Les secrets d’opale de Maria V. Snyder

Les secrets d’opale
écrit par Maria V. Snyder

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce livre, il s’agit du troisième et dernier tome de la trilogie « Les Portes du secret » (Attention : risque de spoilers dans le synopsis pour les personnes n’ayant pas lu les tomes 1 et 2). De ce fait, dans ma chronique, je ferai également référence aux deux tomes précédents.

Le synopsis

La Magie est-elle un mal ? Menacée, Elena renonce à son apprentissage et fuit rejoindre Valek, à Sitia, où la magie est interdite. Mais un phénomène inquiétant l’arrête en chemin : des gens disparaissent mystérieusement. Qui les capture ? Pour les emmener où ? Confrontée à une nouvelle épreuve, contrainte de repousser l’heure tant attendue de retrouver Valek, Elena accepte de suivre le monde du Feu un étrange personnage qui détient des réponses…

Mon avis sur le livre

Des trois tomes, c’est sûrement celui qui est le moins bien maîtrisé : à différents moments de l’histoire, les actions sont assez confuses, j’ai donc eu un peu de mal à suivre le fil conducteur de l’intrigue. Il y a beaucoup de retournements de situation qui font que l’on s’y perd.

Malgré ce point négatif, je ne saurais pas dire vraiment pourquoi, mais je l’ai trouvé plus prenant que le second tome. L’action était plus intéressante. J’avais vraiment envie de savoir comment Elena allait se sortir de certaines situations délicates. De plus, je souhaitais, bien entendu, connaître la fin de cette trilogie.

On retrouve les personnages des tomes précédents avec plaisir. Il est juste dommage que Valek ne soit pas plus présent dans ce tome. En effet, je crois que c’est mon personnage préféré de la saga. Il a un petit côté « Arsène Lupin » que j’adore !

Mon avis général sur la saga

C’est une saga fantasy que j’ai bien aimée. Elle ne révolutionne pas le genre mais a l’avantage de se lire facilement. En revanche, l’ensemble manque de maturité pour moi. Notamment au niveau des personnages et de leurs réactions que je trouvais parfois un peu puériles, trop simples. La psychologie des personnages n’est pas assez approfondie.

Ma préférence revient au premier tome car j’affectionnais tout particulièrement le thème du poison que l’on ne retrouve pas par la suite. Ce qui est regrettable car le premier tome avait un petit quelque chose que l’on ne retrouve pas forcément dans le genre de la fantasy. Avec les tomes suivants, on a affaire à une histoire plus prosaïque.

Ca fait tellement de bien de dire du mal de Cecily von Ziegesar

Résumé: Bienvenue dans l’Upper East Side, le quartier chic de New York, où vivent Olivia et ses amis. Ils sont jeunes, ils sont riches, ils sont beaux, ils ont un penchant immodéré pour l’alcool, la fête, la cigarette… et les grossièretés. Ils fréquentent les écoles privées les plus prestigieuses de NY dans l’objectif d’intégrer Yale ou Harvard et de faire les plus beaux mariages, rien que ça… Bienvenue dans un monde de jalousie, d’envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés – le tout sous 1’œil de lynx et la langue de p… de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet dans une rubrique où elle n’hésite pas à déformer à l’envi les aventures et mésaventures de ses  » copains « . Plat de résistance : le retour du pensionnat de la sublime Serena après un an d’absence : elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d’Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines langues de vipère, risque fort d’être chamboulé. Olivia n’aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convoitée. Et si, en plus, Serena avait les meilleures notes, se mettait tous leurs profs dans la poche et, pire, lui piquait Nate, son petit ami si sexy ? Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !

Biographie de l’auteur: Cecily von Ziegesar est née le 27 juin 1970. Elle vit actuellement à Brooklyn avec son mari, son fils et sa fille. Elle écrit des romans destinés principalement aux adolescents. Ayant suivi sa scolarité dans un lycée huppé de Manhattan (Nightingale-Bamford School), ses livres reflètent le style de vie des adolescents riches explorant les drogues, l’alcool, la sexualité, et les amitiés difficiles. L’auteur fait une courte apparition dans la saison 4 épisode 22 de la série éponyme de son roman.

Mon avis: Quand j’ai lu les avis sur ce livre, j’ai constaté qu’il plaisait à beaucoup de personnes mais moi je partais avec un gros à priori, je n’aime pas trop les histoires des pauvres enfants riches que ce soit de Manhattan ou d’ailleurs.
Vu que ce livre fait parti du challenge chick lit, j’ai préféré le lire assez rapidement au cas où il ne me plaise pas et ce fut le cas!!
Je n’ai même pas étonné d’être déçue par ce livre mais je mets ça sur le compte du fait que je suis probablement trop vieille pour ce genre de lecture!!
J’ai tout de même trouvé l’histoire sympa même si les personnages ne m’ont pas inspiré, je les ai trouvé puérils, dénués d’intérêt et j’ai difficilement éprouvé de la compassion même pour la jeune Séréna qui revient et qui est exclue de son cercle d’amis!!
Le seul personnage qui m’a inspiré un peu de respect , c’est Dan, ce personnage m’a permis de finir le livre sans éprouver trop d’ennuis, et c’est un personnage auquel on s’identifie beaucoup plus!!
Pour résumé, ce livre a une date limite de consommation et moi je l’ai dépassé,j’ai bientôt 30 ans il y a 10 ans j’aurais sûrement accroché!!

