Aristote mon père d’Annabel Lyon

Aristote mon pèreRésumé: Pythias, la fille d’Aristote, a été élevée à l’égal des hommes. Elle fait figure d’exception à Athènes, puis en Macédoine où elle est contrainte de s’exiler : c’est elle, et non son frère cadet, qui assiste Aristote dans ses travaux, provoque les collègues de son père par ses remarques pointues, et se rêve en philosophe, scientifique ou sage-femme. La mort d’Aristote disperse ses biens et sa famille à travers la Macédoine, laissant Phytias seule, en décalage avec cette société qui nie l’existence d’une conscience féminine, et l’oblige à se confronter à la réalité d’un monde dont elle s’était toujours tenue écartée.

Après Le Juste Milieu, qui évoquait la relation entre le jeune Alexandre le Grand et son précepteur Aristote, Annabel Lyon renouvelle le défi ambitieux d’écrire l’Antiquité d’une plume actuelle et spontanée. Aristote, mon père exhale le soufre des temples, le sang des femmes et les larmes de la tragédie.

Tout d’abord, je remercie les éditions La Table Ronde collection Quai Voltaire pour m’avoir permis de lire « Aristote mon père » d’Annabel Lyon en avant-première dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict.com

« Aristote mon père » est un livre que je voulais lire car il parle d’une époque que j’aime beaucoup et que je connais peu, l’Antiquité. Pour être plus précis, ce livre nous plonge dans cette époque en suivant la vie de Pythias, fille d’Aristote.

L’écriture est fluide, simple, ce qui la rend la lecture aisée. L’auteur essaye de trouver son style propre par un petit jeu marquant une insistance et consistant à répéter trois fois certains groupes de mots. Malheureusement, j’ai trouvé que cela était totalement artificiel et ne collait pas avec le style de l’auteur. Il y a beaucoup de dialogues mais quelques-uns sont mal écrits: on se perd dans quelquefois dans l’enchainement des paroles, et on ne sait plus qui dit quoi. L’utilisation du présent aide à rentrer dans l’action.

L’action justement… Il n’y en a pas ! Et c’est le gros reproche que je formulerai vis-à-vis de ce roman. Pour être plus précis, je couperai ce roman en deux parties: la première, jusqu’à la mort d’Aristote, est intéressante, on la lit sans problème; en revanche, dès la mort d’Aristote, ce qui se passe est d’un ennui profond… d’autant plus que l’action se passant pendant l’Antiquité, période très ancienne et peu connue, il y a forcément un certain détachement vis-à-vis des personnages. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteure s’est amusée à écrire la première partie mais qu’elle a peiné pour écrire la deuxième… J’ai quand même lu ce livre jusqu’à la fin, fin que je trouve inaboutie, pour ne pas dire une des plus mauvaises fins de roman qu’il m’ait été donné de lire: rien ne se termine, c’est un peu comme si on décidait d’arrêter l’histoire comme cela, à n’importe quel moment, sans véritable raison car rien n’est résolu (mis à part l’affranchissement d’un esclave, personnage très secondaire).

Bilan mitigé donc pour cette lecture avec un effet « soufflé »; pleine de promesses, on entame avec excitation cette lecture, qui finalement tombe à plat et ne nous comble pas totalement. Dommage !

Je signale tout de même que je m’efforcerai de lire le 1er tome de cette série sur Aristote, « Le juste milieu » pour redonner une chance à Annabel Lyon.

Dracula de Bram Stoker (version abrégée)

Dracula - école des loisirsRésumé : Un jeune notaire anglais, Jonathan Harker, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula. Il consigne les péripéties de son voyage dans un journal. Le personnage qui accueille Jonathan est un bien étrange vieillard, rasé de près et vêtu de noir des pieds à la tête. Sa demeure est vide et mystérieuse et le jeune Anglais constate bientôt qu’il y est retenu prisonnier. Il décide d’espionner le Comte, dont le comportement et les habitudes lui paraissent de plus en plus inquiétantes, voire démoniaques.
Il projette alors de faire parvenir à l’extérieur des lettres relatant ses observations.

Mon avis : Cela faisait longtemps que ce livre était dans ma PAL, plusieurs fois j’ai été tentée de le lire, et à chaque fois, je le reposait. Ainsi, quand j’ai vu qu’une lecture commune était proposée, j’ai sauté sur l’occasion. Je me suis alors rendue compte, que j’avais acheté une version abrégée, qui sert certainement pour le scolaire.

Passée cette déception, je m’attaque donc à l’ouvrage. J’ai la chance de ne connaitre l’histoire que de loin : en gros, je sais que Dracula est un vampire et c’est tout !! Je n’ai pas vu les films, les histoires de vampires, (à part Buffy contre les vampires), ce n’est pas trop ma tasse de thé !

Rapidement je suis surprise par le fait que Dracula n’est pas plus présent que ça dans le livre, on le rencontre de loin, on devine sa présence, mais on ne sait presque rien sur lui. De plus, Jonathan, lui même n’est pas non plus le personnage principal. J’ai été étonnée de voir qu’au bout de quelques chapitres, on se concentrait sur l’amie de sa fiancée, et je ne comprenais pas trop où on allait. Grosse surprise aussi en rencontrant Van Helsing, je connaissais le personnage de nom, mais j’ignorais qu’il sortait de ce livre !! J’ai trouvé l’histoire bien ficelée, même si j’aurai voulu en savoir plus ce qui est arrivé à Jonathan en Transylvanie et sur l’histoire de Dracula …

Un bon classique, que je suis contente d’avoir lu, même si avec la version abrégée, j’ai l’impression d’avoir un peu « triché » sur cette lecture. Je lirai certainement la version complète un jour en tout cas !

