Dante d’Alexandra Ivy

Résumé :

La tentation est éternelle…

Abby Barlow était loin d’imaginer que travailler pour cette femme mystérieuse pourrait faire basculer sa vie. La mort de cette dernière va plonger Abby dans un monde de danger et de ténèbres, car elle est subitement chargée d’un bien lourd fardeau : elle est devenue le Calice, porteuse de la déesse du bien, cible de tous les démons.
Heureusement, elle dispose d’un allié de choix : Dante. Mortellement dangereux et outrageusement sexy.
Un convent de sorcières a réduit ce vampire en esclavage quelques siècles auparavant et en a fait le gardien du Calice. Maintenant que c’est la belle et douce Abby qui est menacée, son dévouement ira bien au-delà des exigences de sa mission.

Avis :

A Chicago, de nos jours, Abby Barlow se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment devient le Calice. Mais qu’est ce que le Calice ? C’est une humaine qui porte en elle « le Phénix », la déesse du bien qui empêche le mal de régner sur la terre.
Bon nombre d’êtres maléfiques sont à sa recherche pour le détruire et faire revenir le prince des ténèbres parmi les humains et semer le chaos.

Heureusement, il existe peut être un moyen de transférer cette déesse sur une autre humaine, peut être plus apte à la protéger, et pour cela elle doit trouver les gardiennes du Phénix.
Dans sa quête, elle est accompagnée de Dante, un vampire très séduisant, qui a été réduit en esclavage par ces sorcières, se trouve être le protecteur du Calice.

Penchons nous un peu sur les personnages :

Abby est une jeune femme qui n’a pas eu une enfance facile, elle n’a plus de famille, elle a l’impression de passer à côté de sa vie. Elle est forte, courageuse et fière. Je l’ai trouvé touchante et réaliste, elle ressemble à tant de femmes seules de notre société qui sont obligées de faire des petits boulots pour survivre. Le seul petit bémol c’est peut être qu’elle accepte trop facilement ce monde qui s’offre à elle.

Dante est un vampire de 341 ans, il est arrogant, sûr de lui et a un charisme fou. Il est également attentionné, malin et sans pitié avec ses ennemis. J’ai beaucoup aimé la façon dont il traite Abby avec respect, douceur, il lui donne confiance en elle. On sent qu’il tient vraiment à elle, cela va au-delà du plaisir charnel.

Entre Abby et Dante, c’est une attirance réciproque qui va se transformer en amour passionnel voir fusionnel. Ils ne peuvent pas s’empêcher de se toucher, de s’embrasser, ce qui va d’ailleurs nous donner des scènes assez intenses.
D’autres personnages sont également intéressants comme Viper (qui va d’ailleurs faire l’objet du deuxième tome de la série) c’est en quelque sorte le protecteur de Dante depuis qu’il est vampire, le magicien noir qui veut libérer le prince des ténèbres, ou encore les sorcières qui ont un rôle troublant.

En ce qui concerne la narration, le plus souvent on alterne entre le point de vue d’Abby et Dante. Et de temps en temps d’autres personnages nous livrent également leurs pensées. Personnellement, j’aime bien avoir le point de vue d’un peu tout le monde, j’ai l’impression de mieux les comprendre.

J’ai trouvé l’écriture fluide, on a même le droit à un peu d’humour. On a un bon rythme même si vers la fin cela commençait a être un peu long.

Pour conclure, je dirais que c’est une lecture agréable, qui se lit assez vite mais il n’y a rien d’exceptionnel.
Même s’il y a de l’action, on se rend compte que le livre est plus tourné vers les relations amoureuses des deux personnages principaux, que de l’histoire en elle même.

On a tous les ingrédients nécessaires pour un bon livre de Bit Lit, mais il n’y a rien de plus, pas de réelles surprises, on reste sur un schéma classique, ce qui est un peu dommage.

Pour terminer, je voudrais dire un grand merci a Livraddict et aux éditions Milady pour la découverte de ce livre.

Strom : le collectionneur de Emmanuelle et Benoît Chamas

Un coup de coeur RTL jeunesse.
Tout le monde en parle.

Autant se faire une idée par soi-même.

Allez Ardanuel lance une LC et je decide d’entrer dans le monde de « Strom » avec Raphaëlle et Raphaël,jumeaux et orphelins de douze ans éduqués par leur parrain,Tristan Milan « journaliste »….
Leur parrain va les emmener en mission éclair en Egypte.

Et a partir de ce jour,commencera une nouvelle vie  pour les jumeaux au sein de la Confrérie des Chevaliers de l’Insolite.

Il faudra pour eux gérer le secret de leur appartenance à La Confrérie ,leur vie scolaire et leurs amis,Aymeric et Suzanne dont ils sont très proches.

Une intrigue où l’amitié a une place importante.
Un livre pour les jeunes qui se lit bien.

