Croc-Blanc de Jack London

Résumé

LE MONDE IMPITOYABLE DU GRAND NORD. Le froid, la faim, la lutte à mort, la haine et le pouvoir : un jeune loup courageux se heurte à la dure loi de la nature et des hommes. La plus formidable histoire d’animaux qu’on ait jamais écrite.

Avis

Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune organisée par Melisende avec Caelina, Devoreuse2livre, Ewatoppno, Karline, Révérence Sateenkaari et Taliesin.

Tout d’abord un grand merci à Melisende pour avoir organisé cette lecture, j’avais lu ce livre étant enfant et j’ai pris beaucoup de plaisir à le relire.

J’aime l’œuvre de Jack London, son amour pour la nature, et Croc-blanc ne déroge pas à la règle. Dans ce récit nous suivons les aventures d’un jeune loup, de sa naissance dans le grand « Wild », à sa rencontre avec l’homme. L’originalité de ce livre est que l’histoire est vue à travers les yeux de Croc-Blanc, l’auteur analysant les réactions et sentiments de l’animal.

Dans mon souvenir, l’histoire de Croc-blanc n’était pas aussi dure : sa vie est en réalité une lutte constante, et ce, dès sa naissance. Le jeune loup doit rapidement s’adapter à son environnement, lutter contre la famine et se protéger des prédateurs.

La vie dans la nature sauvage est dure mais la vie parmi les hommes l’est encore plus. Une grande partie du récit est en effet consacrée à la cruauté de l’homme. L’auteur nous montre à quel point la méchanceté peut avoir une incidence sur la vie de l’animal, qui devient rapidement solitaire, agressif et féroce.

J’adore la relation entre Croc-Blanc et Weedon Scott, le premier homme à faire preuve de compassion envers lui : je trouve que l’auteur à une manière très émouvante de la relater. L’attachement du loup à l’homme est tout simplement splendide.

La relecture de ce livre m’a donné envie de relire l’œuvre de Jack London, et notamment l’appel de la forêt qui m’avait aussi marqué.

L’envol de Pierre BOTTERO

LC organisée par Snow Ellana : L’envol Tome 2 Le pacte des Marchombres de Pierre BOTTERO

Résumé :

Encore apprentie Marchombre, Ellana est chargée par Jilano, son maître, d’une mission à haut risque : escorter une caravane au chargement précieux et mystérieux. Mais au fil de ses rencontres, Ellana peine à identifier ses véritables ennemis, la voie tend à se dérober devant elle et les choix qui engagent sa loyauté et ses sentiments se révèlent périlleux…

Mon avis :

Tout d’abord, quel plaisir de retrouver Ellana et l’univers si magnifique de Pierre BOTTERO.
Dans ce deuxième volet, j’ai apprécié voir Ellana évoluer. J’ai trouvé qu’elle devenait « plus humaine ». En effet, on ne la sent plus forcement invincible, sure d’elle-même et « supérieure ». Pierre Bottero nous montre avec finesse ses failles, ses doutes, les choix difficiles qu’elle doit faire. J’ai trouvé sa fragilité très touchante. De plus, Ellana n’est pas la seule à évoluer. Les autres personnages (dont Nillen) vont prendre en main leur destin et choisir leur voie, quelques uns de manière plus brutale que d’autres. Le destin d’Ellana se dessine et nous apparaît plus clairement (Prophétie du Chaos, des ennemis plus nombreux et plus diverses).
Cette deuxième partie m’a beaucoup plus tant au niveau de l’évolution du personnage d’Ellana qu’au niveau de l’avenir de sa destinée. Un événement m’a profondément touché c’est le décès de Jilano, qui à mon avis va renforcer l’envie de se battre d’Ellana. C’est une raison de plus pour elle de ne pas se laisser faire et venger la mort de son maître.

En bref ce deuxième tome nous donne véritablement envie de nous jeter sur le suivant !

Zombie Nation de David Wellington

Résumé

Un jour les morts se sont relevés… Une vague de terreur et de cannibalisme se répand aux États-Unis. Bannerman Clark, capitaine de la Garde nationale, est chargé d’une mission capitale : découvrir l’origine de ce désastre et l’empêcher de gagner Los Angeles. Son enquête le mène en Californie où une femme détiendrait le secret de l’Épidémie. Mais elle est frappée d’amnésie. Et pour la protéger, Bannerman doit venir à bout de zombies de plus en plus nombreux, invisibles ou dotés de pouvoirs dignes de super-héros. Apprenez comment l’horreur a commencé…

Avis

Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune organisée par Lexounet avec Kristus, Mallou, Frankie , Delirgirl1, pomette, Flof13, Mystix et Iluze.

J’avais apprécié le premier tome, également lu dans le cadre d’une lecture commune, que je trouvais très original avec un seul reproche : le manque d’humanité des personnages.

