A cran de Michelle Rowen

Je découvre la Bit lit avec ce livre sans avoir lu les deux tomes précédents (j’ai loupé quelques notions mais le livre est parfaitement compréhensible indépendemment des deux autres), c’est donc un avis de novice non expérimentée dans ce style d’écriture que je vous livre ici.

Les qualités de ce livre ? Une écriture fluide, agréable, une histoire bien amenée, des personnages attachants : j’ai aimé le fort caractère de Janie, indépendante et solide (c’est tout du moins ce qu’elle veut laisser croire) ainsi que le côté à la fois agaçant et attachant de Quinn (il est un peu tristounet par moment mais on l’imagine tellement beau qu’on serait bien tentées de le consoler..). L’histoire d’amour entre ces deux personnages est bien amenée et très agréable à lire.

Les défauts du livre ? Une histoire pas désagréable mais que j’ai trouvé un peu longue sur la fin, les personnages s’en vont, reviennent, changent d’avis… ça ralentit le rythme pourtant entrainant dès le début. J’ai lu de ce fait les 50 cinquantes dernières pages avec un peu moins d’engouement. L’identité du boss m’a laissée de marbre, je n’ai pas spécialement apprécié la chute..

Conclusion ? Mon côté « fleur bleue » pas encore plongée dans la Bit lit a apprécié cette lecture malgré quelques petites déceptions.

Par contre, l’ouverture vers le prochain tome ne m’inspire pas.. Mais je serais bien tentée de lire les deux précédents tomes.. (Au passage, ce livre comporte plusieurs fautes d’orthographe plus grosses les unes que les autres, ce que j’admets difficilement…) »

Résumé :

L’ex-chasseur de vampires Michael Quinn est bien déterminé à redevenir humain. Sa seule solution : s’emparer de l’OEil, un puissant artefact. Mais une chasseuse de primes, tueuse de créatures surnaturelles est à ses trousses : Janie Parker. L’OEil est son unique chance de rentrer dans les bonnes grâces de son patron maléfique. Ce dernier menace, en effet, de la décapiter si elle ne le retrouve pas. Janie n’a pas d’autre solution : elle doit tuer Michael, si séduisant soit-il…

Merci beaucoup pour ce partenariat. Ce fut une agréable découverte.

Oscar Pill : les deux royaumes D’Eli Anderson

Synopsis :

Un an s’est écoulé depuis mon premier voyage. J’ai appris des choses troublantes sur mon père, un célèbre Médicus disparu. Je dois découvrir la vérité sur lui. Enfin, mon pendentif retrouve son éclat : l’ordre des Médicus a besoin de moi !
Cette fois, je dois pénétrer dans le second Univers, là où se trouvent les Deux Royaumes mystérieux, Pompée et les Souffles. Le Prince Noir, mon ennemi irréductible le sait-il déjà ? Depuis que j’ai été choisi pour lutter contre lui, il a entamé une guerre sans merci contre moi. Mais je suis prêt à le combattre. Plus que jamais.

Mon Avis :

J’avais déjà bien aimé le premier tome même si je trouvais qu’il manquait un peu d’action. Normal, l’auteur présente ses personnages et le contexte de son histoire, c’est ce que je me suis dit.
Et j’avais raison, ce deuxième volet est mené tambour battant.
Deux quêtes se déroulent  en parallèle.
D’une part, Oscar doit récupérer le trophée dans le royaume de Pompée et souffles (cœur et poumons).Seulement, contrairement à sa première quête, il ne sera pas seul.
D’autres Médicus l’accompagneront. Au grand damne d’Oscar, il se trouve que son pire ennemi Moss sera lui aussi du voyage, ce qui n’annonce rien de bon.

D’autre part, il mènera une quête plus personnelle.
Alistair le maître des deux royaumes a parlé à Oscar de la table d’émeraude qui aurait le pouvoir de ramener les morts à la vie.
Pensant à son père, Oscar n’a plus qu’une idée en tête, la retrouver.

Pour leurs nouvelles aventures, les Médicus vont pénétrer dans le corps de Léonid, un vieillard, dont les occupations se résume à râler, dormir, fumer et boire. De quoi avoir un deuxième royaume en parfait état de marche !
Quelques mises en garde sur les méfaits du tabac et de l’alcool, sont savamment distillées dans le récit.
Dans ce deuxième opus nous retrouvons les amis d’Oscar Lawrence et Valentine mais aussi Skardale, le prince des pathologus contre lequel devront s’unir les Médicus. Les intrusions corporelles sont si bien décrites que l’on s’y croie.
Finalement ce second tome est celui de la révélation. Finis les comparaisons avec Harry Potter. Balayés les a priori concernant le premier tome.
Oscar Pill est mon coup de cœur et j’espère que vous vous laisserez tenté.

La potion magique de Georges Bouillon de Roald Dahl

Je n’ai pas eu la chance de découvrir ce roman dans mon enfance.
Et, je reconnais que je ne me suis pas aussi amuser que j’aurais pu.
Le début est attrayant. L’histoire de la grand-mère impossible qui donne du fil à retordre à son petit-fils était drôle. Et l’imagination de l’enfant débordante.
Mais, je trouve que la venue des parents a cassé le coté comique de la situation. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’éxagération dans les réactions du père.
Je ne suis pas déçue d’avoir découvert ce roman, mais peut-être mérite-il une deuxième lecture pour plus savourer l’humour de l’histoire.

