Loulette de Claire Clément

LouletteTITRE: Loulette
Auteure: Claire Clément
Editions:Bayard Jeunesse
Collection:Estanpille
Nombre de page:146
Prix:9.90

Synopsis du livre:

Lou et Théo adorent aller chez leurs grands-parents:
Mamie leur prépare de délicieux goûters,Papi les emmène jouer à la belote,au bistrot,ou bien jardiner au potager,en déclament des vers ….Car Papi est un poète!
Mais un jour,Mamie meurt. Papi est si triste .
Pourtant il n’arrive pas à pleurer..
Il s’enferme dans un profond mutisme. La mère de Lou décide d’envoyer Papi en maison de retraite.
Lou ne peut si résoudre . Alors il lui vient une idée:elle va kidnapper son grand-père…

*Avis:

Ce livre est particulièrement triste,car au départ la mamie meurt.Après la mort de sa femme ,le papi se renferme sur lui,il ne parle a personne et fait le sourd. La mère de Lou,veut emmené papi en maison de retraite,mais Lou est contre cette idée,alors elle emmène son papi  dans un wagon ou il va se retrouver avec deux autres clochards. La mère de Lou est inquiète car elle ne voit plus son père,donc elle appelle la police et mets des avis de recherches partout. Elle fait comme si elle ne savait pas ou il était,elle cache la vérité à son petit frère et à sa mère. Vers la fin de l’histoire le papi se remets à parler puis a revivre.
Mais à la fin de l’histoire il décide de partir habite  dans le Sud
Lou est un personnage attachant,elle va vivre une aventure assez extraordinaire pour une petite fille de son âge tout sa pour sauver son grand-père.

*Conclusion

Ce livre est très émouvant je lui mets donc un 18/20

Celle d’avant de Ninon Maréchale

Celle d'avantVincent, Philippe et Jonas sont copains de d’enfance. Les deux premiers se sont connus très jeunes. Quand à Jonas, il a rejoint le duo quelques années plus tard.

Les années passant, ils se sont vus de loin en loin.

Aujourd’hui quarantenaires, ils se retrouvent le temps d’un week-end chez Vincent qui habite toujours dans la ville qui l’a vu grandir, où il a fondé une famille avec Chiara et ses deux enfants Manon et Sofia.

Les retrouvailles entre les trois amis sont simples mais agréables. Ils profitent du temps passé ensemble pour faire resurgir quelques anecdotes du passé et parler un peu du temps présent.

Jonas,  le plus jovial, fait des reportages animalier et vit à Paris. Philippe, son contraire, est tout en discrétion. Banquier à Paris, il est en couple avec Louise depuis trois ans. Mais l’équilibre entre eux est précaire. Et il y a Vincent, heureux papa et fou amoureux de sa femme. Il est illustrateur.

La première journée de ce week-end estival s’écoule doucement.

On suit les trois amis mais aussi Louise, la compagne de Philippe restée à Paris et Stéphane,un ami de cette dernière.

Une ombre du passé va venir ternir les retrouvailles.

Le prénom Laure va s’inviter dans les conversations. Cette jeune fille de 16 ans, décédée des suites d’un accident,  a été le grand amour de Vincent mais aussi celui de Philippe quand ils étaient tout juste majeurs.

Chiara n’a jamais entendu parler de l’amour perdu de son mari. Elle ne reconnaît plus l’homme qu’elle a devant elle. La simple mention de Laure a fait de son mari souriant et affectueux, un être froid et distant.

L’ambiance s’est considérablement alourdie dans le petit groupe.

De questions en révélations, on va découvrir qui était Laure à travers le regard de Philippe, Vincent et Jonas, avec une alternance passé/présent.
En parallèle, on suit le week-end mouvementé de Louise qui ne comprends pas pourquoi Philippe a refusé qu’elle l’accompagne à ce week-end de retrouvailles mais aussi Stéphane qui est follement épris de son amie et qui est bien décidé à la conquérir coûte que coûte .

Celle d’avant est un beau livre de 493 pages mais elles se sont tournées sans que je ne m’en rende compte.

Ninon Maréchale a une plume très agréable même si je dois reconnaître qu’au début de ma lecture, je me sentais noyée sous les détails. Mais je m’y suis faite très rapidement et pour tout avouer je trouve que ça a rajouté du cachet à l’histoire.

Son écriture est telle que je me suis imprégnée de l’atmosphère ambiante qui s’allégeait ou s’alourdissait selon le comportement des personnages et j’ai beaucoup apprécié ça. Je crois que c’est la première fois qu’un livre me fait cet effet.

J’ai frôlé le coup de cœur. Mais malheureusement il y a un mais. De trop nombreuses questions sont restées sans réponses pour moi. Je suis restée sur ma faim en tournant la dernière page.  Je ne vais pas les énumérer ici pour ne pas vous spoiler mais je serais curieuse d’en discuter avec d’autres lecteurs ou avec l’auteure elle-même.

