Page Des Libraires – Édition de décembre 2015

Pagedeslibrairesdécembre2015Pour ce partenariat livraddict, j’ai eu le plaisir de livre une revue que je ne connaissais pas, et qui regroupe différents avis de libraires sur des bouquins et autres œuvres, mais pas seulement !

Car si j’ai été tout de suite emballée par l’idée, je fus ravie de voir que le concept fut plus poussé et très aboutit.

On ouvre la revue avide de conseils lecture et de titres à ajouter à notre bibliothèque, et on est pas déçu !

Très bien conçue, la revue regroupe donc des chroniques, des avis, des pages avec par exemple « les indispensables d’un écrivain » et bien d’autres encore.

On découvre des romans dont on ignorait l’existence, on y trouve des interviews d’auteurs mais surtout… on entre dans un monde tout autre.

Celui des libraires, de véritables passionnés de littérature.
C’est une joie de se balader dans les pages, de découvrir les couvertures, et tout ce que souhaitaient partager ces mordus de mots.

C’est coloré, vivant, et très hétéroclite. Beaucoup de différents styles se côtoient, et forment un tout harmonieux et très agréable à lire.

Vraiment, j’ai été ravie de découvrir cette revue, qui à mon sens rend un grand hommage à la littérature.

Je ne préfère pas mettre de note, car il est très rare que je note une revue. De plus, je pense que mes sensations font mieux passer mon impression pour cette fois !

En somme :

Une bonne idée, très bien réalisée.
Agréable à lire, il y a à la fois de longs articles avec de la matière qui nous font découvrir pleins de choses, et également des pages où se côtoient de petits résumés et avis qu’il est facile de lire lorsqu’on a moins le temps.

Très didactique, et tout à fait livresque !

Merci pour ce partenariat particulier et très intéressant!

A soon pour une newvelle chronique, my livrovores,

Fang-Wide.

Tellucidar de Jean-Luc Marcastel

TellucidarPour commencer j’aimerai remercier Livraddict et les éditions Scrinéo pour m’avoir donné la chance de chroniquer ce livre.

J’ai été tout de suite attiré par ce livre pour sa couverture, j’aime beaucoup les couleurs qui attirent l’œil et le décor à l’envers annonce un voyage fantastique qui m’a fait drôlement envie ! J’ai vraiment bien aimé cette lecture et j’attends la suite avec impatience.

J’ai d’abord aimé les références que fais l’auteur à Pellicular et aussi Voyage au Centre de la Terre dont j’ai pu reconnaître quelques références. L’univers est bien construit et complet, l’auteur laisse son imagination explosée et on en redemande car j’ai beaucoup aimé me perdre dans cet univers perdu dans les tréfonds de notre belle Terre. Ce qui m’a plus c’est que j’ai vraiment eu le sentiment de voyager à travers ce livre en me faisant passer par plein de sentiments contradictoires.

Par rapport à la plume de l’auteur je l’ai trouvé fluide et efficace, on ne se perd pas dans le trop-plein d’informations ce qui permet de s’immerger pleinement dans l’histoire.

Concernant l’intrigue, j’ai bien aimé la trame de l’histoire même si certains aient été un peu prévisible mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture. Quant aux personnages, nous avons comme protagoniste principale notre cher Lucas. Un garçon adorable dont j’ai eu beaucoup d’affections tout au long de ma lecture et j’ai bien aimé les interactions entre Lucas et Koré. Koré est la princesse de Tellucidar, je l’ai bien aimé aussi mais j’ai eu une préférence pour Lucas et aussi Kahaan qui est le majordome de Koré, il m’a bien fait rire. Les personnages secondaires sont aussi intéressants et apportent quelque chose à l’histoire.

Pour en finir, je recommande Tellucidar car c’est une lecture agréable qui va vous transporter dans cet univers fantastique avec des personnages hauts en couleurs. J’ai hâte de lire le tome 2 !

