La Nuit du Titanic de Walter Lord

Walter Lord est un historien, un auteur reconnu et un passionné du Titanic.
Pour écrire ce livre, il a rencontré des rescapés du naufrage.
La Nuit du Titanic a été adaptée au cinéma sous le titre Atlantique latitude 41°.

Résumé

Il y a quarante ans, l’Américain Walter Lord menait une enquête minutieuse auprès des survivants et de ceux mêlés au naufrage du Titanic.
Cette reconstitution fidèle du drame est le fruit d’un travail d’investigation.

Mon avis

Après des années de recherches, l’auteur Walter Lord a décidé de mettre par écrit les témoignages des différents survivants du tragique accident qu’a été le naufrage du Titanic.

Dans ce livre, l’auteur réussit à nous entraîner sur ce magnifique navire qui était réputé insubmersible.

Nous devenons les voyageurs des différentes classes sociales de l’époque qui se trouvaient sur le paquebot.

Lors de la nuit du 14 avril 1912, nous sommes les acteurs de ce naufrage et nous vivons « l’horreur » des survivants en se demandant si nous devons sauver ou laisser mourir nos familles et amis qui n’ont pu monter dans les canots de sauvetage, au nombre de 20 pour une capacité de 2.200 personnes embarquées.
Malheureusement ces canots n’auront pris qu’entre 705 et 711 passagers.

Je ne peux que vous le conseiller.

Auteur : Walter Lord
Edition : L’Archipel
Année : 1998
Pages : 239


La Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu

L’histoire commence à Édimbourg en 1874. Jack naît le « jour le plus froid du monde » avec un cœur gelé. La sage-femme sorcière qui l’a mis au monde, le Docteur Madeleine, parvient à le sauver, en greffant sur son cœur une horloge à coucou qui l’aide à battre à un rythme normal. Jack peut vivre ainsi, mais à condition de remonter son horloge chaque jour et d’éviter toute émotion forte : pas de colère et surtout, pas de sentiments amoureux.

Mon avis

J’ai tout d’abord été attirée par la première de couverture. Elle nous fait tout de suite situer une histoire d’amour dans un monde assez sombre. Les personnages qui se trouvent sur celle-ci m’ont tout de suite fait penser à ceux des films de Tim Burton comme L’étrange Noël de Monsieur Jack et surtout aux Noces Funèbres

C’est le premier livre de Mathias Malzieu que je lis. Pour ma part cela a été une grande découverte.

C’est l’histoire de Jack qui a une grande particularité : il a une vieille horloge à coucou en bois à la place de son coeur car celui-ci a gelé le jour de sa naissance.

Nous allons suivre Jack dans un voyage initiatique à la découverte du monde en commençant par sortir dans la rue, la découverte de la vie en-dehors de la maison du Docteur Madeleine, l’entrée à l’école et surtout la découverte de l’Amour en rencontrant Miss Acacia.

Cet amour l’amènera jusqu’en Andalousie.

Nous ne pouvons que nous identifier à Jack.
Qui n’a jamais chercher le grand Amour en espérant que tout était possible et que rien ne comptait plus au monde, même pas la mort ?

Les personnages tels que le Docteur Madeleine (qui n’a jamais eu d’enfants), Miss Acacia (qui ne veut pas porter de lunettes et qui se cogne partout par peur du regard des autres) et surtout Jack (que nous voulons protéger dès que ses aiguilles s’emballent lors d’émotions fortes) à qui l’on se compare très facilement, sont très attachants.

En conclusion, ce conte est un coup de coeur et je n’ai qu’une hâte c’est de lire un autre livre de Mathias Malzieu.

Courlande de Jean-Paul Kauffmann

La Courlande est une région de Lettonie, bordée par la mer baltique, qui fut longtemps occupée par les soviétiques.
Jean-Claude Kauffman, qui connut la Courlande dans sa jeunesse, à travers son amour de jeunesse, Mara, jeune Courlandaise, décide de partir faire un reportage dans ce pays mal connu. Le reportage se transformera en roman.

Je tiens tout d’abord à remercier Livraddict et les éditions Le Livre de Poche qui m’ont permis de découvrir un auteur que je ne connaissais pas, Jean-Paul Kauffman, à travers son livre Courlande.

Entre roman historique et récit de voyage, Courlande m’a fait voyager dans une région du monde dont je ne connaissais même pas l’existence. Un pays qui m’a semblé presque imaginaire, comme hors du temps, avec ses forêts, ses plages désertes et ses châteaux en ruine. J’ai découvert ce pays au fil des visites de Jean-Paul Kauffman, qu’il raconte dans le livre, au fil de ses rencontres aussi : avec des Courlandais (comme le Résurrecteur ou comme Vladimir, le rocker polytonal) mais aussi avec cette famille allemande, très attachée à ce pays, à la culture à la fois slave et germanique, et dont le père est un véritable puits de science.