Un suspence qui nous tient jusqu’à la fin.
Des personnages attachants que j’ai envie de retrouver dans le tome 2…

Une lecture commune avec Ardanuel,Melcouettes et Bebere.
Clairedelune,je te souhaite de le lire vite dft012

Merci beaucoup Ardanuel pour cet organisation. 480659

Trois femmes puissantes de Marie NDiaye

4è de couverture :

Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s’appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible.

L’art de Marie N’Diaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture  tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entrainent le lecteur sous le glacis d’une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d’une conscience livrée à la pure violence des  sentiments.

Mon avis :

Au vue l’engouement général et du prix, j’avais vraiment très envie de lire ce roman donc lorsque j’ai   vu le concours organisé par Perdre une plume sur Livraddict, je me suis précipitée. Nous sommes donc confrontés à l’histoire de 3 femmes. Tout d’abord Norah qui rend visite à son père où plutôt qui se voit obligée de rejoindre ce père qui les a abandonné sa sœur, sa mère et elle lorsqu’il est reparti en Afrique  avec le frère. Elle découvre ce père, pour qui elle avait une grande considération, amoindri et  vieilli ce qui remet en cause beaucoup de choses. Elle découvre que son frère est en prison et que son père se voit donc dans l’obligation   d’élever ses jumelles recluses au fond de la maison et qu’elle découvrira par erreur. Ces découvertes remettent en cause sa vie, ses croyances, son statut de mère pourtant bien établie dans sa vie de femme active quarantenaire. Viens ensuite Fanta avec qui on ne fait connaissance qu’à travers la parole de son mari. Fanta a accepté de suivre son mari en France laissant son Sénégal natal pour  s’exiler dans une France profonde. Enfin, Khady, devenue veuve et pauvre, contrainte à l’exil par sa belle famille, qui s’engage dans un voyage qui malheureusement aura une fin tragique. Aussi tenu soit-il, il existe bien un lien entre ses histoires.

Mon avis sur ce livre est très mitigé : même si j’ai beaucoup aimé l’écriture de Marie N’Diaye,  je ne ressort pas enthousiasmée par ce livre. Ces 3 femmes sont toutes des héroïnes malgré leurs faiblesses mais surtout grâce à leurs forces de caractère, leur destinée. J’ai
beaucoup aimé le côté coloré de ce livre : descriptions florale, des corps et des vêtement mais j’ai quand même eu du mal à faire un lien entre ces histoires. L’histoire de Norah ne m’a pas semblé abouti et j’ai eu du mal à finir celle de Fanta. Ce qui m’a gêné aussi, ce sont ces contrepoints qui servent de conclusion aux histoires mais qui n’en sont pas réellement.

Néanmoins, cela ne vas pas m’arrêter pour essayer d’autres livres pour voir si j’y retrouve cette intensité et cette justesse qui m’ont beaucoup plu.

Je remercie encore Perdre un plume de m’avoir fait découvrir Marie N’Diaye et son univers.

Morphée de Cécile Palusinski

4è de couverture :

Morphée, orphelin rêveur et curieux, grandit à l’Orphelinat des Brumes. Quand il reçoit, le jour de son dix-septième anniversaire, un livre de portraits photographiques, il décide de partir à la découverte du monde pour essayer de comprendre ce qui fonde l’identité.

Sa quête nous fait découvrir des personnages attachants et nous fait partager la vie des habitants du Kalahari, auxquels, le jeune garçon accepte d’ouvrir son cœur. En suivant le cheminement de Morphée à la recherche de la femme aimée, ce conte nous raconte la voie qui mène à la réalisation intérieure et surtout l’apprentissage de l’amour, moteur essentiel à notre vie.

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie Livraddict et les Editions Kirographaires qui m’ont permis de découvrir Cécile Palusisnski et son univers. C’est d’ailleurs une très belle découverte pleine de poésie !!!

Après avoir grandi dans l’univers feutré d’un couvent et sous l’amour bienveillant de Sœur Emma, Morphée décide de partir à la recherche de son identité après avoir reçu un livre de portraits pour ses 17 ans. Ses rencontres le mèneront tout d’abord vers un bar parisien où il fera connaissance d’Anouchka avec qui il aura des échanges mère-fils.

A sa disparition, il prendra alors son envol en prenant le premier vol au hasard qui le mènera à Soweto où il fera la rencontre d’un « frère », Sipho qui lui permettra d’évoluer dans l’univers fermé des townships. Il y rencontrera aussi Alice expatriée avant de finir sa quête auprès du peuple San.

Si l’on arrive à laisser de côté la grande famille des romans philosophiques type Catherine Clément ou Jostein Gaardner qui nous pousserait à trouver ce roman inabouti alors on se laisse emporter par la poésie de l’auteure voire même cela laisse un goût de trop peu.

Je regrette que le roman s’arrête si tôt, que l’on en ne sache pas plus. Ce petit livre nous touche d’autant plus qu’il nous questionne sur des valeurs existentielles dans notre société de consommation d’aujourd’hui : l’amour et l’amitié ou qui sommes-nous et où allons-nous ?

