Eloge de la faiblesse d’Alexandre Jollien

Je remercie chaleureusement Livraddict et les Editions Marabout pour ce partenariat!

Quatrième de couverture:

Eloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L’auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s’en suit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au coeur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l’autre. La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d’abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s’opère, le faible, la vulnérabilité, l’épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.

Mon avis:

Derrière cette couverture simple aux couleurs chaudes se cache un court récit d’un peu moins de 100 pages, mais un court récit qui nous pousse à la réflexion, qui chamboule notre esprit.

Même si j’ai eu un peu peur en lisant la préface (j’ai eu peur de me retrouver face à un dialogue purement philosophique), j’ai littéralement été happée par l’échange entre Alexandre et Socrate, au point d’avoir lu les 96 pages d’une traite.

Tout au long de cet échange, Alexandre nous livre des morceaux de sa vie, dont une bonne partie a eu lieu dans un centre pour personnes handicapées, des tranches de souvenirs avec ses copains, la tristesse d’être séparé de sa famille, la dureté de certains éducateurs, la routine… mais qui n’en est jamais une, son dépassement pour réintégrer une scolarité dite « normale », sa vision du monde « normal ».

Ce dialogue nous pousse à réfléchir en nous basant sur une parole de Socrate: « Connais-toi toi-même ». Qui es-tu? Comment peux-tu te définir? Qu’est-ce qui te pousse à réagir ainsi?

Une idée récurrente tout au long du récit est la notion de normalité/anormalité et nous pousse à nous demander: « Suis-je normal si je marche, je cours, je vais à l’école,… ? Suis-je anormal si j’ai besoin d’un fauteuil roulant pour me déplacer, d’appareils auditifs pour entendre, …?  » Mais en fait, peut-on se définir, se sentir, normal ou anormal? Sur quels critères puis-je dire que je suis quelqu’un de normal? Grande idée de réflexion pour moi…

Ayant plusieurs personnes « handicapées » (je déteste ce terme) dans mon entourage, le récit d’Alexandre Jollien me retourne un peu. Est-il nécessaire de toujours sourire quand on croise leur regard triste? Est-ce que notre pitié ne les blesse pas plus qu’elle ne les aide? N’est-ce pas moi la personne « handicapée » ou « anormale »?

Si comme moi vous n’avez pas peur d’être chamboulé dans vos pensées, je vous conseille de vous plongez dans ce dialogue tantôt déroutant, tantôt émouvant.


Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan

Tous les livres de Delphine de Vigan ont, de manière plus ou moins avouée, un caractère autobiographique. Dans « Rien ne s’oppose à la nuit », l’auteur exhume avec énormément de sensibilité le souvenir de Lucile, sa mère, peu après son suicide. Pour cela, elle mène une enquête auprès de tous ceux qui l’ont connue, frères, sœurs, amis, afin d’en dresser un portrait le plus fidèle possible. Ainsi, Delphine de Vigan alterne avec aisance le récit de vie de sa mère avec sa propre réflexion sur la difficulté d’écrire sur un être proche et pourtant insaisissable. L’écriture est à la fois éprouvante et libératrice.

L’auteur se lance donc dans une quête pour trouver l’origine de la souffrance de sa mère, en commençant par raconter sa jeunesse dans le Paris des années 50. Delphine de Vigan n’hésite pas à déterrer de sombres drames et des secrets de familles honteux, qui seront constitutifs du tempérament dépressif de sa mère. Issue d’une famille nombreuse (9 enfants), en apparence unie et heureuse, Lucile est présentée comme une jeune fille d’une grande beauté, discrète mais qui observe beaucoup. Très tôt, elle fait preuve de troubles bipolaires et semble avancer constamment au bord d’un gouffre qui ne demande qu’à l’engloutir. La folie n’est jamais loin de cet être neurasthénique et irresponsable, mais d’une grande fragilité.

Delphine de Vigan raconte, dans la seconde partie du récit, sa propre enfance et celle de sa sœur auprès de cette mère aimante mais inquiétante et dangereuse pour ses filles. Elle y évoque cette infinie solitude qui animait Lucile et la rendait inaccessible aux autres. C’est une écriture douloureuse, qui met l’histoire familiale de son auteur à nu et fait voler toutes les barrières de protection.

En conclusion, je dois dire que Delphine de Vigan nous offre un récit d’une grande qualité, qui fait preuve de beaucoup de courage et de maturité. Une excellente découverte !

A tout jamais de Nicholas Sparks

Cette lecture a été faite dans le cadre du Challenge « Je vide ma bibliothèque », organisé par Ayma. Ce livre traînait depuis un certain temps dans ma pile à lire et ce challenge a été pour moi l’occasion de l’en faire sortir.

Je dois dire que j’ai trouvé cette lecture assez décevante. La première déception vient du quatrième de couverture qui dévoile la quasi-totalité des éléments essentiels de l’histoire et prive le lecteur de l’effet de surprise. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de ne pas le faire figurer dans cette critique.

De ce fait tout était prévisible et donc assez ennuyeux. Je suis restée complètement en dehors de l’histoire, toutefois bien écrite, et je n’ai pas du tout accroché avec les personnages de Landon et Jamie, ce qui est assez problématique vu que tout le livre concerne leur rencontre et l’évolution de leur relation.

J’ai bien évidemment trouvé que l’histoire était triste (je ne suis pas complètement sans cœur) mais je n’ai malheureusement pas été touchée.