D’ailleurs en parlant de fin (même si ce n’est pas la même), je suis restée bouche-béé devant les dernières pages. Je ne m’attendais vraiment pas ce dénouement. Je n’arrive toujours pas à savoir si je dois rire de mon étonnement ou pleurer d’ahurissement.

En bref, j’ai passé de très belles heures de lecture avec Celle d’avant. Je remercie Livraddict et Ninon Maréchale pour ce partenariat.

Le visage de Satan de Florent Marotta

Le visage de SatanLe visage de Satan de Florent Marotta – Taurnada Editions.
Thriller – 375 pages.

Je tiens avant toute chose remercier Taurnada Editions via Joël pour cet envoi du livre lu dans le cadre de mon premier partenariat ainsi que la team de Livraddict pour sa confiance.

Synopsis :

Un hurlement. Là, quelque part, qui se répercutait sur les murs poisseux et humides de la pièce. L’endroit ressemblait davantage à une cave avec ses murs bruts et ses parois voûtées. Puis un râle d’agonie s’étouffa, comme si même la mort prenait plaisir à attendre. L’homme pendait comme une vulgaire carcasse de viande accrochée à une esse de boucher. Son visage n’était que souffrance, rictus d’agonie et d’abomination. "Faites que je meure", implora-t-il en silence.

Mon avis :

Je découvre Florent Marotta au travers de son 2ème livre « le visage de Satan ». La plume de cet auteur est puissante, claire, imagée à souhait et ce que j’ai particulièrement apprécié c’est qu’il m’a entraîné dans un monde satanique que je ne connaissais pas.

L’histoire commence fort, très fort, d’une noirceur sans nom et dès les premières pages je suis entrée dans ce monde comme dans une ruelle sombre. Gino, ce policier déchu et tourmenté, devenu détective,  m’a pris la main et m’a entraîné avec lui dans cette aventure et dans le monde du satanisme.

Immédiatement j’ai été touchée par Gino,  car émanent  de lui une force, une fragilité et bien des démons. Pourtant l’auteur a su me faire entrevoir une sensibilité de ce personnage notamment la relation comme mère-enfant avec Fabienne, la gardienne d’immeuble puis avec Morgane.

Puis sont arrivés petit à petit les autres personnages, Sibylle Pech que l’on devine machiavélique, son ancien collègue et ami Arthy qui l’aide malgré tout et le couvre très souvent puis Abraxas… Ce démon…….

Morgane, cette femme libraire, spécialisée dans l’univers satanique, qui lui ouvre un champs des possibles infini avec son savoir dans le domaine et aussi d’autres perspectives que l’on découvrira plus tard. Il y a également d’autres personnages mais pour moi ce sont les plus centraux.

L’histoire se déroule dans un Paris très noir, j’ai vu ce Paris sombre, ces ruelles noires, oppressantes, où d’atroces meurtres sont commis au nom de Satan. On suit durant ce livre une enquête policière où se mêlent , connaissances  maîtrisées par l’auteur ( milieu du satanisme),  meurtres horribles suivant une logique, la logique d’Abraxas et de ses disciples, où tout se lie merveilleusement bien, le passé de cet homme sans sentiment (Abraxas), l’intrigue policière et l’enquête.

Il m’a été très difficile de lâcher ce livre car la plume de l’auteur m’a fait ressentir une tension, une envie de découvrir la fin de cette histoire. Il a  l’art de faire imaginer des situations (scènes de satanisme), description des meurtres, des endroits où tout est teinté de noirceur, ce livre comporte également bon nombre de rebondissements où je me suis souvent demandé pourquoi Gino réagissait de telle ou telle manière (capable d’être fort et faible à la fois).

Pour terminer, je conseillerai vivement ce livre riche en émotions de toutes sortes,  qui en plus de nous offrir une histoire policière nous apprend à connaître ce monde bien sombre. Toutefois, ne pas trop se fier, pour les âmes sensibles, à la 4ème de couverture, qui peut paraitre très difficile, c’est une scène du livre mais tellement d’autres trésors s’y cachent…..

Méfiez-vous du 13ème signe de Romina Russell

ZodiaquePour ma dernière lecture de l’année, je me suis attaquée à un petit pavé d’environ 500 pages et qu’est-ce-que j’ai adoré ce livre!

L’univers mythologique présenté par l’auteur est tout simplement fantastique. J’ai tellement aimé voir notre personnage principal, Rhoma, évoluer dans cette univers étroitement lié aux signes astrologiques. Il était extrêmement bien développer et surtout complet. Et, je pense que c’est pour ça que j’ai autant apprécié cette lecture.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est très bien menée avec des rebondissements rythmés tout au long du livre. Cependant, il y a quand même quelques longueurs.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup aimé Rhoma même si elle ne prenait pas toujours les meilleurs décisions. Mathias natif du signe du Cancer comme Rhoma, m’a agacé. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais je n’arrivais pas à l’apprécier. Je pense que sa personnalité et ses manières qui m’ont énervé.  En revanche, Hysan, natif du signe de la Balance, je l’ai adoré. Je me suis beaucoup retrouvée en lui étant moi même de ce signe.

