Un taxi pour Khamût Khan de Anto Sass

Un taxi pour Khâmut KhanUn taxi pour Khamût Khan
de Anto Sass
Par Morighane

Résumé :

Automne 1991, le dossier russe « Argus » tombe entre les mains du responsable du parti communiste chinois de la région du Tibet. Fin des années 2010, Khamût Khan, principale source au Moyen-Orient des services de renseignements anglais, indique qu’il dispose d’informations d’une importance capitale. Malheureusement, le transporteur, à qui il les confie, est abattu quelques minutes après son arrivée à Heathrow. Lui-même disparaît ensuite dans des circonstances mystérieuses. Quel terrifiant secret relie ces événements ?

Mon Avis :

Pour commencer je voudrais remercier Livraddict et Anto Sass de m’avoir permis de découvrir ce livre en version papier. Un grand merci pour ce partenariat !

Et maintenant, qu’en ai-je pensé ? Et bien j’ai tout bonnement adoré.

Le roman d’espionnage n’est pas mon genre de prédilection, et mis à part les James Bond de Ian Fleming, j’avoue être complètement néophyte en la matière. Côté cinéma disons que je suis un peu plus cultivée sur le sujet, alors je me suis dis pourquoi pas ? Et au final je ne regrette pas.

J’ai aimé le format que prend le livre, ces chapitres qui n’en sont pas vraiment, et qui au lieu de prendre la forme d’un titre nous donnent une heure et une adresse. Cela donne au livre un petit coté journal de bord, avec en prime des flashs infos qui nous ancrent vraiment dans la réalité du livre.

Mais si j’ai aimé le livre c’est avant tout pour ses personnages, notamment Alan. Il représente l’archétype de l’espion-cambrioleur au flegme britannique prononcé, beau et avec un humour décapant. Bien évidemment il sait quasiment tout faire : polyglotte émérite et charmeur de ses dames, maître d’art martiaux et tire laine reconverti. Le tout soupoudré d’un humour rafraîchissant assez terre à terre, parfois même noir. J’ai bien aimé Baby Spy, mais clairement, le personnage qui porte le livre est Alan.

Alors oui, ils se sortent de toutes les situations, sans savoir parfois pourquoi ils sont là, et ce de Londres au Kazakhstan, en passant par Dubaï ou la Russie. Mais après tout, ils ont de chouettes gadgets et un Iouri! En parlant des lieux où passent nos personnages, une fois encore j’ai complètement adhéré. Je ne suis pas familière de la Russie ou de Dubaï, mais je connais un peu Londres, et les descriptions que l’auteur nous en fait nous donnent l’impression d’y être.

Pour terminer je dirais que c’est un tout qui rend ce livre très agréable à lire. Je l’ai lu sur la plage pendant mes vacances, parfait pour un moment de détente malgré le sujet qui peut sembler très sérieux au premier abord, et point non négligeable : il m’a fait rire.

Est-ce que je recommanderais ce livre ? Oui, absolument, même pour ceux qui comme moi ne sont pas particulièrement familiers du genre. Et autre question, lirais je la suite ? Oui ! Camarade Pesq Yong, me voilà !

Les sept sœurs Maia de Lucinda Riley

Les 7 soeurs MaiaTitre: Les sept soeurs

Auteur: Lucinda Riley

Edition: Charleston

Prix: 22.50€

Genre: Contemporain Adulte? Je ne sais vraiment pas pour le genre

Pages:509

Résumé:

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu’elles étaient bébés, Maia d’Aplièse et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.

Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines. La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil. C’est là que son histoire a commencé… Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie.

Mon avis :

Pour moi ce roman a été une véritable déception, je m’attendais à autres choses. Marine (tartines aux pommes) a beaucoup aimé et du coup je pense que j’en attendais trop. J’ai lu que 82 pages puis j’ai abandonné !

On va suivre la période de deuil de Maia après la mort de son père.

Tout d’abord Maia est vraiment intéressante mais je la trouve un peu plate sans émotion presque. Ses sœurs étaient stéréotypées. Il y avait la chef, la star, la sans personnalité… et il y en a 6 donc je m’y perdais, je ne savais pas qui était qui, c’est énervant.

L’histoire met beaucoup trop de temps à s’installer, j’ai essayé de tenir jusqu’à son arrivée dans son pays natal et quand enfin elle y était, je n’ai pas aimé j’avais l’impression d’une ville morte… Le mini suspens que l’auteur a mis en place ne m’a aidé à continuer dans ma lecture.

La plume de l’auteur est bien mais quand même lourde, elle est très descriptive comme auteur je trouve et personnellement je n’accroche pas avec les styles trop descriptifs.

En conclusion, je n’ai pas aimé, je pense que vous l’avez compris^^. Une déception pour moi mais je pense quand même qu’il peut plaire.

Je remercie quand même les éditions Charleston pour votre envoi et Livraddict pour m’avoir permis de le recevoir !!

Police de Jo Nesbo

PoliceMerci à Livraddict et à Folio pour la lecture de l’excellent Police, de Jo Nesbø !

