La malédiction d’Old Haven de Fabrice Colin

Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Le Livre de Poche. Merci à elles ainsi qu’à Livraddict de m’avoir permis de le découvrir.

Présentation de l’éditeur

L’heure est venue pour Mary de quitter l’orphelinat de la Sainte Charité, ce couvent où les soeurs l’ont recueillie 17 ans auparavant. A elle maintenant de prendre sa vie en mains. Partie pour Boston, la jeune fille s’arrête à Old Haven, vieux village dont elle a l’impression de connaître les paysages. C’est là que fut brûlée vive une sorcière du nom de Lisbeth Wickford. En digne descendante de cette lignée, Mary se révèle une sorcière puissante. Epaulée par la Fraternité d’York, communauté de sorciers désireux de rétablir la liberté, elle fuit l’empereur despotique de cette Amérique de 1723. Sous les ordres de ce derniers, les inquisiteurs font régner la terreur, servant ses projets de grandeur suprême qui mettent le monde en danger. Capturée par des pirates puis enfermée à la cour du tyran, Mary se retrouve au coeur du conflit qui oppose deux magies.

Mon avis :

J’ai choisi ce livre, car la présentation de l’éditeur me donnait envie d’en savoir plus sur cette jeune Mary. Quitter un couvent pour se retrouver ensuite confronter à des histoires de sorcières ça a déjà quelque chose de peu banal, mais quand au fil de la lecture, on se retrouve confronté à des dragons, de la magie, des créatures souterraines terrifiantes, des pirates, des sorciers le tout sur fond de despotisme et de religions, ça devient franchement étonnant.

Pour ma part, petit passage à vide lorsque les dragons sont apparus dans le récit. J’avais sans doute mal lu la présentation du livre ou je n’avais tout simplement pas pris conscience de ce qu’était la fantasy (qui est un style qui m’est étranger), mais l’irruption dans le récit des dragons m’a un peu déstabilisée. Passé ce moment de surprise, j’ai totalement adhéré au récit.
La description du monde souterrain m’a vraiment dégoûtée (je pense que c’était le but !), j’ai eu peur pour Mary au fur et à mesure que les évènements s’enchaînaient, j’ai cherché à savoir qui était vraiment le pasteur et l’Empereur (en passant par les hypothèses les plus folles, mais en ne trouvant finalement pas), je me suis prise d’affection pour le dragon et j’ai lutté avec elle lors de la bataille finale.

En conclusion, un livre passionnant, loin de mes lectures habituelles et qui m’a fait passer de très bonnes soirées.

À la fin du livre, un extrait de la suite des aventures de Mary avec « Le maître des dragons », qui a rejoint ma pile des envies lecture !

Sang d’Irah de Claire Panier-Alix

Résumé :

Le valeureux prince d’Irah en proie aux tourments de la guerre et de l’amour.
Sur l’île Nopalep’am Brode, « La Terre des Hommes » dans le langage des Anciens, les enjeux politiques étaient fort simples : au nord, les Kurstanais, l’Empire des Trolls lycanthropes… et au sud, le désert sacré des Hommes-Dieux d’Orkaz, tous deux malmenés par des climats extrêmes et victimes des incessantes agressions des troupes de la reine de Nicée, Maryanor.

Le jour où le prince Duncan d’Irah se rend à Mosquir à l’appel de la reine de Nicée, il ne sait pas encore qu’elle est la cause des invasions qui ravagent leurs royaumes respectifs. Encore moins qu’il va se retrouver entraîné dans un torrent d’aventures aux multiples rebondissements où se jouent tout à la fois son destin et celui de l’île

Amitié, amour, manipulations politiques, trahisons, faits d’armes : Sang d’Irah plonge le lecteur au cœur d’une fresque épique dans la plus pure tradition du genre.

Mon avis :

Tout d’abord je voudrai remercier les éditions « Le Pré aux clercs » ainsi que Livraddict pour m’avoir permise de participer à ce partenariat.

Mon avis est mitigé sur cette lecture mais plus positive que négative.

