La route

Cormac McCarthy signe une œuvre bouleversante, (c’est la première fois de ma vie que je pleure presque à la fin d’un bouquin) sèche, aride, grisâtre, dépressive, où les entités survivantes ne sont que des lambeaux de la civilisation humaine. Solitude, errance, survie (et sur ce thème Cormac explore des techniques de survie poussées, simples mais efficaces , réflexes ataviques d’une adaptation forcée à une condition extrême) et enfoui très profondément il y a l’étincelle, la lumière: l’espoir. Le père inculque au fils des valeurs qui n’ont plus lieu d’être sous ce ciel ténébreux . La plupart des hommes ayant certainement choisit la facilité donc le cannibalisme (comme le sous entend le passage du bébé cuit à la broche quand 2 jours avant le père et son fils se dissimulaient aux yeux de trois personnes dont une femme enceinte..On peut supposer qu’ils se reproduisent uniquement pour manger…).

« On porte le feu papa?
Oui on porte le feu. »

Voilà le but du roman. Le but même de la survie est décrit comme une simple petite flamme en chacun de nous : l’espoir d’une vie meilleure, d’un retour à la normalité (normalité qui est non pas de survivre mais de vivre). Toute la forme est à l’extrême de ce qu’il inculque, de ce qu’il fait passer aux lecteurs. Oui le père aura plus d’une fois eu l’envie de mourir, de tuer son fils pour le soulager d’une existence suffocante, dangereuse et dépressive. Le fils porte réellement l’espoir en lui et quand son père perd peu à peu de son humanité afin de préserver sa vie mais surtout celle de son fils, le petit se tient tout prêt et rappel son paternel à l’ordre.
Le monde n’est pas si mal et tous les  gens de cette terre ne sont pas aisément corruptibles comme on pourrait le supposer et cela même dans les pires conditions.
Tant que des valeurs, qu’une humanité continue de perdurer dans les cœurs, alors tout n’est pas fini. C’est une maigre ligne, une mince frontière et souvent le père est prêt de basculer.  Le roman possède une véritable « âme » car il développe vraiment à l’excellence l’état d’esprit d’un survivant, d’un père, d’un homme. Le fils étant la nouvelle génération, l’espoir d’une nouvelle jeunesse qui aura acquis une éthique que le père avait du mal par moment à appliquer. Le fils sera ce nouvel homme, évolution du père. Logique de la reproduction.

On ne connaitra que très peu le passé du père et encore moins du fils. Pas de noms. Pas de passé.

Pas de noms comme si les perosnnages avaient oubliés leur appellation propre. Comme si les années avaient commencés à effacer les souvenirs. Pourtant, comme le dit le père, « On se souvient toujours de ce qu’il faut oublier et on oubli ce dont il faut se souvenir ». La femme, la verdure, l’éclat de la lumière, le feu, et la décision pour celle-ci d’en finir en sortant dans la nuit …voilà le peu de souvenirs.
Tout est gris et les paysages sont appauvris par une pluie de cendres venant recouvrir d’un linceul funèbre un nouvel enfer rendu presque organique par ses arbres qui tombent un à un dans de lourds grondements assourdissants et ces flammes qui surgissent de nulle part, ayant déjà tout carbonisés dans des temps immémoriaux…

Cormac McCarthy n’hésite pas à choquer en décrivant des passages très durs (notamment les le morts carbonisés quasiment rattachés au sol de gravier tout aussi fondu de la route, les deux s’assemblant dans une sorte de monstre à la The thing ou le bébé carbonisé sur une broche au-dessus d’un feu mais encore l’homme foudroyé encore en vie, cherchant à marcher et à continuer de vivre etc…).
la fin porte le feu. Inévitablement. Car tout n’est pas si noir que l’on croit de nos jours.

