L’âme du Mal de Maxime Chattam

L'âme du malQuatrième de couverture

Le bourreau de Portland, qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper, est mort. Pourtant, le carnage continue.
L’inspecteur Joshua Brolin, qui avait mis ce monstre hors d’état de nuire, doit aujourd’hui poursuivre son double. Cette fois, l’espoir n’est plus permis: le Mal a une grande famille et ses frères sont légion…

Mon avis

Après avoir été bluffée par La Promesse des Ténèbres, je m’attendais avec ce premier volet de la Trilogie du Mal à une tension constante tout le long du récit, surtout après avoir lu l’avant-propos avertissant le lecteur de l’intention de l’auteur de retranscrire le plus justement possible l’horreur du milieu policier et médico-légal. Le suspense n’a malheureusement pas été au rendez-vous et la qualification de thriller me paraît ici incertaine.

Le roman a été publié en 2002 et depuis, les techniques à disposition de la police scientifique pour examiner ou comparer les matières ont été révélées au grand public dans de nombreux autres médias (séries et films policiers par exemple). Les adeptes du genre ne seront donc pas impressionnés et devineront très vite où l’auteur veut en venir, ceci rendant le dénouement plus que prévisible. D’ailleurs, au niveau de la prévisibilité, l’éditeur n’est pas mal non plus. Rien qu’en lisant attentivement la quatrième de couverture, le lecteur peut se faire une idée du coupable.

Pour couronner le tout, Chattam ajoute un brin de romance qui n’apporte rien à l’intrigue. Cependant, j’ai apprécié suivre les personnages principaux, ayant tous deux un passé commun en rapport avec le Bourreau de Portland, et je me suis attachée à l’inspecteur Brolin, même s’il a l’air sorti tout droit d’une série américaine avec ses allures de quarterback.

Au cours de leur enquête, Joshua Brolin et l’étudiante Juliette Lafayette ont parfois du mal à discerner la réalité du fantastique, but recherché par l’auteur à travers ses références à la magie noire. La combinaison d’éléments fantastiques et de récits inspirés du réel semble définitivement être la caractéristique principale de Maxime Chattam.

Au niveau du style, rien à reprocher à l’auteur. Le roman est bien écrit et les chapitres courts m’ont facilement fait tourner les pages.

Pour faire court, mon avis sur ce roman est très mitigé et surtout très différent de celui que j’avais eu de La Promesse des Ténèbres. Je suis donc très curieuse de lire la suite de cette trilogie et de mieux connaître cet auteur.

L’homme qui souriait d’Henning Mankell

EXE L'homme qui souriait BP-crg:EXE L'homme qui souriait dos 18Résumé

Nous sommes dans une petite ville suédoise. Ce soir là, le vieil avocat Gustav Torstensson rentre chez lui en voiture par un épais brouillard, après avoir rendu visite à l’un de ses plus gros et presque seul client, Alfred Harderberg. Gustav n’aime pas conduire de nuit. Il presque arrivé chez lui, quand au milieu de la route, il aperçoit un mannequin à taille humaine assis sur une chaise. Paniqué et perplexe, il sort de la voiture pour jeter un coup d’oeil. Ce sera son dernier geste d’homme vivant. Pendant ce temps là, l’inspecteur Kurt Wallander, épuisé et déprimé pour des raisons diverses, envisage de démissionner de son poste à la police. Il est déjà en arrêt depuis plusieurs mois. Ainsi, quand son vieil amis Sten Torstensson, fils du vieil avocat et avocat lui même, vient lui demander de l’aide pour prouver que la mort de son père n’est pas accidentelle, Kurt refuse. Il en a assez de la police, et il a déjà pris sa décision : il démissionnera. Mais à son retour à la ville, il apprend que Sten Torstensson à été tué par balle à son cabinet d’avocat. Il est alors persuadé que les deux meurtres, celui du père et du fils, sont liés. Et c’est ce qui va le faire changer d’avis. Il se décide à enquêter sérieusement sur la mort des deux avocats, et reprend le travail à police d’Ystad. Il découvre bientôt que Gustav Torstensson s’occupait presque exclusivement des affaires de Alfred Harderberg, richissime propriétaire de sociétés connues dans le monde entier.