J’ai aimé découvrir un pays inconnu, une culture et une histoire inconnue, insoupçonnée même. J’ai moins aimé le style historique parfois un peu « lourd » de Jean-Paul Kauffman, qui m’a semblé peu accessible justement pour une personne qui comme moi, n’y connaissait absolument rien. J’ai parfois eu du mal à poursuivre la lecture. Le livre est très intéressant et très bien écrit, mais il me paraît mieux adapté à des personnes qui ont l’habitude des livres historiques, voire qui connaissent déjà la Courlande. J’ai eu le sentiment d’avoir de grosses lacunes historiques à combler !

La communauté de l’Anneau de J.R.R. Tolkien

Ma première expérience avec Le seigneur des anneaux, ça a été avec les films et c’était pas glorieux. Je n’ai rien compris la première fois mais et ça s’est amélioré par la suite.

Comme je suis têtue, j’avais quand même acheté les livres et ils sont restés bien au chaud dans ma bibliothèque pendant de nombreux mois avant que j’ouvre le premier tome ! J’appréhendais toujours  le style et l’univers qui étaient réputés comme complexes !

Si le début était un peu long, j’ai quand même vite été rassuré parce que je comprenais très bien en fait ! L’écriture de Tolkien n’avait finalement rien d’insurmontable et comme je connaissais déjà les films, je ne me suis pas perdue dans les noms des personnages et des lieux !

Je vous fait un petit résumé rapide du début. Frodon, un hobbit, a hérité de la maison et des biens de son oncle Bilbon. Parmi eux, un anneau, qui comme lui expliquera le mage Gandalf est doué d’un grand pouvoir. Recherché par Sauron pour faire régner le mal, Frodon se lance dans une longue quête pour détruire l’objet maléfique ! Sur sa route, il sera d’abord accompagné de trois amis puis fera la connaissance de deux humains : Aragorn et Boromir, d’un elfe : Legolas et d’un nain : Gimli.

Ce premier tome présente bien l’univers de la terre du milieu avec ses différents peuples. Tolkien explique tout ça clairement, les personnages arrivent progressivement ce qui nous permet de bien les intégrer.

Bref, c’est une très bonne (re)découverte qui m’a beaucoup plu et qui n’est pas si compliqué qu’on peut parfois l’entendre !

J’ai lu ce livre pour le challenge 26 livres – 26 auteurs.

Le Sabot du Diable de Kem Nunn

Heart Attacks c’est LA vague. Tous en rêvent, très peu l’ont vue. Personne ne l’a surfée. Quand un prestigieux magazine propose à Jack Fletcher de photographier Drew Harmon (une légende du surf) à Heart Attacks, il ne peut qu’accepter. Mais le spot est inacessible au fin fond d’une réserve indienne où règnent la violence, la drogie et les vieilles légendes tribales. Cette quête de la vague mystique va entraîner Fletcher et ses compagnons dans une aventure où la nature sauvage n’est plus le plus grand des dangers qu’ils devront affronter…

Mon avis :

Ce qui m’a tout de suite attirée dans ce livre ? La couverture du roman. C’est une très jolie réédition avec l’image spectaculaire d’un surfeur glissant sur une vague impressionnante… Bien plus vendeur que l’édition broché précédente ! Et en plus la quatrième de couverture est intrigante ! Du coup, j’étais très enthousiaste à l’idée de lire ce livre. Mais au final je m’attendais à mieux…

J’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire. Je suis de ces lecteurs qui doivent être conquis dès les premières pages, et là le charme n’a pas tout de suite opéré. Avant d’arriver à l’intrigue, les descriptions sont nombreuses (belles mais trop nombreuses !), et les longueurs aussi malheureusement. Mais, j’ai persisté. Après plusieurs chapitres, on se prend au jeu, et on est alors happé dans un univers très intéressant. L’auteur construit toute son histoire autour des légendes indiennes, du mystère du lieu, et de la passion du personnage principal. Ces trois éléments créent un livre prenant et bien ficelé, malgré des longueurs toujours persistantes.

Si Fletcher est un personnage bien construit et torturé à souhait, les autres personnages font bien pâle figure à côté de lui… L’auteur les introduit très vite, et ne nous donne pas assez d’éléments pour qu’on parvienne à s’y attacher. Heureusement Fletcher est un personnage haut en couleur avec un passé sombre et compliqué. Il fait face aux difficultés du présent et aux dangers qu’il doit affronter en plus des démons de son passé qui continuent de le ronger… C’est un personnage remarquable.

En conclusion, je dirais que c’est bon un roman, qui nous fait pas mal voyager à travers des beaux paysages et la magie du surf qui réussit à nous envoûter. Surtout pour les amateurs du genre. Dommage que l’histoire mette du temps à s’installer…

Un grand merci à Livr@ddict et aux éditions Folio pour m’avoir fait découvrir ce livre !