Voila pour mon premier article du big challenge livraddict 2011

La mécanique du coeur de Mathias Malzieu

Synopsis

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve.
Depuis lors, il doit prendre soin d’en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d’une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve…

Mon avis

Je ne savais pas que Mathias Malzieu écrivait des romans en plus de textes pour des chansons. Textes que j’apprécie fortement, ceux qu’il écrit pour son groupe Dionysos, ainsi que ceux pour Olivia Ruiz (dont je suis une fan absolue grin22 )

Ce conte m’a transportée, je me voyais dans un dessin animé à la Tim Burton, suivant les péripéties de ce pauvre Little Jack. Il a eu le malheur de naître le jour le plus froid du monde, et son petit coeur était gelé. La sage-femme, un peu sorcière, Docteur  Madeleine, arrive à rafistoler son coeur de nouveau avec une horloge à coucou. Jack va donc survivre.

Cependant, il va devoir vivre une vie sans émotions, son coeur est trop fragile pour pouvoir les gérer. A la moindre colère, son coucou sonne et fait vibrer son corps tout entier. Alors subir les affres de l’amour….Jack en mourrait. C’est ainsi qu’il grandira, loin du monde, pour rester en vie.

Mais, pour son dixième anniversaire, Docteur Madeleine l’emmènera pour la première fois en bas de la colline où il a toujours vécu. A la vue de la petite chanteuse Andalouse, son coucou sonnera plus fort que jamais, et voilà patatra, Jack est amoureux. A partir de là, Jack vivra tout un tas d’aventures qui fragiliseront, ou renforceront, la fragile mécanique de son coeur.

J’ai vraiment adoré ce livre, je me suis laissée complètement absorbée par ce monde de mécanique, d’aiguilles, d’horloges. Mathias Malzieu parle de la différence, comment la gérer, et surtout l’exclusion que cela peut apporter. Mais il parle aussi d’amour, pas le beau, le pure, le simple amour, mais de l’amour compliqué, imprévisible, ce qui pour moi est l’amour vrai.

En bref

Un vrai gros coup de coeur. Le fait de l’avoir lu en écoutant l’album a dû aider, j’ai même mieux compris certaines paroles. Fan de Dionysos, lisez ce livre, la plume de Malzieu est aussi agréable à écouter qu’à lire.

La vie immortelle d’Henrietta Lacks de Rebecca Skloot

Merci à Livraddict et aux éditions Calmann-Lévy pour ce partenariat.

Présentation de l’éditeur : Elle s’appelait Henrietta Lacks, mais les savants n’ont retenu de son nom que deux syllabes : HeLa. Elle travaillait dans les champs de tabac du Sud des États-Unis où besognaient ses ancêtres esclaves, mais ses cellules, prélevées à son insu, sont devenues l’un des outils les plus précieux de la médecine moderne. Emportée par un cancer foudroyant, en 1951, à l’âge de 31 ans, elle a contribué sans le savoir à la mise au point du vaccin contre la polio, au décryptage des tumeurs et des virus, à la mesure des effets de la bombe atomique, et à des avancées telles que la fécondation in vitro, le clonage ou la thérapie génique.

Mon avis : Dans La vie immortelle d’Henrietta Lacks, Rebecca Skloot retrace deux parcours, celui de cette jeune femme noire née dans un milieu pauvre et ostracisé, décédée dans sa prime jeunesse d’un cancer du col de l’utérus, et le sien, celui de la journaliste qui retisse la toile de l’histoire à mesure des rencontres avec les médecins et les membres de la famille. L’un et l’autre sont semés d’embûches. Henrietta est trop fière pour se plaindre, et sa famille, trop enfermée dans l’injustice subie pour souhaiter en parler, ce qui complique grandement le travail de l’auteure.

La vie immortelle… se situe à mi-parcours entre oeuvre journalistique et roman, et s’il faut saluer les qualités documentaires de l’ouvrage, ses qualités littéraires, louées par le Figaro (entre autres) ne sont pas à la hauteur des éloges, conséquence nécessaire – à mon avis – d’une volonté de conserver une certaine objectivité sur les événements.

Sur le plan purement journalistique, La vie immortelle… fait l’effet d’un travail extrêmement bien documenté sur l’existence d’Henrietta Lacks qui, ironie du sort, engendre, en quelque sorte, deux descendances : une progéniture socialement démunie, d’une part ; et un héritage moléculaire florissant, d’autre part, puisque les cellules d’Henrietta se trouvent aujourd’hui dans tous les labos du monde et se vendent à prix d’or. A ce propos, on peut applaudir Rebecca Skloot, qui, en excellente journaliste scientifique, parvient à mettre le discours médical à la portée du lecteur. Après avoir lu ce livre, la mitochondrie n’aura plus de secret pour vous.

Le grand défaut de ce livre ne lui est, à mon sens, pas intrinsèque, mais résulte de la couverture médiatique dont il a fait l’objet. La vie immortelle… est une œuvre qui suscite l’intérêt du lecteur, se lit bien, en bref, qui a toutes les qualités d’un excellent document pédagogique. L’ouvrage interroge, pose des problèmes sociaux, ethiques aussi bien que législatifs, sans susciter la confusion ni provoquer l’ennui. Par contre, il me semble que lui assigner l’étiquette d’ « objet littéraire » est une erreur, erreur qui a entraîné chez moi une forme de déception, liée au fait que le livre n’avait pas les qualités littéraires que je m’attendais à y trouver.

Je conclurai en disant que j’ai éprouvé beaucoup d’intérêt à la lectuer de La vie immortelle…, et que c’est un ouvrage documentaire tout à fait passionant.