L’ami Odd Thomas de Dean Koontz

Résumé :

Odd Thomas, dans sa petite ville de Pico Mundo, vit à la lisière de deux mondes, où chaque jour exige son lot d’exploits héroïques et de drames. Odd n’a jamais demandé à pouvoir communiquer avec les morts. Cela lui est tombé dessus. Mais sa qualité d’ambassadeur bienveillant entre le monde des vivants et l’au-delà lui impose de faire le bien. c’est ainsi qu’Odd considère sa charge, et c’est la raison pour laquelle il gagne la confiance des habitants de part et d’autre de la frontière entre la vie et la mort. Un ami d’enfance d’Odd a été kidnappé. Tout le monde craint le pire. Mais Odd, alors qu’il emploie ses dons à retrouver son ami disparu, va faire une découverte bien plus sinistre qu’un cadavre. Il va être confronté à un ennemi redoutable qui va l’entraîner dans la spirale infernale de la terreur.

Avis :

Je trépignais d’impatience de lire ce roman… Grâce à livraddict et aux Editions JC Lattès, c’est chose faite !

Aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours apprécié Dean Koontz : je lui trouve un talent indéniable pour trouver une intrigue originale, avec du fantastique mais pas trop, basée sur des personnages particulièrement sympathiques, pour lesquels j’ai une vraie empathie (comme dans Ne Crains Rien et son personnage principal atteint d’une maladie qui l’empêche de se balader à la lumière du jour).

C’est un fait : j’avais adoré le premier tome de la saga Odd Thomas intitulé L’étrange Odd Thomas. J’ai commencé alors la lecture de celui-ci pleine d’appréhension… allait-il me plaire autant ?

J’avoue ! Le début a été un peu laborieux. Ma lecture du premier tome remonte à peu de temps, son histoire était encore toute fraîche dans ma mémoire.

Dean Koontz n’hésite pas à (re)mettre dans ce tome les choses en place. Il retrace par petites anecdotes expliquant ceci ou cela, les évènements précurseurs ou le caractère particulier des personnages comme Odd Thomas qui voit les morts (et, entre autres, Elvis Prestley himself), son plutôt encombrant pour ce jeune homme plein d’allant !

Passer ce cap, et bien… on rentre forcément et totalement dans cette nouvelle intrigue ! On y trouve une unité de temps toujours aussi serrée : l’action se déroule sur une grosse journée : pas de temps morts, les pages se tournent toutes seules.
On y trouve également des méchants vraiment méchants, Odd et ses amis toujours aussi gentils. Sous la plume d’un autre auteur, ça deviendrait facilement mièvre mais ici… pas du tout.

Du suspense, de l’émotion, un mélange de terreur et d’humour qui fait mouche : ce roman pourrait bien être votre roman de l’été.

Même si l’on peut lire ce tome indépendamment du premier, ne boudez pas votre plaisir et lisez les deux ! Le premier est déjà en poche.

La Résistance de Laura Gallego Garcia (Idhun, Tome 1)

Idhun
Tome 1 : La Résistance
(Titre V.O. : Memorias de Idhún. La Resistencia)
Laura Gallego García

Edition Bayard Jeunesse

C’est grâce à un partenariat avec Livraddict et Bayard Jeunesse (je les remercie) que j’ai eu le plaisir de découvrir ce roman.

La première impression : la couverture, est une réussite totale : elle en jette, comme disent mes enfants, elle brille, ils adorent.
Mais ouvrons donc ce livre…

L’entrée dans l’aventure est plutôt abrupte : un jeune garçon, Jack, 13 ans, arrive à son domicile pour voir ses parents assassinés par deux personnages mystérieux, tandis que deux autres vont s’interposer à temps pour le sauver et l’emmènent dans un endroit étrange, Limbhad, sas entre deux mondes. J’avoue avoir eu du mal avec le premier chapitre, que j’ai trouvé trop direct. Tout à sa peine et à son  désir de vengeance, Jack fait connaissance avec ses sauveurs : Alsan, un prince guerrier, Shaïl, un magicien, tous deux exilés d’Idhun, leur planète, fuyant Ashran, le puissant nécromancien qui a pris le pouvoir et  tué tous les dragons et les licornes. Toutes ? Non, vous le saurez quelques chapitres  plus loin.  Il rencontre aussi là-bas Victoria, une adolescente sage et solitaire, et voilà, ce quatuor forme la Résistance

Un roman fantasy jeunesse classique, avec tous les bons ingrédients du genre : épées légendaires, créatures extraordinaires, dragons et licornes, princes, chevaliers et nécromanciens, peuples venus d’un autre monde, conjonction astrale, guerre et persécution. Pour nous, adultes, c’est du déjà vu, bien sûr, mais le tout est très bien ficelé et plaira sûrement aux adolescents : l’intrigue est bien menée, les scènes d’actions complètent les scènes plus d’introspection, les jeunes héros parcourent le monde : une bibliothèque, une grotte dans le désert, un château en Allemagne….
La deuxième partie du récit se passe deux ans plus tard, à l’heure de l’adolescence et des premiers émois amoureux… De l’amour, encore de l’amour dites-vous. Alors vous mettez un adolescent et une adolescente, et quand ils ont seize ans… vous voudriez qu’il n’y ait pas une once de sentiment amoureux ?