Le Papyrus du Pope – Le trésor de Salomon et le secret d’Hiram d’Algos Nostou

Le Papyrus du Pope - le trésor de Salomon et le secret d'HiramRésumé de l’éditeur :

Aris, agent du « Service » français, se voit confier par son chef une mission inattendue. À la demande des instances franc-maçonniques, il doit tenter de trouver un document ou un objet mentionné dans un papyrus découvert en Égypte et gardé au secret par un pope et sa descendance jusqu’à sa mise à l’abri au musée copte du Caire. C’est le début d’un voyage quasi initiatique et d’un travail de détective qui l’emmène, lui, son père et quelques amis francs-maçons, à effectuer un périple au Moyen-Orient. Le Caire, Jérusalem, Damas, Tartous, Chypre, Patmos et le Mont Athos seront les endroits où il devra, avec l’aide de ses compagnons de chaque étape, trouver et décrypter de proche en proche des messages énigmatiques laissés sur les vieilles pierres des forteresses par la secte juive des Karaïtes et leurs protecteurs les Templiers. Grâce à la traduction d’un cryptogramme contenu dans le papyrus, malgré les agressions violentes de sectateurs de l’Ordre du Temple Solaire, il finira par trouver la solution sous un palindrome datant du milieu du XIe siècle dans le plus ancien monastère du Mont Athos. La menace de la secte le poursuivra jusque dans le grand monastère des Météores.

Mon avis :

Un excellent roman d’aventures originales qui entraîne le lecteur dans une série de découvertes culturelles et historiques à travers plusieurs pays du Moyen-Orient. Agrémenté de petites anecdotes et de descriptions géographiques, il incite à la relecture de l’histoire et à l’envie de visiter ces lieux, lorsque la paix sera revenue.

Intuitions de Rachel Ward

rachel-ward-intuitionsUn vrai plaisir que de lire ce roman qui vous tient en haleine du début à la fin.
Savoir la date de mort des gens serait-il un don ou une malédiction ?

J’imagine que Jemma prend la bonne solution de garder pour elle ces dates qu’elle voit apparaître en regardant les personnes qui l’entoure
Mais connaître la date de mort de l’homme qu’on aime est-ce suffisant pour pouvoir le sauver ?
Spider arrivera t’il à déjouer les plans de la mort…
Un sujet tabou très bien mené, très émouvant jusqu’à la fin.

Jem est un personnage qui paraît assez dure mais c’est ce qu’elle a vécu qui la rend comme ça. Elle prend quand même de bonne décision et on ressent bien son attachement pour Spider ce qui la rend plus attachante pour le lecteur
Spider, malgré son peu de culture et son charisme de molosse est prêt à tout pour sauver Jemma et la soutient énormément. On ressent qu’il veut la protéger et l’aider.

J’ai hâte de lire les deux autres tomes et je le conseille vraiment car une fois plongé dans l’histoire on ne veut plus en sortir.

Seins et Oeufs de Mieko Kawakami

seins et oeufsAUTEUR: Mieko Kawakami (traduit du japonais par : Patrick Honnore)
TITRE: « Seins et Oeufs »
EDITEUR, ANNEE: Actes Sud, 2012
NOMBRES DE PAGES: 112 pages.

J’ai une grande affection pour la culture japonaise qui a débuté dès l’enfance (Génération Club Do’ ): J’ai grandi avec les animés et les mangas, écouté de la Jpop et autres, regardé de nombreux dramas, appris de nombreuses légendes et de faits historiques, etc… Bref, j’aime beaucoup!! Pour l’année 2016, je me suis donnée, à moi même, un challenge: Lire de la littérature japonaise contemporaine autre que Murakami.
J’ai choisi comme première lecture, « Seins et oeufs », premier roman de Mieko Kawakami.

Alors que j’ai fini ma lecture il y’a deux jours et que je rédige ma chronique, les personnages de ce livre sont toujours présents dans mes pensées. A leurs histoires, j’ai eu des échos de souvenirs passés…

RESUME:
« A quarante ans, Makiko est envahie par l’obsession de se faire refaire les seins, une lubie que sa fille de douze ans ne supporte absolument pas. Conflits mère-fille, vertiges de la puberté, les choses prennent un tour très compliqué quand l’adolescente se mure dans le silence.
Toujours plus déterminée dans ses choix, Makiko décide de rejoindre sa soeur à Tokyo ; de dix ans sa cadette, Natsu est célibataire, et c’est dans son minuscule appartement que mère et fille vont lui imposer leurs problèmes.
Alternant le récit de Natsu et le journal intime de l’adolescente, ce livre percutant, provocant et drôle explore le regard de trois générations de femmes japonaises liées par une tendresse muette face à leur propre représentation de la féminité(…) »

