In tenebris de Maxime Chattam

Résumé: Chaque année, des dizaines de personnes disparaissent à New York dans des circonstances étranges. La plupart d’entre elles ne sont jamais retrouvées. Julia, elle, est découverte vivante, scalpée, et prétend s’être enfuie de l’Enfer. On pourrait croire à un acte isolé s’il n’y avait ces photos, toutes ces photos…
Annabel O’Donnel, jeune détective à Brooklyn, prend l’enquête en main, aidée par Joshua Brolin, jeune spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de la ville? Et si Julia avait raison, si c’était le diable lui-même? Ce mystère, ce rituel… Dans une atmosphère apocalyptique, Joshua et Annabel vont bientôt découvrir une porte, un passage… dans les ténèbres.

Mon avis: Un deuxième volet beaucoup plus sombre que le premier!! Des victimes tout droit sorties de l’Enfer, des criminels qui ont une imagination sans limites pour ce qui est de faire souffrir leur prochain!!!
Maxime Chattam a décidé de monter la barre encore plus haut avec ce tome, quand on le lis on a l’impression d’étouffer, l’univers est oppressant et angoissant comme se doit de l’être un bon thriller. De nombreuses fois, je me suis surprise à faire la grimace à cause de certains détails.
On est heureux de retrouver Joshua Brolin et de le voir nouer des liens avec la détective O’Donnell.
Ce livre est à ne pas mettre entre toutes les mains, les âmes sensibles doivent s’abstenir mais au final c’est un livre qui tient du génie et est une satire sur la société de consommation dans laquelle nous vivons.
J’ai adoré et trépigne d’impatience de lire le tome 3.

Der dunkle Spiegel d’Andrea Schacht

Andrea Schacht
Der dunkle Spiegel
Ed. Blanvalet
2003, broché, 368 pages

Toujours mon auteure « coup de cœur » dans le domaine historico-policier : Der dunkle Spiegel est le 1er tome de la série qui m’a permis de découvrir Andrea Schacht, et c’est un vrai bonheur !

4e de couverture

Cologne, an 1376 de notre Seigneur
Les femmes indépendantes du couvent des béguines de l’Eigelstein seraient-elles des hérétiques et des empoisonneuses ? La jeune béguine Almut Bossart, fille d’un riche maître bâtisseur de la ville, s’emploie avec ardeur à résoudre un mystérieux meurtre dans la maison du marchand de vins Hermann de Lipa. Ce n’est pas tout à fait de gaieté de cœur, car elle est elle-même soupçonnée par l’Inquisiteur…

Résumé

Almut Bossart n’a qu’une vingtaine d’années, mais elle est déjà veuve. Elle a choisi pour conserver son indépendance de devenir béguine, et mène une vie de piété et de service moins stricte que les vœux religieux.
Toutefois, cette relative indépendance des femmes regroupées dans un béguinage est mal vue par certains milieux, notamment ecclésiastiques. Les conflits entre l’empereur et la papauté ajoutent à la tension politique qui règne à Cologne à cette époque.
Un inquisiteur zélé saute donc sur l’occasion pour accuser Almut d’avoir empoisonné un jeune noble bourguignon accueilli chez un marchand de vins bien en vue. Déterminée à prouver son innocence, Almut ne voit qu’une solution pour échapper aux poursuites : trouver le coupable de ce meurtre.
Elle se retrouve secondée dans son entreprise par le père Ivo, confesseur et ami de la famille de la victime. Initialement méfiante envers le bénédictin, elle accorde vite sa confiance à ce moine atypique, érudit aux manières brusques, armé d’un profond sens de la justice et d’une solide connaissance des affaires du monde séculier.
Elle peut également compter sur le soutien d’une alliée inattendue, métisse d’origine mauresque qui oppose aux médisants une force d’esprit et un sens de la provocation bien utiles… et qui s’avère être sa demi-sœur !
Avec l’appui de sa communauté, en particulier de sa supérieure et d’une adolescente sourde-muette dont le sens de l’odorat compense le handicap, Almut élucide le meurtre, non sans avoir échappé de justesse à une tentative d’assassinat.