De fièvre et de sang de Sire Cédric

Biographie de l’auteur :

Né en 1974, figure de proue d’une nouvelle génération d’auteurs français de     thrillers, Sire Cédric construit pas à pas une œuvre originale, mariant fantastique et intrigue policière, avec un sens du rythme et une écriture redoutablement efficaces. Il a reçu le Prix Masterton pour son roman L’enfant des cimetières, et le Prix Polar (festival de Cognac) ainsi que le Prix CinéCinéma Frisson pour De fièvre et de sang. Son dernier roman, Le premier sang, est publié aux éditions Le Pré aux Clercs et met à nouveau en scène le personnage d’Eva, la policière albinos.
Sire Cédric vit et écrit à Toulouse, dans le sud de la France.

Quatrième de couverture :

Ils semblent se nourrir de sang. Leurs victimes sont retrouvées exsangues. Eva Svärta et le commandant Vauvert viennent enfin de mettre un terme aux agissements des frères Salaville. Mais les meurtres continuent, défiant toute logique.
Les talents d’Eva, policière albinos dotée d’un instinct hors normes, vont la conduire aux frontières de la rationalité. Là ou, à tout instant, les ténèbres menacent de s’ouvrir sous vos pieds, ou votre propre reflet dans le miroir pourrait vous engloutir, ou la part d’ombre qu’Eva porte en elle causera sa perte ou lui sauvera la vie…

Mon avis :

Dès la première pages je me suis rendu compte que l’auteur n’y allait pas par quatre chemins. L’intrigue commence sur les chapeaux de roues, et le rythme ne cesse de nous faire vivre des moments très intenses. C’est exactement ce que je cherche lorsque je lis un thriller, alors jusqu’ici, pas de déception.

Le personnage d’Éva est tout particulièrement mis en avant, et son histoire est très bien relatée. Le fait de lier de cette manière la vie d’un personnage récurrent à l’intrigue est vraiment un très bon choix (mais ce n’est que mon avis!). Cela permet de rendre l’attrait de la lecture encore plus vif. Maintenant, il est vrai qu’Éva est un personnage complexe à la vie vraiment tortueuse, tout le talent de Sire Cédric est de ne pas tomber dans le cliché.

L’alternance de points de vues entre les chapitres permet au lecteur d’être tenu en haleine et l’on ne se rend pas compte que l’on tourne les pages à vitesse grand V. De plus le final fut pour moi à la hauteur. En somme, ce livre à tenu toutes ses promesses!
Concernant le thème du livre, j’avoue que cela fait froid dans le dos. Le mélange entre surnaturel et ésotérisme fonctionne assez bien, et même si l’on ne croit pas aux sciences occultes et à la magie,  cela ne m’a pas gêné outre mesure, j’ai vraiment dévoré ce livre! (L’ambiance est vraiment, vraiment glauque, tout ce que j’aime!)

Pour finir, je tiens à remercier les éditions Pocket ainsi que Livraddict pour ce partenariat. J’ai été ravie de découvrir cet auteur que je ne connaissais pas. Ce fut une très agréable découverte, je réitérerais l’expérience en lisant les autres titres de l’auteur, cela ne fait aucun doute!

L’épopée du perroquet de Kerry Reichs

Avant propos

Je tiens tout d’abord à remercier LIVRADDICT et les Editions Oh ! de m’avoir permis de découvrir ce livre grâce au partenariat mis en place.

Résumé

Une pétillante jeune femme en quête d’elle-même, un perroquet au sens de l’à-propos déconcertant, une vieille voiture bringuebalante… Tous en route pour Hollywood !

Cette fois, la coupe est pleine ! A 25 ans, Maeve est sur le point de craquer. Alors qu’elle vient de perdre son job, ses parents ont décidé de lui couper les vivres pour l’aider à se prendre en charge… Ni une ni deux, Maeve, accompagnée de son perroquet Oliver, part refaire sa vie à Hollywood. Mais c’est compter sans le destin qui s’acharne. En pleine traversée des Etats-Unis, sa voiture rend l’âme au milieu de nulle part.

Voici Maeve coincée avec son perroquet, loin des siens, loin de son rêve, dans une petite ville perdue du fin fond de l’Arizona. Petite ville perdue certes, mais qui recèle bien des charmes, comme Maeve ne tarde pas à le découvrir… Au point de renoncer à rejoindre la mythique Hollywood ?

