L’Alchimie du bien-être d’Indrajit Garai

L'alchimie du bien-êtreJe suis une lectrice qui aime les livres positifs qui nous font évoluer.

Ce manuel m’a touché car l’auteur partage un bilan sur ce qu’il a appris au cours de son métier. Il ne donne pas de solution toute faite, nous devons par nous-mêmes, avec un travail personnel, mettre en place au quotidien des actions qui vont nous faire évoluer.  Nous n’avons à aucun moment ce sentiment que l’auteur est supérieur et qu’il nous donne des leçons sur la vie. Il nous fait beaucoup réfléchir et agir en fonction de nos propres valeurs.

J’y ai  retrouvé des choses que je savais déjà par intuition, et ça fait du bien que cela soit écrit et confirmé par des exemples de vie qu’il donne:

– suivre ma conviction intime : tous les jours, je dois prendre des décisions et j’ai souvent une première pensée, c’est-à-dire ma conviction intime, qui me guide, et avec ce manuel, j’ai réappris à lui faire confiance.

– mieux vivre ma vie en étant en accord avec moi pour que ce ‘bien-être’ se propage sur mes relations avec les autres. J’ai toujours eu une confiance en moi et une stabilité intérieure qui m’ont permis d’avoir des excellentes relations avec les autres. Je comprends maintenant pourquoi cela marche pour moi, et je sais, aussi maintenant, quoi faire pour les jours où cela ne marche pas.

C’est un manuel pratique qui nous aide à atteindre l’excellence dans ce que nous faisons en étant en accord avec nous-mêmes. Et ainsi de faire rayonner ce bien-être dans nos relations avec les autres. Le tout illustré par des histoires de personnes ordinaires qui évoluent dans leur vie. J’ai pu appliquer ce que j’ai appris dans ce livre, pour mes relations dans mon travail et d’autres contextes.

Je vous conseille de lire la deuxième édition en ebook  de cet ouvrage (la première est moins bien).

Quelques passages que j’ai appréciés :

La clé pour réussir est la régularité de votre travail, et si vous restez conscient de votre évolution, vous ne tombez jamais dans la monotonie.

Nous devenons ce que nous pensons : nous devenons ce que nous faisons.

Les livres positifs nous nourrissent, nourrissons les écrivains qui les écrivent et non les écrivains qui nous entourent de noir et nous détruisent finalement.

Lésions dangereuses de Christian Jungersen

Lésions dangereusesQuatrième de couverture:

Mia, institutrice danoise, épouse Frederik, jeune directeur d’une prestigieuse école privée. Ils ont un fils, Niklas. Très pris par son travail, Frederik délaisse sa famille. Il est loin d’être l’époux dont Mia rêvait. Un jour, une dispute éclate et elle l’accuse d’avoir été infidèle. Contre toute attente, Frederik se métamorphose en mari idéal du jour au lendemain : tendre, présent, attentif, il est irréprochable. Pendant deux ans, Mia est parfaitement heureuse. Jusqu’au jour, où Frederik provoque un accident de la route alors qu’ils passent de paisibles vacances en Espagne. La vie de Mia va peu à peu devenir un enfer. Qui est cet homme qui partage sa vie ? Jungersen n’a pas son pareil pour raconter l’angoisse abyssale qui survient lorsque la personne que l’on croit connaître par cœur devient un inconnu et que la douce harmonie du quotidien s’effrondre.

Mon avis:

La quatrième de couverture est accrocheuse et laisse imaginer un thriller psychologique prenant. Les apparences sont toutefois trompeuses puisqu’il ne s’agit pas du tout d’un thriller mais plutôt d’un drame contemporain, ceci dit non moins captivant.

Le récit alterne entre les moments présents et les souvenirs passés. Les chapitres sont entrecoupés d’articles de journaux et de revues spécifiques très instructifs sur les lésions cérébrales et les troubles du comportement qui en découlent. Ceux-ci permettent au lecteur de mieux comprendre la situation de la famille Halling et les différentes nuances au niveau du changement de personnalité des malades.

