Un bonheur insoutenable d’Ira Levin

Résumé

Dans le futur, les nations ont aboli les guerres et la misère. Mais à quel prix ? Gouvernés par un ordinateur géant, les hommes sont – à l’aide d’un traitement hormonal mensuel adéquat – uniformisés, privés de toute pensée originale. Dans un univers où il n’existe que quatre prénoms différents pour chaque sexe, le jeune Li RM35M4419 va hériter de son grand-père d’un étrange cadeau : un surnom, Copeau. Ce sera le début pour lui d’une odyssée qui va l’amener d’abord à s’accepter en tant qu’individu, puis à la révolte. Il n’est heureusement pas seul, d’autres ont décidé de se rebeller. Mais seront-ils assez forts pour lutter contre Uni, le super-cerveau informatique de cette humanité déshumanisée ?

Avis

Il s’agit du deuxième livre choisi dans le cadre du challenge « Je vide ma bibliothèque ». Il avait intégré ma PAL il y a très longtemps et une fois ma lecture achevée j’ai regretté de ne pas l’avoir lu avant car je l’ai tout simplement adoré.

Dans la lignée de 1984 et Du meilleur des mondes (qui font tous les deux partie de la liste de mes dix livres préférés) Ira Levin nous livre le récit d’un monde terrifiant, où l’uniformité est la règle. Les sentiments et émotions sont canalisés au moyen de l’injection de substances chimiques, le libre arbitre a été complètement aboli et la personnalité de chaque être humain a été minutieusement gommée. Même les caractéristiques physiques de chacun ont disparus.

Dans ce monde où tout est mis en œuvre pour que chacun soit heureux, de manière complètement artificiel, nous suivons l’évolution de Li, alias Copeau, de son enfance au côté d’un grand-père qui tente de lui faire comprendre la réalité de son monde, jusqu’à sa rencontre avec d’autres marginaux. Tout cela l’amène peu à peu à se révolter.
Copeau est un personnage extrêmement attachant qui, tout comme le Winston de George Orwell, tente de toutes ses forces de lutter contre un ennemi invisible surpuissant. Sa désillusion au moment de la découverte de la réalité de ce qui l’entoure est poignante et émouvante.

Un bonheur insoutenable fait partie des livres qui marque les esprits et qui fait réfléchir sur l’évolution de l’espèce humaine.

Yrmeline ou le chant des pierres de Bleuette Diot

Résumé :

Le beau et fougueux chevalier allemand, Lanz von Malberg, ne rêve que d’une chose : intégrer l’ordre militaire et religieux des chevaliers teutoniques. Au cours de l’été 1338, il quitte Mayence et prend le premier navire en partance pour l’Estonie. Là, de terribles épreuves l’attendent, mais Lanz n’en aimera pas moins ce pays farouche dont ni l’évangélisation ni la force des armes n’ont su réprimer l’âme irréductiblement païenne. Aux prises avec les sortilèges qui émanent de ces contrées mystérieuses, le jeune homme se verra rapidement confronter aux survivances d’un autre âge. Sous l’égide de la belle et sensuelle Yrmeline, commencera alors pour lui un éprouvant parcours initiatique dont il ne sortira pas indemne, tant l’amour qu’il conçoit pour elle le dévore. D’où Yrmeline tient-elle ses effrayants pouvoirs ? Quelle étrange et dangereuse société secrète a réussi à infiltrer les rangs de l’ordre teutonique ? En tentant de démystifier le redoutable chef du Temple Noir, Lanz découvrira les vestiges d’une incroyable civilisation disparue et l’étonnant message que véhiculent les tablettes d’argile de l’antique Mésopotamie. Sans le savoir, le héros de cette aventure hors du commun pourrait bien déchaîner les forces incommensurables de notre très lointain passé. Mais, heureusement, le vaillant seigneur pourra compter sur l’aide de Petras, un astucieux petit garçon et celle d’un vieil érudit breton dont les connaissances sont pour le moins surprenantes, elles aussi ! Au fil de ses tribulations, Lanz finira par découvrir le plus extraordinaire secret de tous les temps… Original et remarquablement documenté, ce premier tome d’une force rare saura tenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin.

Mon avis :

L’histoire commence en France. Ce prologue nous emmène au cœur d’une histoire compliquée sur les Templiers, les rouages du pouvoir et les agissements secrets des prévots. J’ai lu ce livre dans le cadre d’un challenge avec Livraddict. J’ai été fabuleusement comblée lorsque j’ai su que j’allais enfin pouvoir lire ce roman qui m’attirait.

