Le détour de S.A. Bodeen

Titre: Le détour
Auteur: S.A Bodeen

Résumé :

À 17 ans, Livvy Flynn est LA romancière à succès d’une série fantastique pour adolescents.
Un jour comme les autres, elle prend sa voiture pour se rendre à un atelier d’écriture loin de chez elle.
Mais il suffit d’une mauvaise indication du GPS, d’une seconde d’inattention sur une route cabossée, et c’est l’accident…
Lorsqu’elle reprend conscience, Livvy découvre avec horreur qu’elle est emprisonnée dans la cave d’une ferme, au milieu de nulle part. Ses ravisseuses, une mère et sa fille désaxée, lui en veulent pour une raison qu’elle ignore.
Livvy comprend vite qu’elle a peu de temps pour sortir de ce piège fatal.

Mon avis :

Que dire de ce livre ? Une quatrième de couverture qui en dit long sur le suspens et l’intrigue qui pourrait y avoir. Une première de couverture assez sombre qui nous donne envie d’y plonger rapidement. C’est très accrocheur. Une approche d’un huis clos tout en douceur, où se mêlent kidnapping, séquestration, mais pour autant, sans violence… du moins au début, car très vite le protagoniste va s’apercevoir qu’elle est la cause de beaucoup de conflits.

Le style d’écriture est fluide, néanmoins, le suspens n’est pas au rendez-vous.

A travers les premières pages, on découvre le protagoniste Olivia. Une jeune fille à qui tout lui réussit ; la sortie de son roman. Elle n’hésite pas à rabaisser toutes les personnes qui lui sont inférieures. Malgré son passé, on ne peut pas compatir et s’inquiéter du sort que ses ravisseuses lui réservent. Je n’ai  pas du tout accroché à ce personnage beaucoup trop hautain.

Olivia, va se retrouver séquestrée chez une mère et sa fille après avoir eu un accident de voiture. Elle restera enfermée dans une chambre tout du long de l’histoire, mais sera très bien nourrie et logée.

La petite fille semble folle, dérangée et très obscure (d’ailleurs l’histoire de la flûte m’a beaucoup plu et fait froid dans le dos, elle aurait dû être un personnage plus important dans l’histoire, ça aurait apporté plus de piment à l’intrigue), elle mettra la vie d’Olivia en danger à travers différentes étapes que celle-ci devra surmonter si elle veut vivre. La mère, elle, veut absolument lui faire avouer quelque chose dont Olivia ignore tout. Elle ne se souvient pas avoir déjà rencontré cette femme et ne voit pas pourquoi elle lui en veut autant. Si Livvy veut s’en sortir, elle devra avouer. Mais avouer quoi ? Comment va-t-elle déjouer ces folles afin de se libérer de ce piège ?

Étant une adepte des thrillers, j’ai peut être mis la barre trop haute pour ce roman qui devrait être destiné aux adolescents. Je n’ai pas été surprise, et j’ai très vite déjoué les plans de l’auteur. Cependant le page-turner était présent.

Je tiens à remercier les éditions Michel Lafon, S.A Bodeen et Livraddict pour ce partenariat.

 

Le chardonneret de Donna Tartt

Theo Decker, 13 ans, survit à un attentat dans un musée de New York où sa maman périt. Il se voit alors confier par un vieillard sur le point de mourir une bague, une adresse et un tableau : le fameux Chardonneret de Fabritius, chef d’œuvre néerlandais que vous ne pourrez vous empêcher d’admirer au cours de votre lecture !

Ballotté de New York à Vegas puis à Amsterdam, Theo fait son possible pour s’en sortir mais sombre dans la drogue et l’alcool. Il fait la connaissance de Boris, un russe débrouillard qui devient son grand ami. Au fil des ans, il se raccroche au Chardonneret comme à un trophée de par ses nombreux souvenirs heureux qu’il évoque.

Les personnages sont fort attachants, notamment Hobie, Pippa et Theo. L’ambiance dans le monde des antiquités et des arts crée un univers atypique et tellement envoûtant dans lequel on a envie de se lover.

Enfin, l’auteur nous emmène avec brio à nous interroger sur de multiples facettes de la vie : la difficulté de perdre un être cher, la frontière entre le bien et le mal, la solitude, la culpabilité. Un roman magistral que l’on quitte à regret.

La Machine à Démourir de Gazotti et Vahlmann

SEULS TOME 10 LA MACHINE à DEMOURIR
Auteur(s) : Gazzotti et Vahlmann
Editions : Dupuis
Pages : 48

Résumé :

Perdus dans la neige, Terry et le Maître des couteaux trouvent refuge dans un gigantesque hangar qui abrite le 5e Salon du jouet. Après avoir couru « partout comme un gros dingo pour tout essayer », Terry a une illumination géniale : avec les moyens du bord et une bonne dose d’optimisme enfantin, il va tenter de construire une « machine à démourir » qui devrait leur permettre de quitter le Monde des Limbes et de retourner dans le monde des vivants. Mais l’apparition de Camille, qui offre au Maître des couteaux une mystérieuse pierre ensanglantée, va rendre ce dernier fou de rage. Et c’est à ce moment-là que Terry va vraiment regretter d’avoir offert une tronçonneuse comme cadeau de Noël à son ami amateur d’objets très tranchants… Loin de lui, ses amis vivent également des aventures éprouvantes : Dodji est toujours le jouet du Maître Fou qui lui fait vivre une initiation aussi absurde qu’impitoyable ; Yvan se retrouve en bord de mer dans la maison de vacances familiale ; Leïla est enfermée dans la chambre blanche pour un sommeil éternel et sans rêve…