Midoriko a été mon premier « écho ». C’est  une jeune fille qui rentre dans sa puberté. Elle ne désire pas ses premières règles (qu’elle nomme « Première marées »), au contraire des autres filles de sa classe.
Après plusieurs recherches, Midoriko ne comprend pas le faite de se considérer comme femme car on a ses règles et donc enfanter. Quel plaisir y’a t’il à saigner une fois par mois ? Est-elle juste là pour mettre au monde des enfants ?
Ne sachant comment exprimer ce « dégoût » et son incompréhension avec sa mère, elle n’adresse la parole à personne et ne répond que par écrit avec son carnet.
Oui, beaucoup d’entre nous ont dû se poser ce genre de questions à la puberté, appréhender cette « première arrivée » et  se sentir incomprise lorsque d’autres avaient hâte de « passer cette étape ».

Makiko a été mon second « écho ». C’est une mère célibataire qui travaille en tant qu’hôtesse dans un bar. Elle a été abandonné par le père de Midoriko lorsqu’elle a annoncé sa grossesse, s’épuise physiquement dans son travail (perte de poids), et se sent mal dans son corps. C’est surtout sa poitrine qu’elle déplore: Pour elle, avoir allaiter sa fille, la fait dépérir et perdre toute sa rondeur. Makiko pense que de nouveaux seins lui apporteront de nouvelles choses dans sa vie, et se penche plus sur les divers publicités des cliniques que sur sa fille muette.
« Ils sont trop petits… Trop gros… Pas jolis soutien-gorges pour grande taille, Décolletée vide,  Ne pas vouloir allaiter et abîmer mes seins, Pouvoir allaiter dans des espaces publics sans regards malsains ou dégoûtés  etc… »
Un moment, dans notre vie, on a toute eu des rapports quelques fois compliqués avec notre poitrine, un des signes référents de la féminité.

Et il y’a Natsu, la soeur de Makiko, celle qui va se trouver au milieu de la tension entre la mère et fille. C’est une jeune femme célibataire de 30 ans, travaillant et ayant son propre appartement à Tokyo . Elle représente d’une certaine manière, une partie des jeunes femmes japonaises de la société actuelle (Beaucoup d’entre elles préfèrent mettre en avant leurs carrières que la vie de famille. En effet,  elles ne désirent pas perdre leurs postes après leurs mariages ou la naissance de leurs enfants vu le peu de crèches présents au Japon. Ce statut est mal vu par une partie de la population). Elle reste un peu en retrait par rapport aux deux autres personnages et nous narre ce qui se déroule lors de cette visite. Pourtant, j’ai eu un troisième écho avec elle mais à titre personnel.

Cette histoire se conclura après une scène « très symbolique » avec des oeufs. Mais ça, je vous laisse découvrir.

CONCLUSION:
J’ai beaucoup aimé cette lecture. Ces trois personnages m’ont vraiment touchée et fait ressortir de vieux souvenirs. Le livre se lit facilement, et on alterne très bien entre la narration de Natsu et les notes écrites de Midoriko.

Je regrette juste que le livre soit si court et que quelques questions restent sans réponse (exemple: Quel a été le déclencheur de l’obsession de Makiko pour ses seins?) et que le personnage de Natsu reste assez mystérieuse sur sa vie.

Ce livre, dont la présence d’hommes est quasi nulle, nous montre à travers trois générations, les questions que l’on peut se poser sur sa féminité quelques soient son âge, les rapports conflictuelles entre mères-filles et le statut de la femme au sein de la société (Ici au Japon, mais qu’on pourrait aussi étendre au-delà de ses frontières).

Si vous avez envie de découvrir des auteurs japonais et rechercher des livres traitant sur la féminité, je vous le conseille vivement.

Voilà, si jamais on m’appelle pour un autre concours, je suis prête…. Un jour, oui, un jour, j’irais avec Chéri et Mininous au Japon!