Intuitions de Rachel Ward

Résumé

Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider…

Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite.

Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance.

Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ?

QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ?

Mon avis

J’avais envie de lire ce roman jeunesse depuis sa parution en mai 2010. Quand j’ai réussi à mettre la main dessus à la médiathèque près de chez moi, je n’ai pas hésité une seconde avant de me plonger dans cette lecture !

Le début du livre m’a beaucoup plu car on y découvre le don (maudit) de Jem. Malheureusement, une fois l’attentat du London Eye passé, le récit prend une toute autre tournure – tournure à laquelle je ne m’attendais pas du tout… Il s’avère que la plus grande partie du roman est en réalité consacrée à la course poursuite de Jem et de son ami Spider. Le mystérieux don de Jem y est ainsi occulté, ce qui m’a déçue au plus haut point !!!

Heureusement, les quarante dernières pages sont riches en suspense et mystère, ce qui m’a réconciliée avec le roman. Quant à la fin ouverte, elle a suscité ma curiosité et me donne réellement envie de découvrir le deuxième tome, CHAOS, afin de connaître le sort d’un des personnages dont je tairai le nom. J’espère cependant que dans cette suite, Rachel Ward choisira d’approfondir le mystère des numéros car le titre original du roman est quand même « NUMBERS » !!!

Concernant le style de l’auteur, je dirai qu’il correspond bien de manière générale à celui des romans dit « jeunesse ». Les phrases sont fluides et le récit est facile d’accès, ce qui permet de terminer le roman rapidement. Toujours par rapport à la mise en forme, j’ai bien aimé les calligraphies de nombres que l’on trouve à chaque fin de chapitre et qui font ainsi écho à la couverture du roman.

Enfin, l’un des points qui m’a également semblé intéressant est la façon dont l’auteure traite de la psychologie de ses personnages: le lecteur a un accès direct aux pensées de Jem, ce qui rend plus authentique le rapport que l’héroïne peut avoir avec les différents autres personnages comme Spider mais aussi Val et Karen par exemple.

En résumé, cette lecture ne fut pas déplaisante mais elle ne m’a pas donnée entière satisfaction dans la mesure où mes attentes n’ont pas été comblées…Suite au prochain épisode !

Veronika décide de mourir de Paulo Coelho

Véronika est jeune, jolie, elle a un métier raisonnable, un petit appartement et quelques amis avec qui elle fréquente les bars. Mais elle n’est pas heureuse. Un soir, chez elle, Véronika prend plusieurs somnifères. Véronika décide de mourir.
Quelques jours plus tard, elle se réveille dans un hôpital psychiatrique où on lui apprend que son cœur n’a pas supporter le choque. Il ne lui reste plus que quelques jours à vivre. Mais, voilà, à force d’attendre la mort, elle pourrait bien trouver un intérêt à la vie…

Il y a parfois des histoires qui nous marquent, nous bouleverse. Celle-ci en est une pour moi.
Véronika est une jeune fille comme tant d’autres dont on ne sait pas grand-chose finalement. Paulo Coelho n’approfondie pas vraiment le personnage mais il évoque plutôt des sentiments universels. Tout cela fait que l’on n’a aucun mal à s’identifier à cette femme et à ses rêves.
Au cours de l’histoire, on ne s’intéresse pas qu’à elle mais aussi aux autres personnages de l’hôpital dont elle va affecter, malgré elle, le destin. Il y a ce médecin, aux pratiques peu courantes et pas loin d’être aussi fou que ses patients ; Maria, une ancienne avocate guérie de sa névrose depuis longtemps mais qui n’ose plus affronter l’extérieur ; et Eduard, un jeune homme qui ne parle plus.

Ce roman évoque plusieurs thèmes autour de la mort : le suicide, les EMI (expériences de mort imminente), les croyances… Mais aussi et surtout la folie ! Et ce que j’ai adoré, c’est cette façon de dire que la folie est subjective. Pour être plus claire : « La vérité c’est ce que croit la majorité » (je n’ai pas pris de notes, c’est peut-être pas la phrase exacte mais le sens est là). J’ai envie de dire, on est tous le fou de quelqu’un.
Avec ce livre, on apprend à accepter cette folie en nous et à l’assumer puisque finalement c’est ce qui nous rend unique.

Maintenant, un petit mot sur le film. Comme dans toutes adaptations, il y des petits changements qui n’affectent pas l’histoire mais la simplifie quand même. Du coup, ayant enchaîné le livre et le film, j’ai été moins touchée par ce dernier à cause de ça. En revanche la fin de l’histoire m’a semblé plus intense avec les images. Le jeu des acteurs était très bon. Sarah Michelle Gellar est toujours aussi excellente, mais là je manque d’objectivité !

Cette histoire m’a offert un moment fort et ça m’a fait du bien. Elle donne envie de vivre pleinement…

Je l’ai lu pour une lecture commune organisé par moi-même et pour le challenge 26 livres – 26 auteurs.

Le Miroir d’Ambre de Philip Pullman

J’espère que je ne l’envoie pas trop tard!!je viens de le terminer!!

Sinon’était un véritable plaisir de relire toute la triologie de Pullman!!! dont ce troisième tome!!!

J’ai bien aimé la présence de tous ces personnages: Lyra et Pan, Will, les Sorcières, les Ours et les Gitans. J’apprécie particulièrement l’idée de posséder un Deamon!!!avec qui on pourrait parler en toute confiance!!!!et d’une certaine manière on ne sentirait jamais seul!!!!!ca serait vraiment agréable!!