Enfin, la plume de l’auteur est très agréable et fluide ce qui m’a permis de lire ce roman assez vite.

Pour conclure, je vous recommande vivement ce livre qui vous fera passer un très bon moment et il faut l’avouer la couverture est aussi magnifique.

Merci à Livraddict et Michel Lafon de m’avoir permis de faire ce partenariat.
Bonne année 2016 à tous !

Horrible prophétie de Victoria Martin

Horrible prophétieHorrible prophétie
Victoria Martin
Édilivre 2015 – 38 pages, pdf

*Résumé*

Un village doit accueillir la foire d’automne, seulement voilà : tout se complique lorsqu’un bateau fantôme arrive au port. C’est alors la réalisation d’une horrible prophétie qui va entraîner la population dans le chaos. Lénora, jeune magicienne diplômée de l’Académie de Magie, est témoin d’un drame qui la marquera à jamais…

*Mon avis*

Une histoire intéressante, cette Horrible prophétie, que j’ai lue d’une traite, impatiente de savoir comment les choses allaient se terminer pour Lénora. J’aurais aimé un peu plus de détails sur son devenir, j’ai trouvé que son sort était réglé un peu vite par rapport à ce que laissaient entendre les paroles de son maître. Étrange héroïne, d’ailleurs, qui brille autant par son courage que par son impitoyable cruauté. Et tout ça pour quoi ? Retour à la case départ, l’auteure est aussi impitoyable que son personnage principal ! Il y a du Lovecraft dans cette nouvelle dont les protagonistes sont irrémédiablement entraînés vers un destin inévitable, et une fin digne d’un bon film d’horreur. Dans le style aussi, il y a de belles trouvailles, un rythme qui illustre bien l’avancée inexorable de la prophétie. Une découverte sympathique, donc, dans l’ensemble.

Mais. Un gros MAIS, vu de ma fenêtre. J’avoue, j’ai un léger (sisi, léger) a priori contre l’auto-édition. Ma première expérience avait été assez mitigée, avec une excellente histoire gâchée par de grossières fautes. Comme je ne veux pas me laisser arrêter par un préjugé, je me suis dit qu’avec ce partenariat L@ et Édilivre, je ne prenais guère de risque : Horrible prophétie est une histoire courte, le fantastique m’a toujours plu, l’accroche était tentante. Autant se faire un avis sur pièce ! L’avertissement de Victoria Martin avant de m’envoyer l’e-book, « attention, l’éditeur a rajouté quelques fautes d’orthographe », m’a fait pester, évidemment. Et le BAT, il est passé où ? Mais j’ai décidé de ne pas me laisser arrêter par la perspective de quelques coquilles – il y en a dans les meilleures publications, les correcteurs ne sont que des humains, après tout. Et Victoria a courageusement accepté mon avertissement, « attention, je suis littéralement allergique aux fautes d’orthographe, s’il y en a trop des oreilles vont siffler pendant ma lecture » donsmofb (29) .

Je suis désolée de le dire, mais quelqu’un a dû avoir de sérieux acouphènes… Ma lecture n’a pas été un long fleuve tranquille, le fond a été trop souvent parasité par la forme, dommage. Pour moi, Horrible prophétie mériterait un sérieux polissage pour révéler tout son potentiel. Éliminer les fautes d’orthographe beaucoup trop nombreuses, qui qu’en soit le responsable, réviser la cohérence des temps, remédier en particulier à la surabondance de virgules superflues (« Ça sera, ton jugement. » Quel dommage, tout de même !)

De l’extérieur, j’ai l’impression que ces entreprises qui permettent à tout un chacun de faire imprimer ses écrits à compte d’auteur, même si elles donnent la possibilité à des auteurs débutants de franchir la barrière et de se faire connaître du public, s’asseoient allègrement sur ce qui constitue (à mes yeux) l’essence du métier d’éditeur : accompagner l’auteur et faire le nécessaire pour s’assurer qu’au moment de l’impression, le résultat sera optimal. C’est à eux de détecter les petites incohérences, les petits détails qui font la différence entre une histoire sympathique et un excellent roman.

Du diamant brut à la bague qui brille de mille feux, il y a tout un travail à effectuer, de préférence main dans la main avec l’auteur.

Je ne peux qu’encourager Victoria à persévérer, je ne regrette pas d’avoir cédé à la curiosité même si je reste sur mon opinion mitigée vis-à-vis de l’auto-édition. Et comme toujours, merci L@ pour cette découverte !