L’auteure aborde une histoire qui ne nous est pas familière ou du moins qui demande une connaissance de l’Histoire des pays de l’Est et c’est assez indigeste. La prolifération de noms à consonnace russe, parfois française ne rend pas la lecture aisée, surtout que ce qu’elle nous conte est pour la plupart du temps, de nouvelles données. J’admire l’érudition de Bleuette Diot car elle use de nombreux adjectifs riches qui, même en lisant beaucoup, ne sont pas connus du lecteur moyen, seulement, une fois encore, ça n’aide pas à la lecture car on aurait envie de consulter le dictionnaire ou à défaut des notes en bas de page, qui existent mais qui se trouvent à la toute fin du livre, or, ce serait pénible de s’y référer tout le temps et donc de tourner les pages régulièrement. Il me semble que la lecture gagnerait en fluidité avec un peu plus de simplicité. C’est navrant de demander à un auteur de s’adapter à son lectorat mais c’est ce que je ressens.

Toutefois, les critiques négatives vont s’arrêter là. Je ne lis que très rarement des livres historiques, je me suis essayée à l’histoire arthurienne plusieurs fois et j’ai une préférence pour Marion Zimmer-Bradley. J’ai donc eu du mal, au début du roman à accrocher avec le nombre important de personnages. Pourtant, insister sur les traits de chacun permet de bien entrer dans l’histoire « historico-thrillerienne » Quel plaisir de suivre les aventures de la belle Yrmeline !

Qui plus est, on découvre une mythologie, comme je le dis plus haut, qui ne nous est pas familière et c’est plaisant pour se documenter tout en prenant plaisir à suivre les aventures des personnages. On tutoie avec la grande Histoire, celle des croisades, de la conquète des pays de l’Est et d’Orient, tout en étant transportés à une période où les mystères foisonnent. C’est un vrai tourbillon, les héros s’entremêlent, s’aiment, se détestent… Une vraie épopée et je pèse mes mots. J’attends donc le second roman avec plaisir.

En résumé, une histoire qui nous promène de pays en régions moyenageuses entre les grands invasions de l’Eglise et les histoires de cœur des protagonistes. Achetez-le, vous ne serez pas déçus !

Ma note : 15/20

Succubus Heat de Richelle Mead

Présentation de l’éditeur :

Georgina Kincaid est un vilain, vilain succube : depuis sa rupture avec l’auteur de best-sellers Seth Mortensen, elle est devenue si insupportable que son patron Jerome, l’archidémon de Seattle, décide de la  » prêter  » à l’un de ses rivaux… et de lui faire jouer les Mata Hari. Mais Jerome est enlevé et Georgina perd ses pouvoirs ! Point positif : rien ne l’empêche plus de coucher avec Seth sans l’estourbir – sauf un détail: sa nouvelle petite amie.

Tout d’abord un grand merci à la team LIVDRADDICT et aux éditions MILADY de m’avoir permis cette lecture en partenariat.

Mon avis : (attention spoliers)

Quel bonheur de retrouver notre libraire préférée après toutes ses péripéties !! ). Après la fin plutôt désastreuse pour Georgina lors du très bon « Succubus Dreams », Richelle Mead l’entraîne toujours dans des aventures compliquées (et il faut bien l’avouer, elle la malmène pas mal).
On l’apprécie toujours autant malgré ses défauts, et il faut dire que depuis le précédent tome notre Georgina en a bien bavé ! Son caractère s’en ressent : elle a perdu l’homme de sa vie, (même si on sent bien qu’il l’aime encore), Seth, qui est parti avec Maddie, la gentille collègue de Georgina. Et Jerome, son patron, en a marre de la voir dans cette état, et il l’envoie au Canada (à Vancouver plus précisément) pour le compte d’un autre démon accomplir une mission.

De retour à Seattle, elle et ses acolytes surnaturels se rendent compte qu’ils ont perdu tous leurs pouvoirs ; c’est un rebondissement inattendu : en perdant ses pouvoirs Georgina redevient humaine. Cela lui fait prendre conscience d’une caractéristique de la vie : la vulnérabilité. Ce qui entre autres, laisse la porte ouverte à plusieurs possibilités pour Seth et Georgina (même si moralement, on n’approuve pas forcément). « On top of that » Jerome disparaît et Georgina semble être la seule à se préoccuper de son sort.
J’ai été très surprise (positivement) du retour d’un protagoniste important du premier tome. Au contraire, j’apprécie moins le personnage de Dante mais c’est vrai que sa personnalité colle à celle de Georgina (telle qu’elle est au début du tome, c’est-à-dire, plutôt noire)

Cet opus est probablement le meilleur de la série jusqu’à présent (Succubus Blues était génial, Succubus Nights et Succubus Dreams très bon mais celui-ci est excellent).