Mon avis

Ne connaissant pas du tout Kerry Reichs, j’ai été tout d’abord attirée par la couverture de ce roman montrant une jeune femme apprêtée qui semble courir vers son destin, ici représenté par un paysage totalement inconnu et mystérieux…Puis, à la lecture du titre et du résumé, j’ai vu dans cet ouvrage le reflet féminin et moderne du célèbre roman de Jack Kerouac Sur la route.

Dès les premières pages, on s’identifie sans aucun problème au personnage de Maeve Connelly, jeune femme de 25 ans qui a la poisse dans sa vie et qui rêve d’en changer… Elle va, dans son périple (à prendre au sens littéral comme métaphorique d’ailleurs !), rencontrer tout un tas de personnages aussi attachants les uns que les autres. On ne s’ennuie pas un instant malgré les 412 pages du livre ! Tout prend vie autour d’elle jusqu’à sa vieille voiture qu’elle prénomme Elsie – nom qui pourrait tout à fait désigner une jeune femme…

Toujours concernant l’univers de Maeve, il y a son perroquet Oliver qui tient une place importante dans le récit (il figure même dans le titre) et j’ai particulièrement aimé la relation émouvante unissant les deux personnages…Le fait d’avoir choisi un perroquet qui, contrairement à un chien par exemple, est doté de parole, apporte une touche originale et personnelle au récit.

Quand je disais que tout prenait vie autour de Maeve, je voulais bien évidemment également parler du paysage qui ne sert pas uniquement de toile de fond. L’accent est mis sur les noms très originaux que portent les petites villes traversées par Maeve. J’avoue avoir fait de belles découvertes à ce niveau là !! C’est d’autant plus surprenant que les notes de bas de page nous expliquent que ces
villes américaines existent vraiment !!! J’ai bien sûr beaucoup apprécié le charme qui se dégageait de la petite ville de Coin Perdu.

Sans en dire trop, j’ajouterais simplement que ce roman vous réserve également son lot de surprises et qu’il n’est en rien superficiel contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord. La dimension tragique est omniprésente et parfaitement dosée.

En guise de conclusion, je dirais que ce roman a totalement répondu à mes attentes, voire au delà. Je l’ai trouvé très divertissant, émouvant et original, sans aucune longueur ou lourdeur dans le récit. Kerry Reichs a une plume très agréable et fluide. C’est donc un livre qui se lit assez rapidement et surtout avec plaisir. Je tiens à remercier l’auteure pour cette magnifique leçon de vie, tout en finesse.

Noir Océan de Stefán Máni.

Merci à Livraddict et à Folio policier de m’avoir permis de découvrir Noir Océan, de Stefán Máni.

Présentation de l’éditeur :

Un équipage de neuf marins embarque, comme chaque mois, d’un port d’Islande pour le Surinam. C’est sans doute leur dernier voyage en commun, des menaces de licenciement sont dans l’air. Certains hommes mettent sur pied un complot afin de parer à cette fin annoncée : prendre le navire en otage en le stoppant en pleine mer et obtenir ainsi des propriétaires l’assurance d’une continuité d’embauche. Chacun emporte avec lui un lourd secret (dettes de jeu, alcoolisme, meurtre…). A bord, l’ambiance est lourde, chargée de tensions et d’hostilité ; une mutinerie se prépare, un passager clandestin, truand notoire surnommé le Démon, est découvert. Soudain, alors qu’ils sont en pleine mer, les communications sont coupées et les moteurs sabotés. Bateau-fantôme, le Per tangue et dérive tandis que peu à peu la folie gagne tout l’équipage…

Mon avis :

Premières pages énigmatiques, histoires qui se croisent, se rejoignent, multiplication des points de vue… Stefán Máni met au service de son récit un véritable talent narratif. Noir Océan a parfois des allures de jeu de piste où le lecteur se repère à des phrases clés qui lui sont répétées, des paroles de chansons des Doors qui tombent souvent à propos, et une imagerie diabolique abondamment sollicitée. Ces balises sont jetées comme autant de bouées aux pauvres marins que nous sommes, perdus dans l’ouragan qui dévaste l’équipage. Des relations complexes, des psychés retorses, des secrets, la détresse des hommes fait et défait en permanence les affinités au sein de cette équipe battue par la tempête. Les éléments qui se déchaînent, le navire qui lâche, et c’est la catastrophe. La bombe à retardement, car, c’en est une, explose sous le coup des angoisses individuelles et collectives, la confiance est perdue, la conscience aussi.

Plus qu’un roman policier, Noir Océan est avant tout un drame, celui d’hommes  pris dans la tourmente, au sens propre comme au figuré, empêtrés dans l’hostilité et le soupçon, gouvernés par le désespoir et la peur de perdre le nord… Le sens de leur existence.