En ce qui concerne la religion, je suis d’accord avec le point de vue de Mary Malone. Dans notre société actuelle la science est trop avancée pour qu’on puisse encore croire à une religion qui domine une société entière et l’être humain est responsable de ses actes. Néanmoins je ne nie pas l’influence culturelle notamment l’influence chrétienne (dans la littérature, les films…).Elle fait partie du patrimoine culturelle. C’est fou comment la triologie et ce troisième tome nous pousse à nous intérroger sur notre rapport à la religion! Je me suis souvent poser des questions pendant la lecture!!!.

D’ailleurs je me demande comment est-ce qu’on peut classer ces romans dans un secteur jeunesse mais bon c’est peut-être parce que je viens de les relire avec mes 20 années derrière moi!!! kiss j’ai sans-doute fait plus attention à ces détails que pendant ma 1er lecture!!!

Voilà!!! Vashta Nerada!!

La cité de Gâa de Sylvie Kaufhold

Je remercie ImagIn, car c’est grâce à un concours organisé sur son blog que j’ai pu découvrir Le Monde d’Allia, La Cité de Gâa.

Présentation de l’éditeur :

Meltem, jeune négociant du Burdal, n’est pas rentré de sa tournée d’inspection sur les hauts plateaux. Apprenant que plusieurs fermes des Montagnes ont été attaquées par des groupes de guerriers iokas, qui ont massacré les habitants et enlevé leurs enfants, Allia décide de partir à la recherche de son frère. Hégoa, leur cousine, menacée par les ennemis de la reine du Burdal à qui elle reste fidèle, doit elle aussi quitter le palais. Des itinéraires différents mais tout aussi périlleux vont conduire les trois jeunes gens vers la mystérieuse cité de Gâa, au-delà des frontières du monde connu…

Mon avis :

Comme beaucoup de romans de Fantasy mettant en scène des jeunes gens, celui-ci est le récit d’une quête initiatique, celle d’Allia, qui quitte le cocon familial pour partir à la recherche de son frère Metlem, disparu dans les hauts plateaux après l’attaque d’une troupe de guerriers iokas.

L’intrigue prend rapidement de l’ampleur, à la disparition de Metlem s’ajoute le mystère de l’enlèvement des enfants par les iokas, ainsi que des conflits de pouvoir au Burdal. Le rythme est enlevé, le récit va vite, ce qui n’empêche pas le lecteur de ressentir de l’empathie pour les protagonistes.

Le livre présente toutefois une faiblesse susceptible d’être considérée comme majeure par les amateurs du genre. Les différentes civilisations qui sont dépeintes dans le livre manquent de réalisme, conséquence du fait que le lecteur n’accède pas directement au quotidien des personnages, leur mode de vie lui étant plutôt raconté, expliqué, que véritablement exposé à son regard.

En définitive, j’ai passé un bon moment à la lecture de ce livre, que j’ai recommandé à de jeunes lecteurs se trouvant dans une tranche d’âge plus adaptée (11-14 ans) pour apprécier le récit de Sylvie Kaufhold.

Un jeu interdit de L.J. Smith

Avant propos

Je tiens tout d’abord à remercier LIVRADDICT et les Editions MICHEL LAFON de m’avoir permis de découvrir ce livre grâce au partenariat mis en place.

Résumé

Jenny a toujours mené une vie de rêve : des parents aimants, plein d’amis, et l’opportunité de faire tout ce qu’elle veut. Afin d’organiser la fête d’anniversaire la plus éblouissante de l’année pour son amoureux, elle décide d’offrir à ses invités une aventure dont ils se souviendront. Dans le nouveau magasin d’un quartier obscur, l’énigmatique vendeur aux yeux bleus la dirige immédiatement vers « le Jeu », une expérience unique…

Alors qu’elle construit le plateau avec ses camarades, Jenny en comprend, trop tard, les véritables règles. Ils vont devoir franchir une par une les pièces d’une demeure maléfique, affrontant au cours de ce voyage infernal leurs pires cauchemars. S’ils n’y parviennent pas avant l’aube, ils resteront emprisonnés dans la maison pour toujours.

Rester maître du jeu ou perdre la vie…

Mon avis

Tout d’abord, il est difficile de ne pas craquer devant cette sublime couverture qui donne un avant goût du roman. Selon moi, elle dépeint la rupture entre deux mondes: le réel où se situe la jeune fille et le monde obscur du jeu représenté par la sombre fenêtre derrière laquelle se tient un jeune homme au regard effrayant.

Il s’agit bien là d’un jeu comme l’indique le titre du roman. L.J Smith joue avec ses personnages mais elle prend également plaisir à faire voyager le lecteur grâce à de nombreuses références culturelles.

Par exemple, on ne peut dès le départ ignorer le clin d’œil à Jumanji, l’auteure reprenant l’idée qu’un jeu de plateau puisse faire basculer les personnages dans un monde parallèle à la fois séduisant et effrayant. Autre exemple avec la maison de poupée qui prend vie soudainement et emprisonnent ainsi les personnages.

Il suffit d’une cinquantaine de pages avant d’entrer dans le vif du sujet, ce qui donne un bon rythme dès le départ – chose rare dans les romans aussi épais. Toujours par rapport au rythme, j’approuve le choix de la trilogie puisque le fait que le récit soit divisé en trois parties donne du souffle aux mésaventures de Jenny. Cela dit, il est clair que le troisième tome reste le plus dynamique à mes yeux car il décrit l’affrontement final.

De plus, j’ai vraiment aimé la personnalité de Jenny ainsi que la profondeur de ses cauchemars. J’ai trouvé le style de L.J Smith fluide et plaisant – ce qui a son importance étant donné l’épaisseur du roman.

En conclusion, je dirai que ce roman est assez différent des autres livres de L.J Smith mais tout aussi intéressant. Tout en restant dans le surnaturel, l’auteure a su encore une fois me faire voyager et m’échapper de mon quotidien, ce qui finalement est pour moi le but principal de la lecture.