Mon impression

La série des aventures de la béguine Almut, dont c’est le 1er volume, place le flair d’une accorte Sherlock Holmes en robe grise dans le contexte du Moyen-Âge. L’héroïne est une jeune veuve de bonne famille, qui a décidé de ne pas se remarier et a choisi pour cela le béguinage qui lui permet de vivre sans dépendre d’un homme, mais sans être cloîtrée dans un monastère. Sa liberté de mouvement, son caractère indépendant, son intelligence, sa culture et sa curiosité « de jeune chat » lui permettent d’évoluer pratiquement à volonté dans la ville, de rencontrer des personnages de tous âges et de tous milieux, et surtout de se retrouver mêlée à de sanglants mystères qu’elle élucide au fil des tomes avec l’aide du père Ivo, moine bénédictin contre son gré qui cherche à se libérer de vœux prononcés sous la contrainte. Initialement placée sous le signe de la confrontation, leur relation évolue au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaître et se sauvent mutuellement la vie. Ils finiront par s’avouer leurs sentiments, mais il faudra quelques aventures avant qu’ils puissent s’unir… et s’assurer une progéniture digne de reprendre le flambeau des péripéties parentales.
Ces tribulations nous donnent l’occasion de découvrir divers aspects de l’époque : les troubles politiques et leurs répercussions locales, la hiérarchie sociale d’une grande cité, le statut de la femme – sous certains aspects plus favorable qu’à des époques ultérieures au plan social, économique ou professionnel –, les béguines, ces « religieuses dans le monde » dont l’action caritative passait entre autres par l’éducation des plus pauvres, l’architecture avec la construction de la fameuse cathédrale de Cologne, la foi chrétienne omniprésente et les superstitions, la tolérance plus ou moins grande envers les différences, l’état de la science et la place de l’histoire antique aussi. Tous les pans de la culture occidentale sont représentés dans la Cologne du XIVe siècle.
Comme dans Rheines Gold, j’ai adoré la solide charpente historique de ce roman autant que le suspens bien mené de l’enquête. Fan de Sherlock Holmes, j’ai retrouvé dans le duo Almut-Ivo le sens de l’observation et de la déduction, l’attachement aux menus détails et l’art de démêler des écheveaux d’indices apparemment dénués de lien, l’intelligence et l’intérêt pour la science face à la superstition. S’y ajoute l’importance des relations humaines, avec des héros non exempts de défauts qui les rendent d’autant plus attachants. Almut a l’art de trop parler, Ivo celui de trop se taire, mais ensemble ils jettent dans ce premier volume les bases d’une confiance qui ira en s’approfondissant au fil des aventures.
Le style enlevé d’Andrea Schacht fait certainement partie des choses qui m’ont fait apprécier la lecture en allemand et m’ont aidée à progresser. Les descriptions sont précises sans être envahissantes, le langage imagé et plein d’humour, bref, tout ce qu’il faut pour se laisser emporter par le récit en oubliant qu’on lit dans une langue étrangère…
Une collection que je suis impatiente de compléter !
35146 pour le Challenge Polars historiques de samlor (2/6)

Confessions d’une accro du shopping de Sophie Kinsella

Résumé: Votre job vous ennuie à mourir? Vos amours laissent à désirer? Rien de tel qu’un peu de shopping pour se remonter le moral…. C’est en tout cas la devise de Becky Bloomwood, une jolie Londonienne de 25 ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble tout simplement magique! Chaussures, accessoires, maquillage ou fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Un comble, pour une journaliste financière qui conseille ses lecteurs en matière de budget! Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, un jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée, il est vrai, par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes… Mais pourra-t-elle résister longtemps au vertige de l’achat et à l’appel vibrant des soldes?