Il pourrait paraître trop simpliste mais il nous touche par sa justesse et sa magie. Je l’ai littéralement dévoré en un après-midi et je me réjouis de lire son autre roman.

Je remercie encore beaucoup Livraddict et les Editions Kirograpahaires de m’avoir permis de découvrir Cécile Palusinski et son univers.

Crépuscule d’acier de Charles Stross

4e de couverture :

Nouvelle République, planète plutôt arriérée et en tout cas coincée côté culture pour ce XXVe siècle, subit l’invasion du Festival.
Le Festival est une société galactiquement itinérante post-Singularité. Elle fait pleuvoir sur Nouvelle République une nuée de téléphones qui ne disent qu’une chose : « Bonjour. Tu veux bien nous distraire ? »

De la réponse dépend la récompense. Ainsi, des armes.
Il n’en faut pas plus pour déclencher la Révolution. Et pour conduire les autorités à imaginer pour la vaincre de remonter le temps.
Et risquer l’anéantissement de cette partie de la Galaxie, car l’Eschaton déteste qu’on touche à son histoire.
C’est qui, l’Eschaton ?
Charles Stross est le plus prometteur et le plus déjanté des nouveaux venus sur la scène de la science-fiction.
Crépuscule d’acier a manqué de peu le prix Hugo 2004.

Mon avis :

Terre du futur, Singularité, exploration galactique, plus une mystérieuse divinité (forcément) un peu susceptible dont le nom ne peut avoir été choisi au hasard, voilà le cocktail idéal pour faire mordre à l’hameçon une fan de S-F « classique » comme moi. Tous mes remerciements donc au Livre de Poche et à Livr@ddict pour m’avoir permis de replonger dans une vieille passion que ne demandait qu’à se rallumer.

Dès les premiers chapitres, me voilà retombée en adolescence, quand j’ai découvert les délices de la S-F version Asimov et consorts. Ma madeleine de Proust à moi, c’est Fondation. Je n’ai pas été déçue par ce voyage-ci. J’y ai retrouvé tous les éléments qui me plaisent dans le genre : inventions technologiques, progrès scientifique, voyages lointains, formes de vie étranges côtoyant un univers qui semble si familier, aux parallèles pas du tout fortuits avec des situations présentes ou passées de notre petite planète bleue.

Charles Stross m’a entraînée dans une société féodale aux accents prusso-soviétiques confrontée à la modernité symbolisée par des téléphones portables tombés du ciel : la communication à l’état pur dans un monde verrouillé par le gouvernement. Quand on craint l’information comme la peste, comment réagir face à un attaquant qui tire à coups de liberté d’expression ? Quand on vit depuis des générations dans cette crainte entretenue de l’information, comment réagir face à une si vertigineuse proposition ?
On y rencontre Martin Springfield, ingénieur-espion au mystérieux patron prénommé Herman, ainsi que Rachel Mansour, sorte de James Bond en jupons ultra-performante représentant l’ONU. Protagonistes d’un jeu de faux-semblants où rien ni personne n’est vraiment ce qu’il paraît, ils mènent une farandole de personnages pas si secondaires : militaires obtus ou retors, révolutionnaires désabusés, intelligences dématérialisées, observateurs extra-terrestres à l’apparence animale… Au fil des pages, les différents brins apparemment disparates finissent par tisser un motif cohérent, chaque pièce du puzzle trouve sa place et la boucle est bouclée lorsqu’enfin tous les acteurs ont dévoilé leur véritable identité. L’image d’ensemble, façon Escher, regorge de clins d’œil, de doubles sens, de fausses pistes et d’indices cachés pour former un véritable kaléidoscope dont chaque élément est *presque* réaliste. Mon amour des mots et de leur manipulation a été comblé.

J’ai aussi aimé, sous le vernis de pur divertissement, la fable technico-politique, l’interrogation discrète sur quelques principes fondamentaux de nos civilisations. Pas de réflexion philosophique barbante, mais une subtile démonstration par l’absurde de l’inévitable retour de balancier qui frappe une société extrémiste. Question d’actualité s’il en est que la place de la communication dans la définition de l’humanité.

Cette réflexion, intégrée dans les conversations entre représentants des différents mondes, ne fait jamais perdre le fil de l’histoire même si l’ouvrage est plutôt touffu, et se conclut sur la promesse d’une nouvelle aventure. C’est donc avec une certaine anticipation que j’ajoute la suite de Crépuscule d’acier, Aube d’acier, à ma wish-list, tout simplement pour découvrir dans quelle partie de l’univers et dans quelles péripéties l’auteur aura jeté Martin et Rachel.

Crépuscule d’acier (Singularity Sky)
Charles Stross
Traduit de l’anglais par Xavier Spinat
535 pages – Livre de Poche (n°27070), 2008