En premier lieu je dirai qu’il m’a été difficile de me plonger dans l’histoire du moins dans la première partie du livre. J’ai rencontré quelques difficultés au niveau des noms des personnages et des contrées ainsi que quelques petits problèmes de compréhension de vocabulaire mais cela n’a pas duré. Et on s’habitue à tous ces noms.

En effet à partir de la deuxième partie tout s’enchaine très bien, les descriptions sont complètes tant au niveau des personnages que des actions. Ce qui permet de se plonger enfin dans l’histoire et savourer pleinement ce roman de fantasy.

Quand à la troisième partie c’est le moment du livre que j’ai préféré. De l’action et du changement sont au rendez vous. Cette partie m’a permis de m’attacher à un personnage en particulier : Sail Homme-Dieu d’Orkaz. On voit enfin se développer le personnage de Talmont apparu au début du livre sans vraiment savoir ce qu’il allait apporter à l’histoire et on y voit surtout le changement de personnalité de la reine Maryanor. Ce qui m’a fait détester ce personnage.

La dernière partie est très belle, je l’ai très bien aimée. On a enfin la paix sur cette île-continent de Nopalep. Et le calme fait du bien. Elle est aussi émouvante et elle m’a vu verser une petite larme lors des dernières pages.

Ce livre est rempli de référence à la chevalerie, au moyen âge et se n’est en rien dérangeant. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que ce petit continent est caché dans notre monde vivant alors à l’époque de Louis  13 (1er moitié du 17e siècle).

En résumé : ce livre m’a bien plus par ses actions, les personnages attachants ou au contraire détestables, ses émotions même si il m’a été dure de me plonger dans l’histoire.

La confrérie de l’horloge, Arthur Slade

Résumé perso :

Le Dr Hyde, un savant fou qui travaille sur une solution chimique qu’il teste sur les animaux, va intégrer la mystérieuse « confrérie de l’horloge » et y approfondir ses expérimentations.

Modo, le garçon laid et difforme, est acheté à un an par Mr Socrate à un couple de bohémiens. Sa particularité ?  le pouvoir extraordinaire de déformer ses traits à souhait… Modo vit alors reclus dans un manoir ou il est initié aux arts martiaux, à l’histoire et à la géographie. Il attendra 15 ans pour être lâché en plein Londres où l’attend une mission…
Très vite, les deux histoires vont se rejoindre.

Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier mille fois les éditions JC Lattès (Le Masque),  et livraddict de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai A-DO-RE !

Dès les premières lignes, nous sommes happés par l’histoire et chaque nouveau chapitre amène son lot de surprises et d’étonnements. Même moi qui, (je l’avoue, non sans honte), aime feuilleter la fin et le milieu des livres, j’ai été de nombreuses fois surprise et déconcertée  par la tournure des évènements ! C’est dire !

Ainsi, dès le début nous nous retrouvons à nous interroger :
Quel est le lien entre la Confrérie et le mystérieux Mr Socrate ? A quoi ce dernier destine-t-il le jeune garçon ? Quel rôle va jouer Octavia, la belle jeune fille du même âge au caractère bien trempé?
Les intrigues se croisent sans relâche et les plans les plus machiavéliques se mettent en place dans un Londres du 19ème dans lequel on ne se risquerait pas à s’aventurer…

On s’attache aux personnages – tour à tour troublants, touchants, drôles, détestables, mystérieux. Chacun a son importance, son rôle à jouer, y compris ceux que l’on croit initialement secondaires et qui trouveront  une place essentielle dans l’histoire.

En conclusion, il n’y a pas la moindre longueur tout au long de ces 300 pages : cet ouvrage, qui n’est pas sans rappeler « Notre dame de Paris » de V.Hugo, est riche en suspense et en action. Ce serait dommage de passer à côté.
J’attends le tome 2 avec impatience.

