La Double Disparition de Nancy Springer

Résumé: S’il est une chose que j’aimerais savoir, c’est pourquoi ma mère m’a nommée  » Enola « .
Enola qui, à l’envers, se lit : alone. En anglais : seule. Et c’est bel et bien seule que je me suis retrouvée le jour de mes quatorze ans, ma mère ayant disparu de notre manoir de façon inexpliquée. J’ai alors été contrainte d’en informer mes frères aînés que je n’avais pas revus depuis dix ans – Mycroft et Sherlock Holmes. Or ce n’était pas eux qui allaient m’être d’un grand secours. Jugeant que mon éducation laissait à désirer, Mycroft n’avait qu’une idée : m’expédier en pension pour faire de moi une lady.
En outre, Sherlock estimait ma capacité crânienne bien trop limitée pour pouvoir résoudre le mystère de cette disparition. J’étais pourtant la seule à avoir décelé des indices dont mon détective de frère n’avait pas la moindre idée. C’est donc le cœur empli d’espoir, que j’ai décidé, malgré mes appréhensions, de partir à la recherche de ma mère. Seule.

Biographie de l’auteur: Nancy Springer (née en 1948 à Montclair dans le New Jersey) est un auteur américain de fantasy, de science-fiction et de littérature pour jeunes adultes.

Spécialiste du détournement de personnages, elle est l’auteur de romans racontant les exploits d’Enola Holmes, la sœur du grand Sherlock Holmes, ainsi que celle de Rowan Hood, qui n’est autre que la fille de Robin des Bois.

Mon avis: J’ai trouvé ce livre très sympathique à lire!! C’est un livre qui est simple à lire parce que écrit pour un public jeune mais une histoire originale, le fait de créer une sœur à Sherlock et Mycroft Holmes !! Enola a une vie assez compliquée car sa mère l’a eut sur le tard, ce qui fait d’elle la honte de la famille et là, sa mère disparaît le jour de son anniversaire et malgré le fait que Mycroft veuille la mettre en pension et malgré le fait que Sherlock trouve qu’elle a « une capacité crânienne réduite », elle décide de partir à la recherche de sa mère!! C’est un personnage qui m’a beaucoup plu car elle est tétue et qu’elle a un excellent esprit de déduction et qu’elle se retrouve entraînée dans une autre affaire !! C’est vite lu et on en redemande !! Vivement la suite !

L’accro du shopping à Manhattan de Sophie Kinsella

Résumé : Becky Bloomwood, la terreur des distributeurs, ne s’est guère assagie. Mais à quoi bon être devenue la journaliste financière la plus populaire d’Angleterre si l’on n’en profite pas ? Heureusement, elle file le parfait amour avec le séduisant Luke, son fiancé. Même s’il travail du matin au soir pour monter sa nouvelle agence de communication à… New York ! Le rêve pour toute accro du shopping qui se respecte !
Aux anges, Becky s’envole vers ce paradis de la consommation où elle grise de soldes, de marques et de boutiques. L’ivresse tourne à la gueule de bois quand Luke découvre, un beau matin, dans un tabloïd anglais, un cliché de Becky en pleine frénésie d’achats sur la Cinquième Avenue : adieu leur crédibilité ! Mais la coïncidence est fâcheuse et Becky est sceptique face au hasard …

Mon avis : Je n’ai pas pour habitude de lire du chick-lit, mais en l’ayant vue en lecture commune je me suis dit « Pourquoi pas ? ». Et je n’ai pas été déçue !