Pour le deuxième tome, c’est l’inverse : j’ai eu du mal à accrocher au récit mais en revanche j’ai bien  aimé les personnages.

Le résumé était prometteur : nous devions apprendre comment, un beau jour, les morts se sont transformés en zombies cannibales. Même si j’ai aimé le récit concernant le début de l’épidémie, sa propagation et les moyens de lutte mis en place, j’ai été relativement déçue par l’explication concernant son origine.

Je n’ai pas non plus aimé tout ce qui avait trait à Mael, au télépathe, j’ai trouvé que tout cet aspect fantastique n’avait pas vraiment sa place dans ce genre de récit.

En revanche j’ai bien accroché avec les personnages principaux, Bannerman Clark et Nilla, ce qui m’a quand même permis d’apprécier cette lecture. Bannerman, capitaine dépassé par les évènements, est un militaire rempli d’humanité, qui va longtemps hésiter avant de se résigner à abattre toutes les personnes infectées car il les considère avant tout comme des civils à qui il faut porter secours.

J’ai aussi aimé Nilla, jeune femme infectée, qui malgré le fait qu’elle est morte a conservé un aspect physique convenable et ses réflexes humains. En revanche je n’ai pas aimé le pouvoir de Nilla de se rendre invisible, j’ai trouvé là encore que ce genre de détail fantastique n’avait pas sa place dans le récit.

Au final, même si j’ai bien aimé ce Tome 2, je l’ai trouvé nettement moins bon que le premier, notamment en raison de ce mélange avec le fantastique. Je compte néanmoins lire le Tome 3.

La chatte de Colette

De son vrai nom Sidonie-Gabrielle Colette (1873-1954), Colette est une romancière française. Elle a ét élue membre de l’Académie Goncourt en 1945.

Camille et Alain se connaissent depuis l’enfance. Camille est heureuse, enjouée, impatiente. Alain est calme, réservé. Ils vont se marier dans quelques jours.
Mais en tant que lecteur on se demande pourquoi Il a accepté de s’engager avec elle.
Il ne l’aime pas … si, un peu.
Il ne la trouve pas jolie … si, un peu.
Il ne veut pas, secrètement, habiter avec elle dans la maison de son enfance en cours de rénovation pour eux … non, pas du tout.

Cette histoire ne raconte pas tant la relation entre les deux jeunes gens.
Elle, entière, un peu brut, parfois gauche, avec des réactions encore enfantines. Affirmée, directe, franche, émancipée, fumant, conduisant leur voiture, assumant ses sentiments et sa sexualité. Personnage tout à l’image de l’écrivain.
Lui, sage, discret, silencieux, rêveur, idéalisant ses souvenirs dans la maison familiale,  » une maison de fils unique  » comme le pense Camille. Et surtout trouvant en sa chatte Saha, sa chimère, son idéal amour.

Cette histoire raconte surtout le triangle non-amoureux du couple et de la chatte.  » Je vous ai vus ! cria-telle. Le matin, quand tu passes la nuit sur ton petit divan … Avant que le jour se lève, je vous ai vus tous deux …  »
Camille aime Alain.
Saha aime Alain.
Alain aime Saha.  » Même une femme, continua Camille en s’échauffant, même une femme tu ne l’aimerais pas sans doute autant « . Avec la chatte il vit, selon lui, une relation parfaite.
Les deux femelles comme il les surnomme (et non pas femmes) ne s’aiment pas, se défient et se jalousent leur amour pour Alain.

Les mots de ce livre sont simples, la lecture est fluide, il ne se passe rien d’exaltant mais Colette arrive tout de même à nous embarquer dans les quelques mois de vie commune à deux et de cohabitation à trois.

Je vous laisse apprécier ce roman pour découvrir qui des deux  » femelles  » sera finalement la favorite de ce personnage bien égoïste.

Attention ce qui suit contient un indice pour qui veut savoir …

 » Si j’aimais vraiment, profondément Camille, quelle fureur … « .

Biographie de Colette :
http://www.livraddict.com/biblio/author.php?id=1040

Un Hiver de Sang de Brian Ruckley

Auteur:
Brian Ruckley

Genre:
Fantasy

Synopsis:
Une trêve troublée s’est installée entre les thanes des lignées du vrai sang.

À présent qu’un nouvel hiver s’annonce, les armées de la Route Noire ont repris le chemin du sud, quittant les terres où elles furent exilées, au-delà du Val des Pierres. Pour certains, la guerre n’apportera qu’une mort rapide et violente. D’autres ne connaîtront jamais le tumulte des épées qui s?entrechoquent, ni les champs jonchés de cadavres. Pour ceux-là, la guerre n’est qu’un excellent moyen de favoriser leurs ambitions. Qu’ils se hâtent, car bientôt les ténèbres qui descendent sur le monde les engloutiront, comme les autres.
Car, tandis que la tempête des batailles fait rage, un homme s’engage sur un chemin solitaire, une voie qui éveillera un terrible pouvoir en lui. Son héritage sera un héritage de sang.