Divergente de Veronica Roth

DivergentTris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. À 16 ans elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitudes n’est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver… ou la tuer.

Une contre utopie très facile a lire qui nous entraine dans un monde post apocalyptique du style hunger games . Avec de l’amour ( oui oui ), du suspens et de l’action ( entre autres), divergente est un pure plaisir a lire .

Le + : adapté au cinéma .

Le Fléau de Stephen King

Le fléauRésumé

Malgré toutes les précautions, un virus s’échappe d’un centre de recherches de l’armée américaine. Son taux de contamination serait de 99.4 %. Une épidémie de « super-grippe » se répand alors, d’abord en Amérique, puis dans le monde entier. La civilisation s’effondre, totalement ravagée. Seuls une poignée de survivants naturellement immunisés au virus parviennent à survivre.

Les survivants commencent à avoir des rêves. Certains voient une vieille femme, Abigaël, d’autres un Homme Noir, sans visage et ténébreux : Randall Flagg. Autour de ces deux figures vont se constituer deux communautés, qui vont s’affronter, répétant la perpétuelle lutte entre le Bien et le Mal. La Mère Abigaël va devenir le guide spirituel de l’une des deux factions et les conduire jusqu’à la ville de Boulder, dans le Colorado, où ils vont s’évertuer à rebâtir une société. De son côté, Flagg a rassemblé ses partisans à Las Vegas où il fait régner l’ordre et la discipline, utilisant les moyens les plus extrêmes comme punition pour les contrevenants.

Mon avis

Un Excellent roman. J’ai adoré et dévoré ce livre. Les personnages sont nombreux, j’ai eu un peu de mal à retenir certains noms (!). Tout ça est très réaliste, surtout avec le début de l’épidémie. On suit les personnages individuellement, jusqu’à leur réunion. Mais surtout, c’est l’épilogue que j’ai préféré, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j’ai trouvé ça très juste, doux amer. Très beau et très triste aussi, parce qu’au fond on connait la réponse à la question.

Je n’ai pas envie d’en dire plus pour ne pas trop en dévoiler. Mais c’est pour moi, un livre qui détrônerai (presque !) Ça, qui pour moi était son meilleur, et mon livre favori de Stephen King. Mais là, je pense qu’ils sont ex æquo. Je ne peux que vous conseiller ce livre.

(Je précise que j’ai lu la version en 1 tome donc avant la réédition de 1990, et les nombreux rajouts qui ont été apportés).

C’est donc mon 5e livre pour le Challenge Stephen King.

Le Tigre Blanc d’Aravind Adiga

tigreblancQuatrième de couverture

Dans les « Ténèbres », vaste région au coeur d’une Inde miséreuse et violente, chacun sait que la Shining India ne brille pas pour tous! Balram Halwai, surnommé le Tigre Blanc pour son intelligence hors norme, est pourtant décidé à conquérir sa place au soleil. Immoral et cynique, il ne reculera devant aucun moyen, quitte à y perdre son âme…

Un premier roman couronné par le Booker Prize en 2008.

Mon avis

J’ai lu ce livre pour le challenge d’un pays à l’autre organisé par Vepug. En Juillet, l’Inde était à l’honneur et j’ai choisi ce livre par hasard, sans en avoir entendu parler avant, simplement en feuilletant les fiches d’auteurs de nationalité indienne présentes sur Bibliomania. Il s’agit là de ma toute première lecture indienne.

J’avais un peu peur que ce roman ait un goût de Bollywood, jovial et surfait à souhait, racontant une énième histoire du pauvre devenu riche. Quelle agréable surprise ai-je eu en remarquant que mes craintes n’étaient absolument pas fondées! Ici, rien n’est maquillé, tout est narré de la façon la plus directe et la plus authentique qui soit.

C’est au travers de huit lettres adressées au Premier Ministre chinois que Balram Halwai nous raconte son ascension dans la société indienne, le plus directement possible et avec un léger cynisme, tout en nous dévoilant la face cachée de l’Inde des cartes postales.
Ayant grandi dans les Ténèbres, la partie sombre et pauvre de l’Inde, Balram était destiné à mener une vie de misère correspondant à sa caste. Une caste dans laquelle les enfants sont mis au travail très tôt et où les mariages, arrangés bien évidemment, servent à faire rentrer de l’argent pour nourrir une famille entière.
Cependant, Balram ne compte pas mener cette vie qu’il n’a pas choisie. Grâce à sa persévérance, il parvient à se faire engager comme chauffeur par une famille de propriétaires terriens. Accompagnant M. Ashok et Pinky Madam lors de leur séjour à New Delhi, Balram va enfin avoir l’occasion de goûter à la vie dans l’Inde de la Lumière, cette partie de l’Inde fortement influencée par la culture américaine et où tout le monde semble réussir ce qu’il entreprend, quitte à y perdre toute morale.

Même si mes connaissances sur ce pays sont limitées, j’ai l’impression que ce roman reflète les véritables inégalités entre les différentes classes sociales présentes en Inde. Tout semble authentique, autant les caractéristiques des deux Indes que la personnalité du personnage principal. Très belle découverte pour moi, je recommande ce roman aux lecteurs en quête d’authenticité.