Mes enfants, qui sont bon public, m’ont fait plusieurs remarques positives, et surtout ils ont beaucoup apprécié la personnalité ambiguë du méchant, (Kirtash) de plus en plus intéressante au fur et à mesure du récit. Ils ont bien deviné à l’avance le mystère qui entourait les personnages et qui se dévoile à la fin, je dois dire que c’est très flagrant, les ficelles sont assez grosses, mais pour un jeune lecteur c’est plaisant de deviner les intentions de l’auteure.

Le style est agréable,et s’il n’est pas transcendant, en tout cas il suit bien le rythme du récit, ce roman est bien mieux écrit que certains romans jeunesse très réputés.
On pourrait penser que Laura Gallego est trop explicite, en effet elle redit, décrit en long et en large les sentiments des protagonistes, mais bon, on déplore souvent des histoires avec des personnages creux sous prétexte qu’il s’agit d’aventure. Là, en plus,  on voit les gens évoluer, se remettre en question, essayer de comprendre l’autre, et mener la quête de tout ado : la quête de soi.

Un bémol : personnellement je trouve l’association jeune garçon-guerrier et fille-magicienne vraiment trop cliché : toujours les garçons dans l’action et les filles dans les livres! (et il y en aurait encore à dire mais je ne veux pas trop spoiler). Heureusement, plus tard le personnage de la jeune fille s’endurcit : Laura Gallego lui fait apprendre les arts martiaux !
Sinon,devinez qui ne peut lutter contre son attirance pour le vilain serpent? Encore une fille  bien sûr (tiens ça me rappelle une autre histoire avec une fille et un serpent, pour une sombre histoire de pomme, pas vous?)

Mon avis général est que Laura Gallego nous a fait un bon, un honnête roman fantasy jeunesse même si elle n’a pas révolutionné le genre. En fin de compte, un roman qui se lit très vite, on en a pour son argent de créatures fantastiques et de magie et de combats. C’est aussi un roman qui laisse deviner une suite intéressante, on attend avec impatience le tome suivant (en espérant qu’elle ne fasse pas trop grandir ses héros, sinon mes garçons ne vont plus s’intéresser à eux).

Morsure de Kelley Armstrong

Une fois de plus c’est grâce à une lecture commune que j’ai lu un livre qui était parti pour rester très longtemps dans ma PAL.
Et une fois de plus, pas de regrets. J’ai passé un très très bon moment.

Elena est un loup garou et la seule femelle de son espèce.
Statut qu’elle a du mal à accepter. C’est pourquoi après 10 ans dans sa meute, elle décide de retourner à Toronto et d’essayer de vivre une vie d’humaine.
Un an plus tard, alors qu’Elena a la vie qu’elle souhaitait (un boulot, un petit ami…), elle reçoit un coup de fil de l’Alpha de la Meute, Jeremy, qui lui demande de revenir urgemment :
Des meurtres sont commis dans le territoire de la Meute et Jeremy soupçonne des cabots, loups-garous solitaires qui agissent selon leurs propres règles, d’en être les auteurs.
Ils ont besoin d’Elena pour les retrouver.
Son retour va la replonger dans cet univers de la Meute qu’elle aime et qu’elle déteste en même temps, mais qu’elle veut protéger.

Ce livre est bien ficelé, l’intrigue est prenante et il n’y a aucune longueur. On tourne les pages sans s’en rendre compte. L’action est toujours présente, avec des bagarres dignes de ce nom, des rebondissements, des attaques, du sang, et des morts (même du côté des gentils)…
En outre, l’histoire traite seulement des loups-garous, pas de vampires à l’horizon, et c’est assez agréable car finalement plutôt rare dans ce genre de livres.

Le récit du présent se mêle aux souvenirs d’Elena, et on en apprend plus, au fur et à mesure du livre, sur son enfance, sa morsure, son intégration à la Meute, son histoire avec Clay, et son choix de vivre comme une humaine plutôt qu’avec la meute.
Ces transitions passé – présent sont toujours bien amenées et intéressantes et rendent le récit encore plus dynamique, tout comme l’emploi de la première personne pour la narration.