Biographie de l’auteur: Née Madeleine Townley, elle porte le nom de Madeleine Wickham depuis son mariage avec Henry Wickham. Elle vit actuellement à Londres avec son mari et ses cinq jeunes fils : Freddy, Hugo, Oscar, Rex et Sybella. Sa sœur Gemma Townley est aussi une auteur.

Sophie Kinsella a étudié au New College et est devenue écrivain après avoir été journaliste financière. Tous ses romans ont été publiés, en France, chez Belfond, et la plupart d’entre eux réédités en édition de poche aux éditions Pocket.

Mon avis: Becky Bloomwood est superficielle, dépensière, menteuse dès qu’il s’agit de shopping et très énervante par son irresponsabilité cependant c’est aussi un personnage drôle, attachant et on aime découvrir ses histoires et surtout ses démêlés avec son banquier. Becky Bloomwwod doit vraiment faire une cure de désintoxication de shopping !!!
C’est un livre qui m’a plu car il se lit facilement et rapidement, c’est un livre très girly et c’est un genre de livres que j’apprécie!!
Sophie Kinsella est une excellente écrivain qui sait nous prendre au jeu avec ses personnages !! Pour les adeptes de Chick-lit allez y s’en hésiter!!!

Muse de Joseph O’Connor

En 1907, à Dublin, le dramaturge irlandais John Synge, trente-sept ans, et la comédienne Molly Allgood, dix-sept ans, jolie et pauvre, vivent une passion dévorante et contrariée.
Si les personnages de « Muse » sont parfaitement réels, Joseph O’Connor précise dans l’épilogue que « la plupart des faits qui sont racontés ne se sont jamais produits» et que les « biographes pourraient avoir envie de la battre ». Je ne suis pas biographe et je n’avais jamais entendu parler de Molly et John avant la lecture du livre. Autant dire que je n’ai pas lu « Muse » autrement que comme un roman. Un très grand roman, s’il en est.

L’histoire commence à Londres, en 1952, où nous découvrons Molly, vieille actrice alcoolique sur le déclin, contrainte de vendre des bouteilles pour subsister. John est mort depuis longtemps, ravagé par un cancer.
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J’ai été subjuguée par le mode de narration de « Muse », tout à fait original. Le discours de Molly se parlant à elle-même, passe du « tu » au »je », d’un paragraphe à l’autre, parfois d’une phrase à l’autre, sans discontinuer. C’est ainsi que nous est livrée, par épisodes, avec d’incessants voyages entre présent et passé, l’histoire du Pygmalion et de sa Muse Molly l’« Enchanteresse », comme il la nomme.

Ces variations de pronoms personnels personnels et d’époques, de genres aussi (lettres, scènes de théâtre…), déroutent. Pour éviter de se perdre, il ne faut pas être pressé. «  Muse » est un roman qui se lit lentement, crayon à la main. A lire télévision éteinte, et surtout pas dans les transports en commun. Ce serait gâché. Je me suis réservée quelques soirées sans télévision, au calme, calée dans le canapé et du coup, relire certains passages pour être sûre d’avoir tout compris n’a pas été un problème. Muse est tellement bien écrit…  Trop bien écrit?  Figurez-vous que je me suis posée cette question bizarre.
Parce que toutes ces précautions, une lecture que j’ai essayée de rendre optimale, et surtout  l’absolue beauté du roman, ne m’ont pas empêché de rester comme en dehors des lignes.