Le personnage principal est une jeune Anglaise nommée Becky. Elle travaille comme journaliste financière dans une émission TV, le « Morning Coffee ». Et elle est, comme le titre l’indique, accro au shopping ! On pourrait croire qu’elle peut dépenser autant d’argent qu’elle le souhaite, que son travail le lui permet, mais la tâche noire au tableau est qu’elle est comblée de dettes ! Le pire c’est qu’elle ne s’en rend même pas compte car elle est plutôt maladroite et a tendance à s’imaginer des choses rocambolesques en 5 secondes, comme par exemple devenir célèbre dans le monde entier grâce à un livre de finance qu’elle compte écrire, alors qu’elle vient juste de citer le titre ! Aussi, elle a plusieurs façons bien à elle de considérer les dépenses : acheter une paire d’escarpins couleur mandarine en prévision de l’année prochaine, acte de charité, manière de s’acclimater… Alors quand elle est à New York, les évènements prennent une tournure gigantesque, quitte à mentir à son fiancé Luke, ou à d’importantes personnes pour un potentiel travail. La question que je me suis posée pendant une bonne partie de ma lecture est comment peut-elle donner des conseils financiers aux gens, alors qu’elle-même ne sait pas gérer son argent ?

Entre les innombrables nouveautés de New York, sa vie privée, sa vie professionnelle, les pages du livre se tournent sans que l’on s’en rende compte, et nous n’avons pas fini de rire de toutes ses maladresses ! C’est une lecture simple est rafraîchissante.
Et en ce qui me concerne, j’ai hâte de me replonger dans une autre histoire de Becky, l’accro du shopping.

Cette lecture était dans le cadre d’une lecture commune organisée par Stellade de Livraddict.

Vampire et Irrécupérable de MaryJanice Davidson

Résumé: C’est vrai, je ne rate jamais une occasion de faire du shopping, mais cette fois, j’ai une bonne raison : je me marie ! Qui est l’heureux élu ? Le superbe Éric Sinclair bien sûr ! Alors pas question que des histoires morbides gâchent la fête. Je l’aurai mon mariage de reine… des vampires ! Malheureusement, des fantômes me harcèlent pour que je leur rende justice. C’est vraiment pas le moment. Et voilà qu’un tueur en série se balade dans la nature. Il a tendance à choisir des victimes grandes et blondes… comme moi, quoi ! Espérons que mon enterrement de vie de jeune fille n’en devienne pas un vrai…

Biographie de l’auteur: MaryJanice Davidson est une auteure américaine qui écrit de la romance paranormale, mais aussi de la littérature pour jeunes adultes et de la non-fiction. Elle est la créatrice de la série populaire Queen Betsy. Elle est classée sur la liste des bestsellers du New York Times et de l’USA Today.

En 2004, elle a gagné le Romantic Times Reviewer’s Choice Award et est nominée en 2005 pour le même award. Elle vit dans le Minnesota avec son mari et ses deux enfants.

Mon avis: Encore une réussite pour Maryjanice Davidson qui nous fait une nouvelle fois rire avec ce 4ème Queen Betsy!! J’ai beaucoup aimé l’histoire surtout avec l’arrivée de son demi-frère qui l’adore!! On se rend compte que sa demi-sœur pète un peu les plombs et qu’elle est dangereuse mais on ne sait jusqu’à quel point!! Sa relation avec Sinclair s’officialise peu à peu!!
J’ai adoré le fait qu’elle voit des fantômes et qu’elle doive les aider cela lui a permis de ce faire une nouvelle compagne de route dans sa vie de vampire!!
Pour une fois, nous sommes confrontées à un méchant humain je dois dire que ça change et ce n’est pas désagréable!!
Pour finir, j’ai hâte de lire le prochain!!

Ivresse de la métamorphose de Stefan Zweig

 

Quatrième de couv’ : Dernière oeuvre de Stefan Zweig, non publiée de son vivant, ce véritable testament romanesque nous transporte dans l’Autriche de l’entre-deux-guerres, déjà convoitée comme une proie par l’Allemagne nazie.
Christine, modeste employée des Postes, a vu mourir son père et son frère. L’invitation impromptue d’une tante d’Amérique, riche et fastueuse, achève de la révolter contre la médiocrité de sa vie, sentiment qu’elle partage bientôt avec Ferdinand, ancien combattant, mutilé, devenu chômeur.
Mais l’argent et la puissance mènent le monde, non pas l’amour. Devant le lent naufrage de l’Europe dans la barbarie, le couple s’enfonce dans une désespérance qui semble annoncer le suicide, en 1942, du grand écrivain autrichien, auteur d’Amok et de La Confusion des sentiments.