Les personnages aussi sont bien décrits. Elena est courageuse, ironique, révoltée, têtue et rancunière.
Jeremy est l’alpha type : gentil, protecteur et autoritaire.
Et puis il y a Clay : impulsif, sauvage, possessif, quelques peu égoïste : il ne ressemble pas au héros parfait à la Edward mais on ne l’en aime pas moins, bien au contraire !

Une très agréable surprise donc, à laquelle je ne m’attendais pas et que je conseille fortement.

Merci donc à Lisalor pour l’organisation de cette LC.

Lisalor
Azariel87
Mariiine
Lolo
Deliregirl1
Belledenuit
Karline05
Dup
Bulle
Mycoton32
Chouquette

A méli sans mélo de Barbara Constantine

Le résumé : Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d’été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie ! Mélie, le mélo, c’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?), à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant la Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi… le vieux Marcel qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père ; Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie quoi va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

Mon avis : Je commence donc ce livre avec une hâte de découvrir l’histoire de Mélie et de sa petite fille, Clara.
La complicité entre la grand-mère et la petite fille est très touchante, des vacances rêvées pour une petite fille : dans le jardin à faire des cabanes, faire du vélo, faire la sieste, lire…
Après discussion avec Noémie ( copine virtuel dft012 ), il est vrai que ce livre me fait un peu penser à « Ensemble c’est tout » d’Anna Gavalda. De part, la ressemblance quand à l’environnement de Mélie et celle de Paulette, une maison en campagne au calme. Et d’autre part, les liens forts qui unissent les personnages.

D’anecdotes en anecdotes, on en apprend toujours plus sur les personnages et l’on se rend compte que les choses les simples sont les plus belles.
L’écriture de ce livre est légère ce qui nous permet de nous identifier aux personnages et de repenser à la nostalgie de l’enfance.
Dans ce livre, les liens familiaux et amoureux sont très présents, comme dans la vie de chacun d’entre nous !
J’ai donc eu un réel coup de cœur pour ce livre à la fois frais et léger. Je vous conseille donc de vite courir dans vos librairies.
Je pense donc mettre dans ma liste de livres à lire, les autres romans de cette auteur.
Je remercie donc les éditions Le livre de poche ainsi que Livraddict !

Petit extrait :

« Ma chère Clara,
On dirait que ça fait des mois depuis que les vacances ont commencé. Mais je regarde le calendrier, et ça ne fait que deux semaines ! Je ne sais pas si je vais pouvoir tenir, sans te voir, jusqu’à la rentrée. Je pense beaucoup à toi, tous les jours. Et la nuit aussi. J’ai bien réfléchi et je voudrais te dire plusieurs choses. Alors, primo : quand on s’est embrassés, c’est vrai que c’était pas vraiment super. J’avais trop l’impression que j’allais tomber dans le coma. Tu es la première fille que j’embrasse. Alors, évidemment, c’est pas encore très pro. »

« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper LEE

Lecture faite dans le cadre d’une Lecture commune.

L’unique roman d’Harper LEE, publié en 1960, se passe dans les années 30, lors de la Grande Dépression qui frappa L’Amérique, dans une petite ville de l’Alabama, Maycomb. Atticus Finch y élève, seul, ses enfants, Jem (Jérémy) et Scout (Jean-Louise), de 6 et 9 ans au début du récit. Il essaye de leur  inculquer ses valeurs morales. Il est droit et aime la justice.

Il est avocat et sera commis d’office dans un procès mélant la communauté noire et blanche ; Les enfants seront marqués par pleins d’événements qui se sont déroulés durant les trois ans qu’est racontée l’histoire…. A Maycomb, Boo Radley, leur voisin qui ne sort pas de chez lui qui les intrigue, L’école, l’incendie de la maison de miss Maudie, la famille Finch et son rang social qui est très important pour tante Alexandra, Dill, le voisin qui partage leurs jeux d’été, la voisine malade mrs Dubose, Calpurnia, leur cuisinière qui participe à leur éducation…

Scout nous raconte sa vie avec son cœur, ses peurs, ses questions d’enfant. Avec son langage,elle nous transporte dans pleins d’émotions et fait d’elle quelqu’un d’attachante.

J’ai lu ce livre grâce à Livraddict et j’en suis ravie. J’ai passé un excellent moment même parfois complétement à Maycomb avec les personnages !!!!

C’est un livre culte aux USA qui reçu le prix Pulitzer en 1961.
Cependant, c’est un livre qui fait du bien.