La famille Halling doit faire face non seulement à une maladie terrible mais aussi à ses conséquences qui bouleversent tout le quotidien. Chacun tente de surmonter cette épreuve à sa façon. Faut-il se battre et essayer de retrouver une vie à peu près normale quoique différente? Est-il au contraire préférable de fuir et de se bâtir une nouvelle vie ailleurs? Telles sont les questions que se pose Mia face au comportement de son mari et qui incitent le lecteur lui-même à se mettre en situation et à réfléchir sur ses propres réactions.

Si le lecteur se questionne sur ses éventuelles réactions face à ce genre de situation, il est toutefois difficile de faire preuve d’empathie envers les différents personnages. Alors que Frederik est au plus mal, il est exécrable et on prend alors facilement parti pour Mia qui endure son comportement étrange. Cependant, les réactions de Mia sont parfois exagérées et sa tendance à tout vouloir analyser est rapidement agaçante.

Le style de l’auteur est fluide et agréable, les pages se tournent toutes seules. Néanmoins, un retournement de situation final renforçant les qualités psychologiques du roman aurait été souhaitable. La fin est malheureusement prévisible.

En bref: Un très bon roman sur les relations humaines face à la maladie, intéressant et instructif, mais toutefois sans grande surprise.

Barbe Bleue d’Amélie Nothomb

Barbe bleueTitre : Barbe bleue
Auteur : Amélie Nothomb
Editions : Le livre de poche
Pages : 128

Résumé :

« La colocataire est la femme idéale. »

Mon avis :

C’est le premier Nothomb que je lis. Je ne connaissais pas du tout son style. Cette lecture a donc été une double découverte pour moi.

Nous faisons connaissance avec Saturnine, une jeune femme, professeur au Louvre, à la recherche d’un appartement. Un jour, alors qu’elle se rend à un rendez-vous pour une colocation, on lui apprend, dans la « salle d’attente » que toutes les femmes qu’a prises le propriétaire Don Elemirio comme colocataires ont toutes disparues. Plusieurs femmes sont présentes uniquement dans le but de voir qui est celui qui fait tant parler de lui.

Don Elemirio fait signer Saturnine immédiatement après qu’elle se soit présentée. Première question qu’elle se pose : Pourquoi l’a-t-il choisie si vite, alors qu’il en a refusé beaucoup avant elle.

L’intrigue se place autour de cet homme et de sa chambre noire qui est interdite, non fermée à clef et dangereuse pour quiconque y pénétrerait.

J’ai été surprise d’abord par le prénom du personnage principal féminin puis par les autres ensuite.
Saturnine est une femme avec un caractère fort, elle n’a peur de rien.

J’ai apprécié ma lecture. J’ai passé un bon moment. Saturnine et Don Elemirio « s’envoient des balles ». Les dialogues sont courts et cela donne un effet de vitesse. Les répliques fusent. Parfois, je me suis surprise à rire (pas non plus à gorge déployée, il ne faut pas exagérer^^).

L’histoire est courte. Je trouve que Don Elemirio s’est confié un peu trop rapidement. Je suis un peu mitigée sur la résolution de l’intrigue : je ne m’attendais pas à cette fin ni à cette raison (le pour quoi du comment, je ne veux pas spoiler), c’est donc un bon point mais, je le répète, je trouve que ça a été trop vite. Je n’ai pas eu le temps de me faire à ce motif. J’ai trouvé cette résolution à la fois recherchée (plutôt scientifique, physique sans trop de détail non plus, c’est basique) et trop simple. Le gars est juste fou.

J’ai quand même bien aimé ce roman. Il se lit très vite. Il était agréable à lire de par son écriture fluide. Mais je reste mitigée sur la résolution. Celle-ci reste tout de même assez originale.

Note : 16/20

Confessions d’une glitter addict de Diglee

confessions-d-une-glitter-addict-diglee_6Mon avis

A l’origine était un challenge autour du jeu des 7 familles pour lequel il me fallait reconstituer une famille entière de « Noroman »… Exercice très difficile pour moi qui ne lit quasiment QUE des romans… Il a fallu choisir et mon oeil s’est retrouvé attiré par ces Confessions d’une glitter addict. Faut dire qu’elle flashe un peu la couverture !!

