Nos étoiles contraires de John Green

Nos étoiles contrairesJe pensais lire une histoire pour adolescents et que par conséquent j’en ressortirai « indemne ». C’est tout à fait le contraire qui s’est produit. j’ai lu le livre en 1 journée et je suis restée deux jours à me demander ce que j’allais pouvoir lire ensuite pour passer à autre chose. c’est un livre poignant, qui a fait écho à mon vécu. J’ai trouvé le style très accrocheur et sans tomber dans le mélodrame. Toutes les histoires d’amour sont belles et finissent mal en général mais celle-ci est particulière et nous permet d’espérer que l’amour est plus fort que tout.

La vie ne fait pas toujours de cadeau et ce livre en apporte la preuve. Comment ne pas être bouleversée par ces jeunes qui sont malades et pour qui on ne peut malheureusement rien faire? Je trouve que ce roman n’aurait pas eu le même impact s’il s’agissait de personnages adultes car en vieillissant on sait que un jour ou l’autre il y aura une fin mais lorsque cela touche des enfants, adolescents, c’est plus cruel. Suite à ce livre j’ai eu ce sentiment d’injustice qui me parcourt lorsque je vois qu’on fait du mal à des enfants, peut-être parce que dans mon histoire personnelle j’ai eu à faire face à un décès qui ne s’est pas expliqué… et aujourd’hui ce livre m’a fait ressentir de nouveau de la colère. Colère contre qui? Un Dieu qui laisse mourir des personnes sans leur avoir laissé le temps de vivre plus… Et en même temps, l’auteur nous amène à penser que la vie peut être courte mais qu’il faut justement savoir en profiter et ne pas attendre l’aube de nos vieux jours pour le faire. Effectivement, la lecture de ce roman m’a permis de réfléchir une fois de plus à ce que je veux et ce que je souhaite faire de ma vie.

Ce roman est tout à fait approprié pour les adultes, et bien que je le trouve parfois trop touchant peut-être pour des ados, je pense qu’il peut leur amener une autre idée de la vie. Évidemment que la vie est dure mais elle apporte aussi son lot de moments de bonheur. Ils sont certainement durs à identifier parfois mais en grandissant on apprend à les détecter et les savourer. C’est en cela que je pense qu’il faut dénicher et lire de telles pépites. Lorsqu’on est capable de s’en imprégner et de les garder en mémoire c’est juste magnifique pour la suite de notre existence.

C’est un livre que je conseillerai à tout le monde car il est juste beau, émouvant et attachant.

La Vengeance de Matheossian Christopher

passe-present-futur-t1--la-vengeance-419583-250-400Résumé:

« L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. » Flaubert. Chers lecteurs, vous découvrirez dans ce livre la famille Fernand, une famille parisienne atypique qui va se retrouver mêlée à de nombreuses intrigues. Mathieu Fernand est un père de famille et un époux aimant à qui tout réussit dans la vie ; il est d’ailleurs directeur de « Heaven Publications », célèbre maison d’édition à Paris. Pourtant, le passé de cet homme d’affaires n’a pas été aussi simple que son présent. Notre chef d’entreprise a d’ailleurs décidé de couper tout lien avec les membres de sa famille. Mais pour quelles raisons ? Plongez-vous sans retenue dans les mystères entourant cette famille. Attention, soyez vigilant : un mystère peut en cacher un autre ! Partez donc à la découverte de l’histoire de chaque personnage en essayant de reconstituer son passé, son présent et son futur. Bonne Lecture !

Mon Avis:

Un premier tome qui annonce déjà les grandes lignes du deuxième. Nous plongeons assez rapidement dans le quotidien de la famille Fernand et dans sa petite entreprise et nous découvrons au fur et à mesure du livre les personnages à travers leurs passé, présent et futur. Nous comprenons vite par les multiples rebondissements que le mystère en cache sûrement d’autres. Personnellement, l’histoire a été attrayante du début à la fin. Néanmoins, nous pouvons toujours reprocher par moment le manque de description de certaines choses qui heureusement sont couvert par une suite logique dans l’histoire. C’est un premier tome d’un nouveau écrivain qui nous dévoile son propre style d’écriture et sa manière de percevoir le monde littéraire. Nous attendons donc la suite avec impatience …

Note: 18/20

Celle que je croyais être de Florence Chevalier

cellequejecroyaisetrePetites infos concernant l’auteur :

Passionnée par les littératures de l’imaginaire, Florence Chevalier a une prédilection pour les ouvrages destinés aux adolescents et aux jeunes adultes. Elle a suivi des études d’anglais et d’arts plastiques et travaille dans le milieu du livre depuis le début de sa carrière.
L’adresse de son blog :
http://florenceetleslivres.blogspot.fr/
[Source : Booknode]

Résumé :

Sur le chemin du lycée, Violette, seize ans, vit une expérience plus qu’étrange : elle prend l’apparence de sa chanteuse préférée, déclenchant ainsi l’hystérie des fans présents sur les lieux.