Stefan Zweig : Né à Vienne en 1881, fils d’un industriel, Stefan Zweig a pu étudier en toute liberté l’histoire, les belles-lettres et la philosophie. Grand humaniste, ami de Romain Rolland, d’Émile Verhaeren et de Sigmund Freud, il a exercé son talent dans tous les genres (traductions, poèmes, roman, pièces de théâtre) mais a surtout excellé dans l’art de la nouvelle (La Confusion des sentiments, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme), l’essai et la biographie (Marie-Antoinette, Fouché, Magellan…). Désespéré par la montée du nazisme, il fuit l’Autriche en 1934, se réfugie en Angleterre puis aux États-Unis. En 1942, il se suicide avec sa femme à Petrópolis, au Brésil.

 

Ce que j’en ai pensé : Christine fait partie de ces gens qui ne savent pas ou plus sourire, comme on en trouve dans ces films anglais où tous sont désespérés.

Un côté roman initiatique : Christine découvre, le temps d’une invitation dans un grand hôtel Suisse (par son oncle et sa tante vivant aux Etats-Unis) une vie de luxe dont elle n’avait aucune idée auparavant, elle ne sait plus ensuite se contenter de sa vie à elle et passe son temps à revivre ces premières et uniques vacances, au risque d’en devenir aigrie et toujours insatisfaite.

L’aspect inachevé de l’oeuvre donne un « goût » particulier à la lecture coupée juste au moment où les projets devraient se concrétiser, même si le ton du texte ne laisse pratiquement aucun doute sur son issue (même les protagonistes ne semblent avoir aucun doute là-dessus, d’ailleurs…).

Bref, une belle analyse psychologique, comme toujours chez Zweig, servie par une langue toujours aussi juste.

Pourquoi pas ? de David Nicholls

Résumé du « Pourquoi pas ? » de David Nicholls (auteur de « Un jour », adapté au cinéma) :

Une acné récalcitrante, un goût vestimentaire improbable, pas un sou en poche… Brian Jackson n’a rien du tombeur de la fac. Jusqu’au jour où son véritable talent se révèle. Écrit en 2003, un roman tendre, plein d’humour, sur l’adolescence et les relations

 

Ce que j’en ai pensé :

Selon moi « Pourquoi pas ? » est avant tout un livre sur l’entrée dans la vie adulte. Le personnage principal, Brian Jackson, vient d’entrer à l’université pour y étudier la littérature et il ne connait personne donc ce n’est pas évident pour lui de se faire des amis. Il n’est d’ailleurs pas très doué pour les relations sociales, encore moins avec les filles. Mais ce qui fait la particularité de Brian, c’est son goût incommensurable pour la culture. Il connait tout de la musique de son époque, du cinéma, des grands auteurs… Du coup, il décide de s’inscrire au groupe de son université qui va participer à l’University Challenge, une sorte de question pour un champion anglais. Il rencontre ainsi Alice, une fille splendide qui s’inscrit également et qu’il va tenter par dessous tout de séduire, non sans gaffe et péripéties. Il va aussi découvrir Rebecca, une gauchiste à l’état pur et aux accents de hippie. Petit à petit, il se retrouve tirailler entre sa nouvelle vie d’étudiant et ses anciens amis qui eux n’ont pas forcément bien tournés.

 

Bref, c’est l’histoire d’un jeune adulte acnéique qui se cherche, à la culture détonante, plein d’ironie et de maladresse. Ce roman est très drôle, les dialogues sont bruts, tout sonne vrai, on se reconnait à chacune des pages que l’on tourne, on se souvient et l’on se comprends mieux. Toutes les raisons pour vous de le lire, si vous vous sentez un peu différent des autres, que vous adorez accumulez du savoir mais que cela vous rend parfois étrange aux yeux des autres. Si vous analyser tout, vous remettez sans arrêt en question, trouvez vos réactions stupides ou tout simplement si vous aimez le rire et l’émotion : foncez, c’est une perle ! On sort réellement changés de ce livre.