Les fiancés de l’éternel, Philippe Crocq & Jean Mareska

Quatrième de Couverture :

Alain Delon et Romy Schneider ont toujours fait rêver des millions d’amoureux. Couple légendaire, formé de deux trop fortes personnalités, il ne pouvait résister au quotidien ordinaire, mais laisse une trace indélébile dans les mémoires. Un jour, les images et les clichés de ces fiancés éternels ne furent plus suffisants, on écrivit leur histoire… Voici donc le destin glamour de ces deux acteurs mythiques. Les auteurs nous livrent toute la dimension de leur amour passionnel, leur complicité et la beauté de leurs sentiments, mais ils dévoilent également leurs réconciliations chaotiques et les zones d’ombre de leurs passés. Au travers de documents, de témoignages et de photographies, Philippe Crocq et Jean Mareska nous révèlent, avec un vrai plaisir nostalgique, ces deux parcours entrelacés. Emotion et anecdotes permettent de voir et revoir, en gros plan, les plus belles scènes de cette flamboyante histoire d’amour !

Dans le cadre d’un partenariat Livraddict avec les éditions

Lorsque les éditions Alphée ont pris contact avec Jess il y a quelques mois pour la mise en place d’un partenariat, cette maison d’édition a souhaitée bousculer un peu les habitudes prises en proposant aux bloggueurs intéressés par l’initiative de recevoir de temps à autre des livres mystères. Entendez par là des livres qui ne seraient pas préalablement choisis par le bloggueur en question et dont il ne saurait rien avant d’ouvrir l’enveloppe déposée dans sa boite aux lettres. C’est ainsi qu’à ma grande surprise est arrivé chez moi : Alain Delon – Romy Schneider, les fiancés de l’éternel. Un titre qui je vous l’avoue bien volontiers n’aurait autrement fait parti de mes lectures du mois.

Je n’ai jamais été très porté sur le cinéma, le cinéma Français sans doute moins que les autres. Je suis d’une génération qui a été bercée par « la dernière séance » de Mr Eddy ou l’on portait plus souvent le stetson que la plaque du 36 quai des orfèvres, et ou les filles de saloon portaient rarement de robes à crinolines semblables à celle de l’Impératrice  Sissi. J’ai néanmoins relevé le défi, voici ce qui en ressort.

L‘ouvrage s’ouvre comme un générique de série télévisée ou l’on verrai sur deux écrans côte à côte l’évocation rapide, en quelques scènes, de la jeunesse de nos deux héros. L’adolescence turbulente d’une part du banlieusard Parisien, sa mobilisation et son bref passage au Tonkin, puis son retour dan l’hexagone, son désoeuvrement, sa vie d’expédients enfin avant que son regard de glace ne croise celui de la caméra. L’enfance ouatée d’autre part, l’adolescence dans la haute bourgeoisie Autrichienne, puis le triomphe  rémunérateur mais peu satisfaisant dans une trilogie en quatre actes sur un fauteuil Impérial Viennois pour finir.  Ces deux là n’avait absolument rien en commun, pas si étonnant que cela des lors qu’ils aient vécus une telle passion.

Une passion que les auteurs nous présentent comme autant de petits paragraphes qui viennent encadrer ce cahier central de clichés couleurs d’un couple de cinéma qui fit couler beaucoup d’encre dans les presses People de l’époque et défraya la chronique des amoureux du septième art. L’on pourra être touché par cette histoire d’amour sublimée qui comme toute les premières fois aura un goût d’éternité très particulier pour les deux tourtereaux, l’on pourra être agacé par les manquement de l’un ou les caprices de l’autre. Au final et tout en évoquant plus d’une centaine de film c’est tout un pan du cinéma français que nous fera revivre les deux auteurs, qui on le sent connaissent et aiment leurs sujets.

Ma culture cinématographique très éloignée du sujet, le peu d’intérêt que je porte d’ordinaire aux Peoples auraient du me pousser très rapidement vers un abandon, pourtant, et même si la lecture n’en a pas été réellement aisée, j’ai appris au cours de celles ci qu’un Samouraï fusse t’il Ronin et le plus indépendant qui soit peut rester à jamais marqué et attaché à une anxieuse et délicate fleur Autrichienne…

HTTP:// Avez-vous déjà lu un blog ? de Frankie Ventana

Quatrième de couverture :

Il est en ce monde un réseau traversé d’autoroutes, de routes secondaires, de chemins parallèles entrecroisés d’une multitude d’intersections et de connexions, autant de fils déployés sur l’immense toile du Web, autant d’informations se propulsant à la vitesse de la lumière, autant de sources venues de tous horizons, alimentant, d’un simple clic, une étroite collaboration entre la machine et l’humain.