Avec sa meilleure amie Bérénice, l’adolescente essaie de résoudre le mystère de sa transformation. Est-il lié au destin tragique de sa mère ? Violette serait-elle également en danger ? Les réponses viendront de là où elle ne les attend pas.

Mon avis :

En ce qui me concerne , cela sera un avis majoritairement positif.

Le concept me plaisait déjà avant de lire le tome 1 et j’avoue que Violette est bien plus sage que moi . Si j’avais eu ce pouvoir , j’aurais sûrement fait les quatre-cent coups .Les personnages sont attachants , tous anti-héros , n’ayant rien demandé , se retrouvant chargé d’une mission , d’un fardeau et possédant des émotions humaines telles que la colère ou l’amour. J’aurai cependant aimé quelques approfondissements concernant quelques relations telles que celle entre Violette et Lucas ou encore Corrine et la mère de Violette ; mais cela reste un détail ..

Le style d’écriture est assez bon , le présent est un très bon choix ( comme l’histoire est racontée à la première personne du singulier , si l’histoire avait été écrite au passé , on aurait de suite su que Violette s’était tirée des mauvais pas auxquels elle est confrontée). Le style est assez simple et cela favorise la relation entre les lecteurs et l’histoire. J’apprécie aussi le fait que l’intrigue ne parte pas dans tous les sens , cela renforce l’ aspect « vraisemblable » du récit , bien que nous n’ayons presque aucune indication de lieu , un décor est planté , l’auteur ne cherche pas à se fondre dans le style américain , les noms et prénoms restent francophones.

J’ai cependant quelques reproches à faire à l’auteur. À la différence du théâtre classique , un récit peut s’étendre sur une longue période , l’histoire nous est ici raconté dans une sorte de journal de bord et l’action se déroule sur un peu plus d’une semaine ! Une semaine bien remplie dirai-je ; Violette découvre sa nature ( à laquelle elle réagit avec une maturité insoupçonnable pour une fille de 16 ans et demi ! ) , sa mère biologique décède dans la même semaine , puis une attaque , une fuite etc… Et malgré ça Violette reste debout , l’histoire perd ici de son réalisme. Les sentiments de Violette quant à sa condition me paraissent sous-développés ; sous-exploités. L’action se fait peu présente , il n’y a aucune scène de lutte et pourtant il y avait matière à l’ouvrage. Ce n’est pas tout , l’auteur à la gentillesse de laisser à Violette une pause d’un an et demie , durant lesquels ils se passe quoi ? Mystère ! Une ellipse malvenue selon moi.

Bilan :

Une histoire au fort potentiel , un très bon concept , une bonne base et de bons personnages mais aussi quelques manques d’approfondissement qui nous laissent un peu amères. Je tiens à dire que ma critique reste positive , j’ai dévoré ce tome en une journée. Je prend ce tome pour un déclencheur à l’action et j’espère ne pas me tromper.

Remerciement :

Je tiens à remercier les éditions Valentina et Livraddict de m’avoir permis de participer à ce partenariat et espère pouvoir faire la chronique du tome 2 .

L’étoile jaune et le croissant de Mohammed Aïssaoui

etoile jaune et le croissantTitre : L’étoile jaune et le croissant
Auteur : Mohammed Aïssaoui
Editions : Folio
Date de parution : 09/01/2014
Pages : 208

Quatrième de couverture :

« Sur les 23 000 Justes parmi les nations », il n’y a pas un seul Arabe et pas un musulman de France ou du Maghreb. Alors, j’ai décidé de chercher. On m’a souvent répété : « Mais les témoins sont morts aujourd’hui. »; J’ai exhumé des archives, écouté des souvenirs, même imprécis, et retrouvé de vraies histoires : comme celle de cette infirmière juive ou celle du père de Philippe Bouvard qui ont échappé à la déportation grâce au fondateur de la Grande Mosquée de Paris, Kaddour Benghabrit. Cet homme a sauvé d’autres vies.
Et l’action du roi Mohammed V au Maroc durant l’Occupation ne lui vaudrait-elle pas aussi le titre de Juste?