Présentation de l’éditeur :

Un tueur assassine méthodiquement des policiers de la brigade criminelle d’Oslo. Leur point commun ? Trouver la mort le jour anniversaire et sur les lieux mêmes des crimes qu’ils n’ont pas résolus. La police est sur les dents, complètement dépassée, d’autant que son meilleur élément, l’inspecteur Harry Hole, n’est plus là pour mener l’enquête…

Mon avis :

Page-turner très efficace, l’excellent polar de Jo Nesbø multiplie les rebondissements de la première à la dernière page, tenant ainsi en haleine un lecteur qui demande presque grâce tellement ça va vite. La langue est sèche et précise. C’est la langue du noir et la langue du nord. Les personnages sont secrets, distants, mais complexes. On peut regretter quelques maladresses syntaxiques dans les premières pages, dont on ne sait si elles relèvent d’une négligence de l’auteur ou du traducteur, mais le rythme impitoyable du récit se met en place suffisamment tôt pour que l’on passe rapidement outre.

J’ai lu ce livre en deux fois : les 200 premières pages d’une traite, les 450 suivantes aussi. Une fois que l’intrigue est lancée, c’est comme si Police se trouvait subitement greffé à nos doigts, on ne peut plus le lâcher. A plusieurs reprises, le lecteur est convaincu d’avoir démêlé le vrai du faux et résolu l’affaire avant les protagonistes, mais à peine a-t-on élaboré une théorie qu’elle tombe en morceaux, remplacée par une autre qui ne fera pas long feu elle non plus.

Le lecteur halète, il n’en peut plus.

Je n’avais jamais lu d’enquête mettant en scène l’inspecteur Harry Hole auparavant. Cela me donne très envie de lire les 7 premiers livres dans lesquels ce personnage apparaît. Chapeau Jo Nesbø.

La lucarne de José Saramago

La lucarne

Merci à Livraddict et aux éditions Points pour la découverte du superbe roman de José Saramago, La lucarne.

Présentation de l’éditeur :

De la fenêtre de sa chambre, Abel, jeune homme sans attaches, observe la vie ordinaire de ses voisins, petites gens du Portugal des années 1950. Sous la dictature de Salazar, chacun garde sous clef ses secrets: amours clandestines ou incestueuses, haines et espoirs… Quels peuvent être ceux de Lidia, qui occupe l’appartement du dessus, et dont le charme ravit Abel ?

Mon avis :

J’ai mille choses à dire sur ce livre enthousiasmant. La première est que le lecteur lira la préface avec amusement. Le manuscrit, envoyé par José Saramago à une maison d’éditions alors qu’il était encore jeune et inconnu, disparut pendant 40 ans. A l’époque, l’éditeur ne jugea pas utile d’adresser au futur prix Nobel de réponse concernant son manuscrit, qui ne fut retrouvé que lorsque la maison d’édition changea de locaux. José Saramago en refusa alors la publication et récupéra son manuscrit. C’est donc après sa mort en 2010 que fut publié ce bijou écrit par l’auteur dans sa prime jeunesse.

Les deux pouces en l’air pour le choix de la couverture, une photographie intitulée « Tableau d’intimités (Sydney », d’Anne-Laure Maison, qui colle admirablement à l’esprit de l’ouvrage.

Quant au texte, c’est un véritable enchantement. Je m’attendais à ce qu’il revête une dimension socio-historique, à ce qu’il m’apprenne des choses sur ce Portugal d’après-guerre dont j’ignore tout. Mon ignorance restera complète ou presque, car le livre n’a rien à avoir avec un quelconque portrait sociétal, il propose une observation fine, lucide et dénuée de jugement, de ce que sont les êtres dans l’intimité du couple, de la famille, du voisinage. Il parle de leur rapport à eux-mêmes, aux autres et au monde. De leurs espoirs, de leurs hontes, des sentiments cachés, que l’on dissimule aux autres et parfois à soi-même. Des mensonges qu’on se raconte pour se faire du bien ou pour survivre.

Le texte est sublime, il n’y a pas un mot de trop mais il n’en manque aucun. Les dialogues sont vraisemblables, parfois piquants ou inattendus, les sentiments des personnages sont crûs en ce qu’ils respirent la réalité.
Je me suis sentie, en lisant ce livre, comme le héros de Fenêtre sur Cour, penchée, dans une attitude peut-être un peu voyeuriste, sur le quotidien de ces gens, comme si j’habitais l’immeuble d’en face, ayant une vision à la fois instantanée et globale de la situation, comprenant à la fois le tout et le rien de leur existence.

Ce roman est une perle.

Les raisins de la colère de John Steinbeck

Les raisins de la colèreRésumé :

Années 1930, Oklahoma. Tom Joad est libéré de prison suite à un homicide involontaire. Il retourne à la ferme familiale mais une mauvaise surprise l’attend : la ferme a été saisie par une banque et sa famille, totalement ruinée, est sur le départ. Elle s’apprête à partir en Californie, avec l’espoir de trouver un emploi et de vivre dignement.

Mon avis :

De très beaux personnages qui restent dignes, respectueux et proches de leurs valeurs de vie (l’entraide, la fraternité ..) jusqu’à la fin. Nous traversons des épisodes de vie très dure, mais nous nous attachons à cette famille car, malgré la misère ambiante, ils continuent sans relâche. Après avoir fini ce livre, je me suis surprise à continuer à penser à cette famille car nous pouvons nous retrouver un  peu dans chacune de leur difficulté. C’est un roman très bien décrit dans tous les détails avec un Steinbeck qui sait embrasser avec merveille tous les éléments de la vie (la nature, la flore, la faune ..), c’est un monde vibrant de vie qu’il a su créer.. Et, pour moi, des personnages modèles,  avec de bonnes valeurs humaines et qui cherchent à s’en sortir. La fin est atypique, j’ai lu dans son journal qu’il a dû se battre pour que son éditeur ne l’a déforme pas et bravo à lui pour avoir eu le courage de se battre pour son oeuvre..