Confessions d’une glitter addict, c’est la mise en dessins d’anecdotes tirées de la vie quotidienne de l’auteure. Elle est fan de Lady Gaga, de Julien Doré et de paillettes et elle nous a concocté un livre truculent ou chaque membre de la gent féminine se reconnaitra au moins une fois. Elle nous présente son chat, ses copines (parfois même sous un jour très intime !), ses petits défauts et ses bourdes et oui, c’est drôle, certainement pas au point d’en rire aux éclats mais assez pour sourire tout au long de la lecture. Très franchement, le sens de certaines pages m’a échappé, c’est un peu dommage mais ça ne porte pas trop à conséquence dans la mesure où les épisodes sont la plupart du temps indépendants les uns des autres.

Les dessins sont tout en simplicité et féminité, avec leurs touches de couleurs girly, et sont sublimés par une jolie écriture qui rend l’ensemble très plaisant. Quant à l’héroïne, l’auteure donc, elle est délicieusement fraîche et humble, à la fois dans le trait de crayon (elle me semble nettement plus jolie en vrai !) et dans ses propos puisqu’elle n’hésite pas à mettre en avant ses côtés les moins glorieux. A découvrir donc, pour celles et ceux (allez, vous ne vous reconnaitrez pas certainement pas dans son personnage mais vous en apprendrez peut-être quelques petites choses sur les femmes !) qui ne connaissent pas.

Pour ma part, je n’ai pas regretté mon intrusion dans le monde de la BD puisque j’ai trouvé l’expérience assez sympa, suffisamment en tout cas pour avoir envie de lire les autres publications de Diglee…

Le chemin de Sarasvati de Claire Ubac

chemin de SarasvatiQuatrième de couverture

Les filles ? Des êtres stupides. Des bouches inutiles à nourrir. Les marier ? La dot coûte cher. Mieux vaut les tuer dans l’oeuf.
Les intouchables, les « hors castes » ? Des parasites.
Bons à rien. Arriérés. Condamnés aux basses besognes.
Il faut les fuir à tout prix.
Dans l’Inde de tous les possibles, mais aussi des préjugés tenaces, les routes de deux parias se croisent.
Elle, Isaï, était venue en cachette assister aux funérailles de sa mère. Lui, Murugan, d’un geste respectueux, a replacé une fleur tombée du brancard.
Leur premier dialogue s’est fait en rythme et en musique.
Chanter, jouer, ils en rêvent tous les deux. Ils osent partir.
Leur traversée du pays sera semée d’embûches et de mauvaises rencontres.
Mais Sarasvati, la déesse au luth, veille sur eux.

Mon avis

Née fille dans une famille où seuls les héritiers mâles sont chéris, rien ne lui sera épargné : restée sans nouvelles de son père parti chercher du travail en ville, Isaï sera, après la mort de sa mère, humiliée et rabaissée au rang de servante par sa tante. Trouvant réconfort auprès de Murugan, un jeune intouchable bien décidé à changer sa condition de paria, et partageant son amour pour la musique, la jeune fille se lancera sur les routes d’Inde du Sud dans une quête initiatique qui la mènera de son petit village du Tamil Nadu à Bombay.

Ce roman, destiné à la jeunesse, est intéressant par bien des égards. Malgré une quête identitaire somme toute classique, il permet d’introduire l’Inde auprès d’un public qui en ignore tout, ou presque, et de le familiariser avec une culture et un mode de vie bien différents du sien… Sous l’égide de Sarasvati, la déesse des arts et de la connaissance, c’est la musique et le chant que nous découvrons, sur un mode qui m’a fortement rappelé Le Feu de Shiva de Suzanne Fisher Staples, orienté autour de la danse classique indienne.

Le chemin de Sarasvati est toutefois un roman plus noir, dans la mesure où les rencontres d’Isaï et de Murugan renvoient à certains des aspects les plus sombres de l’Inde : travail des enfants, condition des femmes et des « mal nés », vie dans un bidonville et mendicité auxquels sont contraints ses habitants les plus pauvres,… Le début de l’histoire n’étant déjà pas franchement réjouissant, je regrette quelque peu cette surenchère dans le malheur mais sans doute qu’il fallait matière à rebondissements !

Néanmoins, la force de caractère des deux protagonistes en font des héros charmants, que l’on suit plaisamment tout au long de ce sympathique roman d’aventure où preuve est apportée qu’il ne tient qu’à soi-même de façonner son destin…

Grand Prix de la Société des Gens de Lettres (catégorie Jeunesse) 2010