Une seule question trotte encore dans la tête de Kurt : Pourquoi un richissime homme d’affaire suédois aurais-il utilisé les services d’un vieil avocat de province plutôt que d’un avocat de grand nom ? Cet homme est très puissant, il est entouré de garde du corps, son château est presque impénétrable, et la moindre information sur ce qu’il se passe à l’extérieur revient toujours au oreilles du maître des lieux. Il faudra donc ruser pour enquêter de façon discrète, et en menant Alfred Harderberg à de fausses pistes, pour qu’il pense que la police ne s’intéresse pas à lui.  L’inspecteur Kurt Wallander et toute son équipe essayerons par tout les moyens de rassembler des preuves contre cet hommes qui semble intouchable, un homme qui sourit toujours.

Mon avis

Je dirais que je l’ai plutôt apprécié. Ce n’est pas néanmoins un coup de coeur, déjà parce que le livre policier n’est pas mon genre de prédilection, mais aussi parce que je trouve que le suspens n’est pas maintenu assez longtemps. Cela reste quand même une belle histoire, le personnage de Kurt et de son équipe est attachante, et j’ai bien aimé l’intrigue. En effet, c’est le fait qu’on s’attaque à quelqu’un qui est dit d’intouchable et de riche, qui m’a attirée.   Car dans ce livre on découvre enfin un inspecteur qui a le courage de faire tomber un homme d’affaire riche et connu dans tout le pays. Je donne 7/10 à ce livre, les points en moins étant pour le manque de suspens.

La Nuit de l’Oracle de Paul Auster

La nuit de l'oracleRésumé

Après un long séjour à l’hôpital, l’écrivain Sidney Orr est de retour chez lui. Toujours aussi amoureux de sa femme Grace, il reprend lentement goût à la vie. Mais il est accablé par l’ampleur de ses dettes et par l’angoisse de ne plus jamais retrouver l’inspiration. Un matin, alors qu’il fait quelques pas dans son quartier, il découvre une toute nouvelle papeterie, au charme irrésistible. Sidney entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, presque dans un état second, Sidney commence à écrire dans le carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu’il devine où elle va le conduire. Ni que le réel lui réserve de plus dangereuses surprises… Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque de l’improvisation et de la maîtrise, La Nuit de l’oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l’imaginaire n’était rien d’autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou pire encore, son origine.

La forme

La version que j’ai lue a été publiée chez Actes Sud. J’aime beaucoup tout ce que fait cette maison d’édition et encore plus quand il s’agit de littérature étrangère. Assez simple  à prendre en main, une écriture parfaitement proportionnée mais malheureusement, aucun chapitre défini du début à la fin. J’aime avoir des chapitres pour pouvoir couper ma lecture ou pour retrouver des éléments sur lesquels je suis passé rapidement.

Le  fond

C’est le premier ouvrage de Paul Auster que je lis et pourtant j’en ai un bon nombre qui dorment dans ma PAL. Je ne vais passer par aucun détour pour dire que j’ai adoré ce livre. Et ce pour plusieurs points. Tout d’abord, l’histoire de cet écrivain miraculé qui essaye de revenir à sa passion littéraire tout en conduisant sa vie de couple est une histoire simple dans la narration mais cette simplicité demande une technique et une maîtrise du fil encore plus importante. Je me suis plongé dans le sillage de Sid Orr pour vivre sa vie au ralenti. Pendant ce temps-là, tout autour de lui semble aller trop vite et je me suis retrouvé plusieurs fois perdu dans une excellente sensation de lâcher prise.