J’ai bien aimé Molly, personnage haut en couleur, amusant et triste. Elle peut jurer comme un charretier et se montrer d’une incroyable douceur, surtout lorsqu’elle s’adresse à son amant. Mais elle ne m’a pas réellement touchée. Trop occupée à admirer la langue admirable de l’auteur, à lire et à relire ses phrases somptueuses, je me suis rendue compte que l’histoire et les personnages m’ont moins intéressés, au final, que la prouesse littéraire que constitue ce roman.
Il ne faut pas passer à côté de « Muse » c’est sûr. Surtout parce qu’une écriture aussi exceptionnelle que celle de Joseph O’ Connor ne se rencontre malheureusement pas tous les jours.
Parmi les nombreux passages soulignés, en voici un, que je trouve particulièrement époustouflant:

« Elle considère le cancer qui le dévore comme une armée de minuscules lumières envahissant peu à peu ses entrailles, sans laisser le moindre recoin intact. Elle se voit elle-même les éteignant une par une (…) S’il tousse en sa présence, elle le bénit en silence. S’il a le souffle court, elle fait une prière pour lui. Comme si elle observait une grande ville à l’approche de l’aurore, elle voit les lumières de son cancer s’éteindre l’une après l’autre. Elle imagine ses poumons -rayonnant de douleur- et l’éteignoir de sa bienveillance se met à l’oeuvre. Si seulement elle pouvait les toucher-les toucher physiquement-, l’air qui est en eux s’en trouverait adouci, purifié, renouvelé, et les flammes qui ne cessent de les consumer s’évanouiraient en fumée, telles des mèches pincées entre ses doigts. » (p. 104)

http://bgarnis.canalblog.com

Inscription au challenge thriller

Pour la 2ème année consécutive, les baby-challenges par genre reviennent pour votre/notre plus grand plaisir !

Voici donc la sélection des 20 titres Thriller les plus plébiscités (attention : pour les baby-challenges, nous ne tenons compte que des premiers tomes de saga pour ne pas qu’une saga se retrouve trop souvent citée dans la sélection.)

Le but du « baby-challenge » est de lire le plus possible de cette sélection !

Vous pouvez lire les livres dès maintenant si ce challenge vous intéresse, le but n’est pas comme le Big Challenge de lire un nombre de livres en une année, c’est d’arriver au Perfect, à 20/20 au 31.12.2012 !

Fin 2012, nous vous attribuerons des médailles qui seront visibles sur votre profil :

Médaille d’or : 20/20
Médaille d’argent : 16/20
Médaille de bronze : 12/20
Médaille de chocolat : 8/20

Les grands champions qui ont déjà obtenu la médaille d’or (20/20) peuvent remplacer les premiers tomes par les seconds (ou troisième etc…), il en va de même si vous n’avez pas atteint la perfection. C’est vous qui voyez.

Voici la liste retenue à partir des notes dans bibliomania :

1 ~ La Trilogie du mal, tome 1 de Maxime Chattam
2 ~ De Fièvre et de Sang de Sire Cédric
3 ~ Shutter Island de Dennis Lehane
4 ~ Les Rivières Pourpres de Jean-Christophe Grangé
5 ~ Deuils de miel de Franck Thilliez
6 ~ Le Jeu de l’Ombre de Sire Cédric
7 ~ Fractures de Franck Thilliez
8 ~ Le Chuchoteur de Donato Carrisi
9 ~ Le silence des Agneaux de Thomas Harris
10 ~ La Promesse des ténèbres de Maxime Chattam
11 ~ Robe de marié de Pierre Lemaitre
12 ~ Thérapie de Sebastian Fitzek
13 ~ Le Serment des Limbes de Jean-Christophe Grangé
14 ~ Le Livre sans nom de Anonyme
15 ~ L’Appel de l’ange de Guillaume Musso
16 ~ Seul le silence de R.J. Ellory
17 – L’Enfant des cimetières de Sire Cédric
18 – Cul-de-sac / Piège Nuptial de Douglas Kennedy
19 – Ce que j’ai vu et pourquoi j’ai menti de Judy Blundell
20 ~ Les Vestiges de l’aube de David S. Khara

Bonjour!! J’ai décidé de m’inscrire à un 2ème challenge histoire de lire différents genres de livres!!

Je commence ce challenge avec 2/20 et espère en lire maximum.