On reproche souvent la répétition du roman (niveau intrigue et style) alors que c’est voulut et que c’est très cohérent avec l’univers, l’ambiance et le sujet du livre. Cela augmente la forte impression de lassitude, de dépression, et le lecteur s’identifie plus facilement, rentre plus facilement dans les personnage et leurs sentiments, leurs questions existentielles et surtout leur état d’esprit. il y a par ailleurs des passage d’une rare violence et d’une intensité telle dans le style que j’en ai noté certaines qui valent le détour.
Le roman est court, efficace, sans chapitres (il n’y pas d’interruption, nous sommes avec le père et le fils sur la route, il n’y a pas de fin pas de pauses véritables = le père ne dort quasiment jamais donc il y a toujours un personnage éveillé et le fait de ne pas mettre de chapitre appuie ce sentiment d’épuisement, de ne jamais voir le bout du chemin etc…), avec des dialogues laconiques sans ponctuations ce qui soulignent grandement des paroles sortis d’être fatigués, lassés, déprimés, et ces mots sortent difficilement, comme s’ils avaient oubliés les longues phrases, le dialogue, les relations verbales avec autrui etc… tout dans le livre est entrain de glisser : l’humanité du père, innocence du petit, le monde, les souvenirs de celui-ci, etc… Le style du livre me parait logique et intelligent. Clairement le meilleur roman du genre actuellement avec I am legend. je parle des romans post-apo one man show (ou presque pour La Route).

Voici une musique composée par un fan, qui, je trouve, à bien su exploiter l’ambiance du roman dans sa composition (plus qu’une musique (ou moins diront certains) c’est surtout une recherche d’ambiance sonore (vers 4min ça prend une direction hypnotique, envoutante mais à la fois sans issue, sombre, abyssale….)

Quelques extraits que j’ai relevé (ou passages très courts):

 » On se souvient toujours de ce qu’il faut oublier et on oublie ce dont il faut se souvenir ».

« Sur les routes là-bas les fugitifs s’écroulaient et tombaient et mouraient et la terre glauque sous son linceul suivait tant bien que mal son chemin de l’autre côté du soleil et s’en retournait aussi vierge de toute trace et tout aussi ignorée que la trajectoire de n’importe quelle planète soeur innommée dans le noir immémmorial. »

« Peut-être que dans la destruction du monde il serait enfin possible de voir comment il était fait. Les océans, les montagnes. L’accablant contre-spectacle des choses entrain de cesser d’être. L’absolue désolation , hydropique et froidement temporelle. Le silence. »

« Et peut-être qu’au-delà de ces vagues en deuil il y avait un autre homme qui marchait avec un autre enfant sur les sables gris et morts. Peut-être endormis séparés d’eux par à peine une mer sur une autre plage parmi les cendres amères du monde ou peut-être debout dans leurs guenilles oubliés du même indifférent soleil. »

 » Il les regardait pendant qu’ils éventraient à coups de pic et de pioche le sol rocailleux à flanc de colline et qu’ils ramenaient à la lumière du jour un énorme nœud de serpents au nombre peut-être d’une centaine. Agglutinés là pour partager une chaleur commune. Les tubes mats de leurs corps commençant à bouger paresseusement dans la dure et froide lumière du jour. Comme les intestins d’une énorme bête exposés à la lumière du jour. Les hommes les aspergeaient d’essence et les brûlaient vifs, n’ayant pas de remède pour le mal mais seulement pour l’image du mal tel qu’ils se le représentaient. »

Les enfants de la nuit de Frank Delaney

Lors d’un voyage en Suisse, Nicholas fait la rencontre inattendue d’un couple qui fait ressurgir en lui les souvenirs du meurtre de la femme de sa vie. Il découvre que ceux-ci sont en possession de l’unique objet volé ce jour là : une tour Eiffel en améthyste.

C’est l’élément déclencheur qui va plonger Nicholas dans un voyage au cœur de l’enfer et des conspirations. Secrets, mensonges, découvertes, horreurs, autant de mots pour qualifier l’univers dans lequel il va être immergé.