Dans un second temps, ce qui m’a fortement plu c’est l’histoire dans l’histoire. En effet notre héros essaye de reprendre l’écriture dans un petit carnet bleu (peut être le vrai personnage principal de l’histoire) et pour ce, il écrit une histoire sur conseil d’un ami. Cette mise en abyme littéraire donne un sens toujours plus fort à la relation qu’entretien Sid avec les quelques autres personnages qui déambulent autour de lui. La finalité de son écriture ne peut être dissertée ici pour risque de « spoiler », mais cela a été aussi inattendu que relativisant pour moi et pour ma lecture globale.

Finalement, le style de l’auteur me convient parfaitement et c’est pour cela que j’ai décidé de continuer dans la bibliographie de Paul Auster pour découvrir toujours cet univers avec Léviathan. J’aime à lire des histoires d’écrivains qu’ils soient en panne d’inspiration ou en pleine rédaction, ces histoires me fascinent et Paul Auster va pour l’instant totalement dans mon sens de lecture.

Meurtre au champagne d’Agatha Christie

Meurtre au champagneQuatrième de couverture

Elle avait bien de la chance, Rosemary. Tout semblait lui sourire. Très belle et très riche, elle voguait de cocktails en bridges, de dîners en bals avec la grâce d’une princesse. Ajoutés à cela nue nuée d’admirateurs, un mari effacé et un amant fougueux, elle pouvait s’estimer comblée. Pas une ombre au tableau. Même sa mort était restée dans la note. Mondaine jusqu’au bout, Rosemary s’était écroulée dans un restaurant de luxe, une flûte de champagne à la main, tandis que jouait l’orchestre.
Voilà qui ne manque pas de panache. Même si le cyanure gâte un peu le teint…

Mon avis

Dès le début, le style de langage m’a dérangée. Pour un roman publié au milieu des années 1940, il m’a semblé très guindé: des « chérie » en veux-tu en voilà qui rappellent les romances du XIXe siècle et ont tendance à agacer les cœurs de pierre. Même en étant habituée au style parfois surfait d’Agatha Christie, j’ai trouvé ce romantisme inapproprié et légèrement pesant dans ce roman.

Le récit est divisé en trois parties. La première nous présente un à un les personnages et leurs sentiments envers Rosemary. Si je ne devais en retenir qu’un seul, ce serait définitivement Lucilla Drake, la tante d’Iris et de Rosemary. Personnage secondaire certes, cette véritable commère faisant preuve d’une logique bien à elle m’a souvent fait sourire. Il s’agit-là d’une vieille dame comme on en rencontre dans chaque famille et c’est sans doute ce qui la rend si sympathique.

La seconde partie se penche sur l’idée saugrenue de Georges de reconstruire la soirée de la mort de sa femme en invitant les mêmes convives dans le même restaurant que l’année précédente et ce, à la Toussaint, le jour des morts. Cependant, cette soirée ne se déroulera pas comme il l’avait prévu…

La troisième et dernière partie du roman est consacrée à l’enquête à proprement parler, menée entre autres par le Colonel Race, habitué des romans d’Agatha Christie. On l’avait déjà rencontré dans Mort sur Nil au côté d’Hercule Poirot par exemple. Malgré les différentes pistes avancées, le dénouement reste en partie prévisible. On ne retrouve ici aucun retournement de situation digne de l’auteure, ce qui est bien dommage.

Dans l’ensemble ce fut une lecture agréable mais sans plus. Mrs. Christie nous a habitués à de bien meilleures enquêtes.

Découvrez les coulisses de Livraddict ! Chapitre 5

A l’occasion du cinquième anniversaire de Livraddict, nous vous avions proposé de poser toutes vos questions à l’équipe du site. Etant donné qu’elles furent nombreuses, nous y répondons dans une série d’articles sur ce blog. Vous allez tout savoir sur les coulisses de notre site !

 

images 8Question : comment est né l’idée du site ? et D’où vient Livraddict? D’un désir commun de plusieurs mordus de lecture? et  Qui a eu l’idée de créer ce site ? Comment cela est venue etc.

Réponse de la Team Livraddict :

Le site est une idée de Jess et sa naissance est expliquée en détails dans cet article, le mieux est de le lire pour tout savoir !

