La trilogie de la lune de Johan Heliot

Résume de l’éditeur :

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs ! Venez découvrir la merveilleuse mécanique de Jehan Heliot. Une relecture étourdissante de l’Histoire. Tremblez ! Riez ! Pleurez ! De l’aventure, du frisson, de l’amour, de l’étrange !
Le roman révolutionnaire qui inventa le steampunk à la française !
Une trilogie exceptionnelle avec les plus grandes figures de l’Histoire et de la littérature !

Mon avis :

J’ai lu ce livre lors d’une lecture commune organisée par Plumeline  avec  Tousleslivres et Vepug.

Au début de ma lecture le style, le nombre de pages et surtout la petite écriture serrée me firent peur. Je pensais abandonner et puis je me suis laissé  emporter et  au final j’ai aimé.
Cette trilogie regroupe : la lune seule le sait, la lune n’est pas pour nous et la lune vous salue bien.

Le premier opus, ce déroulant au XIXème siècle sous le règne de Napoléon III, propose une relecture de l’Histoire de France dans laquelle les Ishkiss, extra terrestres  sachant contrôler le vivant, auraient  débarqué. On  s’aperçoit alors que  les méchants ne sont pas ceux que l’on croie et bien vite les extra humains deviennent les alliés d’humains qui rêvent  d’un monde meilleur. Les protagonistes sont Jules Vernes, Victor Hugo ou Louise Michel. Il est drôle de suivre ces personnages historiques à travers une fiction et je  me suis demandé si le vrai Jules Verne se serait reconnu dans ce personnage de révolutionnaire. L’auteur propose ici un roman très engagé politiquement où il  défend les théories marxistes.

Dans le second tome, nous voyons cette société idéale à l’œuvre et  j’avoue avoir partagé les visions de l’auteur car cette communauté où l’argent ne semble avoir aucun pouvoir, où l’égalité est totale et où le travail n’occupe d’une petite partie du temps de chacun à de quoi faire rêver. Néanmoins,  j’ai moins apprécié ce tome qui ce déroule sous le régime Nazi.  J’ai trouvé dommage que l’auteur remplace l’extermination des juifs par celle des sélénites, car je trouve que cela minimise l’horreur de la shoah.  Les camps de concentration sont à peine évoqués.  Par ailleurs je me suis perdue dans les détails  techniques des diverses machines.

Le troisième tome, de loin mon préféré,  est  à la première personne et c’est Boris Vian, le narrateur. Je remercie ma grand-mère de m’avoir fournie deux ou trois rudiment d’argot car ils m’ont été  nécessaires  à la compréhension de ce texte gouailleur. Cette histoire est une critique de la société américaine à l’époque du Maccartisme. On y croise des personnages emblématiques de l’Amérique de cette époque telle que John Wayne, Jack Kerouac ou Kennedy en passant par Lolita de Nabokov. L’auteur reprend également certaines répliques cultes du cinéma ou de la télévision. C’est un vrai régal.

En bref, c’est une trilogie que j’ai appréciée. Voilà de la science fiction intelligente et engagée, l’auteur fait passer un message politique mais sans pour autant négliger l’intrigue.

Thérapie de Sebastian Fitzek

Résumé: Josy, la fille du psychanalyste Viktor Larenz, souffre d’une maladie inconnue et disparaît mystérieusement. Quatre ans ont passé, Larenz s’est retiré sur une île au nord de l’Allemagne et reçoit la visite d’une romancière qui souffre d’une forme rare de schizophrénie : les personnages qu’elle invente prennent vie et son dernier roman ressemble étrangement à l’histoire de Josy…

Biographie de l’auteur: Sebastian Fitzek, né le 13 octobre 1971 à Berlin, est un écrivain et journaliste allemand. Il publie son premier livre, le roman « Die Therapie » en 2006, le succès est immédiat.