Au premier coup d’œil la couverture attire le regard. Une fois la première page tournée, le prologue donne le ton et fait planer sur l’ensemble du récit une sensation de malaise.
Quant au synopsis : il dit juste ce qu’il faut, c’est-à-dire ce qui correspond aux premières pages. J’ai apprécié cette mise en route rapide du livre, tout s’enchaine très vite, les chapitres sont courts et c’est très agréable. Par ailleurs le livre est très bien construit, malgré les flash back et souvenirs qui s’intercalent avec le présent le lecteur n’est pas perdu un instant.

Les personnages sont étudiés, mystérieux, à l’image de l’ensemble du livre finalement. Chacun a un rôle bien précis et déterminant pour la crédibilité du récit. Pas à pas le lecteur est entraîné comme l’est Nicholas de Londres à Athènes en passant par Venise, New York… Il va avoir malgré lui un rôle crucial et partir à la découverte des secrets horribles de l’histoire.

Le thème abordé est particulièrement difficile. L’auteur arrive à nous plonger dans l’horreur des expériences nazies sans en faire toutefois un étalage du début à la fin.
Certains passages sont très durs, poignants, notamment ceux qui dépeignent avec une précision déconcertante et particulièrement difficile les horreurs nazies. On ne peut que s’interroger et réfléchir un temps soit peu sur cette page de l’histoire.
D’autres passages sont moins explicites, mais l’ambiance tout au long du roman reste pesante. L’atmosphère est angoissante, intrigante. A chaque chapitre les choses changent, et finalement la fin est redoutée.

Pour ma part ce roman est une agréable découverte, source de réflexion et de questionnements, où le lecteur est amené à se poser des questions, comme le fait Nicholas tout au long de son périple pour découvrir la vérité.

Je remercie Livr@ddict ainsi que les Editions Le Cherche Midi pour ce partenariat qui m’a fait plonger dans ce thriller totalement inconnu et m’a permis de découvrir un auteur particulièrement intéressant.

Fiche du livre dans bibliomania : http://www.livraddict.com/biblio/book.php?id=12460

Je suis une légende

Spoilers

Chef d’oeuvre.

Un personnage principal superbement construit et riche : bedonnant, barbe hirsute, grand, cheveux longs, dépressif, grand fumeur, alcoolique, syndrome du dédoublement de personnalité (lié à sa solitude et à ses envies paradoxales de vivre/mourir par exemple et dans ces cas là c’est comme une seconde voix en lui qui tente de prendre le dessus et ça rend le perosnnage vraiment intéressant), cynique, touchant, c’est le dernier homme sur Terre. Passant sa vie à bricoler sa maison, à faire les mêmes choses chaque jour : tuer des vampires (ceux qui dorment le jour), boire, fumer, jeter les corps dans la fausse…

Un quotidien déprimant. Il a vu mourir sa fille, sa femme et chaque jour il vit avec ses souvenirs. La nuit i lest harcelé par les Vampires. Les femmes lui tendent même leurs derrières et leurs seins pour l’attirer dehors mais lui résiste à cette envie qui lui brule le bas du ventre. il se venge sur le whisky. Malgré tout il continue à vivre mais ne sait même plus pourquoi. De lui on ne saura que peu de choses : il a fait la guerre du Panama et c’est là qu’une chauve-souris l’aurait mordue, l’immunisant ainsi contre la bacille.

Plus tard, il reprendra espoir et fera la rencontre d’un chien misérable auquel il s’attachera grandement, comme une obsession: celle d’avoir enfin trouvé un être vivant non-contaminé. Un survivant comme lui. Dans leur solitude respective ils se rapprochent. Un des meileurs passages très touchant et très triste du roman.

Le ton du roman est résolument sombre et cynique. Il n’y a pas d’espoir. Les hommes ont encore fait les cons et le monde en paye le prix.