Résumé pris sur sa fiche livraddict

Mon avis

Dans ce tome, pour ma plus grande joie nous retrouvons Terry qui grandit, qui devient de plus en plus mature, il rappelle même l’intrigue initiale ! Cependant, j’ai trouvé que les autres personnages étaient trop en retrait alors que selon moi « Seuls » était une histoire d’équipe paumée mais pas de personnage isolé, une équipe soudée (le contexte de l’histoire y fait pour beaucoup) ! De plus, je n’ai pas trouvé grand intérêt à ce tome, il est mou, on apprend pas grand-chose…c’est la première fois que je suis déçue par  « Seuls » alors je suis super frustrée ! Je lui ai quand même mis la note de 15 sur Livraddict mais aimant tellement les autres tomes  je ne suis pas sûr d’être objective !

L. était si jolie de Pierre Szalowski

Facebook. le réseau social qui va faire ressurgir le passé que Daniel Béland, agent immobilier et père de famille respectable, pensait avoir enterré. Si Daniel a déménagé, changé de boulot et refait sa vie, d’autres veulent connaître la vérité, toute la vérité.

A la lecture du prologue, je me suis demandé quelle allait bien être l’histoire, le secret. le prologue ne semble avoir aucun lien avec la quatrième de couverture. Alors j’ai fait des hypothèses sur un éventuel scénario, et j’ai continué ma lecture.

On plante le décor, le Canada, un mari, sa femme, leur fils de quatre ans. Bref, une famille comme les autres. Et puis, on fait un premier flash back, trois mois plus tôt, en France à Paris. Et là, on commence à entrer vraiment dans le vif du sujet. Les premiers « éléments perturbateurs » sont exposés. Ensuite au Canada, puis second flash back, cette fois-ci au Canada, mais en 1992.

L’histoire est réellement lancée. le premier scénario imaginé n’est plus plausible, j’en reconstruis un autre avec les nouveaux éléments. Et puis les alternances continuent et je dois revoir ma copie plusieurs fois. Jusqu’à découvrir la vérité… loin de ce que je m’étais imaginé !

C’est donc une histoire très surprenante que je découvre ici, en même temps que son auteur.

Le fait de faire des alternances entre passé et présent n’est pas dérangeant du tout, étant donné que les passages sont bien délimités et annoncés par la date des événements qui vont être racontés et le lieu, ce qui permet de nous situer avant chaque changement.

La lecture est très fluide, dû à une écriture simple, sans mots compliqués, ni de grandes phrases à rallonge.

J’ai lu le livre d’une traite, je ne l’ai pas reposé avant de l’avoir terminé (il n’est pas très gros non plus, 144 pages), mais l’histoire est prenante, et l’on veut connaître la vérité. Surtout que l’on est sans cesse relancé, de nouveaux éléments arrivent, et ce que l’on pensait être n’est plus. Et même quand les derniers éléments arrivent, on se dit que pourquoi pas, une dernière surprise de l’auteur, un dernier renversement de situation. Alors, on continue à lire, jusqu’au point final, jusqu’à ce qu’on soit sûr qu’il ne se passera plus rien, que c’est bien fini.

J’ai beaucoup aimé la fin de l’histoire, le dernier dialogue, une question, une réponse. La réponse nous laisse dans le vague, tout autant que la question qui la précède. le genre de fin qui laisse libre cours à l’imagination du lecteur.

En résumé, c’est un livre assez court, mais qui tient son lecteur dans le suspens jusqu’à la fin, en réussissant à le surprendre tout au long de sa lecteur. Une belle découverte.

Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

Résumé :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Mon ressenti :

Essayant d’élargir mon cercle de confort au niveau lecture de l’imaginaire, je suis venu ici et j’ai commencé à fouiller dans le forum. Je suis tombé sur ce livre et le résumé m’a beaucoup plu.

Alors, ni une, ni deux, j’ai acheté l’ebook (mais j’achèterai les « vrai » car ils sont très beaux et donnent envie d’être relus). J’ai démarré ma lecture le premier janvier et je l’ai terminé ce matin (4 janvier).

J’ai dévoré ce roman ! J’ai aimé ce monde, bien qu’on sent que l’on effleure juste la surface. On a envie d’en savoir plus sur Anima, sur les autres arches, etc.
Les personnages sont attachants et plein de surprises. L’histoire est bien écrite, elle se lit facilement.
Bien sûr à la fin du tome 1 on reste sur notre faim et on en redemande !

Il me tarde d’attaquer le tome 2. Une auteur à découvrir en tout cas, n’hésitez pas !