J’ai trouvé les personnages sans relief, trop lisses. Le personnage de Jamie surtout m’a agacée. C’est une héroïne trop parfaite, trop gentille, trop douce, en permanence plongée dans la lecture de sa bible, sans aucune extravagance, qui accepte tout avec résignation. Landon lui aussi est trop gentil, trop serviable, bref trop parfait.

J’ai largement préféré le film tiré de ce roman, Le temps d’un automne, que j’ai beaucoup aimé, avec un bon jeu d’acteur. Je n’ai pas du tout retrouvé cette magie dans le livre, alors que d’habitude c’est l’inverse qui se produit.

Jeux d’ombres de Christine Feehan

Auteur : Christine Feehan
Editions : Milady
Pages : 502

Résumé :

Le Professeur Whitney a mis au point une expérience conçue pour amplifier les capacités psychiques d’une unité d’élite.
Mais quelque chose a mal tourné : les hommes meurent un par un, victimes d’étranges accidents. Le capitaine Ryland MILLER sait qu’il est le prochain.
Désormais, il ne peut avoir confiance qu’en une seule personne : Lily. Possédant un sixième sens surnaturel, la jeune femme partage toutes les peurs du capitaine, soupçons et les moindres battements passionnés de son cœur… Ensemble, ils découvriront un terrible secret qu’une personne cherche à enterrer, quel que soit le prix à payer

Mon avis :

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat avec les Editions Milady et Livraddict que je remercie.

Après des expériences faites sur lui-même et sur ses hommes qui décèdent les uns après les autres, Ryland Miller pense être le prochain sur la liste.
Il ne va faire confiance qu’à une seule personne hors ses amis de bataille, Lily qui est la fille du Professeur Whitney.
Tous les 2 vont faire le maximum pour comprendre ces décès.

Je me suis attachée au personnage de Lily très facilement.
Nous la voyons évoluer d’une femme enfant en une femme fatale qui fera tourner très facilement la tête de Ryland (est-ce dû à une expérience faite à leur insu ?).
Au fur et à mesure, nous apprenons ce qui est arrivé à Lily durant son enfance et nous ne pouvons que comprendre certaines de ses réactions.

Par contre, j’ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Ryland.
Même si c’est un soldat, il apparaît extrêmement macho et rustre (heureusement que tous les hommes ne sont pas comme ça).

C’est un très bon thème qui a été choisi pour l’histoire car il touche l’univers des expériences scientifiques sur des êtres humains. Peut-être qu’un jour, nous pourrons modifier les capacités intellectuelles des personnes. On pourrait peut être dire que c’est un roman d’anticipation.

Pour ma part, le point négatif de ce roman est celui de l’histoire d’amour entre Lily et Ryland.
Leur amour se dévoile vraiment très vite et passe directement au sexe.
Je ne suis pas prude mais au bout de la deuxième scène de sexe, j’ai décidé de « zapper » les pages qui en parlaient car cela commençait à me gâcher le livre.

Pour conclure, j’ai apprécié en grande partie le livre mis à part la redondance des scènes de sexe et la fin que j’ai trouvée tout aussi rapide.
Etant de nature curieuse, je vais lire le tome 2 pour voir dans quelle direction il va nous emmener.

Je remercie une nouvelle fois les Editions Milady et Livraddict pour m’avoir donné ma chance concernant ce premier partenariat et pour m’avoir fait découvrir un nouvel auteur.

L’initiation de L.J. Smith

Résumé :

Un cercle mystérieux. Un amour interdit. Une aventure hors du commun. Cassie est à peine arrivée dans son nouveau lycée qu’elle devient le souffre-douleur de Faye, une fille aussi belle que venimeuse. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Diana, qui la prend sous son aile et dont elle devient la confidente. Faye et Diana appartiennent à une bande étrange qui semble régner sur les lycéens. Que dissimulent-elles vraiment ? Cassie apprend bientôt leur incroyable secret : un pacte ancestral lié ce cercle d’amis… et d’ennemis, où les couples et les alliances se font et se défont. Quand Cassie tombe amoureuse du beau et mystérieux Adam, elle doit alors choisir entre résister à la tentation ou trahir sa meilleure amie. Elle le sait : un seul faux pas et les forces obscures se déchaîneront contre elle…

Mon avis :

Il y a déjà quelque temps que ce livre est dans ma PAL, je me suis décidée à l’en sortir, car je voulais le lire avant de voir la série TV.

J’ai été accrochée dès le début, le style de l’auteure est toujours simple, lecture rapide, et le début très prometteur, la rencontre de Cassie et Adam m’avait séduite, comment résister au « regard impérieux, envoûtant, hypnotique » et au lien qui semble les unir…

Malheureusement, la suite n’a pas tenu ses promesses, j’ai trouvé la nouvelle vie de l’héroïne très longue à se mettre en place…les indices juste sous le nez de Cassie qui ne réagit pas et ne comprend rien m’ont un peu agacée…mais enfin, on arrive à l’initiation et à l’entrée dans le Cercle. On y retrouve l’histoire des sorcières de Salem, mais toujours avec la trame chère à L.J.Smith : des descendants de familles fondatrices qui doivent être les garants de l’héritage familial !
Quand les événements commencent à prendre une tournure intéressante et prenante, le livre se termine ! Le suspense est maintenu, et on veut connaître la suite, ce côté-là a tendance à me déplaire !

Pour conclure, j’ai bien aimé ce livre, en tant qu’introduction de l’histoire, mais j’espère que les 2 prochains tomes répondront plus à mes attentes !