Que ce soit au moyen de blogs, de médias citoyens, de sites alternatifs, l’internet reste le plus sûr moyen de combattre la généralisation des idées, les préjugés faute d’information, les amalgames issus de la méconnaissance des sujets.

Un cinquième pouvoir qui ouvre de nouvelles perspectives et nous incite à réfléchir par nous-mêmes, avant que d’autres ne le fassent à notre place.

Mon avis :

Si la quatrième de couverture laisse à penser que l’on s’apprête à s’abîmer dans une réflexion sur les pratiques d’Internet (« Un cinquième pouvoir qui ouvre de nouvelles perspectives et nous incite à réfléchir par nous-mêmes, avant que d’autres ne le fassent à notre place »), et en particulier celles des blogs, un petit coup d’œil sur le sommaire, rebaptisé « Navigation », introduit un doute.

Finalement, point de grande théorie sur l’Internet, mais plutôt une séance de travaux pratiques sur ce que peut apporter ce nouveau mode d’information. Cet ouvrage au titre surprenant est un recueil de vingt-deux chroniques de l’auteur sur un blog qui dépend d’un grand quotidien gratuit.

L’ensemble est organisé en quatre thèmes (« Femmes improbables », « Eternel », « Pourquoi eux ? », « Sociologie »). A mes yeux, ce sont davantage deux catégories de textes qui se dégagent : d’une part, les billets qui traitent de culture générale, dans une acceptation très large du terme, et d’autre part, ceux qui abordent ce que l’on nomme trivialement des sujets de société.

Les premiers sont plus que plaisants à lire. Ils sont documentés, bien construits et truffés de références précises, parfois même bibliographiques. Parmi ces textes, on trouve des biographies (des femmes telle Alexandra David-Néel, des personnages plus que connus comme Jim Morrison, mais aussi un poète médiéval  – Omar Khayyâm – auquel Amin Maalouf a consacré un ouvrage), des retours sur la mythologie antique ou encore une description historique des rues de Paris. Ces billets nourrissent la culture du lecteur ou éveillent les souvenirs de lectures antérieures. Ils incitent à aller voir davantage par soi-même et illustrent ce que l’on attend souvent d’Internet, à savoir l’accès à des connaissances nouvelles.

En revanche, les textes qui proposent une réflexion sur des thèmes de société sont plus rébarbatifs. Ils s’efforcent d’organiser les poncifs sur chaque sujet (l’alcool ou  l’amour pour n’en citer que deux). Le ton est plus moralisateur, parfois un peu larmoyant, le style moins incisif. On se prend à compter le nombre de pages restant avant la fin de cette resucée des discours maintes fois entendus à la radio ou lus dans les journaux. Et c’est là que la mansuétude du lecteur s’effrite. Alors il repère mieux ce qui nuit à la qualité des textes, les fautes d’orthographe ou de syntaxe qui sont un peu nombreuses. Il est par exemple dommage qu’une réflexion bien menée sur la religion soit desservie par l’oubli récurrent de la majuscule au mot Eglise, lorsqu’il désigne l’ensemble des fidèles ou les autorités ecclésiastiques catholiques – alors qu’avec une minuscule le même mot désigne le bâtiment religieux.

Malgré ces imperfections ponctuelles, la lecture de cet ouvrage laisse une impression générale satisfaisante. On se souvient davantage de la mise en perspective historique du jeu de Go ou de la réhabilitation d’Immanuel Velikovsky que de la litanie sur « les plus malheureux que nous ». Et il ne serait pas étonnant que le lecteur se laisse tenter par un détour sur le blog de l’auteur, histoire de découvrir d’autres de ses chroniques.

Je tiens à remercier les éditions Kyklos et Livraddict pour le partenariat qui a permis cette lecture.