 

« Celui qui écoute le témoin devient témoin à son tour. » « J’avais toujours à l’esprit cette phrase d’Elie Wiesel. Je l’ai écrite plusieurs fois, et suis parti en quête de témoins pour ne pas rompre le fil ténu de la mémoire. »
Mohammed Aïssaoui.

Mon avis :

Pourquoi n’y-a-t-il pas d’Arabes parmi ceux que l’on appelle les « Justes parmi la nation »? C’est la question que se pose l’auteur de l’étoile jaune et le croissant, Mohammed Aïssaoui.

Ce livre s’apparente à un carnet de route, de notes, celui qu’on rempli jour après jour au fil de nos découvertes. Ici, le sujet est important, même si la question de départ ne trouve pas forcément de réponse. A travers ses recherches, l’auteur propose des pistes, notamment en ce qui concerne le directeur de la Mosquée de Paris, Si Kaddour Benghabrit. Cet homme aurait en effet eu un rôle important auprès des Juifs en fuite lors de la seconde guerre mondiale. Pas à pas, on découvre des témoignages, des archives, qui attestent (ou non) de ce rôle. Plus largement, l’auteur nous propose ses réflexions autour de la question des relations ambigües entre les Arabes et les Juifs, et sur la mémoire. Celle que l’on conserve bien au chaud au sein de nos archives, mais aussi celle de chacun d’entre nous, qui parfois se perd pour nous laisser sans réponse. La France est un pays où l’on a la chance de bénéficier de nombreuses sources d’informations papiers. Mais en ce qui concerne les témoignages, ils sont souvent plus difficiles à trouver, car pourquoi parler de son histoire si personne ne vous demande de la raconter? Est-ce trop tard maintenant?

Ce sont autant de questions que se pose l’auteur. Et même si certaines ne trouvent pas de réponse, il espère, tout comme la lectrice que je suis, qu’un jour elles seront résolues, et que parmi les 23 000 « Justes parmi la nation » apparaitront des noms d’Arabes ayant œuvré pour la survie de Juifs lors de l’Holocauste. A lire!

Je remercie Livraddict et les éditions Folio-Gallimard pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

Le baiser du rasoir de Daniel Polansky

baiser du rasoirLes menaces qui pèsent sur Basse-Fosse sont nombreuses et variées… Les multiples guerres ont déjà ravi leur quota d’hommes, mais nul fléau ne fût plus redoutable et meurtrier que la grande peste qui prit la vie, sans distinction d’âge, de classe sociale ou de sexe, de milliers d’habitants de la cité. Fort heureusement, le bouclier magique créé par le Héron protège de nouveau la population. Jusqu’au jour où une nouvelle menace va poindre dans Basse-Fosse…

Des enfants disparaissent pour être retrouvés plus tard, le corps inanimé, dans de sombres ruelles. Prévôt, un ancien enquêteur au service de la Couronne, destitué de ses fonctions pour une mystérieuse raison, est devenu un dealer craint et respecté et le fournisseur principal de tout Basse-Fosse. Accro lui-même au souffle de farfadet, il va se retrouver mêlé à cette sombre affaire. Son enquête pour retrouver l’assassin va le replonger au cœur d’un sombre passé…

Certes, on ne peut pas dire que l’histoire de l’anti-héros tombé en disgrâce mais dont l’aide s’avère nécessaire pour sauver la situation soit vraiment originale, loin de là… Mais cela n’empêche pas non plus de passer un très bon moment en compagnie de cette gueule cassée qu’est Prévôt ! Daniel Polansky joue au contraire sur la noirceur et l’ambiguïté de son personnage. Les valeurs nobles côtoient les instincts les plus vils et les plus sombres chez cet homme qui a connu la misère, la faim et la violence d’une vie passée dans la rue et c’est justement ce qui le rend intéressant. La soif de justice se mêle au goût du sang, le rendant impitoyable envers ses ennemis.

J’ai aimé également ce décor médiéval austère et crasseux, où le danger guette à chaque coin de rue. La tension engendrée par les meurtres bouillonne et ne cesse de croître au fur et à mesure que l’enquête avance, s’emparant du lecteur avec une redoutable efficacité… On se promène avec aisance entre les différents cercles de la ville, des plus pauvres aux plus nobles, mais liés tous deux par un même goût pour l’alcool et la drogue. L’écriture de Daniel Polansky est agréable, fluide, presque trop littéraire pour ce décor brut, sale et hostile. Si « Le baiser du rasoir » n’est pas spécialement un coup de cœur, j’ai néanmoins passé un très bon moment de lecture.

Je tiens à remercier les éditions Folio et Livraddict pour ce partenariat.