La Caverne de Marina et Sergueï Diatchenko

Résumé

La Caverne : un lieu mystérieux, inquiétant et fascinant. Un monde de rêve qui ressemble étrangement au nôtre. Un univers parallèle où, comme dans la vie réelle, prédateurs et victimes s’affrontent. Jusqu’à la mort. Le roman de Marina et Sergueï Diatchenko, chef-d’œuvre du fantastique russe, véritable phénomène d’édition dans les pays de l’Est, nous confronte, au fil d’une intrigue vertigineuse, à des questions essentielles sur la violence, l’amour et la nature humaine.

Avis

Je tiens tout d’abord à remercier les Editions Le Livre de Poche et Livraddict pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

L’histoire est très originale : le jour, toute forme de violence est proscrite et les hommes vivent dans une paix totale. En revanche, la nuit, les rêves de chacun le conduisent dans la Caverne, lieu où se déroulent des scènes de chasse extrêmement violentes. Sous forme de daine, de stark ou de skroll, chacun doit alors lutter pour sa survie et encourt le risque de ne pas se réveiller le matin. Tout le système est remis en question lorsque Pavla, jeune assistante le jour et daine la nuit, reconnaît durant la journée son prédateur nocturne, Kovitch, un grand metteur en scène de pièces de théâtre.
Le récit est fluide, bien construit et se lit facilement, alternant le récit de la vie diurne et les scènes nocturnes dans la Caverne.

J’ai cependant trouvé dommage que  les personnages de la Caverne ne soient pas suffisamment détaillés, et j’ai eu du mal à me représenter la daine ou le stark.
J’ai également eu du mal à m’attacher aux personnages principaux : j’ai trouvé Pavla extrêmement passive, subissant les évènements sans réellement chercher à lutter, cette passivité la rendant assez agaçante à mes yeux. J’aurais aimé voir une héroïne plus forte et combattive. Le personnage de Kovitch, rempli de haine, colérique, n’attire quant à lui aucune sympathie.

J’ai en revanche beaucoup aimé l’univers du théâtre, omniprésent tout au long du livre. La description des pièces jouées, les répétitions, le jeu des acteurs amènent de la poésie dans le livre.

Villa des hommes de Denis Guedj

Lecture dans le cadre du partenariat avec  Livraddict et les éditions Points : http://www.lecerclepoints.com/

Présentation de l’éditeur :

En 1917, Hans Singer, vieux mathématicien de renom, entre à l’hôpital psychiatrique. Il partage sa cellule avec Matthias Dutour, un jeune soldat français, conducteur de locomotive et anarchiste convaincu. Tout les oppose, pourtant ils échangent sur leurs vies, Leurs secrets, leurs folies. Jour après jour, Les deux désespérés tissent les liens d’une improbable et indéfectible amitié.

Mon avis :

Tout d’abord je remerice LIVRADDICT et les éditions POINTS pour ce partenariat. Ce livre a été une belle découverte.

Hans SINGER est conduit à l’hôpital psychiatrique par son cocher, accompagné de son fils. Nous sommes en 1917, en pleine guerre mondiale.

Monsieur SINGER ne parle pas, pas un mot, replié sur lui-même. Il est mathématicien, fou de mathématiques…. Ou bien les mathématiques l’ont-elles rendu fou ?

En temps de guerre, les hôpitaux, même psychiatriques, sont surpeuplés et c’est ainsi que Monsieur SINGER va avoir comme compagnon de chambre Monsieur Matthias DUTOUR, soldat français rapatrié du front. Bien heureusement, M. SINGER parle la langue de Molière et va, subitement, libérer ses pensées. Et là commence un espèce de huis-clos.

Ces deux hommes vont se raconter beaucoup de choses. L’un va apprendre des notions de mathématiques à l’autre et s’émerveillera de la facilité de compréhension du second.

Matthias va lâcher quelques bribes de son passé et va revoir un soldat allemand qu’il avait croisé au front.

Les deux compères se lient d’amitié, vivent de belles choses et surtout se font leur propre psychanalyse jusqu’au moment, inévitable de la séparation….

Tout d’abord, quand j’ai réceptionné le livre et vu la couverture de près je me suis dis que la lecture allait être fastidieuse.
En lisant les premières lignes on se rend vite compte que c’est un language « classique », la syntaxe et le vocabulaire sont recherchés. Rappelez-vous les livres que vous étiez obligés de lire au collège et qui n’étaient pas vraiment à votre portée…

Mais, très vite, on se laisse happer par les deux personnages principaux.