Mon avis: Ce n’est pas un coup de cœur, je n’ai pas adhérer au style de l’auteur!!
Je trouve que ce livre est plus un drame psychologique qu’un thriller.
J’ai trouvé l’histoire bien construite, bien écrite et il sait mettre du suspense dans son récit cependant ça n’a pas eu l’effet souhaité sur moi!! Nous éprouvons de la compassion pour ce père dont sa fille a disparu et qui tombe doucement dans la folie et nous suivons le cheminement de cette descente aux enfers!! Le huis clos sur l’île en pleine tempête est assez angoissant mais pas assez à mon goût, il me manque vraiment quelque chose pour que ce soit un bon livre et un thriller digne de ce nom!!
Les personnages ne m’ont pas ému autant que je l’aurais voulu bref c’est une déception !

Peter Pan de James M. Barrie

Je m’attendais à une histoire plutôt enfantine, ressemblant à la version Disney, mais ce n’est pas du tout le cas. Peter Pan tue les pirates sans aucun scrupule. Oui, ce n’est pas le Peter Pan que l’on connait. Pourtant ce Peter Pan est sans doute plus attachant. Sa peur de grandir est beaucoup plus traité et on se rend compte qu’on est comme lui; on a peur de grandir. Par contre, le personnage de Wendy m’a moins plus, elle est trop niaise. Elle est, de ce fait, beaucoup moins attachante. On a plus envie de l’a secoué et lui dire de grandir un peu.

Pour ce qui est de l’écriture de l’auteur, elle est plutôt spéciale. Il intervient de nombreuses fois, il explique avant de nommer, nous dit qu’il n’a pas le choix de l’histoire, nous donne des indices pour la suite, etc. Au début j’ai eu du mal à m’habituer à son écriture mais au final on si fait assez vite.

Maintenant parlons de l’histoire, elle a du mal à se mettre en place et le début est assez long. Il y a plus de description et d’explication que de péripétie. Ce qui est dommage. Le livre manque d’action et certain point ne sont pas assez développé ou vite traité comme la « mort » de la fée clochette.

Pour conclure, je dirais que ce livre est sympathique mais la lecture est parfois longue et lassante. L’histoire en reste toutefois original et attrayante.

Au commencement, il y avait Bob de Meg Rosoff

Nom: Au commencement il y avait Bob

Editions: Black Moon

Note: 1/5

Résumé :

Et si Dieu n’était pas ce vieux sage barbu que tout le monde imagine ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez que votre destin est entre les mains d’un adolescent prénommé Bob, aux mœurs légères, égocentrique et à qui le sort du monde importe peu ? La mère de Bob a gagné la Terre lors d’une partie de poker réunissant plusieurs dieux, mais ne voulant pas s’en occuper, elle l’a confiée à son fils qui créé le monde en à peine six jours par manque de motivation. Et puis il rencontre Lucy, une humaine, dont il tombe follement amoureux. Et quand l’amour vient frapper à la porte de Bob, on peut être sûr que les catastrophes sur terre vont s’enchaîner…

Mon avis :

Bob, un jeune ado comme les autres, en tant que Dieu…
Voilà un concept intéressant bien que pas à la hauteur de mes espérances .
L’histoire aurait pu être bien mais le fait est que je n’ai pas aimé, Bob est trop immature pour un héros : sexe, amusement, voilà tout. Et ce qui provoque l’histoire? Il a envie d’une fille. Voilà pour moi le vrai résumé. Meg Rosoff n’a pas pu m’emmener voyager mais ce n’est que moi et mon avis.
Il y a eu des moments agréables au demeurant, comme au moment où l’aimée de Bob le trouve fou ; ce passage est très drôle. Mais ces moments sont rares voir inexistants.

La fille dont Bob tombe amoureux est Miss Parfaite : belle, intelligente et gentille. La mère de Bob est l’alcoolique de service, et enfin le valet de Bob est l’intello incarné.
Les personnages ne sont pas très intéressants, au même titre que l’histoire.
Le livre en lui-même est mal écrit dans le sens où ce n’est pas fluide.
Le message concernant Dieu, c’est qu’il ne sert a rien, et ce n’est pas très agréable de remettre ses idées en question à cause d’un livre de fiction. La création ici est présentée comme un hasard; c’est un hasard si Bob est Dieu, s’il est beau… Tout son monde est un hasard, le temps ou encore les gens !