 

Question : Comment a été construit la toute première version de Livraddict ? Est-ce que Jess avait déjà une idée de quoi elle voulait que ca ait l’air ou est-ce Baba qui s’est fié à son imagination ?

Réponse de la Team Livraddict :

Pour ce qui est de l’aspect du site, c’est surtout Baba qui crée une version bêta que la Team a l’occasion de commenter avant qu’elle ne devienne réalité. Comme vous pouvez le voir ici, le design a beaucoup évolué au fil du temps !

 

Question : Comment les « grandes » maisons d’édition réagissent-elles à vos sollicitations en matière de partenariat?  Y en a-t–il qui manquent à votre tableau de chasse? Faut-il insister pour trouver les partenaires?

Réponse de la Team Livraddict :

Les « grandes » maisons d’édition sont celles qui nous ont soutenu en premier, notamment le Livre de Poche qui nous a fait confiance dès le début du site !  Au fil du temps, les pratiques de partenariat et de services presse ont changé, certains partenaires préfèrent contacter directement les blogueurs qui les intéressent, d’autres nous ont rejoint. Nous sollicitons les maisons d’édition qui nous semblent correspondre particulièrement aux goûts de nos membres, mais c’est de moins en moins nécessaire : nous avons une série de maisons d’éditions partenaires fidèles, nous utilisons nos propres contacts (notamment ceux créés via nos blogs) et nous répondons aux propositions d’auteurs ou de maisons d’éditions qui nous contactent eux-même. Les partenariats servent aussi à vous faire découvrir des maisons d’éditions moins connues !

 

Question : Avez-vous déjà été approchés par d’autres sites qui disposent d’un financement substantiel (car liés à de grandes librairies par exemple) pour proposer de réunir vos forces?

Réponse de la Team Livraddict :

Nous avons reçu des propositions de librairies en ligne, mais comme nous avons déjà une boutique Amazon, nous n’avons pas accepté de nouveaux partenaires. Nous tenons aussi à garder le site le plus international possible et nous ne pouvons pas nous associer à un site qui ne livrerait qu’en France, par exemple, car beaucoup de membres viennent d’autres pays. Quant aux sites concernant la lecture, nous n’avons pas de liens particuliers ; chacun a son rôle, sa communauté et son mode de fonctionnement, nous ne sommes ni partenaires ni concurrents.

 

Question : Est-ce qu’il y a entre vous un système de roulement pour gérer le site?

Réponse de la Team Livraddict :

Oui et non ; chacune des trois équipes (la Team, les modérateurs et les correcteurs) s’arrangent pour que le travail soit fait à tout moment. Nous sommes tous bénévoles, ça signifie que nous avons tous une activité professionnelle en-dehors de la gestion du site et nous considérons tous nos fonctions sur Livraddict comme un hobby. Quant l’un ou l’autre n’est pas disponible ou a tout simplement moins de temps ou moins l’envie de le consacrer au site, il/elle le signale et les autres membres de l’équipe reprennent le flambeau. Nous faisons en sorte qu’il y ait assez de membres dans chaque équipe pour que ce soit possible sans problèmes.

 

Question : Qui s’occupe du design du site? Qui a eu l’idée du logo? et qui gère toute la mise en page…

Réponse de la Team Livraddict :

Le design du site est globablement géré par Baba, le webmaster, mais nous avons une graphiste, Tessa, qui dessine les logos, signatures, bannières et autres en fonction de ce qui est nécessaire.

 

Question : Quelles sont les nouveautés ou améliorations sur lesquelles travaille l’équipe actuellement?

Réponse de la Team Livraddict :

Ah ah, en voilà une question qu’elle est bonne ! Pour le moment nous venons de lancer le Prix Livraddict qui est déjà une belle nouveauté. Il y a aussi une refonte de la page d’accueil prévue pour… dans quelques temps !  Et si vous avez la moindre idée de nouvelle activité ou projet à nous soumettre, n’hésitez pas, c’est par là !