On imagine très bien Monsieur SINGER, grand mathématicien, comme un savant fou qui se laisse uniquement porter par sa passion pour cette matière et le soldat qui se sent sur une autre planète.

Le récit présente quelques lenteurs mais qui sont nécessaires pour imprégner le lecteur de l’atmosphère de ce huis-clos.

Les deux protagonistes tissent un lien qui aurait été fort improbable dans des circonstances normales. En effet, beaucoup de choses les séparent : l’instruction, le niveau social et la nationalité.

Le lecteur passe par plusieurs sentiments : la tristesse, le désespoir et l’humour.

J’ai beaucoup apprécié lire ce livre qui ne fait pourtant pas parti de mes « genres » préférés. Malgré un début mitigé, je n’ai plus pu le lâcher jusqu’au dénouement final où, là encore, deux sentiments se mêlent : la joie d’une vie retrouvée pour l’un et la tristesse d’une voie sans issue pour l’autre.

Bonne lecture et bonne découverte.

Parution : 2010
Editions : Points
Pages : 312

Dhampir de Barb et J.C. Hendee

Quatrième de couverture :

« Elle mène la chasse la plus dangereuse du pays…

Magirie est une chasseuse de vampires, la meilleure du genre. Ses tarifs sont exorbitants. Mais elle mérite chaque pièce qui lui est versée. À moins que …

Alors qu’elle n’aspire qu’à une retraite bien méritée, les mêmes créatures qu’elle prétendait chasser se sont lancées à ses trousses, car il semblerait finalement que Magirie possède bien une qualité secrète : c’est une Dhampir, mi-femme, mi-vampire. »

Mon avis :

Dhampir inaugure la série « Les Nobles Morts » de Barb et J.C. Hendee.

Les auteurs nous entrainent dans un univers moyenâgeux où il nous est offert de suivre Magirie dans ce qui se révélera une forme de quête d’identité pour cette dhampir qui s’ignore.

Elle apprendra notamment « grâce » au mystérieux Welstil Massing certains des pouvoirs et limites propres à son espèce. Magirie est assistée dans cette quête initiatique par son associé Lishil, un demi-elfe aux talents surprenants et par Chap, un chien qui s’avèrera être bien plus que ça.

En tant que dhampir, Magirie est entrainée bien malgré elle dans une guerre contre un groupe de vampires (ou Nobles Morts) dont on a ici une vision des plus traditionnelle, que ce soit dans la création, les talents accrus ou les possibilités de destruction. Exit les vampires cassant les mythes de Sarah Dearly, ici les vampires vivent la nuit, sont sérieusement incommodés par l’ail et sont tués par les bons vieux pieux dans le cœur, le feu ou tout autre méthode rendant la régénération extrêmement difficile du style décapitation.

L’héroïne fera preuve dans cette bataille, malgré certains moments de doutes et de sérieuses interrogations, d’un pragmatisme qui lui permettra de s’accepter plus facilement … tout en étant manipulée plus ou moins subtilement par le « providentiel » Welstil.

Je ressors de la lecture de Dhampir avec un avis mitigé. Si l’écriture et l’intrigue sont de qualité, je suis restée sur ma faim. Peut-être aurait-il fallu que je le lise d’une traite pour vraiment m’immerger dans ce monde …
Quoi qu’il en soit, si j’ai prévu de lire la suite (Le Voleur de Vie), je ne me jetterai pas dessus dès sa sortie.

Je remercie Livraddict et les éditions Eclipse de m’avoir offert cette lecture sympathique.

Ma note : 7/10

Le guide du toujours jeune père de Pierre Antilogus et Jean-Louis Festjens

4 EME DE COUVERTURE :

Ca devait arriver : votre enfant est devenu un adolescent. Et même, un ado lassant. Autant dire un être confus, pénible et d’une taille gigantesque. Avouons-le, ami, vous êtes débordé. Inopérant. Semblabe au vieil éléphant qui mangrée dans la savane, à l’écart du troupeau.

Chaque jour, mille questions angoissantes vous assaillent.

  • – Comment lui faire ranger sa chambre?
  • – Comment la convaincre de ne pas sortir avec Kévin, le gothique sataniste?
  • – Serait-il bien raisonnable de lui laisser l’appart’ pour une « teuf d’enfer »?
  • – Comment s’habiller pour aller le récupérer au commissariat?
  • – Existe-t-il un site internet où l’on pourrait acheter le bac?
  • – Comment faire retomber sur madame les pires moments de la crise d’adolescence?

N’ayez plus peur : Antilogus et Festjens sont de retour, leurs mailles bourrées de bons conseils, de judicieuses suggestions et d’idées révolutiionnaires.