L’écriture de Richelle Mead est toujours aussi parfaite et fluide (tout comme dans la série Vampire Academy, d’ailleurs), dans la même ligne que les précédents. L’intrigue est bien ficelée, et offre une superbe ouverture pour le tome suivant, qui sera encore meilleur, je l’espère, et que je m’empresserai de lire à sa sortie. Mais cette fameuse ouverture est tellement large qu’elle laisse place à pas mal d’interrogations quant à la suite de la saga et à l’avenir sentimental de notre succube

En un seul mot : MERCI à Richelle Mead ! (et à quand la suite en poche ??) »

La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier

Résumé de l’éditeur :

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l’âge d’or de la peinture hollandaise. Griet s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.

Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l’introduit dans son univers. À mesure que s’affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville…
Un roman envoûtant sur la corruption de l’innocence, l’histoire d’un cœur simple sacrifié au bûcher du génie.


Mon avis :

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge « choisir la prochaine lecture de sa PAL » initié par magda31.

C’est Petronille qui me l’a choisi et elle a bien fait car c’est un coup de cœur pour moi. J’ai adoré l’univers et l’ambiance du récit. Je me suis trouvée transportée à Delft avec Griet. L’histoire est très plaisante à lire et l’écriture est fluide. Ce qui permet de passer un chouette moment de lecture bien reposant et déstressant. Les personnages sont attachants et j’ai vraiment apprécié de suivre leur quotidien. La relation entre Griet et son maître est très bien décrite tout en subtilité et on a toujours envie d’en savoir plus.

Il y a quelques mois de cela, j’ai eu l’occasion de voir le film que j’avais bien aimé sans être non plus complètement conquise et j’avais quelques appréhensions à commencer le roman mais je ne regrette pas de l’avoir fait car il est meilleur que le film. Merci Petronille de m’avoir fait découvrir ce bijou.

C’est un superbe roman que je conseille vivement.

Psychose de Patrick Carman

Synopsis:

Il se passe des choses étranges à Skeleton Creek. Des choses terrifiantes.
Avec Sarah, ma meilleure amie, j’ai tenté de percer un sinistre secret. J’ai failli en
mourir. À présent, je suis coincé chez moi, une jambe dans le plâtre. Je ne peux plus
faire confiance à personne. C’est à peine si j’ose croire à ce que j’ai vu et entendu.
Depuis que nos parents nous ont interdit de communiquer, Sarah et moi, je suis désespérément seul. Je m’efforce de mettre cette effrayante histoire par écrit pendant que Sarah, armée de sa caméra, poursuit notre enquête. À chacune de ses découvertes, elle m’envoie un mot de passe qui me permet de visionner la vidéo en cachette.
Ainsi, ensemble, nous continuons à traquer le mystère, prêts à tout pour exhumer la vérité.
Mais, nous le savons, rien n’est plus dangereux que de vouloir déterrer les fantômes du passé. Surtout dans une ville comme Skeleton Creek.

Mon avis:

Patrick Carman a déjà a son actif une série: Elyon/La contrée d’Elyon, composée de 4 tomes qui n’a pas fait fureur chez les Livraddictiens avec une moyenne globale pour les 4 tomes de 7.5 et des commentaires pas négatif mais presque. Avec Skeleton Creek, Patrick Carman signe une série composée d’un tout nouveau concept: Le livre est écrit comme un journal intime, avec une police d’écriture qui ressemble à du manuscrit et c’est très immersif. Mais ce qui est le plus original, c’est que le livre est parsemé de mots de passe pour aller voir les vidéos, qui sont sensées être prises par un des personnages principaux du livre. Ces vidéos ne sont pas à regarder avant de se coucher, car j’en connais qui ont fait des cauchemars. D’ailleurs, le livre porte la mention : »Pour lecteurs avertis ».

J’ai adoré le concept des vidéos. Cela rend l’histoire et le scénario encore plus crédible et réaliste, mais ces vidéos sont des vidéos sensées être tournées par un des protagonistes du livre et l’on voit apparaîtres dans celles-ci les différents personnages de l’histoire. Question écriture, j’aime bien le style, avec des pgrases pas trop longues, sans grandes descriptions mais juste assez , si vous voyez ce que je veux dire. Et puis, quand on a commencé à lire, on ne peut plus s’en passer tellement le suspense est présent tout au long de l’histoire. Sinon, ce tome 1 est passionnant à lire, la fin est innatendue, mais je ne vous en dis pas plus, et je vous laisse découvrir ce livre par vous-mêmes.

Ma note: 9.5/10.

Pour en savoir plus, voici quelques liens:
La fiche Bibliomania du tome 1
La fiche bibliomania du tome 2Que j’ai lu et que je conseille à tous ceux qui ont aimé le premier tome.
http://www.livraddict.com/biblio/author.php?id=2625La fiche de l’auteur

Voilà, j’espère que ma chronique vous aura poussée à lire ce très bon livre et à bientôt pour de nouvelles chroniques !