Ce livre n’a pas été mon préféré mais reste lisible sans se forcer.

Merci aux éditions Black Moon et à Livraddict pour ce partenariat merci.

Cent ans de Herbjorg Wassmo

4ème de couverture

Cent ans retrace la vie de plusieurs générations de femmes.
Celle de Sara Susanne, de sa fille Elida, et de sa petite-fille, Hjordis. On y découvre les hommes qu’elles ont voulus, ceux qu’elles ont eus et les nombreux enfants auxquels elles ont donné naissance. La petite Herbjorg, elle, appartient à la quatrième génération de la famille. Son histoire est celle d’une fillette qui se cache dans une grange pour échapper à son regard à lui. Elle possède un carnet et un crayon jaune qu’elle taille avec un petit canif.
Sa seule issue est d’écrire pour mieux gommer les embûches trop tôt tendues par la vie. Et filer vers l’avenir comme on grimpe aux arbres pour approcher les oiseaux.

Avis

Cent ans a été une très belle découverte. J’ai trouvé ce roman magnifique, et j’ai été très touchée par les destins de ces quatre générations de femmes, dans les îles du nord de la Norvège. Les récits de ces quatre femmes et de leurs familles s’entrecroisent, et dévoilent des figures terriblement attachantes.

En premier, on découvre Herbjorg, la petite fille un peu farouche. C’est sans doute le personnage qui m’a le moins touchée… Elle est assez peu développée, et avant qu’on ne découvre l’histoire de sa mère, dans le dernier tiers du livre, elle ne m’a qu’assez peu touchée. Mais à la fin je l’ai finalement appréciée, même si je me suis moins attachée à elle qu’aux autres.
Il y a ensuite Sara Susanne son arrière grand-mère, que j’ai beaucoup aimée : mariée à un bègue qu’elle n’aime pas vraiment, elle apprend à se satisfaire de sa vie, à y trouver du plaisir, et son aventure mouvementée avec le peintre est vraiment émouvante.
On découvre parallèlement à l’histoire de Sara Susanne celle d’Elida, sa fille qui s’est mariée sans son consentement, qui a un mari malade et une famille nombreuse à sa charge, et qui tient courageusement son foyer. C’est peut-être mon personnage préféré, j’ai aimé sa force et à la fois sa fragilité devant les épreuves qu’elle endure. J’ai adoré suivre sa vie à Kristiana (Oslo), et les aventures du quotidien de tous ses enfants, qui m’ont tous beaucoup touchée.
Pour finir, il y a Hjordis, la dernière fille d’Elida et maman de Herbjorg, qu’on suit au début à travers la vie d’Elida, et qu’on découvre surtout à la fin du roman, jeune adulte, et c’est bien dommage. Cette figure n’est pas aussi développée que les deux précédentes mais ce qu’on en découvre me l’a rendue proche, par sa détresse qu’on devine facilement.

Herbjorg Wassmo nous livre donc toute une galerie de portraits attachants et de caractères forts, et j’ai adoré suivre ces nombreux personnages, même si je me suis parfois un peu perdue dans les figures secondaires lorsque je les retrouvais d’une partie à l’autre… Ce roman fait la part belle aux femmes, et quel plaisir de découvrir ces personnalités fortes ! Mais au-delà de ces femmes, on découvre la vie pendant 100 ans dans ces contrées nordiques, l’évolution de la technologie, la peur des naufrages, les accouchements… Et tous ces détails de la vie quotidienne rendent ce roman encore plus poignant, c’est un aspect du livre que j’ai beaucoup aimé, et que j’ai trouvé très intéressant.
J’ai terminé ce roman avec une petite pointe de nostalgie, c’est dur de quitter ces personnages auxquels on s’attache pendant ces 500 et quelques pages…