FINI DE RIRE, LES JEUNES!

LE REGNE DE L’ADO S’ACHEVE.

MON AVIS :

La couverture de ce livre attire déjà l’œil du lecteur car elle est simple mais magnifique. Il y a trois personnes de représenter : le père à bout, l’adolescent et la mère désintéressé. Je trouve que la couverture en elle-même donne un avant-goût au lecteur sur la lecture qui l’attend.

«Le Guide du Toujours Jeune Père » est composée de quatre partie et se compose au total de dix-huit chapitres. Chaque partie traite d’un sujet spécifique. La première partie permet au lecteur de mieux cerner le « Toujours Jeune Père ». La seconde partie parle de l’adolescent directement et de sa façon de vivre et de ses activités. La troisième partie parle de l’adolescent, le « Toujours Jeune Père » et leur entourage familial. La quatrième et dernier partie concerne l’adolescent qui s’assume et qui commence à voler de ses propres ailes. Et oui, l’adolescent s’installe avec son amoureux ou son amoureuse!

Le livre est très agréable à lire et il se lit rapidement! Le lecteur sourira même par moment et aura quelques fous rire!

« Le Grain de Sel de Lionel CHOUPARD », Président de l’Association pour l’Amitié entre les Pères » (L’A.P.AP.) clôture chaque chapitre. Monsieur CHOUPARD donne des exemples concrets, donne son avis sur ce qui a été dit dans le chapitre. Cela pimente la fin de chapitre et donne une note d’humour supplémentaire au livre.

Tout au long de la lecture, il y a également d’agréables illustration dessinée par Claire BRETECHER et Jean-Louis FESTJENS. Ils illustrent des situations qui met en scène l’adolescent ou « Le Toujours Jeune Père dans des situations de la vie de tous les jours ou des situations comiques. Ces illustrations feront également rire le lecteur.

Les adolescents qui liront ce livre pourront être étonné de la description de certaines situations.
Un jeune adulte (20-25 ans) se souviendra de tous les subterfuges qu’il utilisait pour avoir ce qu’il voulait ou tout simplement se reconnaître dans les situations décrite dans l’ouvrage.

« Le Toujours Jeune Père » prendre sûrement des notes afin de déstabiliser l’adolescent qui habite chez lui ou pourra grâce à cette ouvrage éviter certains pièges que l’adolescent pourra lui tendre.

Un livre intéressant à lire à tout âge.

Pour finir, je tiens à remercier MICHEL LAFOND et LIVRADDICT pour ce magnifique partenariat!!

Illustrations de Claire BRETECHER et de Jean-Louis FESTENS

Edition MICHEL LAFOND

262 PAGES

ISBN 978-2-7499-1304-9

Une mort certaine de Charlaine Harris

Un volume à l’ambiance pas très gaie que ce number 10 ! Même Sookie en perd son humour, si indissociable de sa personnalité. Il faut diree qu’à la fin de Pire que la mort, notre héroïne avait de quoi le perdre ! Dans la continuité, il règne ici une atmosphère lourde, à peine allégée par quelques moments heureux. C’est donc sans aucun doute le plus sombre de toute la série, le précédent étant quant à lui plutôt versé dans l’horreur et le sordide de la guerre.

Ca n’en retire néanmoins rien à l’intérêt de cet opus, qui réside très certainement dans l’apparition de nouveaux personnages et de leur interaction avec Miss Stackhouse. Celle-ci, d’ailleurs, révèle une facette de sa personne assez surprenante, pour qui se rappelle la jeune et naïve serveuse du premier volume de La Communauté du Sud.

Charlaine Harris a su ainsi faire évoluer sa saga bit-lit en un objet plus fantastique, plus en adéquation avec le surnaturel peut-être qu’au départ. Les personnages tels que Sookie, Bill, Eric, Pam, Sam et Jason par exemple ont beaucoup changé et l’auteur a su nous les révéler peu à peu sous des angles inattendus par rapport au parti pris un peu « mou » que j’avais peu apprécié dans Quand le danger rôde.

Bref : un roman sombre où vampires, loup-garous et faés ont la part belle encore une fois, et où j’ai découvert finalement que j’aimais beaucoup ce qu’était devenu La Communauté du Sud, belle surprise !

Le petit plus : Les éditions J’ai Lu rééditent toute la série en redonnant leurs noms d’origine aux personnages et lieux, une heureuse initiative !

Merci qui ? Merci à Livraddict et aux éditions J’ai Lu pour ce partenariat très sympathique qui m’a confirmé dans mon choix de poursuivre la lecture de cette saga après un premier tome un peu décevant.