Avis:

Avant tout, je remercie l’équipe de Livraddict et les éditions Eclipse pour ce partenariat ^^

Premier roman de Brian Ruckley (il ne s’était illustré au Royaume-Uni qu’à travers quelques nouvelles avant ça), Un Hiver de Sang est le volume 1 de sa trilogie Un Monde sans Dieux. Il m’a de suite attiré par sa couverture et son synopsis ^^ Synopsis qui laisse imaginer de la fantasy sombre, relativement réaliste (entendre par là qu’il ne laisse pas envisager de la déferlante de pouvoirs magiques) et mature, remplie de complots, trahisons, et autres jeux politiques…
Et c’est exactement ce qui nous est offert.

Brian Ruckley a écrit un récit très dense, étoffé, assez complexe à suivre au niveau des personnages et des lieux. La carte, la chronologie, et le lexique des personnages importants sont autant d’annexes intéressantes et utiles pour se repérer au début.
L’auteur prend, dans les premières pages, le soin de poser son univers (expliquant ainsi le titre Un Monde sans Dieux de la trilogie), ainsi que les évènements du passé qui ont mené à ce qu’on va lire. On fait également connaissance avec les principaux éléments des trois grandes factions (les lignées du Vrai Sang, les lignées de la Route Noire, Aeglyss et les Harfangs), avant d’arriver au Solstice d’Hiver, point de départ de l’intrigue (d’où le titre original Winterbirth de ce tome 1).

Et une fois qu’on est là, on ne lâche plus.
Principalement grâce aux nuances apportées aux différents personnages. On pourra regretter quelques archétypes dans les psychologies (du moins au début), et peu d’originalité dans les races (les noms, très originaux, cachant finalement Elfes/Elfes Noirs, Humains, Lycanthrope…) mais cela passe vite au second plan derrière le fait que ni héros ni méchants ne se détachent.
Chaque personnage, chaque faction a ses propres intérêts, ses propres ambitions, ses propres raisons de se battre.

Aucun parti pris, ici, et chacun trouvera un personnage à qui s’identifier. On s’attache particulièrement à Aeglyss, dont le statut de véritable ordure disparaît rapidement dès que l’on commence à connaître son histoire.
L’intrigue n’est pas particulièrement originale, mais remplit parfaitement son rôle de volume 1 en posant les bases d’un univers intéressant et prenant, pour un moment d’évasion réussi.

Cet univers s’étoffe d’ailleurs avec les introductions de chacun des cinq actes, issus d’ouvrages de contes et légendes du monde de la trilogie (ce qui n’est pas sans rappeler les moments où Tolkien énonce Tom Bombadil, des chants, ou des contes des Terres du Milieu dans Le Seigneur des Anneaux).

La plupart des demoiselles apprécieront aussi que les rôles féminins ne soient pas là pour faire joli (si ça arrive, c’est l’espace d’une ou deux scènes, et le personnage disparaît rapidement) ^^ Elles sont en effet importantes pour la guerre qui se profile, soit dans l’ombre, soit sur le champ de bataille.

Champ de bataille qui est loin de constituer l’essentiel du roman, même si quelques combats émaillent le récit. Brian Ruckley est assez doué pour faire passer la tension et les violences des combats.

Point qui m’amène directement à son écriture ^^
C’est fluide, facile à lire, les descriptions sont réussies sans être trop longues ou lourdes à digérer… Au final, les 600 pages du récit passent très vite et sans difficultés majeures. Les seuls petits soucis étant à mettre sans doute sur le compte de la traduction et de l’édition française, comme une série de mots sans espaces, un mot qui ne sert à rien, une orthographe de nom modifiée (à un moment, Anyara est devenue Anarya avant de reprendre son nom normal)… Mais ça reste heureusement extrêmement rare et absolument pas préjudiciable.

Nous avons donc là un scénario prenant et efficace, un univers intéressant, des personnages qui ne sont ni bons ni méchants, mais juste réalistes avec leurs ambitions et buts, une belle écriture… Une superbe mise en place pour les évènements à venir.
A éviter toutefois si on débute vraiment dans le genre, on pourrait vite se retrouver noyé sous les informations à assimiler dft012

Au final, Un Hiver de Sang est un très bon roman de fantasy, un vrai coup de cœur pour moi, et je place déjà Brian Ruckley comme un futur auteur incontournable du genre 934202
Il mérite largement son 8,5, et je vais de ce pas me placer comme un fan de Brian Ruckley sur sa fiche auteur dft009

Bref, vivement le tome 2, Droit du Sang ^^