourquoi pas, j’ai écrit une post-face maman c’est la gloire, je suis un intello) pour expliquer, que mal dans sa peau, notre héros ne réussissait pas à avoir son propre combat alors que le monde contemporain le requérait, parce qu’il ne voulait le voir réduit à une « affaire juive ». Soit, dès l’intro il était expliqué que Castellion était celui que Zweig aurait voulu être.
Et notre post-farceur de rajouter que Zweig était insatisfait de Conscience contre violence, pourtant « un chef d’œuvre de plus dans la liste de ses ouvrages »… Mais pourquoi diable ne lui avez-vous pas laissé le loisir de le brûler, l’auteur n’est-il pas le plus à même de savoir ce qui mérite d’être publié en son nom ? Au moins cette réticence me réconcilie-t-elle avec la lucidité de Zweig.

Voilà, je ferme le livre frustrée, courroucée, peu encline à me dire « allez, relis les paragraphes sur lesquels ton œil a glissé rapidement, t’as forcément raté quelque chose ». J’aime beaucoup Zweig, romancier, auteur de pièces de théâtre, ET de biographies. Mais il semble avoir renoncé à son impartialité tendre et pointue pour finalement choisir un camp, et rabâcher au lieu d’analyser. Dans un dithyrambe à la liberté de conscience, c’est bien peu de confiance qu’il accorde à ses lecteurs dans leur capacité à le rejoindre sur cette impérieuse nécessité.

Alors oui, sa vie, son époque, peuvent me faire pardonner ce livre, mais pas davantage l’aimer.

Et il me vient l’envie de citer maintenant Kierkegaard, pour « me rincer l’oeil » :
« Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter. » La confusion est rapide, et vouloir nous imposer une de ces libertés s’avère bien dérisoire…