Ave la rencontre de ruth, on reprend espoir en même temps que Robert Neville mais on doute comme lui. Y aurait-il une chance pour que tout redémarre? Eh bien non. Ruth l’a trahit. C’est une des leurs. La nouvelle espèce. L’homme n’est plus. Le vampire était pour nous une légende, un mythe. Nous deviendrons pareil pour eux. Robert Neville est une légende.

Magnifique et court roman que je compara aisément avec la route tant le ton peut parfois se ressembler. Quand on voit ce qu’en a fait Hollywood avec un beau black musclé qui fait son sport, qui dit à son chien de manger ses légumes, des lions horribles en cgi, une viper rouge, une chasse à la biche à 150km/h et un sniper, aseptisation en veux-tu en voilà….J’en pleures encore. même l’esprit du roman, son message et sa fin ont été modifiés. Ça fait bien trop. « The last man on earth » c’est déjà plus dans l’esprit du bouquin.

L’auteur du roman explore parfaitement la mentalité humaine et ses contradictions en des temps maussades. La solitude, la survie qui finit par devenir mécanique, l’humanité qui peut à peut commence à s’effacer dans l’esprit mais aussi dans les actes, les émotions…

Le roman dispose même de sa propre bande originale (Souvent, Neville écoute du Mozart, Beethoven, « Verklärte nacht » de Arnold Schönberg, « The year of the Plague » de Roger Leie, etc…)

Ça aurait déjà donné un autre ton aux films s’ils avaient utilisés les musiques citées dans le roman.

Passages:

 » Il fit le tour de la maison dans la grisaille de l’après-midi, une cigarette au coin des lèvres, trainant derrière lui un mince cordon de fumée. »

 » Il jeta le marteau sur le canapé du séjour,alluma une autre cigarette et but le premier verre de la journée. Plus tard, il se résolut à gagner la cuisine et à broyer les ordures qui s’amoncelaient dans l’évier depuis cinq jours. Pour bien faire, il aurai également dû brûler les assiettes en carton, épousseter les meubles, décrasser l’évier, la baignoire et les toilettes, changer les draps du lit, mais il n’en eut pas le courage. Parce qu’il était un homme, qu’il était seul et que rien de tout ça n’avait d’importance pour lui. »

 » Tous ces livres, songea t-il en secouant la tête. Ces résidus de l’intellect planétaire, raclures de cerveaux frivoles, pot-pourri d’artefacts incapables de sauver l’homme de l’anéantissement… »

 » A l’idée de mener la même existence pendant encore quarante ans, il fut saisi d’effroi. Malgré cela, il avait tenu bon. A vrai dire, il ne prenait pas grand soin de son corps. Il mangeait, buvait, dormait, faisait tout en dépit du bon sens. A ce régime-là, sa santé ne tarderait pas à décliner. »

A Méli, sans mélo de Barbara Constantine

Résumé : Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Pour la première fois, sa petite-fille, Clara, vient passer les grandes vacances chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie ! Durant tout l’été (le dernier ?), Mélie décide de fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique… Et puis, comme la vie est vraiment dingue parfois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

Avis :

J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce livre qui est véritablement une bouffée d’air pur.

A la lecture du quatrième de couverture je m’attendais à une histoire un peu triste, pleine de mélancolie et de nostalgie de cette grand-mère qui préfère ignorer ses examens médicaux pour profiter de la visite de sa petite-fille Clara et lui créer de beaux souvenirs de vacances.
A la place j’ai plongé avec un grand plaisir dans une histoire légère et pleine de vie, avec des personnages pétillants et drôles à la fois.

On découvre Mélie dans son petit coin de campagne avec tout son entourage, des personnages ayant tous une personnalité et des caractères bien différents et qui vont devenir très rapidement attachants. On se trouve tour à tour à la place de chacun d’entre eux et on les voit s’épanouir le temps d’un été en étant ensembles. Ils se révèlent les eux aux autres et découvrent ce qu’est être heureux, tout simplement.

L’écriture est simple, le ton est léger, mais pourtant chargé d’émotions. Les chapitres sont très courts et donnent un rythme entraînant au récit. Avec des mots simples, l’auteur réussit le pari de faire ressurgir chez le lecteur des souvenirs de vacances, des souvenirs de famille.
On ne peut que sourire en lisant ces pages, où l’on passe d’un personnage à l’autre, et même d’un objet à un autre ! On est Mélie, mais également sa petite fille Clara, sa fille Fanette, son ami Marcel, son médecin Gérard…à travers leurs souvenirs, leurs découvertes.

Je remercie vivement les éditions du Livre de Poche et Livr@ddict pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir un livre qui donne le sourire mais également un auteur, Barbara Constantine, que j’ai aujourd’hui envie de mieux connaitre.

Dracula mon amour

Dracula mon amour (titre VO : Dracula My Love : The Secret Journals of Mina Harker ) de Syrie James
Édition Hachette jeunesse (Black Moon)

Tout d’abord un grand merci aux éditions Hachette ainsi qu’à Livraddict pour ce partenariat en avant-première.

Quatrième de couverture:

Sept longues années se sont écoulées depuis la fin tragique de l’aventure qui nous a opposés au Comte Dracula, moi, Mina Harker, mon mari, Jonathan, et trois de nos amis.

Et pourtant… je me souviens de chaque trait de son visage, de chaque muscle de son corps, comme s’il n’avait jamais cessé de m’étreindre.

Aujourd’hui, je ne peux plus supporter le poids de la culpabilité et je me dois d’écrire ce qui s’est réellement passé.

Loin du monstre qu’il pouvait être parfois, il était aussi un homme magnifique, d’une beauté terrifiante et d’une intelligence remarquable.

Je l’ai aimé au premier regard, d’une passion dévorante, charnelle et interdite. Et j’aime à croire que cet amour incendiaire fut partagé.

Mon avis :

Dracula mon amour est une réécriture sous un nouveau point de vu (celui de Mina Harker) du Dracula de Bram Stoker. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le livre de Stoker, mais d’après ce que j’ai pu lire et entendre, cette version est fidèle à l’œuvre originale.

Ce livre est sous la forme d’un journal intime où Mina, la narratrice, se confesse et où elle expose sa rencontre et sa relation avec le comte Dracula. Le journal nous permet ainsi d’accéder directement aux émotions (tel que la peur, l’amour et la haine) que notre héroïne ressent tout au long de l’histoire.

Au fil des pages nous découvrons le personnage attachant de Mina Harker. Mina est une jeune femme intelligente, forte et censée que l’on ne peut qu’admirer. Tout au long du livre elle va s’affirmer et montrer sa véritable personnalité. Elle est tiraillée par ses sentiments : ceux envers son mari, Jonathan, et ceux pour le comte Dracula, son amant. Elle a une double  personnalité : en effet elle n’est pas la même lorsqu’elle est avec son mari ou son amant.

Tout comme Mina, les autres personnages ont eux aussi une profondeur  psychologique. Jonathan est un personnage posé, courageux et ambitieux. Le comte Dracula quant à lui donne l’image d’un vampire trop gentil (qui fini même par être décevant), mais qui est tout de même fascinant (heureusement que la fin est là pour montrer la véritable  nature du comte).

En ce qui concerne les thèmes abordés dans ce roman, on peut citer : l’amour, la fidélité (et plus particulièrement l’infidélité), la mort et le monde surnaturel.
La convenance à un rôle important dans ce livre, nous le voyons par les notions de bonne épouse et de femme au foyer auxquelles Mina aspire.

Le texte est facile à comprendre et la lecture est accessible et agréable. Nous sommes projetés à la fin du XIXème siècle.

J’ai beaucoup aimé cette version de Dracula (qui m’a d’ailleurs donné très envie de lire l’œuvre originale de Bram Stoker). Nous entrons avec facilité dans l’histoire grâce à une narratrice qui partage tout avec nous (ce qui permet aussi de nous sentir proche d’elle)

C’est un livre que je recommande vivement.